ARCHIVÉ - La mise au point de la production permet d'optimiser les chambres de croissance

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Bio Chambers Incorporated (une filiale d'Enconair)

Le 29 octobre 2007— Winnipeg (Manitoba)

Robert Pauls, Président, Bio Chambers Incorporated (une filiale d'Enconair)

Robert Pauls, Président, Bio Chambers Incorporated (une filiale d'Enconair)

Ironiquement, la croissance de plantes à des fins de recherche est beaucoup plus compliquée que l'élevage de la plupart des animaux. Il n'y a qu'une demi-douzaine de fabricants de chambres de croissance perfectionnées pour les plantes utilisées par les chercheurs partout dans le monde. « Les besoins environnementaux des plantes sont beaucoup plus nombreux que ceux des animaux » selon Robert Pauls, Président Bio Chambers Incorporated, de Winnipeg (Manitoba). « Les chambres de croissance présentent des défis techniques difficiles parce qu'elles doivent contrôler quatre paramètres. »

La lumière, la température, l'humidité et la concentration de CO2 doivent être contrôlées de très près pour permettre aux chercheurs de faire croître des plantes toute l'année. Elles offrent d'importants avantages, explique-t-il, parce que les chercheurs peuvent produire trois ou quatre « récoltes » par année. « Elles permettent d'accélérer la recherche et d'amener les produits au marché plus rapidement. »

Les chambres de croissance de l'entreprise Bio Chambers Incorporated sont utilisées principalement par des chercheurs d'universités et du gouvernement pour étudier les plantes, incluant les denrées vivrières comme le blé, l'avoine, le maïs, le canola et le riz. Le développement d'une nouvelle variété de blé peut prendre de 15 à 20 ans dans des conditions normales, mais les chambres de croissance permettent de réduire cette période à 5 à 10 ans.

De plus, les chambres sont utiles non seulement comme outils de formation, mais peuvent également servir de chambres de quarantaine. « Les chercheurs analysent parfois l'effet de pathogènes ou de maladies sur les plantes et il est important de ne pas les libérer dans l'environnement » explique M. Pauls.

Bio Chambers Incorporated fabrique trois grandeurs générales de chambres de croissance. La plus petite est environ de la taille d'un réfrigérateur, tandis que le modèle moyen mesure environ deux mètres sur un mètre sur deux mètres de hauteur, et le plus grand est de la taille d'une vraie chambre.

La plupart des chambres vendues sont de grandeur moyenne et alors que la compagnie BioChambers Incorporated expédie ses produits principalement au Canada et aux États-Unis, elle en expédie quelques-uns à l'étranger. Des six fabricants majeurs de chambres de croissance, deux sont situés aux États-Unis, deux en Europe et deux au Canada. « Les entreprises canadiennes sont les chefs de file en qualité et en innovation », affirme M. Pauls.

La réussite de Bio Chambers Incorporated a été déterminée en partie par sa capacité à améliorer ses produits et aussi par ses méthodes de fabrication.

M. Pauls s'est joint à l'entreprise en 1992 et a reconnu le besoin de mettre en oeuvre un mécanisme de contrôle amélioré pour sa chambre de croissance – une qui comprenait une interface informatisée pouvant coordonner tous les éléments de contrôle. Les premiers essais faisant appel à un spécialiste en conception électronique ont causé de la frustration après quelque deux années de développement.

Bio Chambers Incorporated a fait appel au Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC) et a obtenu de l'aide pour le développement de ses produits et a été mis en contact avec un autre concepteur. L'entreprise a embauché le concepteur et a développé l'interface en quelques mois. « Il fonctionnait bien et moins de cinq ans plus tard, tous les autres fabricants nord-américains se servaient d'une interface semblable », dit M. Pauls.

Bio Chambers Incorporated devait toutefois relever un autre défi – elle était connue principalement dans l'Ouest du Canada, et, pour grandir, elle devait non seulement continuer à perfectionner ses produits sur le plan technique, mais aussi rationaliser ses procédés de fabrication.

Les résultats ont été dramatiques.

L'entreprise est maintenant cinq fois plus grande depuis que M. Pauls s'est joint à elle. Étant donné son succès aux débuts du projet de l'interface de commande, il a continué à travailler avec le PARI-CNRC et accorde une partie du crédit de la croissance de BioChambers Incorporated à l'aide de cet organisme.

Tim Mitchell est un conseiller en technologie industrielle du PARI-CNRC et il est content que la firme Bio Chambers Incorporated ait su identifier et mettre en oeuvre plusieurs améliorations offrant de tels résultats bénéfiques. Il a récemment participé à des projets dans deux domaines qui ont permis à la firme de rationaliser ses procédés de fabrication et de normaliser ses procédés d'ingénierie et de conception.

Les domaines sont reliés et ont exigé une plus grande expertise. M. Mitchell a aidé l'entreprise dans le cadre de l'aide offert par le PARI-CNRC aux secteurs de la biotechnologie et des technologies poussées de fabrication et de traitement. « Le PARI-CNRC a travaillé avec nous pour développer des procédés de fabrication plus efficaces », explique M. Pauls. « Cela demandait l'élaboration d'une description de poste pour une personne ayant une expérience pertinente en ingénierie et en affaires, et le PARI nous a également aidé à élaborer une stratégie. »

« Nous les avons aidé à embaucher un technologue en génie de la fabrication et les avons donné du soutien financier pour le poste » affirme M. Mitchell. « L'entreprise a réussi à plus de doubler la capacité de production de son usine, tout en réduisant ses inventaires. L'atelier est plus propre, éclairé et sécuritaire, et le personnel n'a pas changé. »

De plus, des améliorations à la production ont fait partie d'un procédé visant à développer quatre « modules » de conception normalisés : Enveloppe; éclairage; réfrigération; et commandes. On a adopté un logiciel qui intègre les modifications apportées à l'un des modules dans les trois autres, ce qui non seulement améliore l'efficacité, mais aussi le produit final.

« Comme on possède des modèles normalisés qui sont faciles à personnaliser, nous n'avons nul besoin de réinventer ou de reconcevoir chaque unité, ce qui exige également de modifier notre procédé de fabrication », affirme M. Pauls. « Le client sent qu'il a le contrôle, tandis que cette partie de la conception permet également d'augmenter l'efficacité de l'entreprise. »

Des améliorations doivent être apportées continuellement au produit et il ajoute que la firme Bio Chambers Incorporated a entrepris un nouveau projet – un programme de marketing – et il profite une fois de plus des ressources offertes par le PARI-CNRC.

Renseignements : Relations avec les médias
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PARI-CNRC
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