ARCHIVÉ - Évaluation du Centre canadien de fabrication de dispositifs photoniques du CNRC

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Sommaire

En 2001, on a octroyé au CNRC des ressources visant un certain nombre de domaines émergents en recherche et en technologie qui ont été cernés par des partenaires locaux en consultation avec le CNRC. En vertu des initiatives des grappes technologiques du Centre et de l'Ouest (ICO), six initiatives ont été financées, chacune se concentrant sur une technologie en particulier. Elles comprennent :

  • la transformation de l'aluminium au Saguenay;
  • la fabrication de produits photoniques à Ottawa;
  • la technologie biomédicale à Winnipeg;
  • les nutraceutiques et aliments fonctionnels, à Saskatoon;
  • la nanotechnologie à Edmonton;
  • les piles à combustible à Vancouver.

En 2005, une évaluation de ces grappes a été lancée. Le présent rapport présente les principales constatations, conclusions et recommandations concernant l'initiative de développement de la photonique dans la région d'Ottawa, c'est-à-dire le Centre canadien de fabrication de dispositifs photoniques.

Voici les principales raisons justifiant une évaluation des initiatives à ce moment :

  • réunir de l'information sur les progrès accomplis à ce jour dans le cadre des initiatives, et notamment sur les leçons tirées et les nouvelles méthodes, afin d'appuyer l'orientation stratégique du CNRC à contribuer à la viabilité socio-économique des collectivités du Canada, par le biais de grappes technologiques;
  • créer une occasion de communiquer avec des parties intéressées aux initiatives dans les collectivités;
  • fournir au CNRC de l'information sur le rendement à ce jour, qui servirait à faciliter la prise de décisions au sujet du renouvellement du financement des initiatives, celui-ci venant à échéance en 2006-2007 après une période initiale de cinq ans.

Le Comité de la haute direction du CNRC a approuvé le cadre de référence pour cette évaluation en septembre 2005.

L'évaluation portait sur la période de 2002-2003 à 2005-2006 inclusivement et se concentrait sur les questions de pertinence; les premiers résultats et incidences; le concept, le mode de prestation et la rentabilité; et les leçons tirées et les nouvelles méthodes. Les questions du Comité d'examen des dépenses du gouvernement fédéral ont également été prises en considération dans l'élaboration des questions d'évaluation.

Les principales méthodologies utilisées pour répondre à ces questions d'évaluation comprenaient un examen des documents; un examen des données administratives et de rendement; la tenue d'entrevues avec des sources d'information clés; et une étude de mesure des grappes technologiques.

Aperçu de l'initiative de la photonique

Le CNRC a lancé le Centre canadien de fabrication de dispositifs photoniques (CCFDP-CNRC) dans le cadre de la deuxième phase du financement fédéral au CNRC axé sur les grappes technologiques. Note de bas de page 1 L'exécution de l'initiative, qui porte principalement sur la construction et l'exploitation du CCFDP-CNRC, incombe à l'Institut des sciences des microstructures (ISM-CNRC). L'ISM-CNRC est situé à Ottawa, en Ontario.

L'initiative avait comme but d'établir un centre de technologies national offrant des services de fonderie, de conception, d'essais et de fabrication à partir de matériaux à base de semi-conducteurs III-V ou de silicium. L'installation servirait à produire des prototypes et des dispositifs optoélectroniques et photoniques personnalisés. Grâce à ces travaux, le CCFDP-CNRC pourrait fournir des produits de prochaine génération à ses clients moyennant des compétences essentielles d'optiques intégrées et de processus de fabrication commerciale. Parmi les services proposés, mentionnons des produits fabriqués à guichet unique et des solutions intégrées, des études de faisabilité et la production à faible volume.

Au lancement du CCFDP-CNRC, une composante de formation complémentaire a été établie grâce au financement fourni par le gouvernement de l'Ontario à l'Université Carleton. Le volet formation serait financé par des ressources distinctes et serait donné à l'Université Carleton, avec la participation du CNRC.

Dans son budget de 2001, le gouvernement fédéral a octroyé un total de 30 millions de dollars à l'initiative. Par ailleurs, le gouvernement de l'Ontario, par le biais de l'Université Carleton, a appuyé l'initiative en contribuant un montant forfaitaire de 10 millions de dollars pour appuyer la construction et l'aménagement.

Les principales conclusions et recommandations suivantes ont été cernées au cours de l'étude d'évaluation qui a été menée d'octobre 2005 à juin 2006.

Conclusion générale

En 2000, la principale raison du CNRC justifiant la création du CCFDP-CNRC visait à appuyer le secteur des technologiques de l'information et des communications (TIC), alors en pleine effervescence, en offrant un accès au prototypage et à la production à faible volume de dispositifs photoniques et de circuits intégrés photoniques. Toutefois, au moment du lancement, le secteur des TIC a connu une importante érosion en raison de l'éclatement de la bulle Internet et du retrait de grands investisseurs antérieurs dans les domaines connexes. Ironiquement, ce passage à la phase descendante a joué en faveur du CCFDP-CNRC.

Alors que les grandes fonderies d'Ottawa tentaient de se délester de leur équipement et de leur PHQ, le CCFDP-CNRC a vu l'occasion d'accroître la capacité de ce qui avait été prévu, grâce à l'acquisition de matériel à rabais, ainsi que l'embauche de travailleurs spécialisés requis pour maximiser l'utilisation de l'infrastructure agrandie.

L'initiative conserve toujours le même objectif mais il a fallu modifier à maintes reprises les plans techniques du CCFDP-CNRC en vue de répondre aux conditions changeantes mentionnées ci-dessus. En général, la construction et l'aménagement ont été réalisés selon les plans, bien que l'installation ait ouvert en retard. La planification des ressources a été insuffisante en raison des paramètres d'allocation changeants du CNRC. Le CCFDP-CNRC a dû jongler avec des coûts qui n'avaient pas été prévus au départ, notamment les impôts fonciers et les coûts d'électricité.

L'initiative de photonique a profité de l'approvisionnement de 10 millions de dollars en contributions du gouvernement de l'Ontario par le biais de l'Université Carleton pour l'achat de matériel, ainsi que des rapports qui se sont établis avec CMC Microsystems et l'Université Carleton, les deux appuyant les activités de recherche et de formation en photonique. Les répercussions des rapports avec CMC se sont avérées plus importantes que l'on avait prévu au départ tandis que le volet formation assuré par Carleton a éprouvé de la difficulté à prendre son essor, se soldant par des répercussions limitées au moment de l'évaluation. Des liens solides avec le PARI-CNRC ont également été établis.

L'installation, qui était partiellement fonctionnelle depuis l'automne de 2004 mais est en service complet depuis le printemps 2005, est à bâtir sa clientèle et à établir ses sources de revenus. Sa clientèle est principalement composée d'entreprises canadiennes, dont plusieurs située à Ottawa. Des liens sont également établis avec des entreprises américaines et internationales.

Le CCFDP-CNRC participe activement à des réseaux de mise en place de grappes technologiques et on le considère comme un élément important du regroupement d'Ottawa.

Voici les principales constatations du rapport de même que des recommandations connexes.

Sommaire des constatations et recommandations – Pertinence

Selon l'évaluation, l'établissement du CCFDP-CNRC en soutien à l'initiative des grappes technologiques photoniques était conforme aux priorités du gouvernement fédéral et du CNRC établies en 2002 dans le cadre de la stratégie d'innovation. L'initiative continue de se conformer aux priorités fédérales, particulièrement à la nouvelle stratégie du CNRC. Toujours selon l'évaluation, le CNRC joue un rôle légitime en favorisant le développement de grappes technologiques et en appuyant le développement d'entreprises axées sur la transformation secondaire dans la région du Saguenay.

La création du CCFDP-CNRC se conforme également aux intérêts du gouvernement de l'Ontario, une collaboration essentielle à l'initiative par le biais de l'Université Carleton. Le gouvernement de l'Ontario a choisi d'investir dans le projet Carleton/CCFDP-CNRC en tant que moyen pour témoigner son appui continu à ce que l'on considère comme une importante technologie en appui à l'économie de l'Ontario. On estimait que l'investissement aiderait à retenir les activités de grappes technologiques dans la province.

Certains considèrent le CCFDP-CNRC comme une installation nationale modèle, comme c'est le cas du Photonics Microfabrication Network en Australie. Ce réseau a commencé à exercer des pressions pour obtenir des capacités de microfabrication en Australie, semblables à celles que l'on trouve dans d'autres pays, comme le Canada.

Sommaire des constatations et recommandations – Premiers résultats et impacts

Accès aux installations : Le Centre a pu acquérir plus d'équipement que ce qui avait été initialement prévu ou comme étant possible, en raison du passage à la phase descendante du secteur des technologies de l'information et des communications (TIC) au moment de l'aménagement de l'installation. Des entreprises d'Ottawa telles que Nortel et Bookham se sont départies de leur infrastructure de fabrication. Le CNRC a eu une occasion opportune de pouvoir acheter de l'équipement à la fraction du prix qu'il lui en aurait coûté neuf.

Une entente avec CMC Microsystems permet aux universitaires et aux élèves d'avoir accès au CCFDP-CNRC. L'entente du CMC avec le CCFDP-CNRC prévoit deux types d'options pour avoir accès à la photonique et aux services de prototypage optoélectronique : les demandes de subventions évaluées par les pairs et l'option de payer au moment de la fabrication.

Le partenariat du CCFDP-CNRC avec Carleton devait également mener à une interaction avec les universitaires, particulièrement par le biais de projets qui exigeraient la participation des installations du Centre. Récemment, l'accès a été élargi en raison des activités du nouveau Centre for Photonics Fabrication Research (CPFR) de Carleton.

Le CCFDP-CNRC compte des postes de travail pouvant accueillir environ 20 étudiants. Les étudiants qui sont sur les lieux participent aux activités liées au CCFDP-CNRC, telles que la conception et la modification, tant en amont qu'en aval du processus de prototypage.

Attirer et perfectionner le personnel hautement spécialisé : La présence du CCFDP-CNRC a retenu le PHQ dans la région, à la suite de l'effondrement des technologies de l'information et des communications (TIC). Le volet formation de l'initiative, mené par l'Université Carleton, vient à peine de commencer à financer des activités de recherche.

Accès aux ressources de soutien de l'industrie et des technologies du CNRC : Les activités du PARI-CNRC contribuent à rendre accessibles les capacités de recherche et de développement du CCFDP-CNRC aux entreprises. Le PARI-CNRC a établi des liens avec des secteurs photoniques, tant en Ontario qu'au Québec. Le PARI-CNRC compte un conseiller en technologie industrielle (CTI) à l'Institut national d'optique (INO) de Ste-Foy, au Québec. En Ontario, le Centre et le PARI-CNRC ont travaillé à se présenter ensemble à certains événements clés, tels que Photonics North, dans le but de confirmer qu'il existe une interaction entre les deux. Le PARI-CNRC a également permis de donner au Centre une plus grande visibilité auprès de la direction du PARI-CNRC et des CTI en l'invitant aux réunions régionales du PARI-CNRC.

Bien que des liens aient été établis et que les rapports soient solides, les résultats de l'évaluation donnent à penser que l'on pourrait renforcer les liens entre le CCFDP-CNRC et le PARI-CNRC. Il a été proposé que des présentations aient lieu plus souvent à l'intention des CTI du CCFDP-CNRC ou d'autres groupes de CTI provenant d'autres régions, ce qui pourrait aider à garder en mémoire les services proposés par l'installation.

Recommandation 1 : Chercher de nouvelles occasions pour informer, éduquer et bâtir des liens avec les CTI du PARI-CNRC. Des liens ont été établis et les rapports sont harmonieux. Toutefois, si l'on se base sur les succès antérieurs, il faut créer de nouvelles occasions d'établir des liens avec un plus grand nombre de CTI du PARI-CNRC.

Réponse de la direction et mesures proposées :Acceptée.Le CCFDP-CNRC considère le PARI-CNRC comme un partenaire essentiel pour diffuser ses services dans l'ensemble du secteur industriel canadien – un prolongement à ses professionnels de la vente et du marketing. La direction de l'ISM-CNRC rencontrera le directeur général du PARI-CNRC en vue de déterminer la meilleure façon d'informer les conseillers de technologie industrielle des programmes et services commerciaux proposés par le CCFDP-CNRC.

Activités de recherche : Le CCFDP-CNRC n'a pas été établi comme une installation de recherche. Au lieu, la collaboration du CCFDP-CNRC avec l'Université Carleton se veut le principal élément de recherche et de formation dans le cadre de l'initiative. L'analyse des résultats de l'entente indique les progrès réalisés à l'égard du volet de formation sont lents en raison des difficultés à obtenir de la province la signature d'un contrat permettant à l'Université Carleton d'aller de l'avant.

Néanmoins, l'entente du CCFDP-CNRC avec CMC Microsystems représente un mécanisme valide pour rendre accessibles les capacités de l'installation aux chercheurs de l'externe.

Constitution de réseaux au sein de la grappe : Une pléthore de groupes a comme objectif d'appuyer et de maintenir la position du Canada en tant que chef de fil de la recherche et de l'exploitation photoniques. Le CCFDP-CNRC est lié à un grand nombre d'entre eux. Le Centre propose des services pour soutenir le développement de grappes technologiques dans la région de la capitale nationale et dans l'Ontario en général. Toutefois, en tant que fournisseur de services, le soutien qu'il peut apporter au développement de grappes technologiques peut déborder les frontières en s'appliquant à l'ensemble du Canada. Il tient également à établir des liens avec des centres de R-D photoniques et avec des grappes technologiques associées aux États-Unis.

Développement de l'industrie : Le CCFDP-CNRC contribue au développement de l'industrie en assurant des services de fonderie. Dès juillet 2004 jusqu'en mars 2006, le CCFDP-CNRC a signé des ententes avec 22 clients des secteurs privé et public Note de bas de page 2 et a établi 61 ententes de paiements à l'acte et de bon de commande. La valeur totale de ces ententes est d'environ 1,734 millions de dollars.

La majorité (34 ententes ou 56 p. 100) ont été conclues avec des clients canadiens. Une douzaine ont été conclues avec des clients américains et les 15 autres ententes l'ont été avec quatre clients internationaux dans des pays tels que l'Australie, la Chine et le Royaume-Uni.

Selon l'évaluation, l'une des façons que la mise sur pied du CCFDP-CNRC peut aider à soutenir le développement de l'industrie est d'éliminer les risques d'investir dans des entreprises. Pour parvenir à cet objectif, il offre un service aux entreprises que cette dernière devrait se prémunir s'il ne l'offrait pas. En d'autres mots, une entreprise en démarrage devrait trouver les moyens d'investir dans sa propre fonderie si le CCFDP-CNRC n'existait pas. Un tel investissement, selon les personnes interviewées, pourrait coûter de 10 à 30 millions de dollars.

Une importante caractéristique du CCFDP-CNRC qui facilite le développement de l'industrie est la facilité avec laquelle les partenaires estiment qu'ils peuvent interagir avec l'installation. Constituer des partenaires et des entreprises « conviviaux » est une partie importante de vouloir resserrer les liens avec le CCFDP-CNRC. Les clients ont fait remarquer que le Centre accomplit un excellent travail pour assurer la protection des renseignements confidentiels des clients. Les clients nourrissent de grandes attentes à l'égard du travail qu'ils confient au Centre.

Pour ce qui est des activités d'incubation en appui au développement de l'entreprise, notamment au CCFDP-CNRC et à son installation, il n'est pas responsable d'offrir des services en matière d'incubation. Ces activités sont exécutées par l'institut parent, l'ISM-CNRC, qui abrite une IPI sur les lieux. Toutefois, les services du CCFDP-CNRC sont proposés aux entreprises d'incubation ainsi qu'à d'autres entreprises.

Autres premiers résultats ou impacts : Le CCFDP-CNRC a récemment été reconnu au sein de la collectivité comme jouant un rôle important pour bâtir des partenariats. En avril 2006, le CCFDP-CNRC a reçu le prix Partenariat en technologie décerné annuellement par le Centre de recherche et d'innovation d'Ottawa (OCRI), qui souligne le rôle qu'il a joué dans la création du Centre.

Avantages supplémentaires : L'équipe d'évaluation a pu cerner des exemples concrets du CCFDP-CNRC appuyant les entreprises à l'échelle locale. Lorsqu'on a demandé ce que feraient ces entreprises en l'absence d'une installation de fabrication comme le CCFDP-CNRC, elles ont répondu qu'elles ne seraient probablement pas à leur stade de développement actuel. Elles estimaient que les investisseurs n'auraient peut-être pas investi sans la présence de l'installation pour appuyer leurs objectifs de développement.

Sommaire des résultats et recommandations – Conception, mode de prestation et rentabilité

Mise en oeuvre de l'initiative : La mise en oeuvre de l'initiative du CCFDP-CNRC s'est déroulée en accusant un léger retard. Une étude des documents de planification et des rapports de projet indique que la construction de l'installation a débuté en novembre 2002 et devait se terminer en mai 2004. L'installation de l'équipement et la mise en service des outils se sont terminées en 2004, quelques mois toutefois après la date prévue. L'exploitation a débuté en septembre 2004, quelques mois après les projections initiales. Une fois en service, le CCFDP-CNRC a pu livrer aux clients ses premières plaquettes en temps opportun.

Le CCFDP-CNRC a tenté de minimiser les risques sur le plan de la main-d'oeuvre en embauchant du personnel pour une période déterminée jusqu'à ce que la clientèle ait été établie. Au fil du temps, les risques se sont atténués et des postes permanents à temps plein ont pu être créés dans le but de conserver le PHQ.

Un autre facteur qui a eu une incidence, quoique mineure, sur la planification a été la décision d'ajouter un troisième étage à l'édifice prévu du CCFDP-CNRC dans le but d'accueillir du personnel de l'Institut de technologie de l'information (ITI), qui sont également logés à l'édifice M-50 (l'édifice abritant l'ISM-CNRC et que le CCFDP-CNRC adjoindrait). Le coût supplémentaire pour procéder à ce projet, plutôt que de construire une nouvelle aile ou un édifice pour l'ITI-CNRC était minime (environ 1,5 million de dollars). Les coûts pour la construction de locaux pour l'ITI-CNRC avaient à l'origine été estimés à environ 7 à 8 millions de dollars. Par conséquent, la CNRC a réalisé d'importantes économies en ajoutant un troisième étage à l'édifice prévu du CCFDP-CNRC.

Efficacité des méthodes de gestion :

Gouvernance :Selon l'évaluation, le CCFDP-CNRC a établi un mécanisme de surveillance temporaire dès les débuts de la mise en oeuvre de l'initiative. Un comité de planification stratégique intérimaire a été mis sur pied en tant que certitude qu'il y avait bien un dialogue et un échange entre les partenaires et les intervenants pendant les phases initiales de l'initiative.

Les personnes interviewées ont laissé entendre que le CCFDP-CNRC pourrait profiter d'une participation accrue à sa gouvernance des membres du secteur privé. D'une certaine façon, l'évaluation a révélé que les membres du secteur privé local ne se sentent pas près du CCFDP-CNRC, tout comme ils ne connaissent pas son rôle ou ses activités.

Recommandation 2 : Continuer de prendre de l'expansion dans le secteur privé et de tisser des liens afin de faire connaître les services proposés par le CCFDP-CNRC. Revoir la participation du secteur privé dans la gouvernance du CCFDP-CNRC et participer à des activités de communications et de liaisons directes avec les représentants d'entreprises de « grappes technologiques » photoniques canadiennes pour continuer à faire connaître le Centre.

Réponse de la direction et mesures proposées : C'est essentiel pour ce que le CCFDP-CNRC doit faire – assurer la diffusion des services du CCFDP-CNRC offerts au secteur industriel. Pour ce faire, le CCFDP-CNRC s'assurera que ses membres du personnel du bureau d'affaires connaissent bien les pratiques commerciales du CCFDP-CNRC. Le CCFDP-CNRC continuera également de participer aux salons professionnels tels que Photonics North et West ainsi qu'à siéger aux comités d'associations de l'industrie photonique afin d'informer les clients industriels éventuels.

Administration de l'installation : La structure administrative du CCFDP-CNRC semble adéquate et répondre aux besoins de l'installation. L'administration du CCFDP-CNRC est tenue par six employés qui se consacrent entièrement au Centre (à savoir, 100 % de leur temps est rémunéré par l'initiative du CCFDP-CNRC, contrairement à l'ISM-CNRC).

Gestion du rendement : Selon l'évaluation, le Centre a pu résumer ses réalisations. Jusqu'à ce jour, ce résumé porte habituellement sur les réalisations concernant la mise en oeuvre initiale (p. ex., état de l'acquisition de l'équipement, listes de présentations sur le Centre). Avec la mise en service du Centre, on tient maintenant compte de l'information sur les activités du client (p. ex., nombre de clients, valeur des ententes, recettes produites), quoique peut-être pas au niveau de détail requis puisqu'il a été difficile dans le cadre de l'évaluation de déterminer les recettes du client, un paramètre important pour le CCFDP-CNRC.

Pour ce qui est de la liste plus vaste de paramètres proposée, notamment des paramètres portant sur les objectifs financiers et plus généralement sur l'incidence du CCFDP-CNRC sur les grappes en photoniques, ces derniers sont moins étoffés.

En raison de la nature collaborative de l'initiative photonique (p. ex., le volet formation est dirigé par l'Université Carleton), il a été difficile dans le cadre de l'évaluation de faire rapport sur le rendement de cet élément. Sans un cadre conjoint de responsabilisation, il est difficile de demander de l'information et des commentaires sur les résultats du volet formation du programme puisqu'il ne relève pas directement du CCFDP-CNRC.

Recommandation 3 : Établir un cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR) qui prend en compte le financement sous forme de contributions ou l'exécution des programmes des collaborateurs. Selon l'évaluation, l'Université Carleton a la responsabilité de fournir le volet formation du CCFDP-CNRC. Toutefois, sans un cadre de gestion et de responsabilisation, il est difficile, ou peut-être moins approprié, de commenter les résultats du volet formation du programme.

Réponse de la direction et mesures proposées : Cette recommandation n'est pas acceptée. Carleton est responsable du programme de formation et a reçu des fonds de la province pour exercer cette fonction. Le CNRC n'a aucun pouvoir ni aucune autorité dans ce domaine, bien que le CCFDP-CNRC soit désigné dans le programme de formation théorique de l'Université Carleton.

Les communications et la commercialisation : L'évaluation du CCFDP-CNRC indique qu'une bonne communication a prévalu entre les collaborateurs pendant la phase de mise en oeuvre. Toutefois, l'évaluation a révélé que les paramètres de communication n'avaient pas été établis dès les débuts entre les principaux collaborateurs (le CNRC et le gouvernement de l'Ontario et l'Université Carleton). Par conséquent, certaines annonces publiques au sujet de l'initiative ont été faites, sans que parfois l'autre collaborateur sache ce qu'il se passait. De plus récentes annonces semblent avoir été faites conjointement par les partenaires.

Une autre question qui n'a toujours pas été réglée porte sur la façon de nommer le Centre dans les documents publics n'émanant pas du CCFDP. Selon les directives de la Direction générale des communications du CNRC, tous les Instituts ou programmes du CRNC doivent utiliser le suffixe CNRC après CCFDP (comme il est illustré dans le présent rapport). Toutefois, le gouvernement de l'Ontario fait référence au Centre comme « le CCFDP au CNRC ».

Recommandation 4 : Examiner les politiques de communication en fonction du partenariat CNRC-gouvernement de l'Ontario/Université Carleton. La nature intrinsèque des partenariats est telle que chaque collaborateur souhaite normalement faire l'objet d'une mention pour leur investissement en ressources. Le CNRC doit examiner quelles lignes directrices en communication répondent le mieux aux besoins du CNRC de même que ceux de ces partenaires.

Réponse de la direction et mesures proposées : Acceptée. Cela dépendra bien entendu de l'appui continu de la province de l'Ontario et de l'Université Carleton allant de l'avant. À ce jour, aucun problème de communication important n'a eu lieu entre les trois parties intéressées. L'Université Carleton et la province de l'Ontario semblent souscrire à la désignation du Centre comme étant le « CCFDP-CNRC ».

Recommandation 5 : Poursuivre l'élaboration des stratégies de commercialisation et de communication, particulièrement celles visant directement les entreprises, y compris celles d'Ottawa.

Réponse de la direction et mesures proposées : Acceptée. Comme il a déjà été mentionné, la commercialisation et la communication jouent un rôle essentiel dans une entreprise telle que le CCFDP et sont des outils qui doivent être exploités. Le CCFDP continuera d'obtenir des données relatives à la commercialisation et à la concurrence à l'aide de ses SF internes et tentera de mieux s'intégrer aux ressources de l'ICIST. Ainsi, dans son plan d'activité proposé (2007-2012), le CCFDP prévoit des partenariats avec l'ICIST pour obtenir des données techniques concurrentielles qui seront distillées et analysées afin d'aider à cerner les menaces et les possibilités du CCFDP – les résultats seront intégrés dans le processus de décision de gestion. Sur le plan des communications, le CCFDP continuera de mettre à jour son site Web et de diffuser ses services auprès des parties intéressées. Un agent supérieur en communication sera embauché par le CCFDP pour s'acquitter de ces fonctions.

Passation de marché et propriété intellectuelle : Pour ce qui est de la question de la passation de marché, donc de la propriété intellectuelle (PI), qui sont des aspects importants des négociations avec les clients, on a remarqué un manque d'uniformité parmi les clients au chapitre de leurs expériences. Généralement, la passation de marché avec le CNRC s'était bien déroulée et en temps opportun. D'autre part, il existe des possibilités de conflit, particulièrement dans le domaine de la PI, et l'évaluation a révélé que cette éventualité pourrait étirer le processus de négociation d'ordre contractuel.

Rôle des instituts, programmes et directions : Le CCFDP-CNRC est une composante intégrale de l'ISM-CNRC, tant sur le plan de sa construction, de sa gestion et de son expertise. Il s'agit d'un des 12 groupes existants au sein de l'Institut. Compte tenu des liens, il existe des occasions de miser sur l'expertise des autres dont on a déjà tiré profit. Par exemple, l'expérience de l'Institut dans le domaine de l'élaboration du matériel pour les technologies de l'information est mise à la disposition des ingénieurs du CCFDP-CNRC. Il tire également parti du matériel au sein de l'Institut, tels que les dispositifs à faisceau électronique (utilisés en lithographie), un spectromètre de masse secondaire et divers microscopes électroniques.

Le CCFDP-CNRC a profité de contributions du gouvernement de l'Ontario, par l'Université Carleton. Considéré comme un investissement « pionnier », on estime qu'il s'agit là d'une première pour la province de financer des installations qui ont été construites sur le sol fédéral, plutôt que d'être bâti sur les lieux (p. ex, à une université comme l'Université Carleton).

Complémentarité : Compte tenu des résultats des entrevues avec les clients et les chercheurs, ainsi que de l'examen des documents, il est clairement ressorti que le CCFDP-CNRC est unique. On peut expliquer en partie cette constatation en raison de son modèle de prestation de services qui combine des services de consultation, de modélisation, de génie, d'essai et fabrication de façon intégrée. Par ailleurs, ses liens avec l'ISM-CNRC lui permettent d'obtenir de l'expertise et de l'équipement qu'il ne pourrait pas autrement se permettre.

Recommandation 6 :Mener une étude comparative dans environ cinq ans pour mesurer la position et la force du service du CCFDP-CNRC par rapport aux autres centres. Les résultats de l'évaluation attestent que le CCFDP-CNRC offre un ensemble de services unique. Pour être pertinente, une étude comparative qui compare le Centre à d'autres organismes internationaux pourrait s'avérer utile.

Réponse de la direction et mesures proposées : Acceptée avec des changements.Bien que le CCFDP convienne qu'il serait nécessaire de procéder à une analyse comparative pour comparer les forces et les faiblesses du CCFDP par rapport aux autres centres, elle doit être menée avant l'échéance de cinq ans. En fait, cet exercice devrait être effectué de façon continue dans le cadre d'un plan de marketing et en même temps que la mise à jour de la carte routière du CCFDP – les deux ensembles de données sont nécessaires pour mener une analyse globale du service concurrentiel du Centre.

Niveau de ressources : Les ressources n'ont pas été suffisantes pour soutenir l'exploitation initiale. Les coûts d'exploitation (impôt foncier et électricité) ont d'abord été évalués en fonction du CCFDP-CNRC en 2005-2006. Ces derniers n'avaient pas été attribués au départ au CCFDP-CNRC par les Services administratifs et gestion de l'immobilier(SAGI), ou n'avaient pas été considérés par le CCFDP-CNRC, dans les premières phases de l'initiative. Par ailleurs, il a fallu faire une demande de fonds pour couvrir le salaire de deux personnes à titre de remplaçants.

Recommandation 7 : Résoudre la question de l'attribution des impôts fonciers et des coûts d'électricité. Selon l'évaluation, il n'est pas clair entre le CCFDP-CNRC et le SAGI à qui incombe la responsabilité du paiement des impôts et de l'électricité.

Réponse de la direction et mesures proposées : Acceptée. La direction de l'ISM-CNRC rencontrera le directeur général des SAGI afin d'évaluer le coût réel des services publics et les taxes du complexe du CCFDP-CNRC. À noter qu'une seule journée d'interruption de service au CCFDP-CNRC se solde par un arrêt d'au moins deux jours, ce qui entraîne des coûts de 50 000 $ en perte d'occasion pour le CCFDP-CNRC. Les SAGI doivent tenir compte de telles pressions.

Production de revenus : Selon l'évaluation, la partie des documents sur la production de revenus et quels coûts seraient compensés à quel moment n'était pas claire. En tant qu'entité sans but lucratif et de paiement à l'acte, le CCFDP-CNRC a été inauguré selon la prémisse que les frais imputés aux clients correspondraient à des services, comme moyen pour compenser les coûts d'exploitation. Aucun objectif n'a été établi dans les documents du Conseil du Trésor sur la façon dont les revenus seraient générés ou dans quelle mesure les coûts d'exploitation seraient compensés. Toutefois, certains documents donnent à penser que le CCFDP-CNRC a péché par excès d'optimisme quant au niveau de revenus qu'il pourrait générer.

La question à savoir si le CCFDP-CNRC pourra recouvrer tous les coûts ne faisait pas partie de l'évaluation. Toutefois, le processus a révélé qu'il est possible d'améliorer la clarté et le message concernant les éléments qui pourraient faire l'objet d'un recouvrement des coûts, le pourcentage qui serait recouvrable, et les échéanciers pour atteindre ces objectifs. Les coûts pour exploiter le CCFDP-CNRC ne sont pas ceux de la fabrication. Par ailleurs, il faudrait tenir compte des imprévus au cas où les facteurs influenceraient négativement les projections.

Recommandation 8 : Examiner le potentiel du marché et établir des attentes de recouvrement des coûts du CCFDP-CNRC. Selon l'évaluation, les messages portant sur le recouvrement des coûts étaient nébuleux. On a l'occasion de clarifier le message touchant les aspects des activités du CCFDP-CNRC qui devraient être payés grâce au fonctionnement du Centre en mode compétitif restreint de recouvrement de coût. Cela devrait comprendre une définition des activités (sinon de toutes) et quel pourcentage des coûts est récupérable, et les délais pour atteindre ces objectifs de recouvrement des coûts. Par ailleurs, il faudrait tenir compte des imprévus au cas où les facteurs auraient une influence négative sur les projections.

Réponse de la direction et mesures proposées : Acceptée. Le CCFDP-CNRC continuera de mettre à jour son plan de commercialisation de façon régulière et d'obtenir des conseils d'autres organismes internationaux (tels que OIDA) à cet égard. Comme il a été établi dans la demande initiale auprès du Conseil du Trésor, la politique de recouvrement des coûts du CCFDP-CNRC vise à récupérer qu'une partie et non l'ensemble des coûts d'exploitation du CCFDP-CNRC. L'incidence du CCFDP-CNRC sera mesurée en fonction de son efficacité à stimuler l'économie canadienne (croissance de l'emploi, attrait des petites et moyennes entreprises, placement de capital de risque, produit commercial sur le marché, etc.). Le CCFDP-CNRC continuera à tenir des réunions d'affaires / de commercialisation toutes les deux semaines afin de surveiller les recettes prévues du CCFDP-CNRC.

Leçons tirées et nouvelles méthodes

Le dernier élément qui a été examiné au cours de l'évaluation portait sur les leçons tirées et les nouvelles méthodes. Les constatations font état des leçons essentielles qui pourraient être appliquées ou adoptées par les initiatives de grappes technologiques du Centre et de l'Ouest ainsi que d'autres initiatives lancées par le CNRC. Parmi celles qui ont été cernées, mentionnons :

  • À l'éclatement de la bulle Internet, le CCFDP-CNRC a dû faire preuve de souplesse et de maniabilité dans le but de tirer profit des occasions d'acquérir du matériel. La capacité de modifier les plans était primordiale.
  • En relevant les besoins et les intérêts des partenaires, il est possible d'élaborer les stratégies de communication et de positionnement qui s'imposent.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Le financement de la première phase des grappes technologiques du CNRC a été consacré aux initiatives de l'Atlantique, dans le cadre d'une série de cinq initiatives mises en oeuvre dans l'Atlantique Canada, de 2000-2001 à 2004-2005.

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Note de bas de page 2

On compte parmi les 22 clients du CCFDP-CNRC 20 qui proviennent du secteur privé et deux du secteur public.

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