Une récolte renouvelable de l'océan

Acadian Seaplants Limited

Le 08 avril 2009— Halifax (Nouvelle-Écosse)

Le président d'Acadian Seaplants, Jean-Paul Deveau (à gauche), a appris ce métier de son père, Louis.

Partout dans le monde, des algues déferlent sur les rives, mais les observateurs avertis savent pertinemment que ces plantes sont une ressource écologiquement viable plutôt que des rejets marins. Sur la côte du Canada atlantique, la compagnie Acadian Seaplants Limited (ASL) a pris la tête en transformant cette commodité de base en produits à valeur ajoutée et diversifiés, qu'elle exporte partout dans le monde.

Fondée au début des années 80, la compagnie a développé sa propre technique de culture des algues dans des réservoirs terrestres. Les transformateurs d'algues marines ailleurs dans le monde n'avaient pu y parvenir, mais la capacité de relever des défis, c'est ce qui caractérise ASL. Les méthodes de culture qui en résultent produisent des plantes toujours de haute qualité, qui sont transformées en nourriture. Quant aux algues sauvages, elles sont transformées en produits pour les marchés des engrais, des produits biologiques et des produits agricoles ainsi qu'en produits pour les industries de la santé, des cosmétiques et des brasseries.

Cette année, l'entreprise s'attend à un chiffre d'affaires de 30 $ millions, dans quelque 70 pays, ceci après des années d'efforts de marketing international ayant comporté des études de marché et des centaines d'essais sur le terrain partout dans le monde. ASL, qui a son siège social à Dartmouth (Nouvelle-Écosse), possède maintenant trois installations de fabrication dans cette province, une à l'Île-du-Prince-Édouard, et une au Nouveau-Brunswick qui, ensemble, emploient presque 500 personnes dans 9 pays.

La recherche et le développement ont joué un rôle primordial dans cette réussite, jusqu'à 10 pour cent des revenus annuels de l'entreprise étant investis dans ces activités. ASL a établi des partenariats dynamiques avec des organismes tels que l'Institut des biosciences marines du Conseil national de recherches à Halifax, l'université Dalhousie, le Nova Scotia Agricultural College et la Nova Scotia Research Foundation, devenue depuis ce temps InNOVAcorp.

ASL a travaillé en étroite collaboration avec le Dr James Craigie et le Conseil national de recherches du Canada, le principal organisme de recherche et développement du Canada, à la création de technologies et de produits de pointe. Lorsque la compagnie a voulu commencer à travailler à la prochaine génération d'espèces d'algues comestibles, elle s'est tournée vers le Programme d'aide à la recherche industrielle (PARI-CNRC). Initiative du gouvernement fédéral, le PARI-CNRC travaille en étroite collaboration avec des petites et moyennes entreprises de toutes sortes, les aidant à accroître leurs activités, à renforcer leur compétitivité et à améliorer leur incidence sur le marché.

Cet accent sur le transfert et la commercialisation de la technologie a permis à la compagnie de se mériter le Prix canadien de l'innovation décerné par les Manufacturiers et Exportateurs du Canada (en 2001), le réseau d'affaires par excellence de notre pays. Comme le précise Jean-Paul Deveau, président d'ASL, c'est cette optique qui a jeté les bases des nombreuses réalisations de notre compagnie.

« C'est la commercialisation de la science qui a donné à Acadian Seaplants son avantage concurrentiel viable sur les marchés d'exportation mondiaux », dit-il, ajoutant que ce genre d'initiative fait appel à beaucoup plus qu'un simple investissement d'argent, « Avoir le don de savoir quand faire le saut, de savoir quand toute la recherche nécessaire a été effectuée et de savoir quand passer à la production, a permis à ASL de mettre sur le marché des produits à base de plantes marines de qualité supérieure et de conserver sa position de chef de file tant convoitée. »

Qui plus est, il considère le CNRC-IBM et le PARI-CNRC comme des partenaires dans la réussite de la compagnie.

« Depuis plus de trente ans, le Conseil national de recherches apporte une aide à Acadian Seaplants non seulement pour le développement de technologies et de produits novateurs, mais aussi à l'étape de la commercialisation, dit M. Deveau. « Sans l'aide continue du CNRC à l'étape de la commercialisation, la compagnie aurait eu énormément de difficultés à se hisser là où elle se trouve aujourd'hui. »

Renseignements : Relations avec les médias
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PARI-CNRC
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