ARCHIVÉ - Évaluation de l'Initiative en génomique et en santé (IGS) du CNRC

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Sommaire

Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) a lancé l'Initiative en génomique et en santé (IGS) en 1999 dans le but d'exploiter les progrès réalisés dans le domaine de la génomique et de la santé et de tirer parti de l'expertise acquise par le CNRC au sein de ses instituts de recherche en biotechnologie et de ses réseaux d'innovation régionaux couvrant l'ensemble du Canada. L'IGS est le premier programme de recherche horizontal de grande envergure du CNRC; il vise à encourager une collaboration plus étroite entre ses instituts de recherche et ses partenaires au sein des autres laboratoires gouvernementaux, du secteur privé et des universités, tant à l'échelle nationale qu'internationale. Outre les collaborations sur le plan de la recherche, l'IGS met l'accent sur le transfert des connaissances du CNRC en génomique et en santé à une variété de secteurs industriels.

L'évaluation de l'IGS du CNRC a été effectuée en 2005 par le groupe Planification et gestion du rendement (PGR) de la Direction de la stratégie et du développement du CNRC. Cette évaluation a été réalisée à la demande du Comité de la haute direction (CHD) du CNRC, conformément au cycle d'évaluation du CNRC et aux politiques du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT). Cette évaluation de l'IGS visait, à l'époque, à :

  • Fournir aux dirigeants et à la haute direction du CNRC Note de bas de page1 de l'information sur les progrès, sur la qualité et sur la gestion des programmes de l'IGS.
  • Recueillir de l'information pour appuyer la planification stratégique du CNRC et la gestion continue des programmes de recherche horizontaux.
  • Fournir une analyse des points forts et des faiblesses du modèle de prestation des programmes de recherche horizontaux pour alimenter le Projet de renouvellement du CNRC.
  • Documenter les résultats et les premières retombées du financement de l'IGS.

Le Comité de la haute direction du CNRC a approuvé le mandat de cette évaluation en mars 2005.

L'évaluation a mis l'accent sur la Phase 2 de l'initiative (2002-2003 à 2004-2005) et sur la transition à la Phase 3  Note de bas de page 2 (2005-2006 à 2007-2008). Les aspects sur lesquels a porté l'évaluation ont été regroupés sous les quatre grands thèmes suivants :

  • Pertinence;
  • Succès;
  • Coût-efficacité / solutions de remplacement; et
  • Conception et prestation des programmes.

Des aspects particuliers des questions examinées dans le cadre de l'évaluation sont traités à l'annexe A. De plus, les questions soulevées par le Comité d'examen des dépenses du gouvernement ont été prises en considération dans l'élaboration des questions traitées par l'évaluation.

Les méthodologies utilisées pour l'évaluation comprenaient une étude des documents, une analyse des données administratives et sur le rendement, une analyse documentaire, un examen technique par les pairs, des études de cas des programmes de recherche financés, des entrevues auprès d'informateurs clés, et un examen des programmes internationaux. Le projet a été guidé par un Comité consultatif d'évaluation (CCE) qui comptait aussi bien des représentants internes qu'externes au CNRC. Le CCE a fourni des conseils et des commentaires sur les méthodologies d'évaluation, les analyses et les résultats de l'évaluation.

Les conclusions et les recommandations clés de l'évaluation sont résumées ci-dessous.

Conclusions et recommandations – Pertinence

Une des questions fondamentales soulevées dans le cadre de l'évaluation est la pertinence ou la justification de l'initiative. La question de la pertinence amène à déterminer si l'initiative continue de répondre à un intérêt ou à un besoin du public. La conclusion est que l'IGS continue de servir l'intérêt public et de répondre aux priorités du gouvernement fédéral. Toutefois, certains répondants jugent que le lien entre l'IGS-2 et les priorités du CNRC ne sont pas claires (p. ex. les piliers de la Vision 2006 du CNRC).

Le soutien du gouvernement à la recherche en génomique au sein de tous les ministères, organismes et initiatives du gouvernement fédéral (p. ex. CNRC, Génome Canada, IRSC, etc.) joue un rôle légitime et nécessaire pour permettre au Canada de développer sa capacité dans le domaine de la recherche en génomique. Ce soutien continuera d'être utile, compte tenu des caractéristiques de cette recherche.

Recommandation 1 : Le CNRC devrait continuer à financer l'Initiative en génomique et en santé et solliciter le renouvellement de l'Initiative de R‑D en génomique pour une quatrième phase.

Réponse : Des discussions sur la conception des programmes et du concours pour la Phase IV de l'IGS seront amorcées avec le Comité des directeurs généraux de l'IGS, en consultation avec le Comité de coordination des programmes de l'IGS. Les recommandations de l'évaluation et les leçons tirées de l'IGS‑3 seront intégrées à la conception des programmes de la Phase IV.

Recommandation 2 : Le CNRC devrait s'assurer qu'une fois que les priorités stratégiques sont articulées dans le cadre de l'Initiative de renouvellement, les objectifs de l'IGS sont clairement alignés sur ces priorités.

Réponse : Les objectifs de l'IGS seront revus une fois que les priorités stratégiques du CNRC auront été articulées dans le cadre de l'Initiative de renouvellement. Les révisions viseront à assurer que les objectifs sont clairement alignés sur les priorités stratégiques du CNRC. Le VP (Sciences de la vie) élaborera les objectifs révisés en consultation avec le Comité des directeurs généraux de l'IGS.

Conclusions et recommandations – Succès

Cet aspect de l'évaluation porte sur les retombées des activités de l'IGS-2. L'évaluation a aussi examiné l'ampleur qu'auraient eue ces retombées si les programmes avaient été réalisés sans le financement de l'IGS. L'investissement dans les infrastructures et la recherche en génomique durant les Phases 1 et 2 de l'IGS a contribué à l'avancement des connaissances scientifiques et techniques dans de nombreux domaines.

Durant l'IGS-1, le CNRC a mis en place des principes de base pour la recherche en génomique; durant l'IGS-2, les chercheurs ont appliqué ces principes dans leur recherche. Même s'il n'est pas réaliste d'espérer des retombées commerciales à court terme pour les programmes de recherche en génomique, l'IGS-2 a permis de faire des progrès et de créer de nouvelles technologies pour l'industrie canadienne. La pertinence de ces technologies pour le marché sera un indicateur de rendement important pour l'IGS-3.

L'objectif de l'IGS de soutenir le développement d'un « réseau d'innovation national », et d'y participer, n'a pas été bien compris par les participants à cette initiative. Le réseautage au sein du CNRC a été renforcé par l'IGS-2, mais le soutien au développement de réseaux externes, et la participation à ceux-ci, ont connu un succès mitigé au sein des programmes de l'IGS-2.

L'IGS représente une première étape vers une meilleure intégration des programmes du CNRC. L'IGS a encouragé la collaboration informelle et une plus grande interaction parmi les instituts du CNRC dans le domaine de la génomique. Toutefois, cette collaboration entre les instituts ne se manifeste pas de manière uniforme. Il existe aussi une certaine confusion quant au niveau de soutien qu'un bureau de développement commercial peut fournir aux chercheurs pour encourager la culture de l'entrepreneuriat.

Les objectifs initiaux de la plupart des programmes de l'IGS-2 étaient très ambitieux, et on a enregistré un certain progrès dans leur réalisation. Le niveau de détail des chartes des programmes ne correspondait pas à celui des rapports de rendement, ce qui rend difficile la comparaison des résultats réels et des résultats attendus. L'IGS-2 a également eu de nombreuses retombées positives additionnelles, en particulier un accroissement des ressources humaines formées dans le domaine de la recherche en génomique et en santé.

L'évaluation a aussi permis d'identifier des obstacles et des défis variés. Certains d'entre eux sont du ressort de l'initiative, alors que d'autres échappent au contrôle de l'IGS. Les répondants ont identifié certaines questions administratives qui faisaient problème, et bon nombre d'entre elles ont été réglées avec la structure de gouvernance de l'IGS-3.

Les résultats attendus pour l'IGS-2 n'étaient pas clairement identifiés ou communiqués (ex. au moyen d'une chaîne de résultats ou d'un modèle logique).

Recommandation 3 : Les phases futures de l'IGS devraient privilégier l'approche par portefeuilles et rechercher un équilibre dans le financement des nouveaux programmes de recherche fondamentale et des programmes de recherche appliquée. Pour les programmes qui proposent des applications « plus proches du marché », une étude portant sur l'évaluation de ces marchés devrait être réalisée dans le cadre du processus d'appel de propositions pour examiner les retombées potentielles des travaux proposés.

Réponse : Dans la Phase IV de l'IGS, une approche par portefeuilles sera définie de manière plus formelle et intégrée aux critères d'évaluation des programmes qui seront utilisés par le Comité d'experts de l'IGS, et elle guidera la haute direction du CNRC dans ses décisions de financement des programmes. L'approche par portefeuilles visera le financement d'un éventail équilibré de programmes ayant un potentiel commercial à court terme et de programmes de recherche poursuivant des objectifs à long terme.

On tirera les leçons des études d'analyse de marché réalisées par les instituts du CNRC (ex. IRB) et de l'étude pilote menée par les Services intégrés du CNRC pour élaborer des exigences précises pour les études d'analyse de marché qui seront intégrées aux critères d'évaluation de la Phase IV de l'IGS. Le Comité d'experts de l'IGS sera aussi renforcé par l'inclusion de membres qui ont une expertise en affaires et en commercialisation.

Recommandation 4 : Les efforts devraient tirer parti des progrès réalisés lors de l'IGS‑2 en intégrant des activités à la grandeur du CNRC. De plus, la complémentarité entre les programmes de l'IGS et les autres activités de recherche en génomique et en santé au Canada devrait être renforcée par une collaboration accrue avec des organismes extérieurs au CNRC.

Réponse : L'intégration et l'effet de levier sont des critères importants dans l'évaluation des propositions pour l'IGS-3. Les auteurs de propositions sont encouragés à former des équipes de recherche intégrées et multidisciplinaires qui impliquent plus qu'un institut du CNRC et qui prévoient la coordination de la recherche et la collaboration avec d'autres ministères et organismes gouvernementaux, des universités et/ou l'industrie. Un comité de coordination de la R‑D en génomique interministériel supervise la gestion collective et la coordination du Programme de R‑D en génomique fédéral, et veille à ce que l'on favorise les collaborations entre les ministères fédéraux lorsque cela est possible et pertinent. On insistera sur la nécessité d'établir une collaboration inter-instituts dans les programmes de recherche de la Phase IV de l'IGS, et la collaboration avec des organismes extérieurs au CNRC continuera d'être un important critère dans l'évaluation des propositions.

Recommandation 5 : Un modèle logique propre à l'IGS, qui définit les résultats attendus à court, moyen et long terme, devrait être mis en oeuvre pour faciliter une mesure effective du rendement. Les objectifs devraient être énoncés clairement et le rendement devrait être mesuré par rapport aux objectifs définis, tant au niveau de l'initiative que des programmes individuels. Des indicateurs liés à des objectifs clairs ou aux plans stratégiques devraient être identifiés, acceptés (c.-à‑d. par la direction, les chercheurs, les VP, etc.), et faire l'objet d'un suivi et de rapports précis. La nécessité d'assurer un suivi du rendement et de l'affectation des ressources devrait être contrebalancée par le danger d'alourdir le fardeau administratif connexe.

Réponse : Le CNRC mène présentement une évaluation de l'Initiative de R‑D en génomique interministérielle. Dans le cadre de cette évaluation, un Cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR) révisé sera préparé pour l'Initiative de R‑D en génomique. Le consultant chargé de réviser le CGRR sera aussi chargé d'élaborer le modèle logique propre à l'IGS qui définira les résultats attendus à court, moyen et long terme.

Des mesures ont déjà été prises dans les chartes des programmes de l'IGS‑3 pour mieux définir les objectifs et les produits livrables/jalons clés des programmes, et les programmes de recherche doivent produire des rapports trimestriels faisant état des progrès réalisés dans l'atteinte des objectifs et des jalons. Dans les chartes des programmes de la Phase IV de l'IGS, on s'efforcera d'améliorer la définition des objectifs de la recherche et leur lien avec le plan stratégique de l'Initiative, et de mieux les articuler et de préciser leur lien avec les jalons clés des programmes.

Recommandation 6 : Des efforts seront déployés pour clarifier les rôles et les responsabilités de la fonction de développement commercial et pour mieux la communiquer aux chercheurs et aux agents de développement commercial pour qu'ils aient une compréhension commune des activités qui font partie de cette fonction.

Réponse : Le CNRC lance un vaste examen de ses activités de développement commercial pour s'assurer qu'il est engagé dans les bonnes activités commerciales et que le soutien pour ces activités est adéquat pour l'avenir. Plus précisément, cet examen visera à examiner ces activités dans le but de reconduire le soutien pour atteindre les objectifs de notre Initiative de renouvellement, de tirer parti des possibilités de la gestion par portefeuille, et de mieux travailler « horizontalement ». Cet examen assurera que les enjeux et les possibilités de l'IGS qui n'ont pas été traités lors de l'évaluation seront traités de façon appropriée. On devrait aussi clarifier les rôles en matière de développement commercial et de commercialisation et les communiquer à l'ensemble du Programme et du Conseil.

Conclusions et recommandations – Coût-efficacité / solutions de remplacement

L'évaluation a examiné le rapport coût-efficacité pour déterminer si les moyens les plus appropriés et les plus efficaces étaient utilisés pour atteindre les objectifs de l'Initiative, en plus de s'intéresser aux solutions de remplacement et au cycle de financement triennal de l'IGS. Le consensus général était que l'approche compétitive utilisée par l'IGS fonctionne bien. On estime que cette approche assure une plus grande imputabilité.

Il existe plusieurs sources de financement pour la recherche en biotechnologie, en génomique et en santé au sein du gouvernement fédéral. Des répondants de l'extérieur ne semblaient pas avoir accès à une information suffisamment détaillée sur les différents organismes et sur leurs rôles pour pouvoir dire, de manière concluante, si l'IGS et les autres organismes fédéraux qui soutiennent la recherche en génomique sont complémentaires ou s'ils empiètent l'un sur l'autre.

Un grand nombre des participants à l'IGS-2 n'ont pas géré leur programme de recherche comme s'il s'agissait d'un projet fixe de trois ans, ce qui a créé des problèmes lorsque leurs propositions pour de nouvelles phases du programme n'ont pas été financées. Les nouveaux programmes ont tendance à avoir plus de difficulté que les programmes existants à démarrer. Le cycle de financement actuel de trois ans, établi par le SCT, reçoit toutefois l'appui général des participants à l'IGS‑3.

Les objectifs pour l'Initiative dans son ensemble et pour les programmes individuels de l'IGS‑2 n'ont pas été suffisamment clairs ou précis. Dans la plupart des cas, les cibles n'ont pas non plus été identifiées, ce qui fait qu'il est difficile de déterminer si le niveau de ressources allouées était approprié. Le Bureau de coordination de l'IGS et les chefs scientifiques ont tiré les leçons de l'expérience de l'IGS-2. Les chartes des programmes de l'IGS-3 énumèrent des objectifs qui sont fondés sur le financement reçu plutôt que sur le financement demandé.

Recommandation 7 : Dans le cadre de la prochaine évaluation de l'Initiative de R‑D en génomique, on devrait procéder à un examen en profondeur des orientations scientifiques et des axes de recherche des ministères participant à la R‑D en génomique, de même que des autres organismes fédéraux, dont les IRSC, Génome Canada, la Fondation canadienne pour l'innovation et la Stratégie canadienne en matière de biotechnologie, pour déterminer dans quelle mesure les différents programmes sont complémentaires ou s'ils font double emploi. À cet égard, on doit tenir compte de l'état et/ou des résultats de l'examen en cours par le ministre de l'Industrie sur la participation et les investissements du gouvernement fédéral dans la R‑D en génomique.

Réponse : L'évaluation de l'Initiative de R‑D en génomique interministérielle comprendra un examen en profondeur des orientations scientifiques et des axes de recherche des ministères fédéraux participant à la R‑D en génomique. Un examen semblable (en l'occurrence, l'Examen de la génomique) a été amorcé, sur une plus large échelle, pour les autres organismes fédéraux, dont les Instituts de recherche en santé du Canada, Génome Canada, la Fondation canadienne pour l'innovation et la Stratégie canadienne en matière de biotechnologie, et est dirigé par Industrie Canada. Ces évaluations/examens fourniront une excellente occasion de déterminer comment les différents programmes pourraient être plus efficaces. Le Bureau de coordination de l'IGS, en consultation avec le Comité des directeurs généraux de l'IGS, prendra des mesures pour répondre aux questions ou préoccupations particulières qui sont soulevées dans les recommandations et dans les réponses connexes de la direction à ces évaluations/examens.

Conclusions et recommandations – Conception et prestation des programmes

Les questions de l'adéquation et de l'efficacité de la prestation des programmes (ex. organisation, communication, ressources, évaluation continue du rendement des programmes/gestion) ont été examinées durant l'évaluation. De façon générale, le modèle de l'IGS est perçu à l'interne comme un moyen efficace d'encourager la collaboration au sein du CNRC. Les améliorations apportées au modèle et mises en oeuvre dans l'IGS-3 reçoivent l'appui des participants à l'Initiative. En raison du manque d'expertise dans la gestion de grands programmes de collaboration, l'embauche de gestionnaires de projet professionnels pour l'IGS-3 reçoit l'appui des chercheurs.

Le cadre de gouvernance, de responsabilisation et de gestion des programmes de l'IGS‑3 est généralement perçu par les participants à l'IGS‑3 comme une amélioration par rapport à la structure de gouvernance des phases précédentes de l'Initiative.

Un équilibre entre les approches de planification « ascendante » et « descendante » est nécessaire pour gérer les objectifs, qui s'opposent parfois, de tenir compte des enjeux sociaux et d'encourager la créativité en science.

Le processus d'évaluation des propositions utilisé dans l'IGS‑3, qui inclut le recours à des évaluations par des pairs de l'extérieur, est efficace, mais le recrutement des évaluateurs pose problème. Pour l'IGS-3, les dirigeants devraient articuler et communiquer plus clairement les raisons des décisions de financement et rendre le processus de sélection finale des programmes plus transparent. On estime que la fourniture de l'information détaillée requise sur les ressources au stade de l'étude des propositions pour l'IGS-3 nécessite un niveau d'effort élevé.

L'approche utilisée dans l'IGS-2 pour les rapports sur le rendement n'est pas perçue comme efficace, et elle n'a pas reçu un large appui des répondants.

L'IGS a eu un impact positif sur le CNRC en encourageant une culture favorable aux programmes de recherche horizontaux qui s'appuient sur des équipes multidisciplinaires, sur les collaborations inter-instituts et une approche de gestion axée sur les projets.

Recommandation 8 : Le Bureau de coordination de l'IGS devrait continuer à soutenir les chefs scientifiques au niveau de la gestion de projet (ex. formation, documents de référence, séances d'information, ateliers), en accordant une attention particulière à ceux qui ont moins d'expérience. Le Bureau de coordination devrait aider à faciliter le partage des bonnes pratiques de gestion entre les responsables des programmes/chefs scientifiques expérimentés et les débutants.

Réponse : Un des rôles clés du Comité de coordination de l'IGS est d'encourager le partage des meilleures pratiques de gestion parmi les chefs scientifiques. Cette approche sera renforcée dans la Phase IV de l'IGS par l'introduction d'un atelier sur la gestion des projets qui se tiendra durant le lancement de l'IGS-4. Le Bureau de coordination de l'IGS, en consultation avec les instituts participants et les Services intégrés, élaborera cet atelier. L'objectif de l'atelier sera de fournir des conseils sur les exigences relatives à la gestion de l'IGS et des programmes des instituts et à la gestion du rendement, et il inclura des présentations sur les meilleures pratiques des chefs scientifiques d'expérience. On envisage aussi d'inclure des présentations faites par des gestionnaires de projet professionnels du secteur privé. En ce qui a trait à la formation en gestion de projet des chefs scientifiques, le Bureau de coordination de l'IGS peut fournir une aide financière et faciliter la formation pour aider à la prestation des programmes de recherche horizontaux. Toutefois, la formation et le perfectionnement des chefs scientifiques sont la responsabilité des instituts et tout effort dans ce domaine devra être coordonné et approuvé par la direction des instituts.

Recommandation 9 : La mise en oeuvre de la nouvelle structure de gouvernance et de responsabilisation définie pour l'IGS-3 devrait faire l'objet d'une évaluation continue pour déterminer son efficacité à mesure que progresse la Phase 3.

Réponse : Le Comité des directeurs généraux de l'IGS de même que le Comité de coordination de l'IGS évalueront de façon continue l'efficacité de la nouvelle structure de gouvernance et de responsabilisation de l'IGS. Ces questions seront à l'ordre du jour annuel des deux comités, et les recommandations faites par les comités seront utilisées pour guider la révision du modèle de gouvernance. L'efficacité de la structure et du fonctionnement des divers comités sera un élément clé des discussions. Toute modification majeure au cadre de gouvernance et de responsabilisation devra être acceptée par le Comité des DG de l'IGS et soumise au CHD pour son approbation.

Recommandation 10 : Les propositions pour les phases futures devraient être simplifiées, et elles devraient porter sur l'articulation d'objectifs et de jalons clairs et réalistes. Il devrait y avoir plus de transparence dans le processus de sélection finale des programmes, ainsi qu'une meilleure articulation et une meilleure communication avec les chefs scientifiques des raisons justifiant les décisions finales de financement. On devrait envisager de faire un suivi du temps consacré à l'élaboration des propositions pour toute phase future.

Réponse :Des modifications pour simplifier et axer les propositions sur l'articulation d'objectifs et de jalons réalistes ont été incluses dans l'IGS‑3 et seront intégrées et renforcées dans la Phase IV de l'IGS. Des efforts pour accroître la transparence du processus de sélection finale des programmes ont aussi été amorcés dans l'IGS-3 et des mesures additionnelles seront incluses dans la Phase IV. Par exemple, un système d'évaluation des propositions plus formel sera élaboré pour fournir une rétroaction sur chaque critère d'évaluation. Cette information sera ensuite utilisée pour créer des documents sommaires d'évaluation qui seront communiqués à chaque proposant. L'objectif global de ces modifications sera de mieux articuler les raisons utilisées dans le processus de prise de décisions.

Recommandation 11 : Les chartes des programmes devraient inclure des plans précis sur la façon dont le projet se terminera dans l'éventualité où le financement serait discontinué après trois ans.

Réponse :En se fondant sur les témoignages présentés lors de l'évaluation, on constate clairement que certains des participants aux programmes de recherche de l'IGS supposent que le financement va probablement continuer au-delà de la période nominale de trois ans suivant l'approbation de leurs programmes. Dans le cadre de l'IGS‑2 et de l'IGS‑3, les lignes directrices pour les concours indiquaient que la planification et le financement des programmes devaient porter sur une durée limitée (généralement trois ans), et que les objectifs et les jalons de la recherche devaient être définis en conséquence. Dans la Phase IV de l'IGS, la durée des programmes et le processus de renouvellement du financement seront définis de façon plus explicite dans la documentation des programmes. De plus, on introduira, dans le cadre de l'élaboration des chartes des programmes de la Phase IV de l'IGS, une nouvelle exigence pour que chaque programme prépare une stratégie de fermeture dans l'éventualité où le financement serait discontinué. Dans le cadre de la stratégie de fermeture des programmes de l'IGS-3, des propositions pourront être mises de l'avant pour demander la poursuite du financement pour une courte période afin de permettre l'achèvement des travaux essentiels. On s'efforcera d'annoncer les décisions de financement de la Phase IV six mois avant la fin de l'IGS-3 afin de laisser un délai suffisant pour mettre en oeuvre la stratégie de fermeture.

Recommandation 12 : Pour optimiser le recours à des évaluateurs externes, une évaluation indépendante du rendement passé par des experts de l'extérieur devrait être intégrée au processus de sélection des programmes pour toutes les nouvelles phases de l'IGS. On devrait demander aux pairs évaluateurs non seulement d'évaluer les travaux proposés, mais aussi de fournir une opinion sur le rendement passé des programmes. Des questions portant sur la recherche réalisée à la phase précédente (ex. atteinte des objectifs, qualité et pertinence des extrants/résultats) devraient être intégrées à l'évaluation des propositions.

Réponse :Les propositions soumises dans le cadre des programmes de l'IGS doivent inclure une section qui fait état des progrès réalisés dans des domaines liés directement à la proposition, ainsi qu'une liste des extrants (ex. publications, brevets, accords de licence, etc.) associés à la recherche. Pour les programmes existants, les pairs évaluateurs et les membres du Comité d'experts de l'IGS ont utilisé cette section pour évaluer le rendement passé. Dans le concours de la Phase IV de l'IGS, cette section du modèle de proposition sera renforcée et on exigera de faire état de façon explicite des progrès réalisés dans l'atteinte des objectifs et des jalons de la recherche dans des domaines directement associés à la proposition. De plus, les rapports de rendement de l'IGS-3 seront mis à la disposition des évaluateurs des propositions de l'IGS-4.

Les programmes de recherche de l'IGS-3 doivent soumettre des rapports de rendement trimestriels qui sont examinés par les comités directeurs et par le Comité des directeurs généraux de l'IGS. De plus, il est prévu que le Comité d'experts de l'IGS procède à des évaluations formelles des programmes de recherche de l'IGS à mi-mandat, et qu'il formule des recommandations au vice-président (Sciences de la vie), qui déterminera si le financement d'un programme doit être maintenu, réduit ou réaffecté. Les mécanismes d'évaluation du rendement existants sont vus comme étant assez complets, et l'intégration d'évaluations additionnelles et indépendantes du rendement passé dans le cadre du processus de sélection des programmes de l'IGS est perçue comme non nécessaire.

Conclusions et recommandations – Leçons apprises – Gestion de programmes de recherche horizontaux

L'un des objectifs de cette évaluation était de fournir une analyse des points forts et des faiblesses du modèle de prestation des programmes de recherche horizontaux, pour appuyer le Projet de renouvellement du CNRC. Le sentiment général à l'interne est que les gens soutiennent le modèle horizontal de l'IGS et estiment qu'il fonctionne bien. Cela est toutefois dû, en grande partie, à son caractère unique au CNRC.

Recommandation 13 : Avant de reproduire le modèle de l'IGS pour d'autres initiatives horizontales du CNRC, les questions suivantes devraient être prises en considération :

  • L'efficacité d'un cadre de gouvernance de type IGS-3;
  • Le recours au financement de contrepartie et l'effet que cela a sur la capacité des instituts de participer à des initiatives horizontales multiples;
  • La recherche d'un équilibre entre le processus concurrentiel et les exigences d'imputabilité, d'une part, et les demandes faites aux scientifiques du CNRC de préparer des propositions tant au niveau des instituts que des programmes horizontaux et la capacité de trouver des experts de l'extérieur pour participer aux évaluations, d'autre part; et
  • L'établissement d'un cycle de financement approprié pour l'atteinte des retombées désirées.

Réponse : Le Comité de la haute direction du CNRC est d'accord pour prendre en considération ces questions avant de mettre en place toute autre initiative horizontale au CNRC.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Le Comité de la haute direction du CNRC et les directeurs généraux des instituts du CNRC participant à l'IGS.

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Note de bas de page 2

La « transition vers la Phase 3 » fait référence au processus concurrentiel de sélection des propositions et des projets.

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