ARCHIVÉ - Une nouvelle industrie canadienne sort de sa coquille

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Atlantic Abalone Ltd

Le 07 mars 2007— Halifax (Nouvelle-Écosse)

Une grande serre dans le sud-est de la Nouvelle-Écosse abrite maintenant quelque 800 000 de ces mollusques assez grands, qui sont servis dans les plus grands restaurants partout au Canada.

Une grande serre dans le sud-est de la Nouvelle-Écosse abrite maintenant quelque 800 000 de ces mollusques assez grands, qui sont servis dans les plus grands restaurants partout au Canada.

Quelques-uns des premiers explorateurs norvégiens qui s'étaient établis en Islande se sont éventuellement rendus dans les Maritimes. Aujourd'hui, après environ un millénaire, l'Islande est de nouveau une source de nouveaux venus sur la Côte atlantique — cette fois-ci sous la forme d'un crustacé appelé l'haliotide rouge (Haliotis rufescens).

Une grande serre dans le sud-est de la Nouvelle-Écosse abrite maintenant quelque 800 000 de ces mollusques assez grands, qui sont servis dans les plus grands restaurants partout au Canada. Cette installation d'aquaculture figure parmi les plus prometteuses du pays et est exploitée grâce à un surplus d'algues marines et l'expérience d'une industrie spécialisée islandaise.

Cette entreprise commune d'entreprises canadiennes et islandaises a pris naissance avec l'aide du Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC), qui offre un éventail de services techniques et de conseils commerciaux ainsi que du soutien financier potentiel aux PME canadiennes axées sur la croissance et l'innovation. Ces services sont exécutés au moyen d'un grand réseau intégré de conseillers en technologie industrielle (CTI) — un groupe d'environ 260 professionnels dans 100 communautés partout au Canada — et permettent au PARI-CNRC de soutenir la recherche innovatrice, et le développement et la commercialisation de nouveaux produits et services.

Les débuts de cette entreprise remontent à deux compagnies appartenant à Gerry O'Neill et Bruce Newell, qui cultivaient des algues marines pour les restaurants dans des serres en Nouvelle-Écosse. En 1999 ils ont découvert que leurs récoltes étaient trop grandes, dépassant la capacité du marché et créant des pertes, parce que de vastes quantités de matières devaient être jetées chaque semaine. Ils devaient trouver une autre utilité pour les installations et ils ont demandé de l'aide du CTI Andy Woyewoda, du PARI-CNRC.

Après beaucoup de remue-méninges durant une réunion avec MM. O'Neill et Newell à laquelle ont participé des membres du ministère des Pêches de la Nouvelle-Écosse, et des chercheurs du ministère des Pêches et Océans et de l'Institut des biosciences marines du CNRC, M. Woyewoda a mentionné le sujet des haliotides – mais seulement comme idée « peu probable ». Il savait que l'on cultivait l'haliotide en Islande. Après l'appui enthousiaste de M. O'Neill, il a commencé à dialoguer avec l'Islande pour organiser une visite. MM. O'Neill et Newell se sont préparés pour visiter l'Islande en créant la compagnie Atlantic Abalone Limited.

Avec le soutien du PARI-CNRC et de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique, les deux associés se sont rendus en Islande, accompagnés d'un petit groupe de soutien, qui incluait M. Woyewoda. Des représentants de la firme de production d'haliotides de ce pays ont expliqué aux Canadiens que l'haliotide se développait bien avec l'algue de mer (la dulse), mais qu'on l'alimentait avec une quantité considérable de varech parce que ce dernier était plus facile à obtenir. MM. O'Neill et Newell ont ensuite surpris leurs hôtes en faisant remarquer qu'ils cultivaient déjà suffisamment de dulse pour subvenir aux besoins d'une grande population d'haliotides.

« Soudainement les Islandais se sont ouvert leurs yeux très grands », affirme M. Woyewoda, « et le Canada avait de la valeur en raison de cette capacité technique unique. »

Les discussions se sont poursuivies et en 2003, la firme Atlantic Abalone s'est associée avec l'Islande pour fonder la compagnie « Atlantic Abalone 2002 Ltd », surmontant tous les obstacles légaux et financiers à l'importation du premier lot d'haliotides géniteurs de l'Islande au Canada. M. O'Neill n'hésite pas à vanter le dévouement de M. Woyewoda au projet qui lui a permis d'offrir un produit d'une grande valeur pour la cuisson, jusqu'à la mise en conserve, sans oublier qu'ils dépassent même les sushi les plus raffinés sur la planète.

« Dès qu'il apprenait quelque chose, il me le transmettait », dit M. O'Neill, qui admet que cela aurait été facile de voir cette entreprise comme un rêve irréalisable. Il demeure reconnaissant envers le PARI-CNRC pour l'avoir permis de poursuivre ce rêve dans un coin improbable de la Terre.

« Je n'aurais pas pu me rendre en Islande s'ils n'avaient pas fourni les fonds », dit-il.

Renseignements : Relations avec les médias
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