ARCHIVÉ - Évaluation du Programme des Accords sur les Télescopes Internationaux

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Résumé

En vertu de la Loi sur le Conseil national de recherches, le CNRC a pour mandat « d’assurer le fonctionnement et la gestion des observatoires astronomiques mis sur pied ou exploités par l’État canadien »Note de bas de page 1. Ce mandat est exécuté par l’IHA-CNRC qui, en plus d’assurer le fonctionnement des deux observatoires se trouvant sur le territoire canadien Note de bas de page 2, gère la participation du Canada à quatre grands observatoires terrestres internationaux :

  • le télescope Canada-France-Hawaï (TCFH),
  • le télescope James Clerk Maxwell (TJCM),
  • les télescopes jumeaux Gemini,
  • le Atacama Large Millimetre Array (ALMA).

Le présent rapport fait état des résultats de l’évaluation effectuée en 2011 du Programme des accords sur les télescopes internationaux. Cette évaluation a été effectuée par une équipe indépendante du groupe de la Vérification et de l’évaluation au CNRC et porte sur la période de 2005-2006 à 2010-2011, inclusivement. L’étude avait pour objet de répondre aux questions d’évaluation de base dictées par la Politique sur l’évaluation du Conseil du Trésor (2009) et ayant trait à la pertinence du Programme (c’est-à-dire la persistance de sa nécessité et son harmonisation avec les priorités et le rôle de l’administration fédérale) et à son rendement (c’est-à-dire l’atteinte des résultats escomptés, l’efficience du Programme et son rendement financier). 

Conformément à la méthodologie établie, l’évaluation s’appuie sur de multiples sources de données afin que les données collectées soient, dans une certaine mesure, corroborées et puissent faire l’objet de triangulation. Parmi les méthodes utilisées dans la présente étude, mentionnons un examen de la documentation, une étude des données administratives et des données de rendement, des entrevues avec des informateurs clés et un sondage auprès des utilisateurs des télescopes.

Constatations – Pertinence

Les milieux canadiens de l’astronomie ont besoin d’un accès aux observatoires internationaux pour mener des recherches concurrentielles à l’échelle internationale. Le Programme des accords sur les télescopes internationaux continue de répondre à ce besoin. Les accords conclus semblent conformes aux priorités et aux recommandations énoncées dans le Plan à long terme pour l’astronomie et l’astrophysique, dont l’objet est de faire en sorte que les investissements en astronomie reflètent de manière satisfaisante les besoins des milieux canadiens de l’astronomie. De plus, les taux de souscription aux télescopes internationaux qui font partie du Programme ainsi que l’accès offert aux astronomes canadiens par d’autres télescopes internationaux témoignent de la persistance du besoin d’accéder à ces installations. On s’attend à ce que l’accès aux télescopes internationaux demeure nécessaire au Canada, compte tenu du nombre croissant de chercheurs au pays s’intéressant à l’astronomie. 

  • Recommandation : Pour répondre à l’évolution des besoins des milieux de l’astronomie, l’IHA-CNRC devrait étudier les possibilités d’assouplir les modalités des accords régissant les télescopes internationaux quant à la forme du soutien financier versé.
  • Réponse de la direction et mesures proposées : La recommandation est acceptée. L’IHA-CNRC travaille actuellement avec le bureau du v.-p., Services de gestion intégrés et chef de la direction financière, et avec le groupe  Planification stratégique et opérationnelle à la révision des modalités afin de les assouplir. Des consultations appropriées auront lieu avec Industrie Canada et le SCT afin de s’assurer que les modalités sont conformes aux politiques et procédures de l’administration fédérale.

L’harmonisation du Programme avec les priorités de l’administration fédérale a été examinée au cours des dernières années. Même si la participation du Canada aux accords portant sur les télescopes internationaux n’a pas été explicitement désignée comme une priorité de l’administration fédérale au cours des dernières années (que ce soit dans le discours du Trône ou dans les documents budgétaires), il a été établi que le Programme est conforme aux principes de base de la politique fédérale en sciences et en technologie intitulée Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada (2007). 

Selon l’évaluation, le Programme n’était pas aussi clairement harmonisé avec l’ancienne stratégie du CNRC, La Science à l’œuvre pour le Canada, mais son harmonisation avec la stratégie actuelle du CNRC est plus apparente. Dans l’ancienne stratégie, il était fait mention d’un objectif prépondérant qui consistait à renforcer le système d’innovation du Canada en appuyant les grands projets d’infrastructures scientifiques et technologiques dans des domaines comme l’astronomie. En vertu de la nouvelle orientation stratégique du CNRC, les accords portant sur les télescopes internationaux tombent carrément à l’intérieur du secteur d’activités « Infrastructures scientifiques », dont l’objectif est de devenir davantage axé sur le client afin de maximiser les avantages tirés des infrastructures scientifiques spécialisées. 

Le rôle que joue l’IHA-CNRC dans l’administration des accords internationaux sur les télescopes est conforme au rôle qui lui est assigné dans la Loi sur le CNRC, qui stipule clairement que le Conseil peut « assurer le fonctionnement et la gestion des observatoires astronomiques mis sur pied ou exploités par l’État canadien ». De plus, l’IHA-CNRC est, de l’avis général, considéré comme l’agent de mise en œuvre le plus indiqué pour les accords sur les télescopes internationaux. Même si certains informateurs clés ont mentionné d’autres agents de mise en œuvre pour ce programme, ceux-ci n’ont pas été jugés plus appropriés que l’IHA-CNRC. Une des principales conclusions découlant de l’étude a trait à la perception par les intervenants d’une absence de clarté quant au rôle des différents participants aux activités en astronomie et quant à la coordination de leurs actions, ce qui selon eux contribuerait à accroître la complexité de l’environnement à l’intérieur duquel le Programme des accords sur les télescopes internationaux est offert.

Conclusions – Obtention des résultats escomptés

 L’accès aux télescopes internationaux a procuré aux astronomes canadiens la possibilité de produire du nouveau savoir tout en contribuant à la formation de personnel hautement qualifié (PHQ). Selon les articles publiés grâce à l’utilisation des télescopes internationaux, il semble que non seulement les astronomes canadiens génèrent du nouveau savoir, mais ils le diffusent également efficacement au sein de l’ensemble des milieux internationaux de l’astronomie.

Outre les avantages scientifiques dont bénéficie le Canada du fait de sa participation aux accords sur les télescopes internationaux, le Programme a permis aux entreprises privées canadiennes de contribuer au développement d’instruments destinés à ces télescopes et, au bout du compte, de rehausser leurs propres capacités technologiques. Plus précisément, la participation du Canada à ces accords a profité de deux façons aux entreprises canadiennes : 1) elle leur a procuré des avantages directs en leur permettant de soumissionner pour obtenir des contrats et 2) elle a créé des conditions qui ont permis aux entreprises de se prévaloir de possibilités encore plus importantes en-dehors des cadres fixés par les accords internationaux. La construction du TCFH, du TJCM, des télescopes Gemini et du projet ALMA, de même que les besoins permanents liés au fonctionnement de ces infrastructures continuent de donner aux entreprises canadiennes la possibilité de soumissionner pour l’obtention de contrats découlant de ces accords. Cette possibilité a renforcé leur capacité de recherche industrielle par différents moyens et plus particulièrement grâce à l’IHA-CNRC qui leur donne accès à de l’équipement spécialisé et à de la formation.

Finalement, outre la réputation internationale que le Canada a acquise sur le plan à la fois des découvertes en astronomie et du développement d’instruments très recherchés, un des principaux indicateurs du statut du Canada parmi les chefs de file mondiaux dans le secteur de l’astronomie est la position prépondérante qu’il occupe dans la planification de nouvelles installations majeures (par exemple, JWST, TMT, SKA) ainsi que les prix reçus par les astronomes canadiens utilisant les télescopes.

Conclusions – Économie et efficacité

La gestion du Programme est rigoureuse sur le plan financier. Nous en voulons comme preuve la diminution des coûts associés à l’administration des accords sur les télescopes internationaux par l’IHA‑CNRC. Ces coûts ont été réduits au cours de la période d’évaluation à la suite de modifications apportées aux processus et aux procédures. Les contributions en nature des milieux de l’astronomie (que ce soit sous forme de temps donné par les membres du TAC et des évaluateurs externes) ont aussi contribué à un resserrement de la gestion financière globale du Programme.

Comme aucun suivi n’est exercé sur le temps consacré par l’IHA-CNRC aux accords sur les télescopes internationaux, on ne peut procéder à une analyse historique des coûts associés à l’administration du Programme (c’est-à-dire qu’il ne peut y avoir d’analyse des tendances) comme on l’avait initialement prévu. 

  • Recommandation : Le Programme des accords sur les télescopes internationaux est entièrement intégré à la structure administrative de l’IHA-CNRC. Cette manière de procéder permet une utilisation économique des ressources et devrait être maintenue. Il est recommandé que les évaluations à venir de l’IHA-CNRC englobent les accords sur les télescopes internationaux et évaluent la pertinence et le rendement des deux composantes à l’intérieur d’une même étude. 
  • Réponse de la direction et mesures proposées : La recommandation est acceptée.Comme la plupart des activités de l’IHA-CNRC appuient les accords sur les télescopes internationaux, une évaluation concertée tous les cinq ans sera plus efficace. Le regroupement de tous les éléments d’évaluation permettra de rationaliser cet exercice en plus de s’attaquer de manière plus efficace au contexte plus large dans lequel fonctionne l’IHA-CNRC. 

Les évaluateurs ont également estimé que le Programme est administré de manière efficace. Le degré élevé de satisfaction de la clientèle a été utilisé comme un indicateur indirect de l’efficacité du Programme. Or les utilisateurs des installations se sont dits généralement satisfaits de la manière avec laquelle l’IHA-CNRC administre l’accès aux télescopes. Parmi les facteurs extérieurs contribuant à l’efficacité du Programme sur le plan des coûts, mentionnons un engagement certain à l’endroit de la planification ainsi que les liens serrés existant entre les différentes parties intéressées. Parmi les problèmes recensés, mentionnons l’incertitude quant au retrait éventuel de pays partenaires, les fluctuations des taux de change et le besoin pour le CCDA de disposer d’une connexion Internet à haut débit spécialisée.

  • Recommandation 3 : L’IHA-CNRC devrait chercher à établir les coûts éventuels et la faisabilité de fournir au CCDA une connexion Internet à haut débit spécialisée afin de lui permettre de continuer à répondre à la demande croissante et de se préparer à traiter les volumes massifs de données que devrait produire le télescope ALMA au cours des années à venir.
  • Réponse de la direction et mesures proposées : La recommandation est acceptée. Le CCDA fait partie d’un réseau mondial de centres de données offrant des services aux chercheurs canadiens et étrangers. À l’été 2011, la responsabilité du CCDA n’incombait plus uniquement au CNRC. Services partagés Canada (SPC) est maintenant un partenaire clé du Centre, de même que Calcul Canada. Le CNRC travaillera avec ces partenaires afin de garantir les mises à niveau devant être apportées à la capacité du CCDA, selon un plan visant à répondre aux besoins continus des clients du CCDA.

Conclusion

Dans l’ensemble, les conclusions de l’évaluation du Programme des accords sur les télescopes internationaux démontrent que le Programme offre un excellent rendement sur l’investissement du CNRC et du Canada. Trois recommandations ont été formulées à la lumière des données collectées. Leur mise en œuvre procurera vraisemblablement au Programme un plus grand degré d’efficacité et d’efficience à l’avenir.

1.0 Introduction

En vertu de la Loi sur le Conseil national de recherches, le CNRC a pour mandat « d’assurer le fonctionnement et la gestion des observatoires astronomiques mis sur pied ou exploités par l’État canadien »Note de bas de page 3. Ce mandat est exécuté par l’IHA-CNRC qui, en plus d’assurer le fonctionnement des deux observatoires se trouvant sur le territoire canadienNote de bas de page 4, gère la participation du Canada à quatre grands observatoires terrestres internationaux :

  • le télescope Canada-France-Hawaï (TCFH),
  • le télescope James Clerk Maxwell (TJCM),
  • les télescopes jumeaux Gemini,
  • le Atacama Large Millimetre Array (ALMA).

Le présent rapport fait état de l’évaluation du Programme des accords sur les télescopes internationaux. L’étude s’est penchée à la fois sur les investissements effectués dans le cadre du Programme et sur les activités entreprises par le CNRC à l’appui de ces investissements.

L’étude a été effectuée par une équipe indépendante du groupe de la Vérification et de l’évaluation du CNRC. Les travaux de l’équipe d’évaluation ont été appuyés par des experts en la mati\xC3\xA8re et en méthodologie (EMM) qui ont formulé une opinion sur le cadre d’évaluation, la démarche, les instruments, l’interprétation des résultats et les recommandations. Ces experts n’avaient pas de pouvoir décisionnel, mais ont plutôt joué un rôle consultatif et ont contribué ainsi à l’obtention d’une évaluation utile et de qualité supérieure.

Après l’aperçu de l’évaluation présenté ci-dessous, la section 2.0 dresse le profil du Programme. Les sections 3.0 à 5.0 présentent les conclusions de l’évaluation structurées en fonction des grandes questions sur lesquelles elle s’articulait (pertinence, rendement), tandis que la section 6.0 présente les conclusions et recommandations générales découlant de l’étude. La section 7.0 du rapport expose la réponse de la direction aux recommandations et les mesures qu’elle entend prendre à la suite de l’évaluation.

1.1 Aperçu de l’évaluation

L’évaluation des accords du CNRC sur les télescopes internationaux a été entreprise au cours de l’exercice financier 2011-2012. Cette évaluation cherche à établir l’optimisation des ressources utilisées dans le cadre du Programme, et notamment sa pertinence et son rendement (ce qui englobe son efficacité dans l’obtention des résultats escomptés ainsi que son efficience et la rigueur de sa gestion financière). L’évaluation porte sur la période de 2005-2006 à 2010-2011 inclusivement.

1.1.1 Motifs de l’évaluation

Les principales raisons expliquant que l’on procède à une évaluation du Programme des accords sur les télescopes internationaux étaient de deux ordres :

  • Soutien aux décisions : Générer une information crédible, opportune et neutre sur l’optimisation des ressources consacrées aux accords sur les télescopes internationaux, à l’appui des besoins administratifs du Programme, y compris les décisions qui devront être prises au sujet de celui-ci.
  • Responsabilisation : Satisfaire l’exigence voulant que tous les programmes permanents de subventions et contributions fassent l’objet d’une évaluation tous les cinq ans (conformément à l’article 42.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques).

1.1.2 Conception de l’évaluation, méthodologie, limites et difficultés

L’évaluation porte sur les investissements effectués dans le cadre des accords sur les télescopes internationaux ainsi que sur les activités entreprises par le CNRC à l’appui de ces investissements (« le Programme »). L’expression « accords sur les télescopes internationaux » renvoie uniquement à la contribution financière du Canada, tandis que l’expression « Programme des accords sur les télescopes internationaux » désigne la série d’activités que l’IHA-CNRC entreprend afin d’administrer lesdits accords.

La démarche suivie aux fins de l’évaluation et le niveau d’effort déployé ont été à la mesure du faible degré de risque que représente ce programme, tel qu’établi pendant une analyse effectuée à l’étape de la planification de l’évaluation. Dans ce contexte, une démarche axée sur les objectifs et s’appuyant sur une évaluation non expérimentale et dans une large mesure descriptive a été adoptée. Les questions précises de l’évaluation, énoncées au début de chacune des sections du présent rapport, sont fondées sur des consultations menées auprès des dirigeants du Programme et sur un examen de documents clés pendant l’étape de la planification. Les enjeux de l’évaluation sont également fonction des exigences de la Politique sur l’évaluation du Conseil du Trésor de 2009 (c’est-à-dire la pertinence et le rendement). La grille complète d’évaluation, qui répertorie les sources de données utilisées pour répondre à chaque question, a été développée par l’équipe d’évaluation en consultation avec les experts en la matière et en méthodologie et elle se trouve à l’annexe A.

La méthodologie d’évaluation fait appel à de multiples sources de données et à des méthodes de recherche complémentaires afin de rehausser la fiabilité et la validité de l’information et des données collectées. Voici quelques-unes des méthodes précises utilisées aux fins de l’étude :

  • examen de la documentation interne et externe;
  • analyse des données administratives et des données de rendement;
  • entrevues avec des informateurs clés (entrevues avec des informateurs internes : n = 8; entrevues avec des informateurs externes, n = 25);
  • sondage Web auprès des groupes d’utilisateurs des télescopes (= 149).

Le lecteur trouvera une description plus détaillée de la méthodologie, des limites et des difficultés liées à l’étude à l’annexe B. Une des limites liées au sondage mérite toutefois d’être soulignée. Il n’a pas été possible de faire une estimation précise du taux de participation au sondage et la représentativité de l’échantillon n’a pu être calculée en raison de la stratégie d’échantillonnage qui s’est imposée pour des facteurs échappant au contrôle de l’équipe d’évaluation et en raison de l’absence d’une évaluation quantitative de la population d’astronomes canadiens travaillant dans des observatoires terrestres. Même si cette lacune réduit quelque peu le degré de confiance pouvant être accordé aux conclusions du sondage, le recours à des méthodes mixtes et la présence d’éléments corroborant les résultats ont contribué à atténuer l’incertitude soulevée par la fiabilité et la validité des résultats du sondage.

2.0 Profil du programme

Au sein du CNRC, l’Institut Herzberg d’astrophysique gère la participation du Canada à quatre installations terrestres internationales : le TCFH, le TJCM, les télescopes Gemini et ALMA. La participation canadienne à ces observatoires internationaux est financée par des paiements de transfert conformément aux modalités fixées dans les accords sur les télescopes internationaux. La coopération internationale dans la construction, la gestion et l’utilisation de ces installations est devenue la norme dans les milieux mondiaux de l’astronomie, car aucun pays seul n’a les moyens financiers et techniques pour bâtir l’infrastructure de l’envergure requiseNote de bas de page 5. Un aperçu des quatre télescopes bénéficiant de l’appui du Canada est donné à l’annexe C.

2.1 Objectifs du Programme

Voici quels sont les objectifs généraux de la participation canadienne aux accords sur les télescopes internationaux :

  • accroître l’accès qu’a le Canada à des installations et à des compétences de calibre mondial en astrophysique, avec tous les avantages que cela suppose;
  • intensifier la collaboration scientifique entre le Canada et ses partenaires;
  • élargir les possibilités de formation offertes aux scientifiques et chercheurs canadiens;
  • donner aux entreprises et aux chercheurs canadiens des possibilités de développer de nouveaux instruments;
  • permettre au Canada d’améliorer ses connaissances et sa compréhension de l’univers par l’observation et l’étude des corps célestes.

Le modèle logique inclus à l’annexe D donne un aperçu de la manière dont les investissements effectués et les activités entreprises contribuent à l’obtention des résultats immédiats, intermédiaires et finauxNote de bas de page 6.

2.2 Intervenants et bénéficiaires du Programme

La gestion et le fonctionnement des quatre télescopes internationaux du Canada sont appuyés par le CNRC en partenariat avec d’autres organismes internationaux :

  • Les partenaires du TCFH sont la France et Hawaï.
  • Les partenaires du TJCM sont le Royaume-Uni et les Pays-Bas.
  • Les partenaires de l’observatoire Gemini sont les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie, l’Argentine et le Brésil, en collaboration avec la République du Chili et l’État d’Hawaï.
  • Les partenaires du projet ALMA sont l’Europe (par l’entremise de l’Organisation européenne pour des recherches astronomiques dans l’hémisphère austral ou ESO, un organisme de recherche intergouvernemental regroupant 15 pays membresNote de bas de page 7), l’Amérique du Nord (les États-Unis et le Canada) et l’Asie orientale (le Japon et Taïwan), en collaboration avec la République du Chili.

Au nombre des intervenants et bénéficiaires canadiens des télescopes se trouvent les universités canadiennes et l’Association des universités canadiennes pour la recherche en astronomie (ACURA)Note de bas de page 8, ainsi que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), qui verse des crédits à la recherche universitaire en astronomie. Parmi les intervenants et les bénéficiaires, mentionnons également tous les scientifiques et chercheurs canadiens qui utilisent les installations et qui ont accès aux données produites par les installations et mises à leur disposition notamment par le Centre canadien de données astronomiques (CCDA). Les bénéficiaires du Programme sont les entreprises canadiennes qui obtiennent des contrats pour développer des instruments de précision ou qui utilisent les résultats de la recherche pour commercialiser de nouveaux produits ou de nouvelles méthodes.

2.3 Administration du Programme des accords sur les télescopes internationaux

L’IHA-CNRC, en partenariat avec d’autres organismes internationaux, verse des contributions financières et en nature pour appuyer la gestion et le fonctionnement des télescopes et des installations connexes. L’IHA-CNRC participe également à la supervision et à l’orientation des installations et de leur capacité de recherche. Pour tous les télescopes, les partenaires reçoivent un pourcentage de temps d’observation proportionnel à leur degré de participation aux accords. Dans le cadre de son rôle, l’IHA-CNRC veille donc à ce que les milieux canadiens de l’astronomie et de l’astrophysique obtiennent un accès aux télescopes fondé sur le mériteNote de bas de page 9. Il appuie également l’infrastructure des installations internationales en fournissant du personnel scientifique et technique qui collabore avec des partenaires industriels pour développer des instruments perfectionnés et des logiciels pour les télescopes.

Finalement, l’IHA-CNRC offre aussi un soutien interne à la collectivité des utilisateurs en leur offrant de nombreux services allant de l’administration du processus d’attribution du temps d’observation aux chercheurs canadiens à la fourniture de données scientifiques prêtes à l’utilisation aux milieux de la recherche canadiens (par l’entremise du CCDA). On trouvera dans le modèle logique du Programme (annexe D) de plus amples renseignements sur les activités d’administration du Programme des accords sur les télescopes internationaux entreprises par l’IHA-CNRC.

2.4 Ressources du Programme

Au cours des cinq dernières années, les dépenses annuelles moyennes en subventions et contributions (S et C) accordées aux accords sur les télescopes internationaux se sont chiffrées à 10,4 M$. Ces contributions varient d’année en année, surtout en raison des fluctuations des taux de change, même si dans le cas des observatoires Gemini, une partie de cette variabilité est également imputable aux contributions additionnelles destinées aux instruments du télescopeNote de bas de page 10. Le Tableau 1 (ci-dessous) fait état des dépenses annuelles de S et C par télescope.

Tableau 1 : Dépenses consacrées aux S et C en vertu des accords sur les télescopes internationaux (en M$)
Télescope 2005-06 2006-07 2007-08 2008-09 2009-10 2010-11 Total
ALMA s. o. sans objet s. o. sans objet s. o. sans objet 0,502 $ 0,672 $ 0,842 $ 2,016 $
CFHT 3,406 $ 3,291 $ 3,189 $ 3,187 $ 3,563 $ 3,297 $ 19,933 $
JCMT 0,886 $ 0,924 $ 0,631 $ 0,761 $ 0,810 $ 0,708 $ 4,720 $
Gemini 5,133 $ 8,354 $ 5,368 $ 6,069 $ 5,635 $ 5,491 $ 36,050 $
Total 9,425 $ 12,569 $ 9,188 $ 10,519 $ 10,680 $ 10,339 $ 62,720 $

Au cours de la dernière décennie, l’IHA-CNRC a été confront\xC3\xA9 à des pressions financières croissantes en ce qui concerne les accords sur les télescopes internationaux en raison de la stagnation des niveaux de référence du Programme malgré la hausse des coûts associés aux changements dans les partenariats et des coûts de fonctionnement ainsi que les fluctuations des taux de change et de l’inflation. De 1999-2000 à 2008-2009, le manque à gagner dans le financement au Canada des accords sur les télescopes internationaux a été comblé par des réaffectations budgétaires internes du CNRC. En 2005-2006, le CNRC a réinvesti 10 M$ dans le budget de fonctionnement de l’IHA-CNRC afin d’atténuer certaines pressions financières liées à l’astronomie, notamment le manque à gagner lié aux accords sur les télescopes internationaux. Le Tableau 2 ci-dessous indique la proportion des 10 M$ investis par le CNRC dans l’IHA-CNRC qui a été utilisée pour combler le manque à gagner dans le financement des accords sur les télescopes internationaux.

Tableau 2 : Dépenses de S et C en vertu des accords sur les télescopes internationaux, par source de financement (en M )
2005-06 2006-07 2007-08 2008-09 2009-10 2010-11 Total
Allocations de services votés 5,488 $ 5,488 $ 5,488 $ 5,488 $ 5,488 $ 5,488 $ 32,928 $
Réaffectations internes 3,937 $ 7,081 $ 3,700 $ 5,031 $ 0 $ 0 $ 19,749 $
Partie du réinvestissement du CNRC dans les accords sur les télescopesNote de bas de page 11 0 $ 0 $ 0 $ 0 $ 5,192 $ 4,851 $ 10,043 $
Total 9,425 $ 12,569 $ 9,188 $ 10,519 $ 10,680 $ 10,339 $ 62,720 $

De 2002-2003 à 2007-2008, l’IHA-CNRC a reçu de l’État canadien de nouveaux crédits pour ses activités liées aux éléments terrestres du Plan à long terme (PLT; 35,9 M$ sur cinq ans à partir de 2002-2003 et 20 M$ additionnels sur cinq ans à partir de 2003-2004; se reporter à la section 3.1.5 pour plus de renseignements sur le PLT), qui ont servi en partie à appuyer la participation canadienne à la construction de l’observatoire ALMANote de bas de page 12.

Si l’on se fie aux chiffres de 2005-2006 à 2010-2011, les contributions directes à des installations construites à l’étranger représentent environ 30 % du budget total de l’IHA-CNRC (32,6 M$ en 2010-2011). Outre les contributions directes à des installations extraterritoriales, une partie de l’enveloppe salariale et du budget de fonctionnement de l’IHA-CNRC est consacrée à des activités de soutien du Programme des accords sur les télescopes internationaux.

Les coûts d’administration du Programme des accords sur les télescopes internationaux se situent à environ 2,9 M$ par année, soit environ 12 % du budget de fonctionnement total de l’IHA-CNRC (déduction faite des sommes consacrées aux subventions et contributions). Le temps relatif, de même que les frais salariaux et les coûts de fonctionnement estimés attribués à l’administration du Programme des accords sur les télescopes internationaux par l’IHA-CNRC sont présentés à l’annexe E). Comme nous l’indiquons dans les sections subséquentes du présent rapport, les milieux canadiens de l’astronomie font des contributions additionnelles en nature pour assurer le fonctionnement du Programme des accords sur les télescopes internationaux, sous la forme de travail bénévole au sein du Comité d’attribution du temps d’observation (TAC). Les frais de déplacement et d’hébergement engagés par les membres du TAC sont couverts par le budget de fonctionnement de l’IHA-CNRC et sont inclus dans les 12 % du budget de fonctionnement de l’IHA-CNRC dont il a déjà été question.

3.0 Conclusions : pertinence

La pertinence des accords sur les télescopes internationaux a été étudiée dans l’optique de trois grandes questions : la persistance de la nécessité du Programme (section 3.1); l’harmonisation du Programme avec les priorités de l’administration fédérale (section 3.2) et son harmonisation avec les rôles et responsabilités de l’administration fédérale et du CNRC (section 3.3).

3.1 Persistance de la nécessité du Programme

Le Programme des accords sur les télescopes internationaux continue-t-il de répondre à un besoin démontrable?

3.1.1 Nécessité scientifique des milieux canadiens de l’astronomie

Conclusion clé 1 :

Les milieux canadiens de l’astronomie ont besoin d’un accès à des observatoires internationaux pour effectuer de la recherche concurrentielle à l’échelle internationale, un besoin auquel continue de répondre le Programme des accords sur les télescopes internationaux.

Compte tenu de la réalité géographique du Canada, il n’existe à l’heure actuelle aucun emplacement sur le territoire national qui conviendrait à la construction des observatoires nécessaires pour se livrer à des activités d’astronomie terrestre sur une base concurrentielle. Ce fait, conjugué à l’ampleur des travaux et des dépenses de construction, d’entretien et de fonctionnement des grandes infrastructures a incité le Canada à opter pour une participation à des télescopes internationaux pour donner accès aux chercheurs canadiens à des installations astronomiques de calibre mondial.

Selon le Plan à long terme pour l’astronomie au Canada de 2010 (PLT2010), les progrès de l’astronomie d’observation dépendent essentiellement de l’accès aux installations les meilleures et les plus récentesNote de bas de page 13. Des informateurs clés provenant des milieux de l’astronomie ont souligné que pour se livrer à des activités de recherche concurrentielles à l’échelle internationale, les astronomes canadiens, tant les observateurs que les théoriciens (qui s’appuient sur les données d’observation pour mettre à l’épreuve la validité de leurs modèles) ont besoin d’avoir un accès à de telles installations. En fait, plus de 80 % des membres des milieux de l’astronomie interrogés dans le cadre de l’évaluation se sont dits d’accord ou tout à fait d’accord avec l’énoncé selon lequel l’accès à l’un des télescopes internationaux du Canada est crucial à leurs recherches.

Cinquante pour cent des directeurs de recherche (DR) interrogés ont indiqué que leur projet n’aurait de recherche pu aller de l’avant si le Canada ne participait pas à des accords sur les télescopes internationaux, tandis qu’une tranche additionnelle de 46 % de répondants estimait que l’absence de participation du Canada aurait eu des retombées négatives sur leur projetNote de bas de page 14. Voici des exemples du genre d’incidences mentionnées par les répondants : retard du projet, portée réduite du projet, réorientation du projet et incapacité d’obtenir du temps d’observation sur un télescope pour mener un projet. À défaut d’avoir un accès constant à des installations de la nouvelle génération, les milieux canadiens de l’astronomie risquent de perdre leur capacité de repousser les frontières du savoir et ce faisant, de perdre leur stature et leur réputation d’excellence à l’échelle internationaleNote de bas de page 15.

3.1.2 Taille des milieux canadiens de l’astronomie

Conclusion clé 2 :

Le besoin d’avoir accès aux télescopes internationaux du Canada est confirmé par la croissance de la taille des milieux canadiens de l’astronomie au cours des dix dernières années.

Dans l’étude intitulée L’astronomie au Canada effectuée en 2011 par Hickling Arthurs Low (HAL), on estime qu’il y a au Canada au moins 311 astronomes professionnels actifs qui se livrent à des activités de recherche financées, au moyen d’installations terrestres ou spatiales. Cette estimation du nombre de chercheurs actifs englobe les universitaires qui ont reçu du financement du CRSNG de 2006 à 2009 (total : 167); des étudiants postdoctoraux dans les universités et les établissements d’enseignement canadiens (total : 108); les astronomes de l’IHA-CNRC (total : 30) et les astronomes bénéficiant d’autres sources de financement (total : 6).

Au cours des dix dernières années, les milieux canadiens de l’astronomie ont pris de l’ampleur, ce qui est conforme à la tendance observée ailleurs dans le monde pour cette discipline. Selon le PLT2010, le nombre de postes permanents ou menant à la permanence en astronomie a augmenté de 70 % depuis 2000, ce qui est contraire à la stagnation globale des corps professoraux au Canada au cours de la même périodeNote de bas de page 16. De même, le nombre de boursiers postdoctoraux et d’étudiants diplômés a à peu près doublé au cours de cette même période. Ces tendances sont aussi confirmées de manière évidente dans le nombre de membres de la CASCANote de bas de page 17, le nombre de membres réguliers de l’organisme ayant augmenté de plus de 50 % depuis 2000 et le nombre d’étudiants membres ayant plus que triplé au cours de la même périodeNote de bas de page 18 (voir Figure 1).

Figure 1 : Croissance dans les principaux segments du nombre de chercheurs en astronomie au Canada
Croissance dans les principaux segments du nombre de chercheurs en astronomie au Canada

Figure accessible 1: Croissance dans les principaux segments du nombre de chercheurs en astronomie au Canada

Année Professeurs d'université permanents Boursiers postdoctoraux Étudiants diplômés
2000 102 48 160
2004 125 75 225
2007 150 90 260
2010 175 100 295

3.1.3 Demande d’accès aux télescopes internationaux du Canada

Conclusion clé 3 :

Le taux d’inscription aux télescopes internationaux du Canada démontre de manière générale la vigueur de la demande pour l’accès aux télescopes par les astronomes canadiens.

Le taux de souscription du temps d’observation offert aux groupes d’utilisateurs de télescopes (c’est‑à‑dire le temps demandé à des fins d’observation scientifique divisé par le temps disponible) mesure la demande d’accès fondé sur le mérite aux télescopes et est considéré dans le milieu de l’astronomie comme un indicateur fiable de la qualité d’un observatoire et de ses instruments. Un taux de souscription supérieur à un indique que la demande d’accès est supérieure au temps d’observation disponible. Comme la plupart des organismes responsables d’observatoires partout dans le mondeNote de bas de page 19, l’IHA-CNRC a un taux de souscription cible d’au moins deux afin d’assurer que les projets sélectionnés pour l'attribution de temps d'observation sur un télescope soient véritablement des propositions méritoiresNote de bas de page 20.

Comme nous l’indiquons au Tableau 3 ci-dessous, entre les semestres 2006A et 2011ANote de bas de page 21, tous les télescopes, à l’exception du télescope Gemini Sud, ont dépassé le taux de souscription cible de deux. Comparativement au taux de souscription moyen de chacun des télescopes entre le semestre 2006A et le semestre 2011A, le taux de souscription moyen du Canada est relativement constant, se situant légèrement au-dessus du taux de souscription du TJCM et légèrement en dessous des taux de souscription du TCFH et de Gemini Nord. La seule exception est Gemini Sud, pour lequel le taux de souscription moyen du Canada est peu élevé.

Selon un rapport publié en 2009 par le Comité de l’astronomie optique et infrarouge de la CASCA, le taux de souscription inférieur de l’observatoire Gemini Sud peut être attribuable au fait que les instruments ne conviennent pas parfaitement aux intérêts canadiens. Il est cependant probable que la situation s’améliore dans un proche avenir grâce à l’ajout prévu de nouveaux instrumentsNote de bas de page 22. Des opinions semblables ont été exprimées par des membres des milieux de l’astronomie interrogés dans le cadre de l’évaluation, qui ont souligné que souvent, les astronomes canadiens ont tendance à utiliser davantage Gemini Nord que Gemini Sud non seulement en raison des instruments qui s’y trouvent, mais aussi en raison de son emplacement dans l’hémisphère Nord. Il semble que cet emplacement crée des synergies et de la complémentarité entre les données astronomiques collectées au moyen de Gemini Nord et celles collectées au moyen du TCFH, un télescope qui correspond particulièrement bien aux besoins et aux champs de compétences des astronomes canadiens, grâce en partie à la participation importante que le Canada détient dans ce télescope et à l’influence qu’il peut de ce fait exercer sur son orientation.

Tableau 3 : Taux de souscription du Canada sur les télescopes internationaux comparativement au taux de souscription global des télescopes (2006A à 2011A)Note de bas de page 23
Télescope Moyenne du télescope Moyenne canadienne
JCMT 2,51 2,78
CFHT 2,39 2,26
Gemini Sud 1,84 1,38
Gemini Nord 2,19 1,97

Les taux de souscription du Canada pendant la période d’évaluation indiquent que même si les télescopes internationaux à participation canadienne sont systématiquement sursouscrits (à l’exception de Gemini Sud comme nous en avons précédemment discuté), il y a eu des fluctuations considérables au cours des cinq dernières années (voir Figure 2 ). Si on en juge par les tendances des taux de souscription des pays partenaires, ces fluctuations semblent de manière générale être la norme. Selon nos entretiens avec des informateurs clés, les fluctuations des taux de souscription s’expliquent habituellement par une combinaison des trois facteurs suivants :

  • Découragement : En raison de différents facteurs externes (conditions météorologiques ou mise à niveau des instruments), les programmes scientifiques peuvent obtenir deux ou trois périodes d’observation sans obtenir les données recherchées. Cette absence de résultats amène souvent les directeurs de recherche à cesser de demander d’autre temps d’observationNote de bas de page 24.
  • Instruments : Souvent, l’ajout de nouveaux instruments entraîne une augmentation des taux de souscription d’un télescope donné. De manière similaire, lorsqu’un instrument prend de l’âge et que les intérêts des chercheurs évoluent, il arrive que les taux de souscription diminuent. Ainsi, la diminution des taux de souscription du TJCM au cours des cinq dernières années a été attribuée au fait que les milieux de l’astronomie attendent avec impatience la mise en service de SCUBA 2, un nouvel instrument.
  • Mode d’observation par campagne : De plus en plus, les grands programmes scientifiques sont coordonnés par les pays partenaires afin de répondre à des questions scientifiques fondamentales auxquelles un pays seul ne peut arriver à répondre. Ces grands programmes scientifiques, qui exigent un nombre important d’heures d’observation, mobilisent le temps et l’énergie d’un grand nombre d’astronomes pendant des périodes plus longues, ce qui entraîne la diminution du nombre de demandes visant les programmes de recherche moins importants.
Figure 2 : Taux canadien de souscription des télescopes internationaux Note de bas de page 25
Taux canadien de souscription des télescopes internationaux
Taux canadien de souscription des télescopes internationaux
Télescope 2006 semestre A 2006 semestre B 2007 semestre A 2007 semestre B 2008 semestre A 2008 semestre B 2009 semestre A 2009 semestre B 2010 semestre A 2010 semestre B 2011 semestre A Moyenne
CFHT 2,35 2,17 1,66 1,63 1,31 0,96 1,57 1,79 2,36 1,79 2,26 1,80
JCMT Télescope fermé, travaux d’amélioration 5,24 3,93 4,36 2,61 1,41 2,34 2,91 1,60 1,16 1,51 2,71
Gemini Nord 3,08 2,02 1,48 1,99 2,23 1,86 1,93 2,07 2,28 1,42 1,27 1,97
Gemini Sud 2,12 1,45 1,11 1,92 0,92 1,24 1,29 1,35 1,37 1,18 1,22 1,38
Moyenne 2,12 1,45 1,11 1,92 0,92 1,24 1,29 1,35 1,37 1,18 1,22

3.1.4 Capacité d’accéder aux télescopes en l’absence du Programme

Conclusion clé 4 :

Même s’il est possible pour les astronomes canadiens d’obtenir accès à des télescopes internationaux par d’autres moyens, l’esprit d’ouverture et de collaboration qui existe au sein des milieux internationaux de l’astronomie repose sur le principe que chaque pays « doit faire sa part ». Il semble y avoir consensus au sein des milieux de l’astronomie que ces autres modes d’accès pourraient disparaître si le Canada ne contribuait pas aux accords sur les télescopes internationaux.

L’investissement du Canada dans les installations internationales garantit à ses chercheurs du temps d’accès, généralement proportionnel à la contribution versée. Cependant, en plus d’avoir accès aux observatoires par l’entremise des plages attribuées à leur pays, les astronomes peuvent aussi parfois avoir accès aux installations par d’autres moyens, notamment : 1) par la participation aux travaux d’une équipe internationale qui a accès à un observatoire grâce au temps accordé à un autre pays; 2) par l’entremise des « plages libres » qu’offrent certaines installations ou 3) par l’accès aux archives de données collectées par d’autres scientifiques, comme celles stockées par le CCDANote de bas de page 26.

Selon un rapport publié en 2008 par le Bureau canadien de Gemini, qui décrit en détail les résultats d’une enquête menée auprès des utilisateurs canadiens de Gemini, il semble qu’il soit relativement facile pour les astronomes de trouver des collaborateurs qui ont accès à d’autres grands télescopes et que, par l’entremise de projets menés en collaboration, les astronomes canadiens sont capables d’accéder à des instruments qui correspondent particulièrement bien à leurs travaux. En fait, le sondage mène à la conclusion que si 80 % des utilisateurs canadiens de Gemini ont présenté une demande de temps d’observation en tant que chercheur principal au cours des trois dernières années, 50 % avaient également présenté une demande en tant que chercheur principal au TCFH, un nombre étonnamment important avaient également postulé du temps en tant que chercheur principal au Très grand télescope (VLT; 30 %), au Télescope spatial Hubble (23 %), au Télescope Magellan (17 %) et au Télescope Keck (17 %). Le rapport indique que le VLT, par exemple, accepte des propositions de chercheurs étrangers dans la mesure où au moins les deux tiers des cochercheurs proviennent d’un des États membres de l’European Space Observatory (ESO)Note de bas de page 27.

Les astronomes canadiens peuvent également avoir accès aux observatoires grâce aux politiques d’ouverture d’autres pays comme c’est le cas pour certains observatoires aux États-Unis. Le plan décennal pour l’astronomie américaine le plus récentNote de bas de page 28 indique qu’en vertu de la politique d’ouverture de la National Science Foundation (NSF), l’accès aux télescopes nationaux américains des longueurs d’ondes centimétriques (Enhanced Very Large Array (VLA); Green Bank Telescope (GBT); Very Long Baseline Array (VLBA) et Arecibo) est attribué sans égard à la nationalité des chercheurs. En conséquence, les chercheurs étrangers font une utilisation substantielle de ces installations, soit habituellement le tiers du temps d’observation alloué.

On constate une ouverture similaire de la culture astronomique dans le domaine de l’information où, grâce au CCDA, les données canadiennes collectées par les astronomes canadiens sont partagées à l’échelle internationale. Cela entraîne une réciprocité qui permet au Canada d’accéder aux données d’autres pays. L’accès aux données est habituellement donné seulement un an après la collecte, pour réserver à l’équipe de recherche principale un accès exclusif aux données.

Même si une ouverture de cette nature élargit l’accès aux données et aux installations astronomiques au bout du compte, la documentation examinée et les entrevues auprès d’informateurs clés tant de l’IHA-CNRC que des milieux canadiens externes de l’astronomie soulignent que cette ouverture s’appuie sur des liens très étroits tissés à l’échelle internationale et que chaque pays doit être en mesure de contribuer à la recherche scientifique afin de tirer parti des travaux de la communauté mondiale. La dépendance à l’endroit des projets menés en collaboration avec des astronomes d’autres pays, même si elle constitue une possibilité intéressante à court terme, peut en fait perdre de son attrait avec le temps. En l’absence d’accords sur les télescopes internationaux, la stature du Canada comme collaborateur recherché diminuerait parce qu’il y aurait trop peu d’occasions de réciprocité. Il tombe sous le sens que pour pouvoir collaborer avec d’autres parties et utiliser leurs installations, il faut en général avoir quelque chose à offrir en retour. C’est le principe de « l’utilisateur payeur »Note de bas de page 29. De plus, en l’absence d’accords sur les télescopes internationaux, le Canada deviendrait simplement un utilisateur de ces installations et ne serait plus un innovateur en astronomie. Comme des informateurs clés internes et externes de l’organisation l’ont souligné, le statut de partenaire dans des télescopes internationaux permet d’exercer une influence sur les orientations scientifiques des télescopes en question et des instruments dont ils se dotent et permet ainsi de s’assurer que les besoins particuliers de recherche et les domaines de compétences d’un pays sont respectés.

Même s’il existe des solutions de rechange au Programme des accords sur les télescopes internationaux, dans la mesure où l’on accepte les conséquences susmentionnées, plus de la moitié des représentants des milieux canadiens de l’astronomie interrogés dans le cadre de l’évaluation ont déclaré qu’il serait très peu probable (31,6 %) ou plutôt improbable (39,8 %) qu’ils puissent obtenir accès aux données nécessaires à leur recherche si le Canada n’était pas partenaires des accords sur les télescopes internationaux. Comme seulement le quart des répondants au sondage ont indiqué qu’il serait plutôt probable ou très probable qu’ils puissent avoir accès aux données nécessaires à leur recherche si le Canada n’était pas partenaire de ces accords, il semble que le besoin pour le Programme soit évident au sein des milieux de l’astronomie.

3.1.5 Harmonisation avec le Plan à long terme pour l’astronomie et l’astrophysique

Conclusion clé 5 :

Les accords sur les télescopes internationaux du CNRC sont conformes aux priorités et aux recommandations du Plan à long terme pour l’astronomie et l’astrophysique, ce qui est gage que les investissements effectués reflètent de manière satisfaisante les besoins des milieux canadiens de l’astronomie.

Les évaluateurs en sont venus à la conclusion qu’il y a en place les processus nécessaires pour garantir la participation du CNRC aux installations internationales pertinentes pour les milieux de l’astronomie. La priorité accordée aux investissements dans les observatoires terrestres est dans une large mesure fondée sur le Plan à long terme pour l’astronomie et l’astrophysique au Canada, un plan décennal dont la version la plus récente a été publiée en 2010. Il y a eu à ce jour deux exercices de planification de cette nature, le premier remontant à 2000. Le groupe d’experts du Plan à long terme 2010 (PLT2010) a été mandaté par la CASCA, avec le soutien et la collaboration du CRNSG, du CNRC, de l’ASC, de la FCI et d’ACURA, de solliciter les milieux de la recherche et de définir les priorités pour les investissements en astronomie et en astrophysique. Le plan résultant de cet exercice, et qui est la vision unifiée de référence pour établir les priorités en astronomie au Canada, a subséquemment été présenté aux bailleurs de fonds de l’astronomie canadienne et aux chercheurs afin d’éclairer la prise de décisions relatives à l’utilisation future des crédits (ces décisions sont évidemment prises dans les limites des fonds disponibles)Note de bas de page 30. Bon nombre des partenaires internationaux du Canada (par exemple, les États-Unis, l’Australie et la Communauté européenne) produisent des plans à long terme pour l’astronomie selon des processus similaires

Les intervenants des milieux canadiens de l’astronomie interrogés dans le cadre de l’évaluation estimaient que le processus du PLT donne aux astronomes canadiens la possibilité de se faire entendre et que le PLT2000 et le PLT2010 ont contribué à la participation du Canada dans un ensemble bien ciblé de projets de télescopes terrestres répondant aux besoins de la majorité des astronomes canadiens. Il a souvent été souligné que l’IHA-CNRC a joué un rôle important dans la concrétisation des priorités du PLT visant les observatoires terrestres.

On peut démontrer que les quatre télescopes visés par le Programme des accords sur les télescopes internationaux correspondent aux besoins passés et actuels de l’astronomie canadienne en comparant leur présence avec les priorités définies dans le PLT2000 et le PLT2010. En rétrospective, la participation à l’ALMA est le projet qui avait la plus haute priorité dans le PLT2000 parmi les nouveaux grands observatoires terrestres et il demeure une priorité dans le PLT2010. En ce qui concerne les trois autres accords sur les télescopes internationaux auxquels le Canada est partie, même si le PLT2000 recommandait de maintenir le soutien au fonctionnement de Gemini, il a été recommandé que l’appui au TCFH et au TJCM soit réévalu\xC3\xA9 dans le contexte de la planification d’autres installations (c’est-à-dire, le cas échéant, de rediriger les ressources actuellement consacrées au maintien du TCFH ou du TJCM afin de permettre au Canada de continuer à jouer un rôle dans d’autres installations prioritaires)Note de bas de page 31.

« Le TCFH bénéficie d’un énorme appui au sein de la collectivité, son taux de souscription est constamment supérieur à sa capacité et il continue de produire des résultats scientifiques d’avant-garde. Collectivement, les télescopes Gemini et le TCFH mettent à la disposition des milieux de la recherche des ressources complémentaires tout aussi importantes les unes que les autres. »

Rapport du Gemini Assessment Point Panel (2009)

Le PLT2010 réaffirme que les engagements à l’endroit du financement du fonctionnement de l’ALMA ont préséance sur la participation au TJCM et que si aucun nouveau crédit ne peut être trouvé pour assurer le fonctionnement du TJCM, le Canada devrait progressivement se retirer du TJCM et transférer son soutien à l’observatoire ALMA. En ce qui concerne le TCFH, il est souligné dans le PLT2010 que si cet observatoire a eu un rendement scientifique appréciable au cours des dix dernières années, un certain nombre d’installations projetées pourraient dépasser les capacités du TCFH d’ici la fin de la décennie. Par conséquent, au cours des prochaines dix années, l’ajout de nouveaux instruments et la mise à niveau éventuelle du TCFH devraient être envisagésNote de bas de page 32. Le PLT2010 recommande également que la participation du Canada à l’observatoire Gemini soit réévaluée dès que l’accès du Canada à un très grand télescope optique fonctionnel (comme le Télescope de trente mètres proposé (TMT) ou l’Extrêmement grand télescope européen (E-ELT)) sera assuré et que des fonds de fonctionnement devront être engagésNote de bas de page 33.

Afin de maintenir la correspondance entre le Programme des accords sur les télescopes internationaux et les besoins des milieux de l’astronomie, il faudra prendre en considération les recommandations du PLT2010. En vertu des modalités actuelles du Programme, le Canada peut modifier le groupe de télescopes internationaux auquel il accorde son partenariat. Il peut ajouter de nouvelles installations s’il le juge nécessaire et se retirer de celles qu’il ne juge plus prioritaires. Cela procure au CNRC la souplesse requise pour s’attaquer aux priorités et saisir les occasions qui se présentent. Toutefois, les modalités actuelles comportent un risque potentiel dans le cas du déclassement d’une installation (c’est-à-dire la fermeture permanente du télescope, y compris le démantèlement des installations et la remise à l'état original du site ). En vertu des modalités actuelles, le Canada peut uniquement couvrir les coûts associés au fonctionnement et à l’entretien des installations. Les coûts associés au déclassement d’un observatoire peuvent être couverts par les crédits de fonctionnement et d’entretien alloués au télescope. Toutefois, ces coûts ne sont pas explicitement reconnus comme des coûts admissibles dans les modalités. Si les partenaires internationaux du Canada décidaient qu’un télescope et ses instruments ont été utilisés au maximum des possibilités et qu’aucun nouveau savoir ne peut être acquis par leur utilisation, l’absence de financement explicitement prévu pour le déclassement des installations pourrait poser un risque éventuel pour le ProgrammeNote de bas de page 34.

De même, en vertu des modalités actuelles, le Canada n’est pas autorisé à couvrir des coûts associés à des travaux préalables à la construction ni même de construction d’un télescope international. Le document L’astronomie au Canada (2011) et les entrevues avec des informateurs clés internes ont mis en évidence le fait que la participation aux étapes précoces d’un projet de télescope international permet au Canada d’influer sur l’orientation des travaux qui seront effectués au moyen de ce télescope et de ses instruments, ce qui permet de s’assurer que le télescope répondra aux besoins des milieux canadiens de l’astronomie. Les limites imposées par les modalités actuelles pourraient créer des difficultés à l’avenir puisque de plus en plus, les nouvelles installations internationales proposées viseront à répondre aux besoins de l’ensemble des milieux de l’astronomie. Les modifications aux modalités du Programme pourraient permettre d’accroître la souplesse requise pour couvrir les coûts de déclassement ainsi que les coûts des travaux préalables à la construction et de construction de télescopes internationaux et procurer ainsi au Programme l’agilité et l’adaptabilité exigées par le contexte de fonctionnement en constante évolution.

Recommendation 2:

Pour répondre l’évolution constante des besoins des milieux de l’astronomie, l’IHA-CNRC devrait voir dans quelle mesure les modalités des accords sur les télescopes internationaux peuvent être modifiées afin d’apporter des assouplissements à la nature du soutien financier fourni aux télescopes internationaux.

3.2 Harmonisation avec les priorités de l’administration fédérale et du CNRC

Le Programme est-il harmonisé avec les priorités de l\xE2\x80\x99administration fédérale et les résultats stratégiques escomptés par le CNRC?

3.2.1 Harmonisation avec les priorités de l’administration fédérale

Conclusion clé 6 :

Même si la participation du Canada aux accords sur les télescopes internationaux n’a pas encore été explicitement désignée comme une priorité de l’administration fédérale au cours des dernières années, le Programme respecte néanmoins les principes de base de la stratégie fédérale en sciences et en technologie, Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada.

Les données examinées dans le cadre de cette évaluation indiquent que même s’il semble exister un lien logique entre les priorités de l’administration fédérale et la participation du Canada à des télescopes internationaux, ce lien n’a pas été établi de manière explicite au cours des dernières années. En fait, malgré les pressions exercées sur le financement de l’IHA-CNRC, le gouvernement canadien n’a pas attribué de nouveaux crédits au CNRC au titre de l’astronomie depuis 2003, c’est-à-dire au moment où la participation du Canada au projet ALMA a été approuvée dans le cadre du budget fédéral. Même si le discours du budget et le discours du Trône de 2010 soulignaient tous les deux l’importance de maintenir une position canadienne solide dans le secteur de l’espace, aucun investissement dans l’astronomie terrestre ou dans les télescopes n’y est mentionnéNote de bas de page 35.

Un deuxième facteur portant également sur la pertinence est celui de l’harmonisation du Programme avec les stratégies fédérales. Le cadre stratégique en sciences et en technologie (S-T) intitulé Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada traite de l’astronomie. Même si la question de la participation canadienne à des installations scientifiques internationales n’est pas explicitement abordée dans la stratégie en sciences et en technologie, il est possible de démontrer une harmonisation logique entre certains éléments de la stratégie et certains des avantages qui découlent des investissements du Canada en astronomie. Par exemple, la stratégie en S-T est fondée sur la création d’un avantage humain. On entend par là que « Le Canada doit élargir son bassin de travailleurs du savoir en formant, en attirant et en gardant les personnes qualifiées dont il a besoin pour prospérer dans l’économie mondiale d’aujourd’hui ». L’astronomie contribue au développement de personnes hautement qualifiées grâce à deux mécanismes. Le premier est la motivation qu’elle inspire aux jeunes de poursuivre des études en sciences et en technologie, que ce soit directement par des activités de rayonnement public, ou indirectement, par l’entremise des médias. Le deuxième est la formation de personnes hautement qualifiées par l’acquisition de compétences générales, comme la capacité de résoudre des problèmes complexes, d’effectuer de la recherche et de développer des idées et des compétences techniques particulièresNote de bas de page 36.

Un autre principe de base qui guide l’action gouvernementale en matière de stratégie scientifique est « la promotion de l’excellence à l’échelle mondiale ». Sur la scène internationale, l’astronomie canadienne semble être parmi celles qui ont le plus de retombées parmi tous les pays du G7Note de bas de page 37. De même, l’astronomie respecte le principe de base énoncé dans la stratégie en S-T qui consiste à « favoriser les partenariats ». Le PLT2010 avance que l’astronomie figure probablement parmi les sciences les plus « internationales », les accords sur les télescopes internationaux du Canada s’appuyant tous sur des partenariats internationauxNote de bas de page 38. À l’échelle nationale, la recherche en astronomie et le développement d’instruments ont mené à de multiples possibilités de partenariats, principalement entre organismes publics, universités et entreprises.

3.2.2 Harmonisation avec les priorités du CNRC

Conclusion clé 7 :

Si l’harmonisation du Programme des accords sur les télescopes internationaux avec l’ancienne stratégie du CNRC n’était pas explicite, l’harmonisation avec la stratégie actuelle du CNRC est évidente.

En vertu de la stratégie précédente du CNRC, La science à l’œuvre pour le Canada – Une stratégie pour le Conseil national de recherches du Canada 2006 à 2011, le Programme des accords sur les télescopes internationaux était harmonisé avec cette stratégie dans la mesure où il s’agissait d’un mécanisme par lequel un des objectifs de l’organisation (soit « renforcer le système d’innovation du Canada ») pouvait être atteint. Plus précisément, la stratégie 2006-2011 indique que le CNRC renforcera le système d’innovation du Canada en appuyant les grands projets d’infrastructures scientifiques et technologiques en collaboration avec les milieux scientifiques et l’industrie, notamment dans des domaines comme l’astronomie et l’astrophysique. Le Programme des accords sur les télescopes internationaux constitue un élément de cette mesure.

L’harmonisation du Programme avec les nouvelles orientations stratégiques du CNRC, annoncées au printemps 2011, est plus explicite. Dans le cadre de sa nouvelle stratégie, le CNRC a structuré ses programmes, ses activités et ses installations autour de quatre grands secteurs d’activités. Les accords sur les télescopes internationaux tombent directement dans le secteur d’activités « Infrastructure scientifique », qui vise à « aider les clients à utiliser de manière efficace l’infrastructure scientifique spécialisée » et qui inclut la gestion « des installations de recherche de grande envergure en misant sur des points de vue nationaux, les réseaux internationaux et les antécédents [du CNRC] en ce qui concerne sa capacité d’offrir un accès aux installations à un large éventail de groupes d’utilisateurs canadiens ou étrangers ». Le Programme est également mentionné dans un des objectifs de la nouvelle stratégie, c’est-à-dire que « les installations nationales de grande envergure [soient] gérées efficacement afin d’optimiser la valeur pour les Canadiens »Note de bas de page 39.

Nos entrevues avec des informateurs clés de l’IHA-CNRC ont également mis en \xC3\xA9vidence l’harmonisation du Programme avec la mission du CNRC aux termes de la nouvelle stratégie. La mission du CNRC, qui se lit comme suit : « En collaboration avec nos clients et nos partenaires, nous menons des recherches stratégiques et nous offrons des services scientifiques et techniques pour la mise au point et le déploiement de solutions qui répondent aux besoins actuels et futurs des entreprises et de la société canadiennes », sous-tend que le CNRC est appelé à devenir une organisation axée sur la clientèle. L’IHA‑CNRC se targue lui-même d’être une organisation axée sur le client. En fait, l’examen par les pairs de l’IHA-CNRC effectué en 2008 indiquait que l’Institut utilise un large éventail d’organismes et de comités consultatifs afin de rester bien branché sur la communauté qu’il dessert (par exemple, la Commission consultative de l’IHA-CNRC, les nominations aux conseils d’administration des télescopes qui se font parmi les membres de la communauté universitaire, la désignation de membres de l’extérieur pour siéger au sein du Comité scientifique canadien de Gemini, le recours à des membres de l’extérieur pour siéger au sein des comités d’attribution du temps d’observation).

3.3 Rôle du gouvernement

Le rôle actuel du CNRC dans la prestation du Programme est-il approprié et conforme aux rôles et aux responsabilités de l’administration fédérale?

3.3.1 Mandat national du CNRC

Conclusion clé 8 :

Le rôle de l’IHA-CNRC dans l’administration des accords sur les télescopes internationaux est conforme au rôle qui lui est attribué en vertu de la Loi sur le CNRC.

La justification du rôle du CNRC dans l’administration des accords sur les télescopes internationaux du Canada découle de l’alinéa 5(1)m) de la Loi sur le CNRC qui stipule que le Conseil peut « assurer le fonctionnement et la gestion des observatoires astronomiques mis sur pied ou exploités par l’État canadien »Note de bas de page 40. Ce mandat qui a été attribué au CNRC par le Parlement en 1970 est concrétisé par un accord conclu entre le gouvernement et les milieux universitaires selon lequel il appartient au CNRC de gérer les observatoires astronomiques du Canada. Au moment de la création du TCFH en 1974, ce mandat en est venu à inclure l’administration des intérêts du Canada dans les observatoires à l’étranger notamment, le TCFH, le TJCM, les observatoires Gemini et ALMANote de bas de page 41.

3.3.2 Valeur ajoutée apportée par l’IHA-CNRC à la prestation du Programme

Nos entrevues avec des informateurs clés internes et externes et la documentation examinée dans le cadre de l’évaluation militent en faveur du rôle joué par l’administration fédérale dans l’administration du Programme des accords sur les télescopes internationaux, et ce, pour plusieurs raisons. De plus, les données démontrent que l’IHA-CNRC est l’organisation la mieux positionnée pour gérer le Programme au nom du CNRC et de l’administration fédérale. Fondamentalement, les grands projets multinationaux exigent en général que l’administration fédérale soit signataire des accords qui les encadrent et le CNRC joue un rôle reconnu de signataire canadien pour tous les accords internationaux portant sur l’astronomie. De nombreux intervenants, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du CNRC, ont également indiqué que le rôle de l’IHA-CNRC en regard des télescopes internationaux est approprié puisque l’Institut est perçu comme une organisation au service des intérêts nationaux.

« Sans une organisation comme l’IHA-CNRC, le Canada ne pourrait être un partenaire crédible et productif dans les grands projets d’observatoires internationaux. »

PLT2010

En supervisant les accords sur les télescopes et en fournissant des crédits de fonctionnement, l’IHA-CNRC agit comme un intermédiaire important entre les chercheurs canadiens et les télescopesNote de bas de page 42. Comme des informateurs clés de l’IHA-CNRC et des milieux canadiens de l’astronomie l’ont souligné, pour appuyer efficacement l’administration du Programme (c’est-à-dire la participation au Conseil d’administration et la prestation d’un soutien technique aux milieux canadiens pour qu’ils aient accès aux télescopes), des compétences scientifiques de base et une compréhension générale des observatoires sont nécessaires. L’IHA-CNRC possède ces qualités et bénéficie par ailleurs au niveau central et au niveau de l’Institut des ressources qui lui permettent de maintenir un degré raisonnable de stabilité et de prévisibilité sur le plan financier. Ces deux qualités sont considérées comme essentielles par les milieux de l’astronomie pour développer des relations avec des partenaires internationauxNote de bas de page 43.

Selon des représentants des milieux canadiens de l’astronomie, les compétences de l’IHA-CNRC dans le développement d’instruments et l’avancement des sciencesNote de bas de page 44 constituent des points forts et créent de la valeur ajoutée dans l’administration du Programme des accords sur les télescopes internationaux. Comme de nombreuses personnes interrogées l’ont souligné, les compétences scientifiques et techniques internes de l’IHA-CNRC permettent aux astronomes d’évaluer la faisabilité des travaux de recherche prévus en regard des capacités des instruments de chaque télescope. De plus, en travaillant côte à côte avec des astronomes, les ingénieurs sont en mesure de mieux comprendre les effets des concepts techniques sur la recherche en astronomie. Selon les propos que nous avons recueillis, les astronomes universitaires consulteraient eux aussi les ingénieurs de l’IHA-CNRC d’une manière similaire à celle des chercheurs de l’IHA-CNRC dans le développement de leurs programmes scientifiques. Ce dialogue a été considéré par de nombreux informateurs clés comme rehaussant l’efficacité et l’efficience des astronomes canadiens dans la recherche astronomique réalisée au moyen des observatoires internationaux. En fait, les trois quarts (soit 76 %) des chercheurs principaux interrogés dans le cadre de l’évaluation et qui avaient obtenu du temps d’observation sur Gemini, le TJCM ou le TCFH au cours des cinq dernières années étaient d’accord ou tout à fait d’accord avec l’énoncé selon lequel les employés de l’IHA-CNRC avaient dans les faits facilité leur accès ou l’accès de leur équipe de recherche à des télescopes internationaux.

Même si certaines universités participent aussi à des projets de développement d’instruments pour des télescopes et que par conséquent elles possèdent également certaines compétences techniques en plus de leurs effectifs scientifiques (par exemple, l’Université McGill, l’Université de Toronto), selon le PLT2010, les instruments que l’IHA-CNRC développe se situent à un niveau auquel les laboratoires universitaires ne peuvent prétendre. Cela est dû dans une large mesure à l’absence d’un groupe stable de personnes compétentes sur des périodes relativement longues dans les universités, une caractéristique qui est pourtant jugée nécessaire pour demeurer concurrentiel sur la scène internationale et attirer des contrats importants de développement d’instrumentsNote de bas de page 45. En maintenant à l’interne ses capacités en matière d’instruments, l’IHA-CNRC est en mesure de collaborer avec l’industrie à la création des instruments nécessaires aux télescopes. Souvent, ces instruments sont à la fine pointe du développement technologique et exigent de l’IHA-CNRC qu’il travaille en étroite collaboration avec l’industrie afin de mettre les capacités de cette dernière au niveau requis pour qu’elle puisse participer aux projets de développement d’instruments.

De plus, les compétences de l’IHA-CNRC dans la gestion de données sont réputées être « uniques » par les informateurs clés extérieurs qui ont été interrogés et elles sont jugées nécessaires au fonctionnement efficace du CCDA, un élément du Programme des accords sur les télescopes internationaux. Comme il en est question plus loin dans le présent rapport, les compétences de l’IHA‑CNRC dans la gestion de données sont souvent expressément sollicitées ou utilisées par des chercheurs d’autres disciplines, notamment dans le domaine des sciences océaniques, pour stocker de grandes quantités de données scientifiques.

3.3.3 Agents de prestation de remplacement

Conclusion clé 9 :

L’IHA-CNRC est largement perçu comme l’agent le plus approprié pour assurer la prestation des accords sur les télescopes internationaux.

Même si d’autres agents de prestation possibles pour le Programme des accords sur les télescopes internationaux ont été identifiés par des informateurs clés tant à l’interne qu’à l’extérieur de l’organisation, ces agents de replacement n’ont pas été jugés plus appropriés que l’IHA-CNRC. Les universités constituent la solution de rechange la plus souvent citée parce qu’une forte proportion (plus de 90 %) de la recherche en astronomie est effectuée par les universitésNote de bas de page 46. Cependant, comme de nombreux informateurs clés de l’IHA-CNRC et des milieux canadiens de l’astronomie l’ont souligné, les universités à titre individuel ne représentent pas actuellement une solution de rechange viable à l’IHA‑CNRC en raison de l’accent provincial qu’elles donnent à leurs travaux et de l’absence de mandat national. Ce point de vue a été appuyé par des intervenants consultés dans le cadre de l’évaluation effectuée en 2007 de la mise en œuvre par l’IHA-CNRC du Plan à long terme pour l’astronomie et l’astrophysique au Canada, qui ont déclaré que « l’IHA‑CNRC jouissait d’un mandat national qui le différencie de toute université canadienne »Note de bas de page 47. Les intervenants interrogés dans le cadre de cette évaluation effectuée en 2007 ont également souligné que très peu d’universités ont les moyens de se doter d’installations d’observation leur appartenant et ont besoin de la participation de l’administration fédérale pour ce faire.

L’Association des universités canadiennes pour la recherche en astronomie (ACURA)Note de bas de page 48 a également été désignée comme un agent possible pour la prestation du Programme, mais cette candidature a été rejetée par de nombreux informateurs clés des milieux de l’astronomie interrogés dans le cadre de l’évaluation, inquiets du « danger potentiel » que l’ACURA n’agisse dans les intérêts de quelques universités dominantes. De plus, l’importance relativement nouvelle de l’ACURA en tant qu’association, son expérience limitée dans la gestion d’installations et ses antécédents restreints dans la prise de décisions efficaces sont autant d’aspects de l’ACURA qui ont été pointés du doigt par des informateurs clés comme des risques potentiels. Actuellement, l’ACURA ne possède pas les capacités opérationnelles requises pour administrer les activités régies par le Programme des accords sur les télescopes internationaux. Même si les représentants des milieux canadiens de l’astronomie interrogés ont relevé que l’ACURA pourrait jouer un rôle strictement administratif (c’est-à-dire se limitant à l’acheminement des contributions financières de l’État canadien), l’absence de la structure de responsabilisation requise pour gérer des fonds publics pourrait s’avérer problématique dans la pratique.

Parmi les autres agents de prestation possibles pour le Programme des accords sur les télescopes internationaux, mentionnons le CRNSG, la FCI et l’ASC. Selon les données et les points de vue collectés lors de l’examen de la documentation et des entrevues avec des intervenants internes et externes, il semble que l’administration du Programme des accords sur les télescopes internationaux déborde du mandat de ces organisations et que l’administration du Programme des accords sur les télescopes internationaux dans sa globalité excède les capacités internes de ces organisationsNote de bas de page 49.

Les intervenants externes ont cependant indiqué clairement qu’il serait possible d’intensifier la collaboration, la communication et la coordination entre l’IHA-CNRC, d’une part, et le CRNSG, la FCI, l’ASC et ACURA, d’autre part, afin d’appuyer l’astronomie canadienne en général. Les intervenants, tant internes qu’externes, ont expressément dénoncé le caractère flou des rôles et des fonctions de coordination de chacun de ces participants. Selon les informateurs clés des milieux de l’astronomie, cette perception de flou engendre de l’incertitude quant au processus de financement pour les nouvelles infrastructures astronomiques. Des informateurs clés de l’extérieur estiment que ce processus se fait à la pièce et qu’il est soumis à l’influence de facteurs politiques. Même si les participants à l’évaluation provenant des milieux de l’astronomie ont reconnu les efforts déployés pour coordonner le travail des organismes fédéraux actifs dans le secteur de l’astronomie par la création du Comité interorganisme de l’astronomie canadienne, ils estiment qu’une intensification des discussions interorganismes sur le financement des projets d’astronomie est nécessaireNote de bas de page 50.

4.0 Conclusions : rendement

Le rendement du Programme des accords sur les télescopes internationaux a été analysé en fonction des résultats concrets par rapport aux résultats escomptés ainsi qu’en fonction de l’efficience démontrée et des économies réalisées.

4.1 Obtention des résultats escomptés

Les résultats immédiats, intermédiaires et finaux associés à la participation du CNRC aux accords sur les télescopes internationaux peuvent être regroupés sous trois grands thèmes interreliés :

  • création de retombées scientifiques au Canada et dans le monde;
  • occasions pour l’industrie canadienne de contribuer au développement de l’instrumentation des télescopes;
  • amélioration ou maintien de la position du Canada parmi les chefs de file mondiaux de l’astronomie.

La présente section du rapport porte sur la contribution des accords sur les télescopes internationaux à l’obtention de ces résultats.

4.1.1 Création de retombées scientifiques

Dans quelle mesure la participation du Canada aux accords sur les télescopes internationaux a t elle généré des retombées scientifiques au sein de la collectivité canadienne et mondiale?

Conclusion clé 10 :

L’accès aux télescopes internationaux a donné aux astronomes canadiens la possibilité de générer du nouveau savoir tout en contribuant à la formation de personnel hautement qualifié.

Création et diffusion de nouveau savoir

« … les programmes Gemini dirigés par le Canada ont produit des taux de citation et de publication d’articles supérieurs à la moyenne, deux indicateurs puissants démontrant que les milieux de la recherche utilisent les installations d’une manière imaginative afin de se doter d’un avantage stratégique et par conséquent, qu’ils créent des retombées scientifiques de grande portée… »

Rapport du Gemini Assessment Point Panel (2009)

Grâce à l’accès qu’ils ont eu à des installations internationales, les astronomes canadiens ont été en mesure de contribuer à la création de nouveau savoir. Environ 88 % des répondants au sondage qui ont obtenu du temps d’observation en tant que chercheur principal ou membre d’une équipe de recherche ayant eu accès à l’un des télescopes internationaux du Canada (au cours des cinq dernières années ou précédemment) ont indiqué que l’accès aux télescopes internationaux du Canada leur avait permis à eux ou à leur équipe de recherche d’accéder à des connaissances ayant joué un rôle crucial dans l’avancement de leurs travaux. De même, 94 % se sont dits d’accord ou fortement d’accord avec l’énoncé selon lequel l’accès à des télescopes internationaux leur avait permis à eux ou à leur équipe de recherche d’apporter une contribution appréciable dans leur domaine de compétences.

Tableau 4 : Articles publiés et présentations données par des scientifiques canadiens grâce à l’accès au TCFH, au TJCM et aux observatoires Gemini (Nord et Sud)
Situation Articles publiés Présentations données
A déjà contribué à… 39,36 % 65,59 %
Mènera vraisemblablement à… 52,13 % 20,43 %

Entre autres exemples des avantages scientifiques découlant de la participation du Canada aux accords sur les télescopes internationaux, mentionnons l’une des premières détections directes sans aucune ambiguïté d’une exoplanète et également la détection du premier système multiplanétaire à avoir été mis en images. Cette découverte est attribuable à une équipe internationale dirigée par un Canadien, Christian Marois. L’équipe a publié un article où elle explique avoir effectué cette découverte grâce aux données produites par les télescopes Gemini et d’autres observatoires. Cette découverte représente un jalon dans la longue quête qui mènera à la découverte un jour d’une planète semblable à la Terre et ayant une atmosphère capable de soutenir la vieNote de bas de page 51.

Outre la création de nouveau savoir par des chercheurs canadiens ayant accès à des installations internationales, le CCDA, un élément du Programme des accords sur les télescopes internationaux, a permis aux chercheurs de partout dans le monde d’acc\xC3\xA9der à des données d’archives. En 2010, le nombre d’utilisateurs uniques ayant sollicité des données produites par les observatoires Gemini, TJCM et TCFH par l’entremise du CCDA s’élevait à environ 1 995. Le nombre d’utilisateurs uniques, qui ne cesse d’augmenter depuis 11 ans, se situe actuellement à un sommet historique. Le nombre de fichiers distribués par le CCDA laisse également croire qu’il s’agit d’une ressource de plus en plus sollicitée. Plusieurs informateurs clés attribuent l’importance qu’a le CCDA à son rôle marquant dans le stockage et la gestion de l’accès aux données astronomiques. Les documents examinésNote de bas de page 52 dans le cadre de l’évaluation ont reconnu l’importance du CCDA non seulement pour les astronomes canadiens, mais également pour les milieux internationaux de la recherche.

Formation de personnel hautement qualifié

Outre la création de nouveau savoir, la participation du Canada aux télescopes internationaux contribue à la formation des étudiants universitaires et des boursiers postdoctoraux qui ont ainsi accès à ces installations. L’accès à des télescopes internationaux est en effet perçu comme un facteur important dans la formation des étudiants par les informateurs clés de l’extérieur et de l’interne qui ont été interrogés et 90 % des répondants au sondage se sont dits d’accord ou tout à fait d’accord avec l’énoncé suivant lequel l’accès à des télescopes internationaux est crucial pour la formation des étudiants ou des boursiers postdoctoraux.

Même si la formation se déroule dans une large mesure dans le système universitaire, la possibilité d’accéder à des télescopes internationaux et aux données générées par ceux-ci permet aux étudiants diplômés canadiens d’être concurrentiels à l’échelle internationale. Les intervenants ont souligné qu’en l’absence des accords sur les télescopes internationaux, la qualité de la formation reçue par les étudiants serait touchée négativement, ce qui limiterait leurs qualités novatrices ainsi que leur compétitivité internationale.

Le sondage effectué dans le cadre de l’évaluation révèle qu’en moyenne, deux étudiants ou boursiers postdoctoraux appartenaient à chaque équipe de recherche qui s’est vu accorder un accès à l’un des télescopes (échelle : 0 à 35). De plus, au cours des deux dernières années, le nombre de demandes de temps d’observation sur Gemini présentées par des étudiants à la maîtrise et au doctorat pour soutenir leurs thèses a représenté en moyenne environ 38 % de toutes les demandes canadiennes de temps d’observation sur Gemini, par semestre. Les informateurs internes et externes estiment qu’une forte proportion de ces étudiants finissent par poursuivre une carrière dans des domaines autres que l’astronomie. Ce fait est appuyé par un sondage effectué dans le cadre du processus de rédaction du PLT portant sur l’ensemble des doctorats obtenus après 1990 au Canada. Selon ce sondage, 20 % des diplômés réorientent leur carrière vers des postes dans des domaines autres que l’astronomie comme la finance, les technologies de l’information, la médecine et l’enseignement. On peut faire valoir que comme de nombreuses autres sciences physiques, la formation offerte aux étudiants dans le domaine de l’astronomie favorise le développement de compétences analytiques larges qui peuvent être utilisées ensuite dans une multitude de secteurs.

4.1.2 Contributions de l’industrie

Dans quelle mesure la participation du Canada aux accords sur les télescopes internationaux a t elle permis à l’industrie canadienne de contribuer au développement d’instruments pour les télescopes?

Conclusion clé 11 :

La participation du Canada aux accords sur les télescopes internationaux a permis à des entreprises canadiennes de contribuer au développement d’instruments pour les télescopes et, au bout du compte, d’accroître leurs propres capacités technologiques. Plus précisément, la participation du Canada aux accords a bénéficié de deux manières à l’industrie canadienne : 1) elle leur a offert la possibilité de soumissionner pour l’obtention de contrats et 2) elle a permis aux entreprises de profiter de débouchés plus importants pas nécessairement liés aux accords sur les télescopes internationaux.

Possibilités directes

Selon L’astronomie au CanadaNote de bas de page 53, les retombées économiques de la participation du Canada à la recherche en astronomie ne découlent pas de la recherche comme telle, mais plutôt des instruments d’avant-garde que les astronomes canadiens ont développés pour les télescopes. À la construction de chaque nouveau télescope, les scientifiques et ingénieurs canadiens ont été en mesure de repousser les frontières technologiques dans des domaines comme la conception de capteurs et la résolution spatiale. Compte tenu de la contribution financière du Canada aux télescopes, les entreprises canadiennes ont eu la possibilité de soumissionner pour l’obtention de contrats liés aux installations couvertes par les accords sur les télescopes internationaux. Les informateurs clés interrogés dans le cadre de l’évaluation ont été unanimes à dire que la participation du Canada aux accords sur les télescopes internationaux a engendré des retombées économiques qui vont au-delà des seuls milieux de l’astronomie et qui ont bénéficié, entre autres, à l’industrie canadienne.

Pour ajouter aux retombées directes dont il est question ci-dessus, les preuves démontrent que la collaboration de l’IHA-CNRC avec des entreprises a accru la capacité de recherche industrielle de ces dernières et leur a procuré un accès à de l’équipement et à de la formation spécialisés, ce qui a accru leur capacité de contribuer au développement des instruments pour les télescopes. La participation canadienne au TCFH illustre bien ce point puisqu’elle a procuré au pays une expérience dans des domaines naissants de l’astronomie comme l’imagerie à haute résolution. Cette capacité industrielle accrue est susceptible de générer davantage de retombées commerciales dans l’avenir, dans des domaines comme l’optique adaptative et les corrélateurs, deux champs qui possèdent un potentiel pour d’autres applications et pour lesquels le Canada jouit désormais d’une réputation internationale. L’optique adaptative a aussi un effet dans des disciplines comme l’ophtalmologie et les technologies de corrélateurs et elle est maintenant reconnue comme ayant un potentiel pour les systèmes de communication qui s’appuient sur les techniques de diffusion en spectre étaléNote de bas de page 54 ». Le tableau 5 ci-dessous donne des exemples d’entreprises canadiennes qui ont profité de manière démontrable des contrats obtenus dans le cadre des projets de télescopes.

Il convient de souligner que même si la plupart des informateurs de l’industrie ont apprécié l’aide de l’IHA‑CNRC, certains ont néanmoins exprimé un vif intérêt à accroître leur rôle dans le processus de développement des nouveaux instruments destinés aux télescopes. Lorsque les circonstances s’y prêtaient, l’IHA‑CNRC a facilité l’intégration des entreprises aux premières étapes du développement des instruments, souvent dans le cadre d’arrangements de collaboration faisant participer des universités canadiennes.

Nom de l’entreprise Description Valeur
Dynamics Structures Limited (DSL) – Coquitlam (C. B.) structure nécessaire à la construction du TCFH, DSL a obtenu le contrat pour construite l’enceinte de ce télescope. Le projet du TCFH a positionné avantageusement DSL dans le domaine de la conception, de la fabrication et de la construction de 12 des plus grandes enceintes de télescopes. Après avoir relevé avec succès ce défi d’ingénierie, l’entreprise a utilisé l’expérience et les compétences acquises comme tremplin pour devenir un chef de file mondial dans la conception et la fabrication de manèges pour les parcs d’attractionsNote de bas de page 55. Revenus bruts :
  • 300 M$ (pour les enceintes de télescopes)
  • 300 M$ (pour les manèges de parcs d’attractions)
  • 300 M$ de commandes en cours.
Daniels Electronic – Victoria (C.-B.) Daniels Electronic est une société spécialisée dans les communications. En 2008, elle a obtenu un contrat pour l’assemblage et la mise à l’essai de récepteurs hétérodynes sur la bande 3 de 84-116 GHz pour les télescopes ALMANote de bas de page 56. Contrat d’une valeur de 1,3 M$
TeraXion – Sherbrooke (QC) Cette entreprise développe et fabrique des systèmes laser spécialisés. Elle a obtenu un contrat pour fournir des composantes d’antennes radio essentielles pour le télescope ALMA. TeraXion fait actuellement du démarchage sur des marchés potentiels (notamment ceux de la défense et de l’aérospatiale) afin d’y offrir ses nouveaux produits et sa nouvelle technologieNote de bas de page 57. Contrat de plus de 5 M$
ABB Bomem – Québec, PQ ABB Bomem possède des compétences en instruments optiques et infrarouges et dans des systèmes de métrologie. Entre autres contributions de l’entreprise à l’astronomie, mentionnons l’instrument Sitelle qui équipe le TCFH. Grâce à des contrats obtenus en astronomie, ABB a pu se positionner de manière avantageuse dans le développement d’instruments spatiaux non liés à l’astronomieNote de bas de page 58. Astronomy contracts valued at $4M USD (since 1997)
Non-astronomy contracts valued at $100M
Nanowave Technologies – Toronto (ON) Nanowave Technologies a produit avec succès des composantes hautement adaptées pour le télescope de la bande 3 du télescope ’ALMA. Les produits ont attiré des clients à l’extérieur des milieux de l’astronomie comme la société Énergie Atomique de FranceNote de bas de page 59.
Conditions favorables à la performance

Grâce aux compétences précieuses acquises dans des projets de développement d’instruments de télescopes, les entreprises canadiennes ont pu accéder à des projets encore plus vastes, dont le Télescope de trente mètres et le Square Kilometer Array (installations qui ne sont pas actuellement visées par les accords). Par exemple, la société canadienne Dynamic Structures Ltd. (DSL) a mis à profit l’expérience qu’elle a acquise dans la réalisation de composantes pour le Télescope Canada-France-Hawaï et les télescopes Gemini pour conclure un contrat avec le gouvernement japonais dans la réalisation d’un observatoire national (Subaru).

Même si la feuille de route de l’industrie canadienne montre qu’elle participe régulièrement au développement d’instruments pour des installations auxquelles le Canada ne contribue pas financièrement, la priorité est normalement accordée aux pays partenaires. Ce principe est attesté par les informateurs de l’industrie qui ont indiqué que c’est la participation canadienne aux accords sur les télescopes internationaux qui permet aux entreprises de soumissionner sur ces projets.

4.1.3 Réputation de chef de file mondial du Canada

Dans quelle mesure la participation du Canada aux accords sur les télescopes internationaux a t elle permis au Canada d’améliorer ou de maintenir sa position parmi les chefs de file mondiaux de l’astronomie?

Conclusion clé 12 :

Comme le démontrent les prix et la reconnaissance reçus par les chercheurs canadiens liés aux accords sur les télescopes internationaux, le Canada jouit d’une estime appréciable dans les milieux internationaux de l’astronomie.

Leadership au sein des milieux internationaux de l’astronomie

Les postes détenus par des Canadiens au sein des conseils d’administration responsables de la planification d’importantes nouvelles installations (par exemple, JWST, TMT, SKA) sont un indicateur important de la position qu’occupe le Canada parmi les chefs de file mondiaux du secteur de l’astronomie. Il existe un consensus parmi les informateurs clés interrogés aux fins de l’évaluation sur le fait que de détenir des sièges au sein de ces conseils d’administration permet au Canada d’influer sur l’orientation scientifique des projets menés au moyen des télescopes. Selon un informateur clé interne, l’influence du Canada au sein des conseils d’administration ne fait que refléter les points forts du Canada dans la recherche ainsi que dans le développement d’instruments. Les postes détenus par des Canadiens au sein des comités consultatifs financiers et scientifiques de l’observatoire Gemini peuvent être considérés comme un autre signe du leadership du Canada au sein des milieux internationaux de l’astronomie.

Prix et reconnaissances internationales

Les informateurs clés canadiens n’ont pas été les seuls à mettre en évidence la position du Canada parmi les chefs de file mondiaux de l’astronomie. En fait, une majorité écrasante d’informateurs clés internationaux estimaient que la participation aux accords sur les télescopes internationaux a rehaussé la position du Canada parmi les chefs de file mondiaux. Pour reprendre les mots d’un informateur clé des milieux internationaux : « … les astronomes canadiens sont très réputés à l’échelle internationale en raison des nombreuses découvertes scientifiques importantes et des progrès qu’ils ont accomplis au TCFH et aux télescopes Gemini… le Gemini Deep Deep Survey est reconnu à l’échelle internationale comme l’un des relevés les plus significatifs et les plus novateurs de l’univers éloigné ». Cette déclaration bénéficie par ailleurs de l’appui d’une majorité de répondants au sondage (c’est-à-dire, environ 90 %) qui se sont dits d’accord ou tout à fait d’accord avec l’affirmation selon laquelle la participation du Canada aux accords sur les télescopes internationaux contribue à la perception du Canada comme un chef de file mondial dans le domaine.

Comme nous l’avons mis en évidence dans une section précédente, l’accès aux accords sur les télescopes internationaux a contribué aux succès de l’astronome canadien Christian Marois et de son équipe dans un projet consistant à capter pour la première fois des images d’un système planétaire à l’extérieur de notre système solaire, grâce à la fois à l’observatoire Gemini et à l’observatoire Keck. Pour cette découverte, M. Marois et ses co-auteurs ont reçu l’AAAS Newcomb Cleveland Prize qui « reconnaît la parution d’un article exceptionnel publié dans les rubriques « Articles », « Research Articles » ou « Reports » de la revue Science.

4.1.4 Résultats inattendus

Y a-t-il eu des résultats inattendus (positifs ou négatifs) à la participation du Canada au Programme?

Conclusion clé 13 :

Outre les résultats escomptés du Programme des accords sur les télescopes internationaux, l’évaluation a permis de recenser des preuves confirmant que des résultats additionnels inattendus ont été obtenus grâce au Programme. Il s’agit notamment des compétences acquises par l’industrie dans des domaines autres que l’astronomie, des capacités avancées de gestion de données acquises et de l’intérêt suscité chez les jeunes pour la science et le génie.

Compétences acquises par l’industrie dans d’autres domaines et secteurs

Comme dans tous les autres cas de recherche financée par l’administration publique, les bailleurs de fonds du secteur public s’attendent à un large éventail de retombées socioéconomiques comme la création et l’utilisation de nouveau savoir en astronomie et la formation connexe de personnes spécialisées. Pourtant, l’astronomie est réputée pour générer des avantages additionnels liés aux besoins qu’elle a d’observatoires coûteux et très perfectionnés sur le plan technologique, ce qui crée des occasions pour les entreprises canadiennes de participer à la construction de ces installationsNote de bas de page 60. Comme nous en avons discuté dans une section précédente, les compétences et l’expérience acquises par ces entreprises dans le cadre des travaux entrepris dans le secteur de l’astronomie peuvent résulter dans le développement inopiné de dispositifs et de compétences qui auront des applications dans d’autres domaines (par exemple, l’incursion de DSL dans le secteur de la conception et de la construction de manèges pour les parcs d’attractions).

Capacités de gestion de données

Pour valider leurs découvertes, les milieux de l’astronomie ont besoin d’installations de plus en plus perfectionnées pour stocker et diffuser des ensembles de données dont le volume augmente sans cesse. À cette fin, la communauté a collaboré avec des scientifiques d’autres disciplines pour développer des technologies avancées de gestion de l’information et des communications (TIC), y compris des capacités de pointe en réseaux informatiques, en calcul et en gestion de données pour le stockage et la gestion de l’accès à d’énormes corpus de données. La demande pour les compétences en gestion de données du CCDA a donc crû et s’est étendue à des domaines autres comme ceux de la défense et des technologies océaniques. Selon l’IHA-CNRC, le CCDA a joué un rôle important en faisant passer les sciences océaniques à une échelle supérieure dans le cadre du projet international NEPTUNE de l’Université de Victoria. Les chercheurs de ce projet utilisent en effet un système fondé sur la technologie du CCDA pour surveiller la plaque tectonique Juan de Fuca.

Recrutement de jeunes dans les disciplines liées à la science et au génie

Comme l’astronomie stimule l’imagination, elle est souvent utilisée comme un moyen pour sensibiliser le public aux sciences, en ciblant notamment les étudiants dans le cadre de programmes de rayonnement public. Le TCFH et les observatoires Gemini ont donc organisé des concours d’imagerie à l’intention des jeunes Canadiens qui peuvent proposer des objets à observer. Les informateurs clés externes et internes qui ont été interrogés ont relevé que la participation du Canada aux télescopes internationaux et les découvertes canadiennes ont su mobiliser l’intérêt de la population canadienne pour les sciences. Cette sensibilisation joue un rôle important dans l’intérêt que les jeunes vouent à la science dès le plus jeune âge. Comme certaines des personnes interrogées l’ont souligné, c’est cette fascination précoce pour l’astronomie qui les a incitées à poursuivre des études et finalement une carrière en astronomie. Le Centre de l’univers de l’IHA-CNRC, une installation de sensibilisation du public à Victoria, est reconnu comme un outil important de diffusion au sein de la population en général de l’information sur l’astronomie obtenue grâce à la participation canadienne aux télescopes internationaux et comme un moyen de susciter l’intérêt de la population canadienne pour les sciences.

5.0 Conclusions : rendement – démonstration des économies et de l’efficience

5.1 Économie

Les ressources de l’IHA-CNRC ayant servi à appuyer l’administration des accords sur les télescopes internationaux ont-elles été utilisées d’une manière rigoureuse?

Conclusion clé 14 :

Selon les évaluateurs, le coût global de la contribution de l’IHA-CNRC à l’administration des accords sur les télescopes internationaux a diminué au cours de la période d’évaluation, en raison de modifications apportées au processus et à la procédure.

5.1.1 Réduction des coûts de main-d’œuvre

Selon les informateurs clés et les documents financiers fournis par l’IHA-CNRC, des économies de coûts ont été réalisées au cours de la période d’évaluation en apportant des changements aux procédures opérationnelles, notamment en mettant fin à la pratique qui consistait à affecter des astronomes de l’IHA au personnel des télescopes construits à l’étranger. On a en effet trouvé qu’il était plus avantageux financièrement de permettre à l’observatoire d’embaucher du personnel au nom de l’IHA‑CNRC en vertu d’un accord contractuel. Le changement le plus récent est survenu en 2009-2010 et même s’il a initialement entraîné une augmentation des coûts totaux associés aux contrats d’astronomes résidents, la hausse a été plus que contrebalancée par les économies globales réalisées, surtout lorsqu’on compare aux années précédentes. En moyenne, la valeur des contrats d’astronomes résidents au TJCM en 2010-2011 a augmenté de 52 000,00 $ comparativement aux années précédentes, au cours desquelles on embauchait des astronomes résidents contractuels et on affectait des employés de l’IHA-CNRC. Lorsqu’on compare cette somme aux sommes moyennes engagées au titre des contrats pour les astronomes résidents et l’affectation de personnel de l’IHA-CNRC dans les observatoires entre 2005-2006 et 2009-2010, les économies de coûts imputables à la seule utilisation d’astronomes résidents contractuels ont été d’environ 78 000,00 $. Les documents de l’IHA-CNRC ont également révélé d’autres exemples de ressources utilisées de manière plus efficace, notamment grâce à la rationalisation du Bureau canadien de Gemini.

5.1.2 Contributions en nature

Outre la réduction des coûts engagés par l’IHA-CNRC au titre de la main-d’œuvre pour l’administration du Programme, les milieux canadiens de l’astronomie ont effectué des contributions en nature notamment sous la forme de temps accordé par les membres du Comité d’attribution du temps d’observation (TAC) et des évaluateurs externes. Selon les informateurs clés, un membre du TAC consacre en moyenne par semestre environ 28 heures à ses tâches à l’intérieur du TAC plus deux jours pour les réunions du TAC.

5.1.3 Autres mesures de compression des coûts

L’IHA-CNRC a également mis en œuvre d’autres mesures conçues pour réduire au maximum le coût des ressources nécessaires à l’obtention des résultats attendus. Les documents examinés et les informateurs clés ont répertorié une série de mécanismes qui ont été mis en œuvre afin de favoriser une utilisation plus judicieuse des ressources financières :

  • Recours accru aux vidéoconférences pour diminuer le nombre de voyages inutiles effectués par les astronomes et réduire ainsi au maximum les coûts.
  • Utilisation des systèmes du CCDA pour améliorer l’utilisation de l’information collectée lors d’observations précédentes et ainsi éliminer le dédoublement des efforts. Cette mesure a également réduit les coûts de fonctionnement des observatoires et entraîné une réduction proportionnelle de la contribution de l’IHA-CNRC aux coûts d’administration des entités.
  • La direction du TCFH, qui comprend une forte représentation de l’IHA-CNRC, a comprimé ses dépenses en appliquant les moyens suivants :
    • Recrutement de partenaires additionnels pour partager les frais de fonctionnement et les coûts des nouveaux instruments.
    • Contrôle du nombre d’employés (le TCFH a déjà compté 50 employés et plus, effectif qui a été réduit à 32 employés à temps plein) et mise en place d’un plan d’automatisation intégrale qui permet maintenant des observations sans présence humaineNote de bas de page 61. L’automatisation intégrale permet également de réduire les frais de voyage et d’hébergement et d’utilisation du parc de véhicules du TCFH, une fiabilité accrue et la diminution des risques de sécurité pour le personnel.

Il convient de souligner que contrairement à ce qui avait été initialement envisagé, il n’a pas été possible de procéder à l’analyse historique des coûts associés à l’administration du Programme des accords sur les télescopes internationaux (analyse des tendances), en raison de l’incapacité d’examiner les coûts sur une base annuelle. Ce problème est largement imputable au fait que l’IHA-CNRC n’exerce pas de suivi sur les heures de travail consacrées aux accords sur les télescopes internationaux. À défaut de données plus précises pour évaluer les coûts liés à l’administration du Programme, l’IHA-CNRC a estimé le pourcentage moyen du temps consacré par ses employés à des tâches liées à l’administration des accords sur les télescopes internationaux ainsi que les coûts opérationnels connexes. Cette estimation ne pouvait être fournie sur une base annuelle.

Recommandation 2 :

Le Programme des accords sur les télescopes internationaux est entièrement intégré à la structure administrative de l’IHA-CNRC. Cette manière de procéder permet une utilisation économique des ressources et devrait être maintenue. Il est recommandé que les évaluations à venir de l’IHA-CNRC englobent les accords sur les télescopes internationaux et évaluent la pertinence et le rendement des deux composantes à l’intérieur d’une même étude.

5.2 Efficience

Les accords sur les télescopes internationaux du Canada sont-ils administrés d’une manière efficiente?

Conclusion clé 15 :

Dans l’ensemble, le Programme des accords sur les télescopes internationaux du Canada est administré d’une manière efficiente.

En utilisant le degré de satisfaction de la clientèle comme indicateur indirect de l’efficience, l’étude a démontré que les utilisateurs des installations sont en général satisfaits de la manière dont l’IHA-CNRC administre leur accès aux télescopes. Ainsi, plus des trois quarts (76,04 %) des chercheurs principaux interrogés qui ont obtenu du temps d’observation à l’un ou l’autre des observatoires Gemini, au TJCM ou au TCFH au cours des cinq dernières années se sont dits d’accord ou tout à fait d’accord avec l’affirmation selon laquelle le personnel de l’IHA a géré de manière efficace leur accès ou l’accès de leur équipe de recherche aux télescopes. La majorité des répondants au sondage ont indiqué que le processus d’attribution du temps d’observation était juste, que le processus de demande d’accès aux télescopes était raisonnablement simple et que les demandes de temps d’observation à un télescope donné étaient traitées dans un délai raisonnable et que les commentaires qui leur étaient fournis sur les résultats de leurs propositions d’accès aux télescopes étaient satisfaisants.

Dans un effort pour accroître l’efficience, le TAC a subi une restructuration récemment pour qu’il ne soit plus organisé en fonction des domaines des télescopes, mais plutôt en fonction des domaines scientifiques étudiés (par exemple, l’intergalactique ou l’extragalactique). Cet effort de restructuration peut être considéré comme un indicateur de la manière dont l’IHA-CNRC établit les besoins des milieux de l’astronomie dans le temps et y répond. Les astronomes ont toujours été classés en catégories établies en fonction de la longueur d’onde ou des télescopes utilisés (par exemple, la radioastronomie par opposition à l’astronomie millimétrique, les télescopes spatiaux par rapport aux télescopes terrestres). Toutefois, de plus en plus d’astronomes combinent des observations obtenues au moyen de nombreux télescopes, adoptant une démarche axée sur plusieurs longueurs d’onde et plusieurs télescopes pour répondre aux questions de leurs recherches. En conséquence, la distinction entre les astronomes terrestres et les astronomes spatiaux tend à s’estomper.

À l’heure actuelle, les propositions sont d’abord soumises au Comité d’attribution du temps d’observation de l’IHA-CNRC avant d’être communiquées au président du TAC. Les propositions sont évaluées par chaque membre du TAC ainsi que par deux évaluateurs extérieurs. Ce processus garantit que les auteurs des meilleures propositions obtiennent accès aux télescopes et il est généralement respectueux des mécanismes régissant l’attribution du temps d’observation dans les autres pays (c’est à dire les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie). Le processus d’examen du Canada diffère de celui des pays de référence du fait qu’il recourt à deux arbitres extérieurs. Les autres pays ne font appel qu’à un seul évaluateur extérieur de manière courante, et certains n’y ont recours que dans des cas précis (notamment pour des programmes importants exigeant plus de 50 nuits d’observation).

5.2.1 Efficacité sur le plan des coûts

Des facteurs externes ont-ils eu des retombées sur l’efficacité sur le plan des coûts du Programme des accords sur les télescopes internationaux?

Facteurs de succès

Conclusion clé 16 :

L’efficacité sur le plan des coûts du Programme des accords sur les télescopes internationaux est attribuable en partie à un engagement à l’endroit de la planification ainsi qu’à l’établissement de liens étroits entre les intervenants.

Voici quelques-uns des facteurs qui expliquent le succès des accords sur les télescopes internationaux :

  • Les liens de collaboration étroits entre l’IHA-CNRC et les milieux de l’astronomie ont permis aux deux parties de s’attaquer à des enjeux communs importants. Pour reprendre les propos d’un informateur clé interne : « Le Canada a mis en place un système qui fonctionne bien grâce aux interactions entre le CNRC, les universités et l’industrie ».
  • La force de ces relations est bien illustrée par l’engagement à l’endroit de la planification des milieux de l’astronomie comme le démontre le plan décennal adopté.
  • Les compétences de l’IHA-CNRC dans l’administration des partenariats établis pour gérer les installations internationales et dans le maintien de ses capacités de développement de technologies astronomiques dominantes .Note de bas de page 62

Difficultés en matière d’efficacité sur le plan des coûts

Conclusion clé 17 :

Parmi les difficultés auxquelles se heurtent les accords sur les télescopes internationaux, mentionnons l’incertitude causée par le retrait possible de partenaires, les fluctuations des taux de change et la nécessité pour le CCDA d’avoir accès à un accès Internet spécialisé à haut débit.

Les informateurs clés ont dressé une liste des facteurs extérieurs susceptibles de nuire à la capacité des accords sur les télescopes internationaux d’atteindre leurs objectifs. Voici quelques-uns de ces facteurs :

  • L’incertitude découlant de l’annonce par le Royaume-Uni de son retrait de Gemini en 2012 a eu des retombées sur la participation du Canada au télescope. Même si le retrait du Royaume-Uni n’entraînera pas de changements importants au processus actuel, le glissement possible de la balance du pouvoir au sein du partenariat pourrait atténuer l’influence exercée par le Canada dans la direction et la prise de décisions scientifiques. Les milieux canadiens de l’astronomie reconnaissent depuis longtemps l’importance d’un rôle de gouvernance dans les installations partagées. Le Canada doit agir afin de maintenir sa capacité de participer efficacement à la gouvernance du télescope malgré les changements qui seront apportés au partenariat dans la foulée du retrait du Royaume-Uni.Note de bas de page 63
  • Fluctuations des taux de change : Les budgets et les estimations des frais d’administration des installations extraterritoriales peuvent varier considérablement du fait des fluctuations des taux de change. L’IHA-CNRC doit donc surveiller et gérer les fluctuations de ces taux en demandant des ajustements dans le cadre de la mise à jour annuelle des niveaux de référence (MJANR) afin d’éviter de se retrouver avec le problème d’insuffisance des fonds attribués.
  • L’absence d’accès à Internet à haut débit au CCDA : Les services du CCDA ne sont pas optimisés, car ils ne disposent pas de connexions à Internet à haut débit. Le CCDA offre à la collectivité un certain nombre de services très recherchés et le logiciel et le stockage de données ont maintenant été déplacés dans le « nuage » du CHP géré par Calcul Canada. Afin d’utiliser efficacement ces services, des branchements Internet à haut débit sont nécessaires. L’IHA-CNRC est desservi uniquement par le réseau interne du CNRC qui, selon L’astronomie au Canada (HAL), fonctionne à un dixième de la vitesse dont disposent les utilisateurs. Ce déséquilibre restreint le niveau de service que le CCDA peut offrir à ses clients, dans les conditions actuelles.Note de bas de page 64
Recommandation 3 :

L’IHA-CNRC devrait se renseigner sur les coûts éventuels et la faisabilité d’obtenir pour le CCDA un accès Internet spécialisé à haut débit afin de lui permettre de répondre aux exigences croissantes et de se préparer à traiter les importants volumes de données qui, selon les prévisions, seront générées par l’ALMA au cours des prochaines années.

6.0 Conclusions générales et recommandations

Le Cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR) élaboré pour les accords sur les télescopes internationaux en 2004 fixe cinq objectifs pour le Programme. Les conclusions de l’évaluation sont analysées ici dans le contexte de ces objectifs.

Accroître l’accès dont dispose le Canada à des installations et à des compétences de calibre mondial en astrophysique et en tirer parti.

Cet objectif a trait à la raison d’être du Programme, plus particulièrement en ce qui concerne la création et l’utilisation accrues de savoir en astrophysique, tout en contribuant à la formation de personnel hautement qualifié. La clé de cet objectif est l’accès aux télescopes internationaux – ceux accessibles en vertu des accords et ceux appartenant à d’autres pays. La participation du Canada aux accords sur les télescopes internationaux permet aux chercheurs canadiens d’avoir accès à des installations et à des instruments partout dans le monde. Grâce à cet accès, les astronomes canadiens sont en mesure de procéder à des recherches de calibre mondial et de participer à la création de savoir dans leurs domaines de compétences.

Intensifier la collaboration scientifique entre organismes canadiens et étrangers.

Les articles publiés par des équipes d’astronomes canadiens et étrangers découlant de l’utilisation des télescopes internationaux constituent un signe clair que non seulement les astronomes canadiens créent du nouveau savoir, mais qu’ils arrivent aussi à diffuser efficacement ce savoir au sein de la communauté internationale de l’astronomie. Compte tenu des progrès rapides observés au cours des dernières années en astronomie et en astrophysique, cet objectif conserve toute sa pertinence.

Accroître les possibilités de formation pour les scientifiques et chercheurs canadiens.

Parce qu’il donne accès aux télescopes internationaux, le Programme contribue au développement de PHQ en astronomie et dans d’autres domaines. Par exemple, l’administration de l’attribution du temps d’observation aux étudiants reflète l’importance accordée à la formation de la prochaine génération de chercheurs dans ce domaine.

Augmenter les possibilités de développement d’instruments pour les chercheurs et les entreprises du Canada.

Les chercheurs canadiens et les entreprises continuent de bénéficier de possibilités de développer des instruments découlant des accords. Cet objectif a comme conséquence implicite de renforcer la capacité de recherche industrielle du Canada au moyen de différentes formules de collaboration. Dans l’ensemble, cet objectif a été atteint et conserve sa pertinence particulièrement dans le contexte de la nouvelle stratégie du CNRC qui vise notamment à combler l’écart entre le développement des technologies et leur commercialisation.

Rehausser le niveau de connaissance et de compréhension de l’univers par l’observation et l’étude des corps célestes.

Le Canada semble avoir été un participant efficace et respecté à d’importantes découvertes en astronomie. Plusieurs découvertes récentes découlant du travail de Canadiens représentent des jalons importants dans la quête visant à accroître la connaissance et la compréhension du cosmos par l’humain.

Recommandations

L’évaluation en vient à la conclusion que le Programme des accords sur les télescopes internationaux offre un bon rapport qualité-prix au CNRC et à l’administration fédérale. L’\xC3\xA9valuation n’a permis de mettre au jour aucune difficulté importante qui pourrait empêcher le Programme de continuer de connaître du succès. Trois recommandations, présentées ont été formulées dans le but que se poursuive l’apprentissage organisationnel et l’amélioration et elles sont présentées ci-dessous. On trouvera à l’annexe A un résumé de chaque recommandation accompagné de la réaction de la direction et du plan d’action proposé.

Recommandation 1 :

Pour répondre à l’évolution des besoins des milieux de l’astronomie, l’IHA-CNRC devrait étudier les possibilités d’assouplir les modalités des accords régissant les télescopes internationaux quant à la forme du soutien financier versé.

Recommandation 2 :

Le Programme des accords sur les télescopes internationaux est entièrement intégré à la structure administrative de l’IHA-CNRC. Cette manière de procéder permet une utilisation économique des ressources et devrait être maintenue. Il est recommandé que les évaluations à venir de l’IHA-CNRC englobent les accords sur les télescopes internationaux et évaluent la pertinence et le rendement des deux composantes à l’intérieur d’une même étude.

Recommandation 3 :

L’IHA-CNRC devrait chercher à établir les coûts éventuels et la faisabilité de fournir au CCDA une connexion Internet à haut débit spécialisée afin de lui permettre de continuer à répondre à la demande croissante et de se préparer à traiter les volumes massifs de données que devrait produire le télescope ALMA au cours des années à venir.

7.0 Réponse de la direction

Recommendation

Recommendation 1 : Pour répondre à l’évolution des besoins des milieux de l’astronomie, l’IHA-CNRC devrait étudier les possibilités d’assouplir les modalités des accords régissant les télescopes internationaux quant à la forme du soutien financier versé.

Réponse et mesures prévues

La recommandation est acceptée. L’IHA-CNRC travaille actuellement avec le bureau du v.-p., Services de gestion intégrés et chef de la direction financière, et avec le groupe Planification stratégique et opérationnelle à la révision des modalités afin de les assouplir. Des consultations appropriées auront lieu avec Industrie Canada et le SCT afin de s’assurer que les modalités sont conformes aux politiques et procédures de l’administration fédérale.

Responsabilité

Vice-président, Recherche à la frontière de la science, appuyé par le bureau du v.-p, Services de gestion intégrés et chef de la direction financière, et avec le groupe Planification stratégique et opérationnelle.

Échéancier

Nouvelles modalités approuvées en décembre 2012

Indicateurs de réussite

Nouvelles modalités pour les télescopes approuvées par le SCT

Recommendation

Recommendation 2 : Le Programme des accords sur les télescopes internationaux est entièrement intégré à la structure administrative de l’IHA-CNRC. Cette manière de procéder permet une utilisation économique des ressources et devrait être maintenue. Il est recommandé que les évaluations à venir de l’IHA-CNRC englobent les accords sur les télescopes internationaux et évaluent la pertinence et le rendement des deux composantes à l’intérieur d’une même étude.

Response and Planned Action(s)

La recommandation est acceptée. Comme la plupart des activités de l’IHA-CNRC appuient les accords sur les télescopes internationaux, une évaluation concertée tous les cinq ans sera plus efficace. Le regroupement de tous les éléments d’évaluation permettra de rationaliser cet exercice en plus de s’attaquer de manière plus efficace au contexte plus large dans lequel fonctionne l’IHA-CNRC.

Responsabilité

VP, Frontier Science and Director Audit and Evaluation

Échéancier

Prochaine évaluation à terminer d’ici 2016-2017

Indicateurs de réussite

La prochaine évaluation terminée en 2016-2017 comprendra une évaluation plus large de l’IHA CNRC.

Recommendation

Recommendation 3 : L’IHA-CNRC devrait chercher à établir les coûts éventuels et la faisabilité de fournir au CCDA une connexion Internet à haut débit spécialisée afin de lui permettre de continuer à répondre à la demande croissante et de se préparer à traiter les volumes massifs de données que devrait produire le télescope ALMA au cours des années à venir.

Réponse et mesures prévues

La recommandation est acceptée. Le CCDA fait partie d’un réseau mondial de centres de données offrant des services aux chercheurs canadiens et étrangers. À l’été 2011, la responsabilité du CCDA n’incombait plus uniquement au CNRC. Services partagés Canada (SPC) est maintenant un partenaire clé du Centre, de même que Calcul Canada. Le CNRC travaillera avec ces partenaires afin de garantir les mises à niveau devant être apportés à la capacité du CCDA, selon un plan visant à répondre aux besoins continus des clients du CCDA.

Responsabilité

Vice-président, Recherche à la frontière de la science, DG, IHA-CNRC, DG, DSAGI

Échéancier

Les échéanciers dépendront des plans du SSC pour la mise à niveau du réseau.

Indicateurs de réussite

Le CCDA répond aux exigences des clients pour un accès plus rapide aux données.

Annexe A – Grille d’évaluation

Questions Méthodes
Examen de la documentation Examen des données Étude des incidences socio-économiques Étude comparative internationale Entrevue avec des intervenants Sondage auprès des utilisateurs
Pertinence 1. Besoin continu du Programme
Le Programme des accords sur les télescopes internationaux continue t il de répondre à un besoin démontrable? Oui Oui Non Non Oui Oui
Pertinence 2. Harmonisation avec les priorités de l’administration fédérale
Le Programme est-il harmonisé avec les priorités de l’administration fédérale et avec les résultats stratégiques recherchés par le CNRC? Oui Non Non Non Oui Non
Pertinence 3. Harmonisation avec les rôles et les responsabilités de l’administration fédérale
Harmonisation avec les rôles et les responsabilités de l’administration fédérale Oui Non Non Oui Oui Oui
Rendement 1. Obtention des résultats escomptés
Dans quelle mesure la participation du Canada aux accords sur les télescopes internationaux génère-t-elle des retombées scientifiques au Canada et à l’étranger? Oui Oui No Oui Oui Oui
Dans quelle mesure la participation du Canada aux accords sur les télescopes internationaux permet-elle à l’industrie canadienne de participer au développement d’instruments pour les télescopes? Oui Oui Oui Non Oui Non
Dans quelle mesure la participation du Canada aux accords sur les télescopes internationaux a-t-elle amélioré la position du Canada parmi les chefs de file mondiaux de l’astronomie? Oui Oui Non Non Oui Oui
Y a-t-il eu des résultats inattendus (positifs ou négatifs) à la participation du Canada au Programme? Oui Non Oui Non Oui Non
Rendement 2. Démonstration des économies et de l’efficience
Les ressources de l’IHA-CNRC utilisées à l’appui de l’administration des accords sur les télescopes internationaux ont elles été utilisées d’une manière rigoureuse? Oui Non Non Non Oui Non
Les accords sur les télescopes internationaux du Canada ont-ils été administrés d’une manière efficace? Oui Oui Non Oui Oui Oui
Des facteurs extérieurs ont-ils influé sur l’optimisation du Programme des accords sur les télescopes internationaux sur le plan des coûts? Oui Oui Non Oui Oui Non

Annexe B – Méthodologie

L’évaluation du Programme des accords sur les télescopes internationaux du CNRC visait à analyser dans quelle mesure le Programme fait une utilisation optimale de ses ressources (donc, à établir sa pertinence et son rendement) de 2005-2006 à 2010-2011 inclusivement. Elle a plus particulièrement porté sur les investissements effectués en vertu des accords sur les télescopes internationaux et sur les activités entreprises par le CNRC à l’appui de ces investissements (le « Programme »).

Les méthodes choisies sont celles qui ont été jugées comme les plus efficaces pour répondre avec rigueur aux questions de l’évaluation tout en tenant compte des contraintes de coûts, de temps et de ressources et d’autres considérations, comme la portée de l’évaluation, le budget alloué et la nécessité de réduire au minimum le fardeau que représente la nécessité de répondre aux questions de l’évaluation. La méthode d’évaluation et l’importance des efforts déployés ont été à la mesure du risque que représente le Programme dont il a été établi au cours de l’étape de la planification qu’il était peu élevé. Une démarche axée sur les objectifs a donc été adoptée en s’appuyant sur un concept d’évaluation surtout descriptive et non expérimentale.

Afin de maximiser la possibilité d’obtenir des constatations utiles, valides et pertinentes, on a eu recours à une combinaison de méthodes, d’où les possibilités de triangulation (c’est-à-dire la convergence des résultats obtenus au moyen de données de sources différentes) et de complémentarité (c’est-à-dire une meilleure compréhension d’une question complexe en en étudiant les différents aspects). Des méthodes qualitatives et quantitatives ont été utilisées à cette fin. En voici quelques-unes :

  • examen interne et externe de la documentation;
  • examen des données administratives et des données de rendement;
  • entrevues avec des informateurs clés (internes et externes);
  • sondage Web auprès des utilisateurs.

Le lecteur trouvera dans les paragraphes qui suivent une description de la démarche suivie dans chaque cas ainsi qu’une description des limites inhérentes à chaque méthode.

Examen de la documentation interne et externe

Des documents internes et externes ont été examinés, synthétisés et intégrés à l’évaluation afin de la situer dans son contexte contemporain et historique, et afin de compléter les données obtenues d’autres sources afin d’évaluer la pertinence et le rendement du Programme. Parmi les documents internes examinés, mentionnons les modalités du Programme, le Cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR) et le Cadre de vérification axé sur les résultats (CVAR) des accords sur les télescopes, les examens et rapports d’évaluation précédents ainsi que certains dossiers sélectionnés du Programme (par exemple, protocoles d’entente, notes de breffage).

De plus, un large éventail de documents externes émanant des milieux de l’astronomie ont également été mis à la disposition de l’équipe d’évaluation qui les a examinés, y compris, sans toutefois s’y restreindre, le Plan à long terme 2010, des documents sur l’astronomie au Canada et notamment des données de base sur les différents acteurs du secteur de l’astronomie (par exemple, l’Agence spatiale canadienne, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, l’Association des universités canadiennes pour la recherche en astronomie), ainsi que des documents sur la productivité et les retombées scientifiques de l’astronomie et des observatoires astronomiques. On trouvera une liste complète des documents examinés à l’annexe F.

Compte tenu du niveau de risque relativement peu élevé associé à ce programme, l’évaluation a cherché, dans la mesure du possible, à réduire au strict minimum le fardeau imposé à l’IHA-CNRC ainsi qu’à l’ensemble des milieux de l’astronomie en extrayant les données secondaires d’un certain nombre d’études indépendantes publiées au cours des dernières années et portant sur des questions similaires au sujet de l’IHA-CNRC et des accords sur les télescopes internationauxNote de bas de page 65.

L’évaluation s’est notamment appuyée sur L’astronomie au Canada, une étude externe publiée en 2011 par Hickling Arthurs Low (HAL) et effectuée pour le compte du CNRC. Cette étude a constitué la base de deux éléments distincts de l’évaluation :

  • Étude des incidences socioéconomiques : L’étude a évalué les incidences et les retombées socioéconomiques des investissements canadiens dans les observatoires Gemini et ALMA. Elle donne le profil des entreprises qui ont participé aux activités menées en vertu des contrats de développement d’instruments et recense les retombées commerciales dont ces entreprises ont subséquemment bénéficié. Cette étude a été utile à l’analyse, effectuée dans le cadre de l’évaluation, de l’effet des accords sur les télescopes internationaux sur la participation de l’industrie canadienne au développement d\xE2\x80\x99instruments pour les télescopes et elle a permis d’établir si la participation canadienne au Programme a eu des résultats inattendus (positifs ou négatifs).
  • Étude comparative internationale : L’étude a comparé la recherche astronomique effectuée au Canada à celle effectuée dans cinq autres pays (États-Unis, Royaume-Uni, France, Pays-Bas et Australie) sur les plans de l’investissement, des activités et du rendement; de l’accès aux observatoires terrestres et spatiaux et de la capacité industrielle nationale. Ces travaux ont établi un point de référence pour établir dans quelle mesure le rôle actuel du CNRC dans la prestation du Programme est approprié et conforme aux rôles et aux responsabilités de l’administration fédérale; dans quelle mesure la participation du Canada aux accords sur les télescopes internationaux a généré des retombées scientifiques au Canada et à l’étranger; dans quelle mesure les ressources de l’IHA-CNRC engagées dans l’administration des accords sur les télescopes internationaux ont été utilisées de manière rigoureuse et dans quelle mesure les accords sur les télescopes internationaux du Canada sont administrés efficacement. À l’information sur le processus d’examen par les pairs et d’attribution du temps d’observation dans les pays choisis aux fins de la comparaison se sont ajoutées une recherche sur le Web et des consultations téléphoniques avec des représentants du Comité d’attribution du temps d’observation venant des pays sélectionnés (soit le Royaume-Uni, les États-Unis et de l’Australie).

L’examen des documents a posé peu de problèmes. Le recensement et l’acquisition des documents ont été facilités par la réalisation concomitante de L’astronomie au Canada, une \xC3\xA9tude commandée par le CNRC dont les auteurs ont procédé à un examen exhaustif de la documentation. Une mise en garde s’impose toutefois au sujet des documents externes, soit l\xE2\x80\x99absence de documentation sur les retombées scientifiques des activités canadiennes en astronomie terrestre par rapport à celles des autres pays. On a par conséquent dû se contenter d’approximations fondées sur le classement du Canada au chapitre des retombées scientifiques de l’astronomie en général. Les conclusions tirées des autres sources de données sont conformes aux conclusions obtenues au moyen de cet indicateur approximatif et par conséquent, elles ne compromettent pas la validité de l’indicateur.

Examen des données administratives et des données de rendement

Les données administratives et les données de rendement du Programme pour la période de 2006-2007 à 2010-2011 ont été examinées afin d’en tirer de l’information sur les produits du Programme et de contribuer ainsi à l’analyse des besoins (par exemple, taux de sursouscription) et des résultats inattendus (c’est-à-dire la mesure dans laquelle les retombées scientifiques recherchées ont été obtenues et la mesure dans laquelle la participation aux télescopes a permis à l’industrie canadienne de contribuer au développement des instruments pour les télescopes). Les données de rendement et les données administratives ont également servi par voie de comparaison avec d’autres données à évaluer l’efficience du Programme et les économies générées. Les données administratives et les données de rendement ont été fournies par le personnel de l’IHA-CNRC et par des organismes extérieurs comme la CASCA et la direction de chacun des télescopes.

Les données examinées comprenaient également des données financières (notamment les coûts directs des versements prévus dans les accords de contribution de chacun des quatre télescopes) ainsi que les d\xC3\xA9penses de fonctionnement totales de l’IHA-CNRC. L’IHA-CNRC a également fourni une estimation des coûts moyens engagés dans l’administration des accords sur les télescopes (c’est \xC3\xA0 dire les salaires et les coûts de fonctionnement des services de soutien au Programme comme les salaires des dirigeants et des employés et les coûts des activités connexes comme les travaux du Comité canadien d’attribution du temps d’observation). Comme les coûts associés à l’administration du Programme et aux activités connexes ne sont pas consignés de manière formelle par l’IHA-CNRC, il a fallu procéder à une estimation qui, même si elle donne une approximation assez exacte des données manquantes, crée une possibilité de surestimation ou de sous-estimation. De plus, comme les coûts d’administration du Programme des accords sur les télescopes internationaux ont eux-mêmes été estimés et n’ont fait l’objet d’aucun suivi annuel, il a été impossible de procéder à une analyse des tendances comme on avait initialement prévu de le faire pour établir l’efficience du Programme.

Parmi les autres données fournies par l’IHA-CNRC, mentionnons les dossiers des bénéficiaires de subventions de voyage du CRNSG (avant que celles-ci soient annulées), le taux d’utilisation des services du CCDA, les taux de souscription canadiens, des données sur les transferts de connaissances et sur les retombées sur l’industrie des contrats liés aux télescopes, les chiffres sur la participation des employés de l’IHA-CNRC aux activités des comités internationaux et la reconnaissance accordée aux membres des milieux canadiens de l’astronomie ainsi que les données sur les activités de sensibilisation du public de l’IHA-CNRC.

Les administrateurs des télescopes ont fourni des données sur les contrats de développement d’instruments (à l’exception du TJCM où aucun contrat de développement d’instruments n’a été accordé pendant la p\xC3\xA9riode visée par l’évaluation) ainsi que les taux de souscription des pays partenaires des observatoires Gemini, du TJCM et du TCFH. Finalement, les statistiques annuelles de la CASCA sur ses membres ont été obtenues et utilisées afin d’évaluer l’évolution de la taille de la communauté d’utilisateurs. Comme les membres de la CASCA peuvent aussi bien être des astronomes terrestres que des astronomes spatiaux, et qu’il n’a pas été possible de distinguer les uns des autres dans les chiffres fournis, ces données nous ont permis d’établir des approximations seulement. Cette incapacité de distinguer les astronomes terrestres des astronomes spatiaux reflète bien la nature changeante des milieux de l’astronomie. Dans le passé, les astronomes étaient classés en fonction de la longueur d’onde de leur télescope ou du genre de télescopes qu’ils utilisaient (par exemple, radioastronomie par rapport à astronomie millimétrique ou télescope spatial par rapport à télescope terrestre). Aujourd’hui, de plus en plus d’astronomes utilisent pour leurs recherches des observations effectuées au moyen de nombreux télescopes, adoptant une démarche multilongueur d’ondes et multitélescope pour répondre aux questions qu’ils se posent et qui sont à la base de leurs recherches. La distinction entre les astronomes terrestres et les astronomes spatiaux tend de plus en plus à s’effacer.

Entrevues avec des informateurs clés

La tenue d’entrevues avec des informateurs clés est essentielle à toute méthodologie d’évaluation. L’information collectée dans le cadre du processus qualitatif de ces entrevues semi structurées relevait d’expériences personnelles, d’opinions et de connaissances spécialisées. Cette information joue un rôle important dans la mise en contexte des données de rendement et des autres statistiques.

Les entrevues ont été effectuées en personne ou par téléphone. Chaque entrevue a duré de 45 minutes à 1,5 heure et a été effectuée en s’appuyant sur un guide d’entrevue. Les guides d’entrevue contenaient les questions communes à poser à toutes les personnes interrogées afin de s’assurer que les entrevues portent toutes sur les mêmes questions. Tous les informateurs avaient reçu le guide d’entrevue avant l’entrevue.

Au total, 33 entrevues ont été effectuées avec des membres de la direction et du personnel du CNRC ainsi qu’avec d’autres intervenants des accords sur les télescopes internationaux (voir tableau 1). Les personnes interrogées ont été sélectionnées en consultation avec des experts en la matière et avec des experts en méthodologie. Parmi toutes les personnes des milieux de l’astronomie sollicitées pour participer à l’évaluation, seulement deux ont refusé. Deux autres membres des milieux de l’astronomie ont donc été recrutés pour les remplacer. Afin de s’assurer que tous les groupes d’intervenants étaient représentés de manière satisfaisante dans le bassin d’informateurs, l’équipe de l’évaluation a déployé un effort particulier pour inclure aussi bien des théoriciens que des astronomes spatiaux utilisant des données d’installations terrestres ainsi que des astronomes s’appuyant uniquement sur des observations terrestres.

Afin d’éviter que l’évaluation ne soit un fardeau pour les milieux de l’astronomie, l’équipe de l’évaluation a utilisé les entrevues effectuées dans le cadre de l’étude L’astronomie au Canada commandée par le CNRC. L’équipe de l’évaluation a rédigé les questions qui ont été posées pendant les entrevues avec les administrateurs et dirigeants de chacun des quatre télescopes (ALMA, Gemini, TCFH et TJCM) ainsi qu’avec les cinq entreprises qui ont travaillé au développement d’instruments pour les télescopes en collaboration avec l’IHA-CNRC. Même si HAL a aussi procédé à des entrevues avec des représentants de l’ACURA et de la CASCA dans le cadre de son étude L’astronomie au Canada, aucune question de l’évaluation n’a été incluse à ces entrevues, car les évaluateurs ont estimé qu’ils devaient rencontrer eux-mêmes ces intervenants. L’équipe de l’évaluation a aussi interrogé des représentants de deux autres entreprises en plus des cinq entreprises dont des représentants avaient déjà été interrogés par HAL.

Tableau 1 : Ventilation des informateurs clés reçus en entrevue
Catégorie de personnes interrogées Nombre de personnes interrogées
Direction et personnel de l’IHA-CNRC 8
Membres externes des milieux de l’astronomie 11
Administrateurs de télescope 4
Partenaires industriels 7
Représentants des milieux internationaux de l’astronomie 3

Sondage auprès des utilisateurs

Afin de pouvoir simultanément collecter des données sur la pertinence des accords sur les télescopes internationaux et sur l’obtention des résultats escomptés, un sondage Web a été mis au point et distribué aux membres des milieux de l’astronomie ayant utilisé les installations (c’est à dire, des astronomes terrestresNote de bas de page 66). La liste des destinataires du questionnaire a été établie au moyen de deux sources : 1) la liste des membres de la CASCA établie au moyen de la liste CASCA Exploder ListServ; et 2) la liste des chercheurs principaux ayant présenté une proposition au Comité canadien d’attribution du temps d’observation au cours de la période de 2005-2006 à 2010-2011. Le recours à deux sources différentes était nécessaire pour deux raisons : 1) tous les demandeurs d’accès à un télescope ne sont pas nécessairement membres de la CASCA (d’où la nécessité d’obtenir la liste des personnes ayant demandé un accès en tant que chercheur principal); et 2) tous les utilisateurs des télescopes n’étaient pas nécessairement des chercheurs principaux, ce qui ne les a pas empêchés d’utiliser le télescope en tant que membres d’une équipe de recherche (ce qui exigeait l’obtention de la liste de membres de la CASCA).

Malgré certains chevauchements entre la liste de membres de la CASCA et la liste des chercheurs principaux établie par le Comité canadien d’attribution du temps d’observation, la CASCA n’a pas fourni une liste de tous ses membres, ce qui aurait permis de comparer les coordonnées figurant sur nos deux listes afin d’éliminer les doublons. Par conséquent, il est possible que certains participants aient reçu deux demandes de participation. De même, la population d’astronomes terrestres n’a pas pu être établie avec précision, car le nombre ou la proportion de ces astronomes n’a pu être établi distinctement du nombre global d’astronomes au sein des milieux canadiens de l’astronomie. Comme nous l’avons souligné précédemment, ce fait est en partie attribuable à l’évolution des milieux de l’astronomie et au fait que de plus en plus, les astronomes utilisent les observations effectuées au moyen de nombreux télescopes pour répondre aux questions qui animent leurs recherches et ne se considèrent plus eux mêmes comme des astronomes terrestres ou spatiaux. Comme le nombre réel de doublons et le nombre total de personnes de la population n’ont pu être établis, le taux de réponse au sondage n’a pu être calculé. Même si cette lacune a une incidence sur le degré de fiabilité des conclusions du sondage, l’utilisation de méthodes mixtes et la présence de preuves concordantes provenant d’autres sources de données atténuent l’incertitude entourant la représentativité de l’échantillon. Dans ce contexte, les conclusions du sondage sont considérées comme valides.

Les répondants au sondage ont reçu par courriel du directeur de la Vérification et de l’évaluation du CNRC une invitation à participer au sondage. Les chercheurs principaux ont reçu ce courriel d’invitation directement du directeur de la Vérification et de l’évaluation du CNRC, et les personnes jointes par l’entremise de la liste Exploder ListServ de la CASCA ont reçu une invitation envoyée en son nom par un membre de la CASCA appartenant à l’IHA CNRC. Les répondants disposaient de deux semaines pour répondre au sondage. Un rappel a été envoyé à tous les répondants trois jours avant la date limite.

Of those receiving an invite to participate, 184 respondents began the survey, with 165 being from the desired population (i.e., engage in ground-based observational research that requires access to data obtained from optical/infrared or millimeter / submillimeter telescopes). Of the 165 ground-based astronomer respondents, 34 did not complete the entire survey. Sixteen of these cases were deleted because only the first three questions of the survey had been answered while the remaining 18 were included in the final sample in order to maximize sample sizeNote de bas de page 67. The final sample was therefore composed of 149 respondents.

De toutes les personnes ayant reçu une invitation, 184 ont commencé à répondre au questionnaire. De ce nombre, 165 appartenaient à la population ciblée (c’est-à-dire des scientifiques engagés dans des recherches fondées sur l’utilisation d’observatoires terrestres ayant besoin d’accéder aux données obtenues au moyen de télescopes optiques/infrarouges, millimétriques ou submillimétriques). Sur ces 165 astronomes terrestres qui ont commencé à répondre au questionnaire, 34 ne l’ont pas rempli au complet. Seize des questionnaires incomplets ont été supprimés de l’échantillon parce que les répondants avaient répondu uniquement aux trois premières questions tandis que 18 autres ont été inclus dans l’échantillon final afin d’en optimiser la taille . L’échantillon final était par conséquent composé de 149 répondants.

Surces 149 répondants, 92 % avaient eu accès à au moins un des télescopes internationaux dont le Canada est partenaire (TCFH, TJCM, Gemini Nord ou Gemini Sud) au cours des cinq dernières années ou auparavant. La majorité des répondants (70 %) ont indiqué qu’ils avaient présenté une demande pour obtenir du temps d’observation en tant que chercheur principal au cours des cinq dernières années. De ceux qui ont présenté une demande en tant que chercheur principal, 92 % ont obtenu du temps d’observation sur au moins un des télescopes visés par leur demande (voir tableau 2).

Tableau 2 : Télescopes où les chercheurs principaux ont obtenu du temps d’observation, 2005 2006 à 2009-2010
Télescope Nombre de chercheurs principaux
Gemini Nord 37
Gemini Sud 39
TCFH 46
TJCM 29
Pas de temps accordé sur Gemini, TCFH ou TJCM 8

Nota : Les répondants pouvaient sélectionner tous les télescopes où ils avaient obtenu du temps d’observation.

Plus de la moitié des répondants au sondage provenaient d’universités canadiennes (64,9 %). Les autres appartenaient à l’administration fédérale canadienne (19,8 %); à une université étrangère (3,8 %); à une administration publique étrangère (7,6 %) ou à une autre entité (3,8 %). Les répondants venant d’universités appartenaient au corps professoral ou au personnel (60 %); aux étudiants diplômés (24,4 %); aux boursiers postdoctoraux (10 %) ou à un autre groupe (5,6 %), par exemple, professeurs ém\xC3\xA9rites, professeurs à la retraite, adjoints de recherche).

Annexe C – Aperçu des télescopes extraterritoriaux du Canada

La Loi sur le Conseil national de recherches donne au CNRC le mandat d’assurer le fonctionnement et l’administration des observatoires astronomiques établis ou maintenus par l’État canadienNote de bas de page 68. Ce mandat a été confié à l’IHA-CNRC qui, en plus d’assurer le fonctionnement des deux observatoires situés sur le territoire canadienNote de bas de page 69, gère la participation du Canada à quatre grands observatoires terrestres internationaux :

  • le Télescope Canada-France-Hawaï;
  • le Télescope James Clerk Maxwell;
  • les télescopes jumeaux Gemini;
  • les télescopes jumeaux Gemini;

Les droits de participation du Canada à ces observatoires internationaux sont réglés au moyen de paiements de transfert, conformément aux modalités stipulées dans les accords sur les télescopes internationaux. On trouvera une description sommaire de chaque télescope au Table3. Une description plus détaillée suit.

Tableau 3 : Aperçu des télescopes internationaux du Canada
TCFH TJCM Gemini ALMA
Genre de télescope/ spécialisation Optique-infrarouge (3,6 mètres) Submillimétrique (15 mètres) Optique-infrarouge (télescopes jumeaux de 8 mètres) Submillimétrique
Début de l’accord de financement 1974 1989 1993 2009
Date de mise en service du télescope 1979 1987 2000/2001 (nord/sud) Début anticipé des activités scientifiques vers la fin de 2011
Part du Canada 42,5 % 25 % 15 % 7,25 % de la part nord-américaine (38,75 %), c’est à dire, part globale de 2,8 %
Partenaires France (42,5 %) et l’État d’Hawaï (15 %) Royaume-Uni (55 %) et Pays-Bas (20 %) États-Unis (50,1 %), Royaume-Uni (23,8 %)Note de bas de page 70, Canada (15,0 %t), Australie (6,2 %), Brésil (2,5 %), et Argentine (2,4 %)Note de bas de page 71 Europe (37,5 %), Amérique du Nord (37,5 %) et Asie de l’Est (25 %), en collaboration avec la République du Chili
Organisme responsable Société du TCFH – une société sans but lucratif Science and Technology Facilities Council (STFC)Note de bas de page 72. La National Science Foundation (NSF) supervise l’organisation gestionnaire, soit l’Association of Universities for Research in Astronomy (AURA) National Science Foundation (NSF). La NSF supervise l’organisation gestionnaire, soit l’Associated Universities Inc.
Gouvernance Le conseil d’administration gère et contrôle les activités du TCFH. Le conseil consultatif scientifique conseille l’organisation et contribue à l’établissement des orientations scientifiques. Le conseil d’administration du TJCM supervise le fonctionnement des installations et s’efforce de les maintenir à l’avant-garde de l’astronomie. Observatoire exploité par le Joint Astronomy Center (JAC), un établissement de la STFC britannique. Le conseil d’administration de Gemini supervise et régit Gemini. La NSF organise au nom du conseil d’administration les activités de Gemini. L’AURA gère les affaires courantes. La gouvernance de l’ALMA a été confiée au conseil d’administration de l’ALMA qui est conseillé dans sa gestion par un comité consultatif international et par un comité consultatif scientifique de l’ALMA.
Durée Pas de date d’échéance fixe. Mécanisme de dissolution prévu dans les statuts. Échéance prévue de l’accord le 31 mars 2012, sauf s’il est prolongéNote de bas de page 73. Échéance prévue de l’accord le 31 décembre 2015. L’accord bilatéral sur ALMA signé entre la NSF et l’European Southern Observatory (ESO) vient à échéance au plus tôt le 31 décembre 2021. Le protocole d’entente entre le CNRC et la NSF vient quant à lui à échéance à la même date que l’accord bilatéral ALMA. L’accord de financement conclu entre le CNRC et la NSF vient à échéance en décembre 2015, sauf s’il est prolongé.

1. Télescope Canada-France-Hawaï (TCFH)

Aperçu du TCFH

Le Télescope Canada-France-Hawaï (TCFH) est un télescope optique/infrarouge de 3,6 m qui trône à 4 200 mètres d’altitude au sommet du Mauna Kea, un volcan inactif sur l’île d’Hawaï. Le TCFH est le fruit d’une collaboration entre le Canada (42,5 %), la France (42,5 %) et l’État d’Hawaï (15 %). Les trois parties en sont conjointement propriétaires et l’exploitent depuis 1979. Selon le Plan à long terme 2010, le TCFH a été le premier observatoire de calibre mondial du Canada et le premier télescope de la classe des quatre mètres jamais construit. L’accord le régissant ne comporte aucune date fixe d’échéance et la dissolution du groupe doit se faire par une modification à l’accordNote de bas de page 74. Pour mettre fin à l’accord, une des parties doit signifier aux autres parties un préavis d’au moins deux ans de son intention de se retirer.

Gouvernance du TCFH

Le TCFH a été constitué en personne morale en 1974 par les trois partenaires fondateurs : le Canada, la France et l’État d’Hawaï. Le TCFH est régi par un conseil d’administration constitué de quatre administrateurs nommés par le CNRC, de quatre administrateurs nommés par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de France et de deux administrateurs désignés par l’Université d’Hawaï. Un directeur général, nommé par le conseil d’administration, dirige la Société. Le conseil se réunit en personne une fois par année. Un comité spécial du conseil se réunit par des moyens électroniques (ou en personne, le cas échéant) vers le milieu de l’année afin de discuter des dossiers courants. Des mises à jour sur les activités de l’observatoire et sur les dossiers susceptibles d’intéresser les partenaires sont envoyées au conseil par le directeur général tous les trimestresNote de bas de page 75.

Un conseil scientifique consultatif (SAC) apporte son aide au conseil d’administration et au directeur général sur toutes les questions scientifiques et techniques ayant trait aux objectifs de la Société. Le SAC compte dix membres désignés par le conseil d’administration. Quatre autres sont désignés par le CNRC, quatre autres encore par le CNRS de France et les deux derniers par l’Université d’HawaïNote de bas de page 76.

En sa qualité de société sans but lucratif constituée dans l’État d’Hawaï, le TCFH est un organisme totalement indépendant de ses partenaires fondateurs, ce qui lui procure la marge de manœuvre requise pour établir ses propres règlements administratifs et internes, pour passer des marchés pour l’acquisition de nouveaux instruments ou la mise à niveau des instruments existants, et pour répondre à tous ses autres besoins en matière d’exploitation et de développement sans avoir à recourir à une tierce partie pour administrer la transaction. En sa qualité de personne morale, le TCFH peut aussi prendre des décisions en matière de dotation en personnel afin de répondre à ses besoins en constante évolution et d’être en mesure de collaborer avec d’autres organisationsNote de bas de page 77.

Répartition du temps d’observation au TCFH

L’accès des trois partenaires fondateurs au TCFH est fonction de leur contribution. Chacun d’entre eux possède son propre comité d’attribution du temps d’observation (TAC) qui classe les projets d’observation par priorité. En consultation avec les présidents de comités, le TCFH répartit les nuits d’observation entre les différents partenaires. Le TCFH applique une méthode d’observation dite « séquentielle » en vertu de laquelle le personnel de l’observatoire effectue les observations commandées par les chercheurs à partir de scripts préétablis par ces derniers pour définir, de manière détaillée, le déroulement des observations. Dans la mesure où il est bien appliqué, un modèle séquentiel de ce genre optimise l’utilisation du temps d’observation le plus fortement sollicité (c’est-à-dire les périodes où les conditions d’observation sont optimales ou les rares moments où le taux de vapeur d’eau en suspension dans l’atmosphère est faible). Outre les pays partenaires (c’est-à-dire le Canada, la France et Hawaï), le TCFH a aussi conclu des accords avec Taïwan et avec le Brésil (la conclusion d’un accord avec la Chine est imminente), accords en vertu desquels les périodes d’observation disponibles sont échangées contre des contributions en espèces ou en nature qui facilitent le développement de nouvelles capacités pour le TCFH. Après l’ajout de la Chine, on estime que ces trois pays utiliseront environ 20 à 22 nuits d’observation par semestre. Les contributions additionnelles de ces trois pays permettront à l’observatoire de se doter de nouvelles capacités sans que cela ait une incidence sur les coûts assumés par les partenaires actuelsNote de bas de page 78.

2. Télescope James Clerk Maxwell (TJCM)

Aperçu du TJCM

Érigé près du sommet du volcan Mauna Kea, à Hawaï, le Télescope James Clerk Maxwell (TJCM), avec son miroir de 15 mètres de diamètre, est le plus grand télescope submillimétrique à miroir simple du monde. Entré en service en 1987, son fonctionnement est assuré par un partenariat entre le Royaume-Uni (R.-U.), le Canada et les Pays-Bas qui contribuent financièrement à hauteur de 55 %, 25 % et 20 % respectivementNote de bas de page 79. L’accord vertu duquel le Canada s’est engagé à contribuer financièrement au TJCM a été signé en 1989. Selon le PLT2010, le TJCM est sans contredit encore l’observatoire submillimétrique terrestre le plus puissant et il le demeurera jusqu’à l’entrée en service du Atacama Large Millimetre/Sub-millimetre Array (ALMA).

Le TJCM est doté du détecteur SCUBA-2 (Sub-millimetre Common-User Bolometer Array), une caméra à grand champ de nouvelle génération conçue pour accroître les capacités du télescope qui à l’origine, soit en 1987, était doté de la première génération de SCUBA. Doté d’un champ beaucoup plus large que son prédécesseur et d’une sensibilité réduite au fond de ciel, le détecteur SCUBA-2 pourra cartographier des territoires beaucoup plus vastes de l’espace à une vitesse jusqu’à 1 000 fois supérieure à celle du SCUBA actuel, ce qui marquera un net progrès pour l’astronomie. Même si SCUBA-2 n’a commencé à être utilisé pour des expériences scientifiques qu’en 2010, sa durée de vie demeure incertaine, car on ne sait pas trop de quoi sera fait l’avenir du partenariat propriétaire du TJCM. Le Royaume-Uni a en effet limité son engagement dans le TJCM à la fin de 2013. Les Pays-Bas ont annoncé en août 2011 leur intention de ne plus être partenaire du TJCM à l’échéance des accords actuels de financementNote de bas de page 80. On s’attend donc à ce que les Pays-Bas se retirent du TJCM dès mars 2013. Selon l’accord du TJCM, le partenaire qui souhaite se retirer doit signifier un préavis de deux ansNote de bas de page 81. Le Canada s’est engagé pour sa part à continuer de financer le TJCM jusqu’au 31 mars 2013 et, par la suite, jusqu’au 30 septembre 2014 à la condition qu’un modèle de financement particulier qui fait actuellement l’objet de discussion avec le Royaume-Uni soit adopté. Cette dernière date laisse donc aux milieux canadiens de l’astronomie trois années d’observations scientifiques garanties au moyen d’une caméra SCUBA-2 entièrement fonctionnelle.

Gouvernance du TJCM

Le fonctionnement du TJCM est assuré par le Joint Astronomy Centre (JAC), qui assure aussi le fonctionnement du télescope à infrarouge du Royaume-Uni (UKIRT). Le JAC (tout comme le TJCM et l’UKIRT) relève du Science and Technology Facilities Council (STFC) du Royaume-Uni. Le STFC verse des crédits au JAC au titre de l’UKIRT et afin de payer la part du Royaume-Uni dans le financement du TJCM. Le JAC reçoit également des contributions du CNRC et de l’Organisation pour la recherche scientifique des Pays-Bas afin d’assurer le fonctionnement du TJCM. Le STFC, à qui appartiennent les actifs du TJCM, assume un rôle prépondérant au sein du partenariatNote de bas de page 82.

Les activités du TJCM sont supervisées par un conseil d’administration composé de neuf personnes : quatre administrateurs désignés par le Royaume-Uni, deux désignés par le Canada, deux désignés par les Pays-Bas et un par l’Université d’Hawaï. Le conseil d’administration du TJCM a les pleins pouvoirs. Il n’y a aucun comité scientifique ni comité de gestion financière comme c’est le cas pour d’autres télescopesNote de bas de page 83.

Attribution du temps d’observation au TJCM

L’accès au TJCM est réparti en fonction de la contribution de chacun des trois partenaires (soit le Royaume-Uni, le Canada et les Pays-Bas). En sa qualité qu’organisation hôte, l’Université d’Hawaï a droit à du temps d’observation qui lui est donné par les trois partenaires. Tout le temps d’observation, sauf celui de l’Université d’HawaïNote de bas de page 84, est attribué par l’ITAC du TJCM (comité international d’attribution du temps d’observation) en fonction des mérites scientifiques de chaque projet et de sa faisabilité technique. Le groupe national d’attribution du temps d’observation de chaque pays partenaire procède à l’arbitrage, à l’évaluation et à l’approbation des demandes de temps d’observation émanant de son propre pays. Les périodes d’observation sont plus tard combinées et adjugées par l’ITAC. L’ITAC est composé d’un membre de chacun des groupes nationaux d’attribution du temps d’observation plus un membre additionnel provenant du Royaume-UniNote de bas de page 85.

Les trois partenaires (Royaume-Uni, Canada et Pays-Bas) se sont entendus pour céder une partie de leur temps d’observation à d’autres pays lorsqu’un projet particulièrement méritoire sur le plan scientifique leur est présenté. Aucune proportion précise du temps d’observation n’est réservée aux demandes venant d’autres pays, car celles-ci sont évaluées en fonction de leur mérite scientifique. Les demandes venant de pays autres que les pays partenaires sont évaluées et approuvées par l’ITACNote de bas de page 86.

3. Télescopes Gemini

Aperçu de l’observatoire Gemini

L’observatoire Gemini comporte deux télescopes optiques/à infrarouge jumeaux d’un diamètre de 8,1 m, un dans les montagnes d’Hawaï (Gemini Nord, en fonction depuis 2000) et un autre au Chili (Gemini Sud, opérationnel depuis 2001). Le fonctionnement de l’observatoire Gemini est actuellement assuré par un partenariat de six pays dont les États-Unis (50,1 %), le Royaume-Uni (23,8 %), le Canada (15,0 %), et des parts moins importantes pour l’Australie (6,2 %), le Brésil (2,5 %) et l’Argentine (2,4 %)Note de bas de page 87.

L’accord actuel sur l’observatoire Gemini prend fin officiellement le 31 décembre 2015. Le Royaume-Uni a déjà annoncé son intention de se retirer de Gemini dès le 1er janvier 2013. La part du Royaume-Uni sera redistribuée entre les parties restantes, tel que convenu par le conseil d’administration de Gemini. L’accord international prévoit l’imposition d’une pénalité financière importante au partenaire qui se retire plus de deux ans avant la date d’échéance prévue de l’accordNote de bas de page 88.

Gouvernance de Gemini

En 1993, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, le Chili, l’Argentine et le Brésil ont formé un partenariat international exclusivement public, le « partenariat Gemini ». Le fonctionnement de l’observatoire Gemini est assuré par l’Association of Universities for Research in Astronomy (AURA) Inc. en vertu d’un accord de collaboration conclu avec la National Science Foundation (NSF) au nom du partenariat Gemini. Le comité de supervision AURA de Gemini assure la supervision et la gestion de l’observatoire.

Gemini est dirigé par un conseil d’administration composé de dix membres avec droit de vote et de deux membres sans droit de vote. Les États-Unis désignent quatre de ces membres, le Canada et le Royaume-Uni, deux chacun, et l’Australie, un seul. Techniquement, le Brésil et l’Argentine partagent un siège avec droit de vote au sein du conseil. En pratique, chaque pays dispose d’un représentant aux réunions. En outre, les pays « hôtes », le Chili et l’État d’Hawaï (Université d’Hawaï), disposent chacun d’un siège au sein du conseil, mais ces administrateurs ne sont normalement pas autorisés à voter sur les points budgétaires (puisqu’ils ne contribuent pas au budget). Le conseil d’administration fixe les politiques budgétaires de l’observatoire et assume les fonctions de supervision générale de la manière prévue dans l’accord interorganisme. Le conseil d’administration de Gemini se réserve le droit d’approuver les nominations du directeur de Gemini et des directeurs adjoints respectivement responsable de Gemini Nord et de Gemini SudNote de bas de page 89.

Le comité des finances de Gemini (GFC) a récemment été restructuré et un nouveau mandat lui a été confié. L’intention était que les membres du comité soient aussi membres du conseil d’administration, mais le Brésil et l’Australie ont choisi de désigner au sein du GFC des représentants n’appartenant pas au conseil d’administration. Le GFC apporte son aide au conseil d’administration de Gemini pour toutes les questions financières et budgétaires ainsi que pour les enjeux liés à la planification à long terme des activités de l’observatoire Gemini.Note de bas de page 90

Il incombe au comité consultatif scientifique et technologique de Gemini de conseiller le conseil d’administration sur les besoins scientifiques de l’installation, y compris sur les questions de politique ayant une importance scientifique et technique à long terme et sur les plans et priorités scientifiques. Ce comité se réunit habituellement deux fois par année, ou plus souvent, à la demande du Conseil d’administration.Note de bas de page 91

Répartition du temps d’observation de Gemini

Comme nous l’indiquons au tableau 13, l’accès à Gemini est attribué en fonction de la contribution financière apportée par chacun des partenaires moins une petite proportion du temps d’observation qui est réservée aux deux pays hôtes : Hawaï et le Chili. Il incombe à chaque pays partenaire de recevoir et d’évaluer les projets d’observation au sein de sa communauté d’utilisateurs. Les propositions doivent être réparties sur les bandes d’observation, essentiellement liées aux conditions climatiques, définies par Gemini. Les propositions classées par ordre de priorité sont ensuite présentées à l’ITAC.Note de bas de page 92

Le Comité international d’attribution du temps d’observation de Gemini (ITAC) est constitué de représentants de chacun des comités nationaux de répartition du temps d’observation et de représentants de l’observatoire comme tels. L’ITAC, dont le président est un scientifique de haut niveau de Gemini, se réunit deux fois par année afin de prendre en considération les propositions conjointes et conflictuelles répertoriées dans le cadre du processus d’amalgame et afin de recommander les programmes à exécuter selon la méthode séquentielle ou classique. L’ITAC fusionne les demandes de temps d’observation des différents pays en utilisant un algorithme qui s’assure que chaque pays obtient une quantité de temps d’observation correspondant à sa contribution. Si l’ITAC est incapable de trancher entre des exigences conflictuelles, alors c’est le directeur de Gemini qui trancheNote de bas de page 93.

Tout comme le TCFH, l’observatoire Gemini fonctionne en mode séquentiel, le personnel effectuant les observations commandées par les chercheurs à partir de scripts préprogrammés écrits par ces derniers pour définir, de manière détaillée, le déroulement des opérationsNote de bas de page 94.

4. Atacama Large Millimetre/Sub-millimetre Array (ALMA)

Aperçu de l’ALMA

Le Atacama Large Millimetre/Sub-millimetre Array (ALMA) se trouve à une altitude de 5 000 mètres sur le plateau de Chajnantor dans le désert chilien, l’un des meilleurs emplacements sur la planète pour les observations dans les longueurs d’onde submillimétriques. Cet observatoire est construit par un partenariat international regroupant des pays d’EuropeNote de bas de page 95 (37,5 %), d’Amérique du NordNote de bas de page 96 (37,5 %) et de l’Est asiatiqueNote de bas de page 97 (25 %), en collaboration avec la République du Chili. La part du Canada dans ce projet équivaut à 7,25 % de la part nord-américaine, soit 2,8 % au total. La construction de l’ALMA prendra fin en 2013, mais les premières observations scientifiques seront effectuées au moyen d’un sous-ensemble d’antennes du réseau dès la fin de 2011.

Moyennant un coût total d’environ 1,3 G$ (US), l’observatoire combinera de nouvelles antennes à la fine pointe de la technologie et des technologies de réception afin de détecter des radiations moléculaires 10 à 100 fois plus faibles que celles actuellement perceptibles. Outre cette sensibilité accrue, ALMA produira également des images célestes d’une résolution exceptionnelle. Même si les observations se feront à une longueur d’onde considérablement supérieure à celle des télescopes optiques géants de la nouvelle génération comme le Télescope de trente mètres (TMT), la résolution des images spatiales sera similaire et il sera possible de percevoir un objet de la taille d’un cheveu à une distance de plus de deux kilomètres. Ces progrès dans la résolution et la sensibilité ont été rendus possibles par l’utilisation d’un réseau configurable de 66 antennes paraboliques qui fonctionneront ensemble suivant différentes configurations. ALMA est considéré comme un instrument puissant et souple qui répondra à un large éventail de questions scientifiques dans des domaines aussi diversifiés que la formation des planètes et la cosmologieNote de bas de page 98.

Les participations nord-américaine et européenne au projet ALMA sont régies par un accord intitulé Agreement Concerning the Joint Construction and Operation of the Atacama Large Millimeter Array conclu entre la NSF et ESO le 25 février 2003 ainsi que par la version modifiée de cet accord (l’accord bilatéral sur ALMA).

Le CNRC a signé deux protocoles d’entente liés au projet ALMA. Conclu avec l’Observatoire national de radioastronomie (NRAO), le premier protocole a créé le Programme nord-américain de radioastronomie (NAPRA) qui élargit le cadre de la collaboration canado-américaine en radioastronomieNote de bas de page 99. L’autre a été conclu avec la National Science Foundation (NSF) et définit les obligations et avantages du Canada dans le cadre du projet ALMA. En vertu des conditions du protocole d’entente signé par le CNRC et la NSF en juin 2003, le CNRC participe au projet ALMA à titre de collaborateur de la NSF en vertu des conditions de l’accord bilatéral sur ALMA, et offrira des contributions en nature à l'ALMA au nom du Canada. De plus, un accord de financement a été signé entre le CNRC et la NSF en mars 2009 en vertu duquel le CNRC s’est engagé à verser des contributions au comptant à la NSF afin d’appuyer le fonctionnement de l’ALMA.

L’accord bilatéral sur l'ALMA signé par la NSF et l'ESO, qui a pris effet le 25 février 2003, viendra à échéance au plus tôt le 31 décembre 2021. À certaines dates charnières convenues d’avance, la NSF et l'ESO décideront, après évaluation, s’il convient de prolonger l’accord bilatéral sur ALMA, normalement pour des périodes d’au moins cinq ans chaque fois. La première date d’évaluation a été fixée au 5 janvier 2018. Les évaluations subséquentes surviendront tous les cinq ans par la suite, le 5 janvier, sauf si la NSF et l'ESO en conviennent autrement. Si à une date d’évaluation prévue, aucune décision n’est prise, l’accord bilatéral sur ALMA viendra à échéance à la dernière date d\xE2\x80\x99échéance fixée. Le protocole d’entente entre le CNRC et la NSF viendra à échéance à la même date que l’accord bilatéral sur ALMANote de bas de page 100. Le protocole d’entente conclu en 2009 entre le CNRC et la NSF vient à échéance en décembre 2015 et sera prolongé ou révisé, le cas échéant, afin de demeurer fidèle aux principes énoncés dans le protocole d’entente initial entre le CNRC et la NSF et compte tenu de l’expérience acquise dans le fonctionnement de l’ALMA.

Gouvernance de l’ALMA

La gouvernance de l’ALMA est compliquée par le fait que ce projet résulte de l’amalgame de trois projets d’origine distincts. Il s’agit d’une coentreprise réunissant trois organismes : la NSF aux États-Unis, l’ESO et les NINS (National Institutes of Natural Sciences)Note de bas de page 101 au Japon. Le Conseil d’administration de l’ALMA comprend des représentants des deux signataires de l’accord bilatéral original sur l'ALMA (« l’accord de coentreprise ») entre la NSF et ESO, également désigné sous le vocable ALMA-b. Une entente auxiliaire entre les partenaires de l’ALMA-b et les NINS japonais a donné lieu à une coentreprise élargie, l’ALMA e aujourd’hui appelée tout simplement ALMA. Le conseil d’administration d’ALMA compte cinq membres désignés par la NSF, cinq membres désignés par l’ESO et quatre membres désignés par les NINS. La NSF a créé un consortium nord-américain en vertu d’un accord auxiliaire conclu avec le Canada qui précise qu’un des sièges de la NSF au conseil d’administration sera occupé par un représentant du CNRCNote de bas de page 102. Le principal organisme de gouvernance d’ALMA est son conseil d’administration. C’est au sein de cette instance que prennent place toutes les interactions entre les organismes participants et que se prennent toutes les décisions concernant ALMA. Le conseil, qui n’a pas de statut juridique, est conseillé par le comité consultatif international de l’ALMA (AMAC) et le Comité consultatif scientifique international de l’ALMA (ASAC).

  • L’AMAC aide le conseil d’administration d’ALMA à gérer tous les grands enjeux qui lui sont présentés au sujet du programme technique, des coûts et de la gestion du projet ALMA. Comme on le fait pour le conseil d’administration d’ALMA, les membres de l’AMAC provenant d’Amérique du Nord sont nommés par la NSF, à son entière discrétionNote de bas de page 103.
  • L’ASAC offre des conseils scientifiques au conseil d’administration d’ALMA. Il est composé de représentants des milieux de l’astronomie du Chili, de l’Est asiatique, de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Le comité consultatif scientifique nord-américain de l’ALMA (ANASAC) offre lui aussi des conseils scientifiques au directeur du NRAO, au comité consultatif scientifique européen de l’ALMA et au comité consultatif scientifique japonais de l’ALMA (JSAC). Même si la nomination des membres nord-américains de l’ASAC est également laissée à la discrétion de la NSF, en règle générale, les membres des comités consultatifs sont sélectionnés en fonction de leur talent, de leurs connaissances et de leur expérience plutôt qu’en fonction de leur affiliation à une organisation donnéeNote de bas de page 104.

La construction et le fonctionnement de l’ALMA sont pris en charge par l’ESO au nom de l’Europe, par l’Observatoire astronomique national du Japon (NAOJ) au nom des NINS et par le NRAO au nom de l’Amérique du Nord, ce dernier organisme étant géré par l’AUI. L’AUI est une personne morale qui a le pouvoir de passer des contrats. L’AUI, le NAOJ et l’ESO sont les « dirigeants » d’ALMA parce que le travail véritable est exécuté par ces entités ou par leurs partenaires et entrepreneurs. La direction de ces organismes constitue le « conseil des administrateurs » qui fait également partie de la structure de gouvernance d’ALMA pour toutes les questions opérationnellesNote de bas de page 105.

Répartition du temps d’observation de l’ALMA

Lorsque l'ALMA sera opérationnel, le temps d’observation sera réparti en fonction de la contribution de chaque régionNote de bas de page 106. Le comité de répartition du temps d’observation d’ALMA et les méthodes de répartition du temps d’observation entre les scientifiques des pays partenaires d’ALMA seront établis par le conseil d’administration. Le protocole d’entente entre le CNRC et la NSF ainsi que l’accord de financement conclu entre eux prévoient qu’un représentant du Canada prendra part au processus de répartition du temps d’observation.

Annexe D – Modèle logique universel des accords sur les télescopes internationaux

Activités

Activités # 1

Exercice d’un leadership empreint de collaboration dans le développement de nouveaux débouchés issus de la participation canadienne aux activités des observatoires de la prochaine génération

Activités # 2

Administration de la part canadienne des trois télescopes (budget et fonctionnement)

Extrants

Accords négociés et administrés

Présence aux réunions des conseils

Budget géré

Activités # 3

Administration du processus d’attribution du temps d’observation disponible pour les chercheurs canadiens

Extrants

Processus d’examen par les pairs administré

Attribution du temps imparti aux chercheurs canadiens

Utilisation des télescopes par des Canadiens

Activités # 4

Détachement de personnel pour assurer le fonctionnement des télescopes

Extrants

Employés de l’IHA détachés pour travailler aux télescopes

Activités # 5

Maintien de la capacité technique du Canada de participer au développement d’observatoires

Extrants

Instruments et technologie développés pour les télescopes

Activités # 6

Contribution à l’analyse des données pendant et après l’observation

Outputs

Aide fournie

Activités # 7

Maintien des archives du Centre canadien de données en astronomie (CCDA) et distribution des données produites par les trois télescopes

Outputs

Mise à niveau du CCDA et rapports de données préparés et distribués

Activités # 8

Participation aux réunions de gouvernance du télescope.

Activités # 9

Participation et aide aux réunions scientifiques afin de représenter l’IHA, le CNRC et les télescopes.

Extrants

Présence aux réunions

Présentations données

Présence de l’IHA aux réunions

Résultats

Immédiats

Les astronomes canadiens ont accès à des installations et des technologies d’avant garde.

Les installations sont mises à la disposition des étudiants qualifiés et des boursiers postdoctoraux de manière qu’ils puissent obtenir la formation requise.

De nouvelles technologies sont développées dans le cadre de l’élaboration de nouveaux concepts pour les télescopes et instruments de la nouvelle génération.

La publication en temps opportun des résultats des recherches est facilitée.

Les données générées par les télescopes sont utilisées efficacement.

Intermédiaires

Le Canada joue un rôle prépondérant dans des entreprises scientifiques internationales.

Les retombées scientifiques des activités des télescopes sur la collectivité canadienne et mondiale sont maximisées.

L’industrie canadienne dispose d’un plus grand nombre de possibilités de participer à des projets scientifiques de pointe et d’un nombre accru de possibilités d’en bénéficier.

De nouvelles technologies sont transférées à l’industrie.

Finaux

La collectivité dans son ensemble possède une meilleure connaissance de l’univers et des objets célestes.

La position du Canada parmi les chefs de file mondiaux en astronomie est améliorée et maintenue.

L’industrie canadienne participe sur un pied d’égalité avec les entreprises venant des pays partenaires du Canada aux programmes de télescope.

Annexe E – Profil financier du programme

On trouvera dans la présente annexe des renseignements financiers en sus de ceux déjà mentionnés dans le rapport d’évaluation. Le tableau 4 ci-dessous fait état de la proportion du temps de travail de l’IHA-CNRC qui est consacrée à l’administration du Programme des accords sur les télescopes internationaux et de l’estimation des charges salariales et des coûts de fonctionnement connexes.

Tableau 4 : Dépenses totales de l’IHA-CNRC à l’appui du Programme des accords sur les télescopes internationaux (en milliers de dollars)
Description de l’activité Pourcentage de temps consacré au dossier des télescopes (le cas échéant) Coûts annuels estimés (salaires et fonctionnement)Note de tableau 1 pour l'Annexe E
Bureau du directeur général 25 % 87 $
Financement, achat et frais généraux administratifs 4 % 7 $
Bureau canadien de GeminiNote de bas de page 107 79 % 395 $
Groupe d’astronomie millimétriqueNote de bas de page 108 84 % 497 $
Coûts liés au processus de répartition du temps d’observation 12 % 88 $
Contrats avec les astronomes résidents (TJCM)Note de tableau 3 pour l'Annexe E s. o. sans objet 450 $
Contrats avec les astronomes résidents (TCFH)Note de tableau 3 pour l'Annexe E s. o. sans objet 418 $
Dotation plutôt que l’embauche d’astronomes contractuels résidents (TJCM)Note de tableau 4 pour l'Annexe E s. o. sans objet 0 $
Maintien de l’archivage et de la distribution des données des trois télescopes par le Centre canadien de données astronomiques (CCDA)Note de tableau 2 pour l'Annexe E 71 % 940 $
Directeur, Soutien opérationnel pour les installations nationales d’astronomie (accès aux télescopes) 10 % 21 $
Total Cellule vide, à fins de placement 2 903 $

Note de tableau

Note 1

Les charges salariales directes s’appuient sur des données de 2010-2011 et sont établies en fonction d’un pourcentage du temps total. Ils ne comprennent pas la prime de 20 % au titre des avantages sociaux des employés.

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Note 2

Except where noted otherwise, all financial results are reported on a cash accounting basis for historical comparability.

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Note 3

Except where noted otherwise, all financial results are reported on a cash accounting basis for historical comparability.

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Note 4

Except where noted otherwise, all financial results are reported on a cash accounting basis for historical comparability.

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Annexe F – Liste des de documents examinés

Association of Universities for Research in Astronomy, Inc. 2007. Annual Progress Report and Program Plan of the Gemini Observatory

Association canadienne d’universités pour la recherche en astronomie, en collaboration avec le Groupe de travail du Plan à long terme 2010 pour l’astronomie au Canada. 2010. Rapport d’un atelier sur la gouvernance des installations nationales d’astronomie.

Autio, E., Hameri, A., et Vuola, O. 2004. « A Framework of industrial knowledge spillovers in big-science centers », Research Policy, 33, pages 107 à 126.

Société du Télescope Canada –France-Hawaï. 2007. Rapport d’activité 2007.

Société canadienne d’astronomie (CASCA ). 2000. Plan à long terme pour l’astronomie et l’astrophysique au Canada de la Société canadienne d’astronomie (CASCA) : L’Origine des structures dans l’univers.

Société canadienne d’astronomie (CASCA ). 2010. Unveiling the Cosmos: A Vision for Canadian Astronomy 2010-2020.

Committee for a Decadal Survey of Astronomy and Astrophysics Board on Physics and Astronomy, Space Studies Board Division on Engineering and Physical Sciences National Research Council of the National Academies. 2010. New Worlds New Horizons in Astronomy and Astrophysics.

Crabtree, D. 2009. LRP 2010 White paper on the scientific impact of Canadian astronomy.

Crampton, D., Hovey,G., Seifried, S., et Sedun, G. 2010. Canadian astronomy instrumentation and industry.

Doern, G.B., Levesque, R. (2002). The National Research Council in the innovation policy era: changing hierarchies, networks and markets, University of Toronto Press, p. 104 à 115

Fontana, A., et Perna, C. 2005. Report on the Management of European Astronomy.

Gouvernement du Canada. 2007. Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada.

Hand, E. 2009. The world's top ten telescopes revealed; The best observatories ranked by their scientific impact. NatureNews (en ligne).

Harwit, M. Menten K., Smail, I., et Wilson, C. 2005. Report of the review panel to the TJCM board.

Hickling Arthurs Low. 2011. L’astronomie au Canada

Hutchings, J.B., Brown, J., Davidge, T., Holder, G., Kothes, R. Venn, K., Webb, T., Willott, C. 2010. Report to the LRP by the ground based astronomy committee.

Comité international d’examen. 2008. Examen par les pairs de l’Institut Herzberg d’astrophysique du CNRC.

Madrid, J., et Macchetto, F.D. 2009. High-impact astronomical observatories

National Committee for Astronomy of the Australian Academy of Science. 2005. New Horizons -- A Decadal Plan for Australian Astronomy 2006 – 2015.

Groupe de la planification et du rendement de la Direction de la stratégie et du développement du Conseil national de recherche du Canada. 2007. Évaluation de la mise en œuvre du Plan à long terme pour l'astronomie et l'astrophysique au Canada par l'Institut Herzberg d'astrophysique du CNRC

Comité de l’astronomie optique et infrarouge (OIRAC). (2009). Optical and Infrared Astronomy Committee (OIRAC) Report to the CASCA Board.

Richer, H. 2010. LRP White paper on TCFH.

Science-Metrix. 2010. Rendement et incidence de la recherche canadienne en astronomie et en astrophysique - Étude bibliométrique (1998-2009).

Schade, D. 2010. CCDA White paper for LRP committee.

Seaquist, E.R., 2005. Rapport à la Société canadienne d’astronomie (CASCA) sur l’examen à mi-mandat du Plan à long terme pour l’astronomie et l’astrophysique. L’Origine des structures de l’univers. Rapport à la Société canadienne d’astronomie.

Coalition pour l’astronomie canadienne et Groupe de travail pour l’astronomie. 2006. Appuyer le leadership du Canada en astronomie : démêler l’écheveau du financement public.

Trimblem V., et Ceja, J.A. 2008. Productivity and impact of astronomical facilities: Three years of publications and citation rates

Welch, D., Ellison, S., et Hanes, D. 2009. Report of the “Gemini assessment point” panel.

Wilson, C. 2110.The Atacama Millimeter/submllimeter Array (ALMA) white paper to the LRP 2010.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Loi sur le Conseil national de recherches, L.R.C. 1985, ch. N-15, alinéa 5(1)m)

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Note de bas de page 2

L’Observatoire fédéral d’astrophysique (OFA) à Victoria et l’Observatoire fédéral de radio-astrophysique (OFR) à Penticton possèdent tous les deux des télescopes fonctionnels qui sont utilisés à des fins de recherche et qui servent également de bancs d’essai pour de nouveaux concepts d’instruments.

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Note de bas de page 3

Loi sur le Conseil national de recherches, L.R.C. 1985, ch. N-15, alinéa 5(1)m)

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Note de bas de page 4

L’Observatoire fédéral d’astrophysique (OFA) à Victoria et l’Observatoire fédéral de radio-astrophysique (OFR) à Penticton possèdent tous les deux des télescopes fonctionnels qui sont utilisés à des fins de recherche et qui servent également de bancs d’essai pour de nouveaux concepts d’instruments.

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Note de bas de page 5

L’astronomie au Canada (2011); Hickling Arthurs Low (HAL) a reçu du CNRC le mandat de procéder à une étude sur l’astronomie au Canada en novembre 2010. Cette étude devait situer en contexte les discussions internes au CNRC portant sur l’astronomie au Canada et créer des données de base pour l’évaluation du Programme des accords sur les télescopes internationaux. Il s’agissait de brosser un tableau sommaire de l’astronomie au Canada, et notamment des milieux de l’astronomie, des investissements courants dans l’infrastructure d’astronomie, du rendement de la recherche canadienne en astronomie et de ses retombées. Pour ce faire, on a eu recours à différentes méthodes, dont un examen de la documentation, un examen des données, des entrevues avec des informateurs clés et une étude comparative internationale de même qu’une étude d’impact socioéconomique.

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Note de bas de page 6

Le modèle logique présenté est fondé sur le modèle logique inclus dans le CGRR/CVAR intégré (2005), auquel des mises à jour mineures ont été apportées après les consultations menées au cours de la planification de la présente étude.

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Note de bas de page 7

En 2011, les pays membres de l’ESO étaient la Belgique, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Suède, le Danemark, la Suisse, l’Italie, le Portugal, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Espagne, la République tchèque, l’Autriche et le Brésil.

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Note de bas de page 8

ACURA est un consortium de 21 universités ayant des intérêts dans le secteur de l’astronomie.

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Note de bas de page 9

L’accès à ALMA est géré différemment de celui aux trois autres télescopes. Les Canadiens doivent présenter une demande au TAC de l’observatoire ALMA et sont ainsi en concurrence avec d’autres chercheurs nord-américains pour obtenir une partie du temps d’observation réservé à l’Amérique du Nord par ALMA (c’est-à-dire 37,5 % du temps d’observation d’ALMA). Ce processus est considéré comme plus efficace parce que la participation du Canada (7,25 %) est bien près d’être semblable à la population relative d’astronomes qui se livrent concurrence pour obtenir du temps d’observation.

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Note de bas de page 10

Dans le cadre de l’accord de partenariat international sur les observatoires Gemini, le CNRC a été obligé de fournir la part canadienne d’un plan d’instrumentation pour Gemini approuvé par le Conseil d’administration international de Gemini en 2005. Ce plan avait été recommandé comme l’une des priorités dans l’examen à mi-parcours du Plan à long terme (2004).

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Note de bas de page 11

Désigne la partie du réinvestissement annuel de 10 M$ fait dans le budget de l’IHA-CNRC et servant précisément à appuyer les accords sur les télescopes internationaux. Le reste du réinvestissement est inclus ailleurs dans le budget de l’IHA-CNRC.

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Note de bas de page 12

Plan d’activités de l’exercice 2009-2010 à l’exercice 2011-2012 de l’IHA-CNRC (2009)

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Note de bas de page 13

Unveiling the Cosmos: A Vision for Canadian Astronomy 2010-2020 (2010).

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Note de bas de page 14

Sur les 4 % restants, 3 % ont indiqué qu’il n’y aurait eu aucune retombée sur leur projet de recherche en l’absence du Programme et 1 % ont choisi de ne pas répondre à la question.

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Note de bas de page 15

L’astronomie au Canada (2011).

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Note de bas de page 16

L’essentiel (c’est-à-dire plus de 90 %) de la recherche en astronomie au Canada est effectué dans des universités (L’astronomie au Canada, 2011).

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Note de bas de page 17

La CASCA est la société professionnelle des astronomes et astrophysiciens canadiens. Cette association regroupe plus de 90 % des astronomes canadiens actifs, pour la plupart des étudiants diplômés et également de nombreux boursiers postdoctoraux.

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Note de bas de page 18

Examen à mi-mandat de L’Origine des structures dans l’univers, Plan à long terme 2000 (2004).

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Note de bas de page 19

Rapport annuel du TCFH (2007).

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Note de bas de page 20

IHA-CNRC, plan d’activités de l’exercice 2009-2010 à l’exercice 2011-2012 (2009).

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Note de bas de page 21

Les télescopes fonctionnent suivant un système semestriel en vertu duquel l’année est divisée en deux semestres, le semestre A (de février à juillet) et le semestre B (d’août à janvier).

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Note de bas de page 22

Optical and Infrared Astronomy Committee (OIRAC) Report to the CASCA Board.

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Note de bas de page 23

La collecte des données pour l’évaluation a pris fin au printemps 2011. En conséquence, les taux de souscription du TJCM, du TCFH et de Gemini ne vont pas au-delà du semestre 2011A. Suivant le même principe, les taux de souscription des observations scientifiques précoces au moyen de l’observatoire ALMA n’étaient pas accessibles pendant la phase de collecte des données et par conséquent, ont été jugés hors de la portée de la période visée par l’évaluation.

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Note de bas de page 24

Enquête auprès des utilisateurs canadiens de Gemini (2008) et entrevues d’évaluation avec des informateurs clés.

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Note de bas de page 25

Le TJCM a été fermé pendant le semestre 2006A pour des mises à niveau.

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Note de bas de page 26

L’astronomie au Canada (2011); entrevues avec des informateurs clés et données du sondage d’évaluation.

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Note de bas de page 27

Résultats du sondage auprès des utilisateurs du Bureau canadien de Gemini (2008).

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Note de bas de page 28

New Worlds, New Horizons in Astronomy and Astrophysics (2010), http://books.nap.edu/openbook.php?record_id=12951&page=R1.

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Note de bas de page 29

The National Research Council in the innovation policy era: changing hierarchies, networks and markets (2002).

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Note de bas de page 30

L’astronomie au Canada (2011).

Retour à la référence de la note de bas de page 30

Note de bas de page 31

Plan à long terme pour l’astronomie et l’astrophysique, Société d’astronomie du Canada (2000).

Retour à la référence de la note de bas de page 31

Note de bas de page 32

Unveiling the Cosmos: A Vision for Canadian Astronomy 2010-2020 (2010).

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Note de bas de page 33

Ibid.

Retour à la référence de la note de bas de page 33

Note de bas de page 34

À l’exception du TJCM, à l’égard duquel le Canada n’assume aucune responsabilité en matière de déclassement puisque la responsabilité de ce télescope incombe entièrement au Royaume-Uni (source : entrevues avec les administrateurs de télescope parmi le groupe d’informateurs clés).

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Note de bas de page 35

Le budget 2010 : Tracer la voie de la croissance et de l’emploi (2010) et discours du Trône du Premier ministre (2010)

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Note de bas de page 36

L’astronomie au Canada (2011).

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Note de bas de page 37

Rendement et incidence de la recherche canadienne en astronomie et en astrophysique - Étude bibliométrique (1998-2009). (2010).

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Note de bas de page 38

Unveiling the Cosmos: A Vision for Canadian Astronomy 2010-2020 (2010).

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Note de bas de page 39

Stratégie du CNRC 2011-2031.

Retour à la référence de la note de bas de page 39

Note de bas de page 40

Loi sur le Conseil national de recherches, L.R.C. 1985, ch. N-15, alinéa 5(1)m)

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Note de bas de page 41

Cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR) et Cadre de vérification axé sur les risques (CVAR) pour les accords sur les télescopes (2005).

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Note de bas de page 42

L’astronomie au Canada (2011).

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Note de bas de page 43

Groupe de travail pour l’examen du soutien financier au Plan à long terme pour l’astronomie et l’astrophysique (rapport des phases 1 et 2) (2005).

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Note de bas de page 44

Examen par les pairs de l’Institut Herzberg d’astrophysique du CNRC – Rapport du Comité d’examen international (2008).

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Note de bas de page 45

Unveiling the Cosmos: A Vision for Canadian Astronomy 2010-2020 (2010).

Retour à la référence de la note de bas de page 45

Note de bas de page 46

Ibid.

Retour à la référence de la note de bas de page 46

Note de bas de page 47

Évaluation de la mise en œuvre du Plan à long terme pour l'astronomie et l'astrophysique au Canada par l'Institut Herzberg d'astrophysique du CNRC (2007).

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Note de bas de page 48

L’ACURA est une organisation regroupant des universités canadiennes qui se consacre à l’avancement de la recherche et de l’enseignement en astrophysique et en astronomie au Canada. Elle aide à coordonner les initiatives nationales de grande envergure des institutions membres, fait valoir les priorités énoncées dans le Plan à long terme pour l’astronomie et joue le rôle d’agent de liaison entre les universités canadiennes membres et des partenaires internationaux ainsi que des observatoires mondiaux (site Web de l’ACURA).

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Note de bas de page 49

Le rôle du CRSNG en tant que conseil subventionnaire consiste à verser une aide financière à la recherche effectuée par des professeurs d’établissements d’enseignement postsecondaire, des étudiants de niveau postsecondaire et des boursiers postdoctoraux pour favoriser la poursuite de leurs études supérieures (site Web du CRSNG). Le rôle de la FCI consiste à financer jusqu’à concurrence de 40 % des coûts des projets d’infrastructures de recherche (équipement à la fine pointe, immeubles, laboratoires et bases de données requises pour procéder à de la recherche) en partenariat avec des établissements admissibles et avec ses partenaires de financement venant des secteurs publics, privés et bénévoles qui assurent le reste du financement (site Web de la FCI). Le mandat de l’ASC consiste à promouvoir l'exploitation et le développement pacifiques de l'espace, à faire progresser la connaissance de l'espace par la science et à faire en sorte que les Canadiens tirent profit des sciences et technologies spatiales sur les plans tant social qu'économique (site Web de l’ASC).

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Note de bas de page 50

Unveiling the Cosmos: A Vision for Canadian Astronomy 2010-2020 (2010).

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Note de bas de page 51

Science Watch; entrevue avec Christian Marois et Bruce Macintosh (mars 2010).

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Note de bas de page 52

Unveiling the Cosmos: A Vision for Canadian Astronomy 2010-2020 (2010) et L’astronomie au Canada (2011).

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Note de bas de page 53

L’astronomie au Canada (2011).

Retour à la référence de la note de bas de page 53

Note de bas de page 54

Ibid.

Retour à la référence de la note de bas de page 54

Note de bas de page 55

Seetheraman, D. (2009). Schwarzmann considère que les manèges pourraient générer des rendements importants selon le rapport Unveiling the Cosmos: A Vision for Canadian Astronomy 2010-2020 (2010), p. 174.

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Note de bas de page 56

Unveiling the Cosmos: A Vision for Canadian Astronomy 2010-2020 (2010).

Retour à la référence de la note de bas de page 56

Note de bas de page 57

Ibid.

Retour à la référence de la note de bas de page 57

Note de bas de page 58

Ibid.

Retour à la référence de la note de bas de page 58

Note de bas de page 59

Ibid.

Retour à la référence de la note de bas de page 59

Note de bas de page 60

L’astronomie au Canada (2011).

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Note de bas de page 61

LRP White paper on TCFH (2010).

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Note de bas de page 62

L’astronomie au Canada (2011).

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Note de bas de page 63

Report of the “Gemini assessment point” panel (2009).

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Note de bas de page 64

L’astronomie au Canada (2011).

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Note de bas de page 65

Voici une liste non exhaustive de ces études : L’astronomie au Canada, Hickling Arthurs Low (2011); Peer Review of NRC’s Herzberg Institute of Astrophysics (2008) et rapport d’évaluation de la mise en œuvre par l’Institut Herzberg d’astrophysique du Plan à long terme pour l’astronomie et l’astrophysique au Canada (2007).

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Note de bas de page 66

Des utilisateurs indirects des télescopes internationaux (c’est-à-dire les théoriciens et les astronomes spatiaux qui ont utilisé les données obtenues au moyen des installations terrestres dans leurs recherches) ont été inclus aux entrevues afin de s’assurer que les besoins et les résultats de l’accès aux télescopes de tous les intervenants pertinents avaient été consignés et pris en compte dans l’évaluation.

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Note de bas de page 67

Les données manquantes s’expliquaient dans une large mesure par les 18 répondants qui n’avaient pas rempli le questionnaire au complet et cessé d’y répondre à différents points. Certains participants n’ont pas répondu aux questions facultatives du sondage, mais la grande majorité des répondants l’a fait.

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Note de bas de page 68

Loi sur le Conseil national de recherches, L.R.C., 1985, ch. N-15, alinéa 5(1)m).

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Note de bas de page 69

L’Observatoire fédéral d’astrophysique (OFA) de Victoria et l’Observatoire fédéral de radioastrophysique (OFRA) de Penticton, tous les deux dotés d’un télescope fonctionnel utilisé à des fins de recherche, mais qui servent aussi de bancs d’essai aux nouveaux concepts d’instruments.

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Note de bas de page 70

Le retrait du Royaume-Uni de cet accord est prévu pour le 1er janvier 2012. Les parties restantes ont convenu de se partager temporairement la part du Royaume-Uni. La part du Canada augmentera donc à 18,65 % pour la période de 2012 à 2015.

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Note de bas de page 71

Le Chili était initialement un partenaire cotisant jusqu’à hauteur de sa participation de 5 %, mais en 2000, le pays a renoncé à son statut de partenaire ordinaire et avec l’accord du partenariat, a déposé ses contributions dans un fonds en fiducie qui appuiera le développement de l’astronomie chilienne. Le Chili a maintenu la part de 10 % dans Gemini Sud qui lui revenait en tant que pays hôte, mais s’est départi de sa participation de 5 % en tant que pays partenaire. Cette part a été absorbée par le consortium.

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Note de bas de page 72

Avant 2007, l’organisme responsable était le Particles Physics and Astronomy Research Council. En avril 2007, cette organisation a fusionné avec le Central Laboratory of the Research Councils (CCLRC) et avec la division de physique nucléaire de l’EPSRC. Les organismes ainsi fusionnés forment maintenant Science and Technology Facilities Council (STFC).

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Note de bas de page 73

Le Canada a accepté de continuer à financer le TJCM jusqu’au 31 mars 2013 et après cette date, a accepté conditionnellement de le financer jusqu’au 30 septembre 2014, sous réserve qu’un modèle de financement particulier qui fait actuellement l’objet de discussion avec le Royaume-Uni soit mis en place.

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Note de bas de page 74

CGRR/CVAR intégrés pour les accords sur les télescopes internationaux (2005).

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Note de bas de page 75

Site Web du TCFH.

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Note de bas de page 76

Ibid.

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Note de bas de page 77

Ibid.

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Note de bas de page 78

Site Web du TCFH et L’astronomie au Canada (2011).

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Note de bas de page 79

Site Web du TJCM.

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Note de bas de page 80

Avis au Conseil d’administration du TJCM, 4 août 2011.

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Note de bas de page 81

L’astronomie au Canada (2011).

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Note de bas de page 82

Site Web du TJCM et L’astronomie au Canada (2011).

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Note de bas de page 83

Site Web du TJCM.

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Note de bas de page 84

L’Université d’Hawaii dispose d’un TAC interne qui établit le rang de priorité des propositions d’observation. Il soumet ensuite les propositions recommandées dans la même séquence que les trois partenaires.

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Note de bas de page 85

Site Web du TJCM.

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Note de bas de page 86

Ibid.

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Note de bas de page 87

Le Chili était initialement un partenaire cotisant jusqu’à hauteur de sa participation de 5 %, mais en 2000, le pays a renoncé à son statut de partenaire ordinaire et avec l’accord du partenariat, a déposé ses contributions dans un fonds en fiducie qui appuiera le développement de l’astronomie chilienne. Le Chili a maintenu la part de 10 % dans Gemini Sud qui lui revenait en tant que pays hôte, mais s’est départi de sa participation de 5 % en tant que pays partenaire. Cette part a été absorbée par le consortium.

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Note de bas de page 88

Site Web de Gemini.

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Note de bas de page 89

Ibid.

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Note de bas de page 90

L’astronomie au Canada (2011).

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Note de bas de page 91

Ibid.

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Note de bas de page 92

Site Web de Gemini.

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Note de bas de page 93

Ibid.

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Note de bas de page 94

L’astronomie au Canada (2011).

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Note de bas de page 95

Comprend les États membres de l’ESO.

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Note de bas de page 96

Comprend les États-Unis et le Canada.

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Note de bas de page 97

Comprend le Japon et Taïwan.

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Note de bas de page 98

Livre blanc sur le Atacama Millimeter/submllimeter Array (ALMA) produit dans le cadre du PLT2010 (2010).

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Note de bas de page 99

Même s’il n’est pas lié directement au projet ALMA, le projet de corrélateur du Expanded Very Large Array (EVLA), un projet conjoint de l’IHA-CNRC et de l’Observatoire national de radioastronomie (NRAO), est également visé par l’accord NAPRA.

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Note de bas de page 100

L’astronomie au Canada (2011).

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Note de bas de page 101

Les NINS sont constitués de cinq instituts de recherche interuniversitaires : NAOJ (Observatoire astronomique national du Japon), NIFS (Institut national des sciences de la fusion), NIBB (Institut national de biologie fondamentale), NIPS (Institut national des sciences physiologiques) et IMS (Institut des sciences moléculaires).

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Note de bas de page 102

Les auteurs de l’étude L’astronomie au Canada (2011) ont relevé que le consortium nord-américain comprend également Taïwan qui contribue financièrement à la construction. Son rôle opérationnel n’a pas encore été défini.

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Note de bas de page 103

Site Web de l’ALMA.

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Note de bas de page 104

Ibid.

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Note de bas de page 105

L’astronomie au Canada (2011).

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Note de bas de page 106

Site Web de l’ALMA.

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Note de bas de page 107

Chacun des sept pays partenaires de Gemini dispose d’un bureau national qui offre un soutien aux utilisateurs de Gemini.

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Note de bas de page 108

Le Groupe d’astronomie millimétrique offre un soutien en nature au Centre de recherche nord-américain ALMA (NAASC) au NRAO-CV. Ce groupe offre également un soutien à la collectivité.

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