ARCHIVÉ - Évaluation de la mise en oeuvre du Plan à long terme pour l'astronomie et l'astrophysique au Canada par l'Institut Herzberg d'astrophysique du CNRC

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Sommaire

En vertu de la Loi sur le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), le CNRC a pour mandat d'assurer le fonctionnement et la gestion des observatoires astronomiques mis sur pied ou exploités par le gouvernement du Canada. Il s'acquitte de cette tâche par l'entremise de l'Institut Herzberg d'astrophysique du CNRC (IHA-CNRC) qui, non seulement assure le fonctionnement et la gestion des observatoires nationaux terrestres (l'Observatoire fédéral d'astrophysique (OFA), à Victoria (Colombie-Britannique) et l'Observatoire fédéral de radioastrophysique (OFRA), à Penticton (Colombie-Britannique)), mais gère aussi les contributions du Canada aux grands observatoires internationaux afin de garantir aux scientifiques canadiens un accès à ces installations.

En 1998, de concert avec le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), le CNRC a créé un groupe de sept experts canadiens et américains en astronomie afin qu'ils dressent un portrait complet de la situation de l'astronomie et l'astrophysique au Canada et qu'ils élaborent un programme de dix ans en ce domaine. Achevé en 1999, le document qui a résulté de cet exercice a été intitulé Plan à long terme pour l'astronomie et l'astrophysique au Canada (PLT). Les auteurs recommandent que le Canada participe à des projets précis de 2001 à 2015. Il est souligné dans le PLT que la responsabilité de mettre en oeuvre le plan incombe à trois organismes fédéraux : le CNRC, le CRSNG et l'Agence spatiale canadienne (ASC).

Le PLT explique la nécessité pour le Canada d'investir de 2001 à 2015 un total de 362,3 M$ dans l'astronomie et l'astrophysique par l'entremise des trois organisations susmentionnées. Le gouvernement fédéral n'a toutefois pas accédé entièrement aux demandes formulées dans le PLT. Les sommes reçues par le CNRC en 2002-2003 et 2003-2004 représentent en effet seulement 75 % des sommes qu'il était recommandé de lui verser dans le PLT au cours des cinq premières années de la période de référence.

En 2005-2006 et 2006-2007, les éléments du PLT appuyés par l'IHA-CNRC au cours des cinq premières années de mise en oeuvre ont été évalués. En procédant à cette évaluation, on voulait recueillir de l'information sur les progrès de la mise en oeuvre du PLT par l'IHA-CNRC à ce jour, et notamment savoir quelles étaient les leçons apprises et les pratiques exemplaires élaborées, et on souhaitait également disposer d'une base pour étayer les efforts de planification à venir de l'Institut et son administration courante. De plus, l'évaluation a généré de l'information sur laquelle on pourra s'appuyer au moment de solliciter le renouvellement du financement.

Le mandat de l'évaluation a été approuvé par le Comité de la haute direction du CNRC (CHD) en mars 2005. L'évaluation comme telle a porté sur la période de 2002-2003 jusqu'au premier semestre de 2006-2007 inclusivement. Elle a été concentrée sur la collecte d'information relative à la mise en oeuvre du PLT par l'IHA‑CNRC au cours des quatre premières années et demie. L'objectif consistait notamment à établir si les efforts se déroulaient comme prévu; mettre au jour les obstacles qui nuisent à la mise en oeuvre du PLT et les occasions inattendues que celle-ci a engendrées, et à recommander d'éventuels ajustements ou mesures correctives à mi-parcours. L'évaluation visait aussi à établir si certains résultats hâtifs avaient déjà été obtenus et à comptabiliser les retombées du PLT à ce jour. Parmi les principales méthodes d'évaluation utilisées, mentionnons l'examen de documents, l'examen de données administratives et de données de rendement et la tenue d'entrevues avec des informateurs clés.

Après une analyse effectuée d'octobre 2005 à juin 2006, voici quelles ont été les principales conclusions et recommandations des évaluateurs.

Sommaire des conclusions et recommandations – Pertinence

La participation de l'IHA-CNRC à la mise en oeuvre du PLT est conforme au rôle qui lui est dévolu en vertu de la Loi sur le CNRC. L'IHA-CNRC a un rôle légitime et nécessaire à jouer au sein de l'astronomie canadienne. Les participants aux entrevues semblaient tous d'accord sur un point : l'administration fédérale doit assumer au nom de notre pays un leadership dans les grands projets scientifiques, notamment en astronomie.

Les participants aux entrevues ont souligné qu'en astronomie, les nouvelles installations rendaient obligatoire la constitution d'équipes importantes de scientifiques, d'ingénieurs et de techniciens de plusieurs disciplines. Or ils étaient sous l'impression que l'IHA-CNRC dispose justement de ressources de ce genre. Par ailleurs, selon les personnes consultées, l'astronomie, et par conséquent les travaux de l'IHA-CNRC, est une discipline scientifique d'intérêt public.

La mise en oeuvre par l'IHA-CNRC du PLT est pertinente, car elle contribue au développement industriel et commercial du Canada. Les technologies et le savoir-faire développés pour et par l'astronomie ont en effet souvent de nombreuses applications importantes au sein de l'industrie.

La mise en oeuvre du PLT par l'IHA-CNRC est par ailleurs pertinente autant pour les milieux canadiens que pour les milieux internationaux de l'astronomie. Cette pertinence découle des moyens mis en oeuvre par l'IHA-CNRC pour planifier ses activités dans le cadre du PLT. Grâce au PLT, le rôle de chaque intervenant est bien défini et le travail de chaque partie appuie celui des autres. Le PLT a été préparé par et pour les milieux canadiens de l'astronomie et met en évidence le rôle du Canada au sein de la communauté internationale dans cette discipline.

Sommaire des conclusions et recommandations – Succès

Dans la présente évaluation, l'analyse des succès obtenus met surtout l'accent sur les résultats initiaux puisque le PLT en est encore à ses premières années et qu'il faudra 15 ans pour le mettre en oeuvre entièrement. L'IHA-CNRC honore actuellement les engagements formulés dans le PLT, dans la limite des contraintes qui lui sont imposées sur le plan des ressources. La situation financière suscite en effet de l'inquiétude au sein des milieux de l'astronomie ainsi qu'à l'IHA-CNRC. Les intervenants de l'intérieur et de l'extérieur de l'organisation ont tous indiqué dans leurs commentaires que les fonds consacrés aux activités décrites dans le PLT n'étaient pas suffisants et que par conséquent, il convenait de revoir à la baisse les attentes créées par le PLT.

L'IHA-CNRC non seulement assure au nom de l'administration fédérale le fonctionnement et la gestion des observatoires terrestres nationaux, mais il gère également les contributions du Canada aux grands observatoires internationaux qui garantissent aux scientifiques canadiens un accès à ces installations. Dans le PLT, il est recommandé que des crédits soient octroyés à l'Institut afin qu'il élargisse ses activités dans ce domaine et par conséquent, il a été difficile dans le cadre de cette évaluation, de distinguer les activités et le rendement de l'IHA-CNRC liées au PLT des activités et du rendement de l'Institut comme tel.

Depuis le lancement du PLT, les activités de recherche l'IHA-CNRC se sont intensifiées et ses capacités se sont accrues, ce qui a assuré la participation du Canada aux grands projets internationaux en cours, par la conception de projets de pointe de l'avenir (par exemple, ALMA, TMT, SKA), par l'embauche directe de plusieurs chercheurs par l'Institut et par les recherches qu'ils ont entreprises. Toutefois, la capacité de recherche de l'IHA-CNRC dans le domaine des instruments de précision et des observations pourrait être compromise dans un proche avenir par le départ à la retraite de nombreux chercheurs de haut calibre. En plus de financer ses efforts de recrutement, les fonds alloués au titre de la mise en oeuvre du PLT ont permis à l'IHA-CNRC de former et d'embaucher un nombre additionnel d'étudiants et de boursiers postdoctoraux.

Les fonds consacrés à la mise en oeuvre du PLT ont permis aussi à l'IHA-CNRC de mieux appuyer les astronomes canadiens en leur donnant accès aux infrastructures de recherche comme telles (les télescopes), aux données générées par ces télescopes et au service de gestion de ces données.

En participant aux projets mentionnés dans le PLT, l'IHA-CNRC s'est positionné de manière à garantir que son expérience et sa capacité de générer des technologies, particulièrement dans le domaine des instruments de précision qui sont ensuite utilisés dans les projets de télescopes internationaux, se traduiront par une reconnaissance du savoir-faire canadien. La participation du Canada aux projets de télescopes internationaux dans le cadre de la mise en oeuvre du PLT a engendré des retombées économiques nettes de 4,31 millions de dollars et un taux de rendement sur l'investissement de 67 %.

Dans le PLT, aucune somme n'est accordée comme telle à des activités de sensibilisation de la population. Toutefois, les participants aux entrevues ont insisté sur quelques-unes des activités de sensibilisation organisées par l'IHA-CNRC.

Recommandation 1 : Que l'IHA-CNRC planifie la relève au sein de ses équipes de chercheurs afin que sa capacité de recherche ne soit pas affaiblie par d'éventuels départs à la retraite.

Réponse de la direction et mesures proposées : Le vieillissement de la population et la concurrence mondiale pour le talent scientifique représentent un défi constant pour les instituts de recherche du CNRC, et l'IHA-CNRC n'y échappe pas. Comme l'évaluation le souligne, l'Institut a utilisé les sommes qui lui ont été attribuées en vertu du PLT pour recruter de nouveaux employés, dont deux scientifiques exceptionnels dont le salaire est financé par l'entremise du Programme Nouveaux horizons – Nouvelles possibilités du CNRC, et a par ailleurs donné à un certain nombre d'étudiants et de boursiers postdoctoraux la possibilité d'acquérir de l'expérience.

En réponse à cette recommandation, les différents groupes de l'Institut travaillent actuellement à établir leurs prévisions de dotation en personnel des cinq à dix prochaines années. Ces prévisions seront intégrées au plan d'embauche de l'Institut. La planification de la relève mettra l'accent sur le recrutement international au niveau d'entrée, le CNRC disposant à ce niveau d'un léger avantage concurrentiel.

Recommandation 2 : Que l'IHA-CNRC déploie plus d'efforts pour répertorier systématiquement les entreprises canadiennes à inclure à ses travaux dans le cadre des projets de grands télescopes internationaux financés par l'entremise du PLT. Les progrès accomplis à Penticton, grâce à la relation entre l'IHA-CNRC et le Okanagan Research and Innovation Center (ORIC), devraient faire l'objet d'un suivi formel et, si les succès de ce projet se confirment, l'IHA-CNRC devrait chercher à adopter cette approche à Victoria.

Réponse de la direction et mesures proposées : Cette recommandation porte sur deux genres distincts de collaboration entre l'IHA-CNRC et des entreprises du secteur privé. Dans le premier cas, on demande à l'IHA-CNRC de répertorier les entreprises canadiennes capables de profiter des débouchés créés par le PLT, de les informer de l'existence de ces débouchés et de travailler avec elles. Dans le deuxième cas, il est plutôt question de transfert des technologies au secteur privé pour d'autres applications.

En ce qui concerne les entreprises de la première catégorie, l'Institut se heurte à un certain nombre de difficultés. Il lui faut d'abord établir la capacité et l'intérêt de l'industrie, aplanir les obstacles sur le plan de la communication et du droit, et assurer le respect de normes de rendement internationales très strictes. Les efforts considérables qui ont été déployés pour répertorier le savoir-faire canadien sont relevés dans le présent rapport. Les entreprises canadiennes qui ont réussi à obtenir des contrats de technologie de pointe dans le cadre des projets EVLA et ALMA témoignent des retombées générées par les crédits octroyés à la mise en oeuvre du PLT et de l'effet bénéfique des exigences très astreignantes des projets internationaux d'astronomie qui obligent les entreprises à solliciter au maximum tout leur savoir-faire.

L'Institut entend continuer de sonder les entreprises dans le cadre de ses projets internationaux. Ainsi, des appels d'offres sont en cours d'élaboration pour la production de récepteurs de la bande 3 pour le projet ALMA, le principal produit à livrer par l'IHA-CNRC dans le cadre de ce projet. L'IHA-CNRC se positionnera comme un intégrateur et entend confier la fabrication des composantes à des entreprises canadiennes tout en assumant la responsabilité des essais et du contrôle de la qualité qui exigent des connaissances plus pointues. L'IHA-CNRC déploiera des efforts particuliers pour obtenir dans le cadre des projets internationaux des contrats pour la fabrication de composantes dont le volume potentiel et les applications sur le marché sont plus élevés (comme les récepteurs de la bande 1 pour le projet ALMA) et qui sont donc susceptibles d'intéresser davantage les entreprises privées. L'Institut continuera de travailler avec le Canadian SKA Consortium et à solliciter ses conseils. Cette organisation est celle qui dirige le développement du SKA et comprend des représentants de l'industrie.

En ce qui concerne les applications autres qu'astronomiques des technologies connexes, l'IHA-CNRC a lancé à Penticton « l'expérience » de l'ORIC, qui a remporté certains succès dans des délais relativement courts. L'Institut a récemment commandé une évaluation des technologies de l'IHA-CNRC-Victoria précisément dans ce but. En vertu des accords en place, l'ORIC fait actuellement l'objet, dans une certaine mesure, d'une surveillance formelle. De plus, le représentant du CNRC est secrétaire du Conseil d'administration de l'ORIC. L'IHA‑CNRC continuera également d'approfondir sa relation avec le Programme d'aide à la recherche industrielle du CNRC (PARI-CNRC) afin de mieux cerner les possibilités de transferts technologiques aux PME.

Sommaire des conclusions et recommandations – Excellence scientifique

Les pairs canadiens et étrangers de l'IHA-CNRC ainsi que les parties intéressées par ses activités reconnaissent en général l'excellente qualité de ses activités de recherche et de développement sur les outils, les instruments et l'équipement astronomiques. La participation et la contribution de l'IHA-CNRC à la construction des observatoires de l'avenir sont appréciées par la communauté scientifique internationale. Cependant, certaines parties intéressées de l'extérieur estiment que le savoir-faire de l'IHA-CNRC dans le domaine de la recherche astronomique est actuellement en déclin.

Recommandation 3 : Que l'IHA-CNRC prenne en considération les préoccupations soulevées quant à un éventuel affaiblissement de sa capacité de recherche en astronomie, et s'il les juge fondées, qu'il remédie à la situation.

Réponse de la direction et mesures proposées : L'Institut est d'avis que si cette perception a déjà été fondée, elle ne l'est probablement plus. L'IHA-CNRC a récemment recruté un certain nombre d'excellents chercheurs relativement jeunes dont la notoriété s'accroît au fil de la publication d'articles de recherche de plus en plus nombreux et du nombre croissant de citations de ces articles. Ces deux chercheurs embauchés dans le cadre du Programme Nouveaux horizons sont considérés comme étant du niveau 1 du Programme de chaires de recherche du Canada.

Toutefois, le CNRC tentera de quantifier le rendement relatif de ses chercheurs en le comparant à un échantillon représentatif de chercheurs de l'extérieur grâce à la mise en oeuvre d'un système de surveillance des taux de citation et par l'application d'un coefficient « d'impact » des revues publiant des articles de chercheurs de l'IHA-CNRC. Les résultats seront communiqués à l'ensemble des milieux de l'astronomie. Un plan d'embauche intégré sera également préparé (voir recommandation 1).

Sommaire des conclusions et recommandations – Prestation des services et efficacité sur le plan des coûts

L'IHA-CNRC semble utiliser efficacement les ressources mises à sa disposition pour assumer les responsabilités qui lui ont été confiées en vertu du PLT même si ces ressources ne sont pas toutes comptabilisées distinctement de ses crédits de base (services votés). Des ressources additionnelles seront nécessaires pour permettre à l'IHA-CNRC de s'acquitter de ses obligations en vertu du PLT au cours des années à venir. De l'avis des participants aux entrevues de l'extérieur de l'IHA-CNRC, ce dernier a accompli un excellent travail dans le contexte de ressources limitées.

Une majorité écrasante de participants considèrent que les activités de l'IHA-CNRC sont complémentaires à celles des autres programmes de recherche et de financement de l'astronomie au Canada, ce qui n'est pas étonnant puisque l'Institut a respecté à la lettre les plans qui avaient été établis à son intention (dans la mesure où les ressources qui lui étaient attribuées le lui permettaient) dans le PLT, qui a lui-même été élaboré pour unifier la vision de la recherche en astronomie au Canada. Le PLT représente en effet l'expression du consensus intervenu au sein des milieux canadiens de l'astronomie et vise justement à assurer la complémentarité des efforts des différents acteurs.

Les communications internes et externes de l'IHA-CNRC à l'égard des projets liés au PLT sont considérées comme bonnes. Des améliorations pourraient cependant être apportées si l'IHA-CNRC disposait de plus de ressources. Certains participants aux entrevues venant de l'industrie ont eu le sentiment que les communications avec l'IHA-CNRC concernant d'éventuels débouchés commerciaux pourraient être améliorées.

Recommandation 4 : Que le CNRC obtienne les fonds nécessaires pour financer toutes les tâches confiées à l'IHA-CNRC en vertu du PLT et dans les documents d'examen de mi-mandat afin de s'assurer que les retombées positives du PLT se poursuivent.Parmi les retombées les plus importantes de la mise en oeuvre du PLT par l'IHA-CNRC à ce jour, mentionnons l'augmentation de la capacité de recherche de l'Institut et les possibilités accrues pour les entreprises canadiennes de fournir des technologies aux installations astronomiques internationales.

Réponse de la direction et mesures proposées : Les mesures prises en vue d'atteindre cet objectif sont constantes depuis plus d'un an et constituent une priorité élevée pour le CNRC. Le directeur général de l'IHA-CNRC collabore avec le directeur général de la Direction de la stratégie et du développement et avec le Comité de la haute direction du CNRC afin de monter un dossier qui permettra éventuellement d'obtenir un financement permanent, et maintient des relations avec la Coalition pour l'astronomie canadienne dans le but d'obtenir son appui.

Recommandation 5 : Que le financement de la prochaine phase du PLT fasse l'objet d'un suivi distinct dans le système financier de l'IHA-CNRC.

Réponse de la direction et mesures proposées : Le PLT porte sur un ensemble complexe de projets internationaux, chacun comportant ses propres exigences de communication de l'information et de gestion de trésorerie, et il est combiné à des initiatives liées à accroître la capacité de recherche de l'Institut. Comme le rapport le souligne d'ailleurs, l'IHA-CNRC a harmonisé ses efforts à ceux de l'ensemble des partenaires du PLT et a complété les crédits obtenus dans le cadre du PLT au moyen de ses propres services votés et d'autres sommes venant du CNRC. Comme les fonds sollicités dans le PLT n'ont pas été intégralement accordés, certaines activités ont été financées par le budget des services votés de l'IHA-CNRC (surtout des dépenses salariales). L'institut exerce un suivi attentif sur toutes les dépenses et tous les aspects financiers de chaque projet et continuera de le faire.

Toutefois, à l'avenir, tous les nouveaux crédits accordés pour la mise en oeuvre du PLT feront l'objet d'un suivi serré dans la mesure où les systèmes financiers du CNRC le lui permettront. On aura ainsi une image plus précise de l'utilisation des fonds venant du budget des services votés de l'IHA-CNRC et de ceux affectés expressément au PLT, ce qui permettra de quantifier avec plus de précision les retombées du PLT. Les projets menés dans le cadre du PLT continueront de faire l'objet d'un suivi.

Sommaire des conclusions et des recommandations – Possibilités et orientations futures

Les débouchés éventuels dans le secteur de l'astronomie et les principales leçons apprises susceptibles d'être utiles à l'IHA‑CNRC et à l'ensemble de l'administration fédérale au cours de la prochaine phase de la mise en oeuvre du PLT constituaient le dernier point de l'évaluation.

Chez les participants aux entrevues, il y avait un sentiment général (encore plus accentué chez ceux de l'extérieur) qu'il faudra investir davantage pour mettre en oeuvre le reste du PLT et que l'engagement financier du gouvernement fédéral canadien devrait être plus soutenu.

Les mécanismes de financement établis par le gouvernement fédéral pour attribuer l'argent aux projets scientifiques de grande envergure sont considérés comme problématiques. L'absence de synchronisme entre les échéanciers des projets et les périodes de financement est plus particulièrement problématique. La plupart du temps, en effet, le profil des dépenses d'un projet ne correspond pas à l'exercice financier du gouvernement fédéral, d'où des pressions financières sur le budget du CNRC et celui de l'IHA-CNRC à différents moments tout au long de l'année.

Les participants aux entrevues ont présenté quelques suggestions pour favoriser la participation de l'industrie. Certains ont notamment proposé un moyen efficace pour identifier des partenaires commerciaux et des entreprises capables d'assumer une partie des coûts et des efforts liés au transfert réussi de technologies et de savoir et disposés à le faire. On a aussi proposé que l'IHA-CNRC déploie des efforts pour acquérir une meilleure compréhension des marchés et pour trouver des applications commerciales potentielles de ses technologies et qu'un examen de haut niveau du processus d'octroi des contrats du CNRC soit effectué afin d'en venir à un meilleur contrôle de la propriété intellectuelle et des transferts de technologie.

Pour comprendre de manière satisfaisante les retombées économiques et industrielles du PLT, une analyse du rendement des investissements et une analyse coûts-avantages de la mise en oeuvre de l'ensemble du Plan devraient être effectuées à un certain point dans l'avenir.

Selon les chercheurs universitaires canadiens ayant participé aux entrevues, il existe au Canada un désir véritable d'établir des liens plus formels entre les chercheurs de l'IHA-CNRC et leurs collègues universitaires.

Recommandation 6 : Les difficultés liées à la gestion financière à l'intérieur d'un cycle de planification quinquennal des « grands projets scientifiques » de longue haleine prévus dans le PLT devraient faire l'objet d'une révision conforme au cadre recommandé par le Bureau du conseiller national des sciences (BCNS)Note de bas de page 1.

Ce cadre devrait être examiné et faire l'objet de discussions avec le BCNS afin de déterminer comment les projets prévus dans le cadre du PLT pourraient en bénéficier et comment ce cadre pourrait être amélioré afin de tenir compte de certaines des leçons apprises dans le cadre de la présente évaluation et mieux répondre aux besoins de tous les grands projets scientifiques canadiens dans l'avenir.

Réponse de la direction et mesures proposées : Avec ses nombreuses installations nationales, il est tout à fait dans l'intérêt du CNRC que la question des « grands projets scientifiques » du Canada soit réglée. Le CNRC a formulé des commentaires pour l'établissement du cadre original et a participé à un atelier subséquent avec 40 chefs de file réputés de la collectivité. De plus, il a sollicité et obtenu des commentaires de son Conseil d'administration sur le cadre proposé et a participé à un atelier organisé au Centre canadien de rayonnement synchrotron sur cette question.

Avec tous les organismes pertinents, le CNRC participe aussi à un groupe de travail parrainé par la Coalition pour l'astronomie canadienne afin d'étudier quels sont les obstacles qui nuisent à la mise en oeuvre du PLT. Ce groupe de travail a présenté un rapport et l'a distribué aux participants ainsi qu'aux acteurs pertinents afin d'obtenir leurs réactions.

Le CNRC entend poursuivre le dialogue avec tous les acteurs des milieux de l'astronomie, y compris le BCNS, afin d'étudier ce problème et d'y trouver des solutions.

Recommandation 7 : Si une deuxième phase de financement est accordée pour la mise en oeuvre du PLT, le CNRC devrait envisager de procéder à une analyse du rendement sur l'investissement et à une analyse coûts-avantages, en coordination avec les autres organismes fédéraux qui reçoivent du financement dans le cadre du PLT. Si elles sont entreprises, ces études devraient être terminées avant la prochaine évaluation.

Réponse de la direction et mesures proposées : L'IHA-CNRC examinera la question à savoir s'il serait opportun ou non d'amorcer une étude de suivi similaire à celle effectuée en 1999 par le groupe ARA en vertu d'un contrat avec KPMG. Cette étude fixe un cadre méthodologique et a établi un point de référence.

Tout en ayant à l'esprit que les délais nécessaires pour évaluer les avantages au-delà des retombées économiques immédiates peuvent empêcher la tenue d'un examen complet avant la prochaine évaluation, le CNRC se penchera néanmoins sur la possibilité de procéder à une analyse du rendement sur les investissements et à une analyse coûts-avantages. Les autres organismes fédéraux seront consultés s'il est décidé d'aller de l'avant.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Cadre pour l'évaluation, le financement et la surveillance des grands projets d'investissements scientifiques canadiens, Bureau du Conseiller national des sciences, janvier 2005

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