Vidéo de la Dre Maureen O'Connor qui présente 40 nouvelles cibles pour le traitement du cancer avec 3000 anticorps correspondants au Biotransfert 2014 à Toronto.

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Vidéo de la Dre Maureen O'Connor qui présente 40 nouvelles cibles pour le traitement du cancer avec 3000 anticorps correspondants au Biotransfert 2014 à Toronto.

Transcription :

(À l'écran: présentation - Nouvelle cibles avec anticorps correspondants pour le traitement ou diagnostic Dr. Maureen O'Connor. BioTransfert 18 mars 2014.)

Merci, Bernard. Oui, donc comme Bernard le mentionnait, je vous parlerai des nouveaux ensembles de cibles et d'anticorps pour le traitement du cancer.

(À l'écran: diapositive de présentation - Problème)

Alors, quel est le problème? Des besoins médicaux demeurent insatisfaits en oncologie. On a énormément besoin de médicaments plus efficaces et moins toxiques. Comme on l'a indiqué précédemment, les anticorps forment une classe de produits thérapeutiques en pleine expansion. À dire vrai, les anticorps thérapeutiques constituent le type de produit biologique à plus forte croissance. Ce diagramme montre que l'oncologie est la principale indication clinique pour laquelle on développe des anticorps.

(À l'écran: diapositive de présentation - Proposition de valeur)

Bien que les anticorps thérapeutiques élaborés pour l'oncologie ne manquent pas, les cibles auxquelles ils s'attaquent ne sont pas si nombreuses. Beaucoup d'entreprises s'efforcent de développer des anticorps contre la même cible. Donc, le pipeline ne compte que quelques cibles. Nous voulions en trouver d'autres pour le cancer et produire les ensembles d'anticorps correspondants. Nous générons deux types d'anticorps: les anticorps monoclonaux classiques, venant de la souris, et ceux à domaine unique, issus des camélidés, que Danica vient de décrire brièvement. Notre but est de nous associer à l'industrie et aux programmes canadiens de développement de médicaments pour que ces anticorps thérapeutiques soient élaborés conjointement et qu'on en pousse le développement pour le traitement du cancer.

(À l'écran: diapositive de présentation - Technologie)

Je décrirai la technologie dans ses grandes lignes. Pour commencer, il faut identifier la cible et établir des priorités. À gauche, ici, on peut voir que l'identification des cibles passe par trois approches différentes. La première est la glycoprotéomique, un domaine dans lequel excelle le CNRC à Ottawa. Cette technologie est très utile pour identifier les cibles que viseront les anticorps thérapeutiques. Nous avons aussi recouru à la transcriptomique, une technologie très pointue, pour les cellules tumorales moins agressives, comparativement à celles qui le sont davantage. Enfin, nous avons fait appel à des bio-informaticiens pour qu'ils explorent les bases de données cliniques et y appliquent quelques nouveaux algorithmes, dont je reparlerai plus tard, afin d'en extraire des cibles éventuelles. En rassemblant ces trois approches très différentes, nous sommes parvenus à dresser une liste de cibles potentielles. Les suspects habituels en faisaient partie, ce qui a permis de valider le processus. En effet, si les cibles sur lesquelles d'autres chercheurs travaillent déjà ne figuraient pas sur la liste, on aurait pu s'interroger quant au bien-fondé d'une telle approche.

Une fois la liste de cibles dressée, nous passons à un exercice de priorisation. Plusieurs scientifiques dépouillent la documentation spécialisée. Nous analysons la concurrence, c'est-à-dire le nombre et la nature des anticorps qui existent déjà. Suit une évaluation rapide de la propriété intellectuelle. Nous avons établi un ordre de priorité pour les cibles, parce que manifestement les cibles pouvaient être regroupées. Même si elles avaient été découvertes par des méthodes très dissemblables, des cibles qui appartiennent de toute évidence à diverses familles apparaissaient. Finalement, nous avons sélectionné une quarantaine de cibles potentielles et créé des ensembles d'anticorps pour elles.

Après l'identification des cibles vient l'immunisation et la génération d'anticorps. Comme je l'ai déjà dit, nous fabriquons des anticorps classiques de souris et des anticorps de camélidés. Nous avons maintenant des méthodes à débit relativement élevé permettant de bien les caractériser. Nous pouvons donc en préciser très bien les affinités et la spécificité. Nous avons effectué quelques analyses fonctionnelles avec ces anticorps, sur des cultures cellulaires. J'ajouterai que nous pourrons appliquer d'autres technologies aux anticorps dès que les principaux candidats auront été choisis. Ainsi, le CNRC peut humaniser les anticorps, en optimiser les affinités par la modification des protéines et, au bout du compte, obtenir des lignées de cellules stables, capables de générer les anticorps en vue d'un transfert de la technologie aux installations conformes aux bonnes pratiques de fabrication.

(À l'écran: diapositive de présentation - Avantages du produit)

Nous disposons actuellement d'une cinquantaine d'anticorps monoclonaux et de cinq anticorps de camélidé pour chaque cible. Selon nous, les cibles ont été bien choisies. Nous avons retenu celles que nous jugions idéales, style Boucle d'or, ni trop chaudes, ni trop froides. Il n'y a pas un gène que personne n'a déjà vu. Ces gènes codent des protéines, mais nous croyons être bien placés par rapport à la concurrence. Nous avons aussi constaté que certaines de ces cibles commencent à monopoliser l'attention depuis que nous les avons sélectionnées, ce qui est une autre façon de valider notre approche, je pense. En effet, si aucune des cibles que nous avons retenues n'engendrait des recherches plus poussées avec le temps, c'est sans doute que nous n'aurions pas choisi les meilleures. Or les recherches s'intensifient. Cependant, nous estimons avoir une longueur d'avance sur la concurrence. Nous effectuons constamment des études de marché et dépouillons la documentation pour glaner l'information la plus récente sur chaque cible. Et oui, nous pouvons appliquer d'autres technologies pour passer du stade initial de la découverte à celui des essais précliniques une fois que le bon candidat aura été sélectionné.

(À l'écran: diapositive de présentation - Opportunité de licence)

La possibilité d'exploitation sous licence : nous aimerions licencier cette technologie à des sociétés biopharmaceutiques canadiennes pour en poursuivre conjointement le développement, pour travailler ensemble et perfectionner davantage ces anticorps thérapeutiques en puissance. Des ententes d'exploitation sous licence pourront être conclues à l'étranger une fois que la question de diligence raisonnable au Canada aura été réglée. Bref, nous aimerions d'abord offrir cette chance à des partenaires canadiens. Mais nous pouvons conclure des accords de licence avec des sociétés et des centres de recherche internationaux.

(À l'écran: diapositive de présentation - Processus de codéveloppement ou de licence)

En quoi consiste le processus de codéveloppement sous licence? Nous partageons des listes partielles de cibles avec divers groupes, de manière à ce que la même cible ne soit pas présentée simultanément à deux groupes différents, ce qui, selon nous, engendrerait une concurrence inamicale. Partant de la liste initiale de 40, nous établissons une liste partielle de cibles correspondant aux intérêts du partenaire. Si quelqu'un souhaite développer un conjugué anticorps-médicament, nous sélectionnons les cibles susceptibles de convenir à un tel projet. Tout le monde a le loisir d'examiner les cibles durant une période de diligence raisonnable. Après sélection, nous amorçons la discussion sur les projets coopératifs.

Jusqu'à présent, nous avons partagé la liste de cibles avec six PME et une organisation de recherche canadiennes. Et nous avons déjà réalisé des succès. Par exemple, AvidBiologics exploite trois ensembles d'anticorps et de cibles sous licence en vue de les transformer en conjugués anticorps-médicament et un autre ensemble d'anticorps et de cibles devrait très bientôt être licencié à une autre entreprise canadienne.

(À l'écran: présentation - Personnes ressources: Dr. Maureen O'Connor-McCourt. Thérapeutiques en santé humaine. 514-496-6382. Maureen.Oconnor@cnrc-nrc.gc.ca. Yves Quenneville. Chef, Relations avec les clients 514-496-8407. Yves.Quenneville@cnrc-nrc.gc.ca. Daniel Desmarteaux. Chef, Relations avec les clients. 514-496-5300. Daniel.Desmarteaux@cnrc-nrc.gc.ca.)

Les personnes à contacter sont moi-même, Yves Quenneville et Daniel Desmarteaux qui s'occupent tous deux des relations avec la clientèle à Montréal. Merci.

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