ARCHIVÉ - Rapport annuel du CNRC 2006 - 2007

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Message du Ministre

Jim Prentice - Le ministre de l'Industrie

Le rapport de 2006-2007 du Conseil national de recherches du Canada rend compte d'une année remplie de réalisations qui s'inscrivent bien dans la stratégie fédérale en S-T, Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada.

La science et la technologie engendreront des retombées dans les domaines de la santé, de l'environnement, de la société et de l'économie dont l'ensemble des Canadiens profiteront sous la forme d'une plus grande richesse et d'une vie meilleure.

Quand ils développent et commercialisent de nouvelles idées, les chercheurs, les innovateurs et les chefs d'entreprise du Canada contribuent à la vigueur de notre économie. Certes, nous sommes témoins d'importants changements dans le monde, que ce soient les percées technologiques, les nouveaux accords commerciaux ou l'émergence des pays en développement. Bien que ces changements aient une incidence sur la réalité du monde des affaires actuel, le Canada saura se montrer à la hauteur et saisira les occasions qui se présentent.

Mon mandat consiste en partie à aider les Canadiens à être plus productifs et plus concurrentiels par le truchement des organismes qui composent le portefeuille de l'industrie. En veillant à ce que nos industries poursuivent leur essor, nous ferons en sorte que les Canadiens continuent à jouir d'un niveau de vie parmi les plus élevés du monde. Cependant, avec la prospérité économique, vient la nécessité d'un équilibre. Nous devons assumer nos responsabilités. Les progrès scientifiques et techniques peuvent aussi aider les secteurs industriels à concevoir et à adopter des méthodes moins polluantes qui protègeront l'environnement et la santé de la population.

Avantage Canada, le plan économique à long terme du Canada, reconnaît l'importance fondamentale de la science et de la technologie pour notre économie et notre niveau de vie. Nous avons beaucoup accompli en le suivant au cours de l'exercice, ainsi qu'en prenant la stratégie fédérale en S-T, Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada, pour guide. Nous continuerons de mettre l'accent sur ces objectifs en vue de créer des conditions propices à une économie forte – des conditions auxquelles les Canadiens s'attendent et qu'ils méritent.

Le ministre de l'Industrie


Jim Prentice


Introduction

Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) est le principal organisme de développement et de commercialisation des sciences et des technologies que finance le gouvernement fédéral. Au fil des ans, le CNRC a constamment prouvé sa valeur en cernant les possibilités que la S-T présentait au Canada, adaptant ses services, ses programmes et ses réseaux de recherche et de développement (R-D) et ses services d'aide à l'industrie et de commercialisation en fonction des priorités et des besoins nationaux. L'année financière 2006-2007 ne fait pas exception à la règle.

Une nouvelle stratégie

En 2006, après avoir consulté l'industrie et d'autres parties intéressées, le CNRC a élaboré une nouvelle vision et une nouvelle stratégie, La science à l'oeuvre pour le Canada, dont il a sans tarder entrepris la concrétisation. Misant sur des forces et des capacités avérées – des employés hautement qualifiés, de nombreux réseaux de S-T, des collaborations multidisciplinaires et des installations uniques au pays – le CNRC passera maintenant à l'action en mettant en oeuvre sa stratégie de 2007 à 2011.

Des programmes de R-D adaptés aux nécessités canadiennes

Le CNRC poursuit ses activités avec les universités, l'industrie, divers ministères et les organismes de S-T pour aider le Canada à prendre les devants dans des domaines capitaux de la technologie, en particulier ceux qui correspondent aux trois priorités nationales : préserver la santé et le bien-être des Canadiens, protéger l'environnement et développer des sources d'énergie renouvelables. Bon nombre des brillants projets de recherche et collaborations stratégiques décrits dans les pages qui suivent sont regroupés en fonction de ces trois priorités.

Quoiqu'il apporte beaucoup aux secteurs industriels qui présentent un lien direct avec les priorités mentionnées plus haut, le CNRC s'active aussi à consolider d'autres branches de l'industrie canadienne, notamment les secteurs émergents et ceux qui ont un impact marqué sur l'économie nationale. Sa nouvelle stratégie suppose l'identification et le développement des secteurs clés qui bénéficieront le plus de l'expertise du CNRC entre 2007 et 2011 et auront le plus de retombées pour le Canada. C'est pourquoi, au début de 2007, le CNRC annonçait qu'il concentrerait ses efforts sur l'aérospatiale, les produits pharmaceutiques et la biotechnologie, le bâtiment, les technologies de l'information et des communications (TIC), l'agriculture, les produits chimiques, l'automobile, les instruments électroniques, la fabrication et le génie des matériaux. Le CNRC a d'ailleurs entrepris l'élaboration de stratégies bien ciblées pour alimenter la R-D et l'innovation, cela afin que ses ressources soient utilisées de manière optimale pour rendre les secteurs visés plus compétitifs.

Les programmes nationaux

Un autre volet important de la stratégie du CNRC a trait aux programmes nationaux. En 2006-2007, le CNRC a déterminé l'orientation de la R-D menée dans le cadre des programmes nationaux qui verront le jour au cours des prochaines années. Le premier, dévoilé en janvier 2007, portera sur les bioproduits. Les universités et d'autres acteurs majeurs en S-T du Canada estiment que le CNRC est l'organisme national le mieux placé pour piloter cette ambitieuse initiative, car il n'a cessé d'oeuvrer dans ce domaine depuis l'inauguration de son programme de biotechnologie, en 1983. À présent, le CNRC cherche à s'associer aux ministères fédéraux qui s'intéressent aux bioproduits, que ce soit pour développer des biocarburants, des biomatériaux et des produits chimiques industriels, ou des produits pour la santé. L'objectif consiste à rassembler l'expertise et les ressources des principaux intervenants, y compris les partenaires industriels du CNRC, pour atteindre collectivement la masse critique de spécialistes et de programmes en R-D qui permettra à notre pays de réaliser pleinement son potentiel dans ce domaine. Le programme national des bioproduits démarrera en 2008. D'autres lui emboîteront le pas.

Épauler les entreprises qui misent sur la technologie

En 2006-2007, le CNRC a prêté son concours à de nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes axées sur la technologie, procurant une aide financière et technique à celles qui pourraient devenir des chefs de file dans le créneau technologique qu'elles ont choisi. Ainsi qu'il le fait depuis plusieurs années, le CNRC leur a donné accès à ses meilleurs experts et réseaux scientifiques ainsi qu'à la banque de documentation en S-T la plus riche du pays. L'aide du CNRC prend une multitude de formes : conception, services d'essai et d'étalonnage, laboratoires, développement des affaires et aide à la commercialisation, assistance en matière de propriété intellectuelle. Enfin, le CNRC a aussi permis aux entreprises d'emménager dans ses locaux, dans des installations où elles développeront plus aisément de nouvelles technologies et s'attaqueront mieux au marché.

Innovation communautaire

Tout au long de l'année, le CNRC a fait beaucoup en prenant des initiatives pour aider les collectivités du Canada à innover et à commercialiser leurs inventions davantage partout au pays. Les onze grappes technologiques qu'il a contribué à mettre sur pied dans les diverses provinces pèsent de plus en plus dans les secteurs d'importance cruciale pour notre avenir. Ces grappes se spécialisent dans la photonique, la nanotechnologie, les TI et les affaires électroniques, les sciences nutritionnelles et la santé, les technologies biomédicales, les plantes pour la santé et le bien-être, les technologies océaniques, les infrastructures durables, la transformation de l'aluminium, les sciences de la vie ainsi que les piles à combustible et les technologies de l'hydrogène. Le CNRC joue cependant un rôle déterminant dans d'autres grappes, implantées depuis plus longtemps au Canada, telles celles des produits biopharmaceutiques et de l'aérospatiale.

En 2006-2007, le CNRC a oeuvré en étroite collaboration avec l'industrie, le gouvernement et les universités afin de rendre l'industrie canadienne plus compétitive par la S-T. Ainsi, il a incité les secteurs public et privé à investir dans de nouvelles initiatives et installations de S-T, mais aussi à consolider les grappes technologiques qu'il avait mises en place aux quatre coins du pays. Par le truchement de son Programme d'aide à la recherche industrielle (PARI-CNRC), de son réseau pancanadien d'Installations de partenariat industriel (IPI), et de son Institut canadien de l'information scientifique et technique (ICIST-CNRC), le CNRC a permis à bon nombre d'entreprises novatrices d'adopter de nouvelles technologies, de développer de nouveaux produits et services, d'accéder à l'information scientifique et technologique la plus pointue, d'élargir leurs réseaux et d'accroître leur compétitivité sur les march\xC3\xA9s d'aujourd'hui.

Intéresser les Canadiens à la S-T

Durant l'année 2006-2007, le CNRC n'a pas ménagé ses efforts pour sensibiliser davantage la population à la manière dont le Canada a fait progresser la S-T dans le passé et à l'importance de cette dernière pour l'avenir. Pour marquer son 90e anniversaire, le CNRC a conçu puis distribué aux étudiants du pays une affiche illustrant les principaux exploits canadiens en S-T au fil des ans et a lancé un site Web mettant en vedette neuf décennies de réalisations et soulignant son rôle dans la stimulation de l'innovation au Canada. Parallèlement, le CNRC a publié un ouvrage qui relate ses réalisations en S-T et envisage de présenter au public quelques-unes de ses plus éclatantes réussites au moyen de bannières très colorées dont il habillera son immeuble de la promenade Sussex lorsque la saison touristique battra son plein, à Ottawa, en 2007. Sur cette vitrine extérieure paraderont les réussites d'hier comme les possibilités que l'avenir réserve au Canada, dans les principaux secteurs d'activité du CNRC.

Pour rejoindre ses publics canadiens et étrangers, le CNRC a commencé à diffuser Le CNRC à l'oeuvre et De la découverte à l'innovation : bâtir un canada plus fort grâce à la science et à la technologie, un trimestriel et une publication annuelle destinés aux intervenants en S-T de l'industrie et des universités ainsi qu'aux décideurs publics du pays. En février 2007, le CNRC a présenté ses réalisations aux députés et aux sénateurs dans le cadre d'une exposition sur la Colline du Parlement. Le CNRC profitera de chaque occasion pour mieux souligner le rôle qu'il joue, lui et ses partenaires, dans l'innovation au Canada.

Par ailleurs, le CNRC a intensifié ses activités de vulgarisation scientifique auprès des étudiants et des enseignants. Après avoir participé pendant des années au programme Marsville, le CNRC en a finalement pris la barre en 2006. Cette initiative pancanadienne met les élèves du primaire en contact avec des ingénieurs du secteur privé, des universités et des laboratoires gouvernementaux en classe ou par vidéoconférence, voire par le blogue Marsville. Le CNRC a également participé à la Semaine nationale du génie et au Défi Biotech Sanofi-Aventis, a ouvert ses installations aux étudiants comme aux curieux de St. John's à Victoria grâce à des visites guidées ou à des centres d'accueil, et a partagé directement ses ressources pédagogiques en science avec les enseignants par le biais d'exposés et de présentations lors des colloques des professeurs de sciences. Les chercheurs du CNRC ont eux aussi mis la main à la pâte en allant dans les écoles donner aux étudiants un aperçu de leur savoir et de leur enthousiasme pour les sciences et la technologie. Le Babillard techno-science, site Web éducatif du CNRC, a été enrichi avec du matériel interactif neuf qui engendrera un plus vif intérêt pour les sciences et la technologie. Enfin, le CNRC a diffusé au-delà de 212 000 publications aux étudiants de toutes les provinces, sur des sujets allant de l'astronomie aux inventions canadiennes en passant par la chimie et la biologie.


Faits Saillants 2006-2007

En 2006-2007, le CNRC a contribué de manière appréciable à l'économie canadienne par des ententes de coopération en recherche, l'octroi de licences permettant d'exploiter ses technologies, l'aide dispensée à l'industrie, la création d'entreprises, le développement de grappes technologiques dans les collectivités et d'autres activités.

Retombées économiques

Les accords de licence traduisent la conversion des innovations techniques en applications commerciales. En négociant avec le CNRC un accord en vue d'exploiter une de ses technologies sous licence, chaque partenaire industriel démontre l'utilité des recherches du CNRC. Le CNRC a conclu de nombreux accords de ce genre en 2006-2007.

Au fil des ans, le CNRC a engendré des entreprises qui ont mis en marché certaines de ses technologies pour lesquelles il n'existait aucune capacité d'exploitation au sein de l'industrie canadienne. Le succès confirmé d'entreprises dérivées créées précédemment par le CNRC est un autre indicateur des retombées économiques des activités du CNRC. L'une d'elles, Zelos Therapeutics inc., par exemple, a connu une autre année exceptionnelle en 2007 après s'être fait remarquée il y a deux ans en rassemblant un des plus gros apports de fonds de toutes les entreprises en biotechnologie d'Ottawa. En février, l'entreprise a en effet annoncé qu'une étude de Phase 2 sur son nouvel analogue de la parathormone (PTH), l'Ostabolin-CMC, destinée au traitement de l'ostéoporose chez les femmes ménopausées, avait donné des résultats dépassant toute attente. L'Ostabolin‑C a démontré un grand pouvoir de recalcification des os lors des essais cliniques. Cet analogue de la PTH, propriété de l'entreprise, en est maintenant aux stades ultimes de son développement clinique pour le traitement de l'ostéoporose. L'Ostabolin-C pourrait bien devenir le meilleur produit de sa catégorie sur le marché en pleine expansion de la PTH et le traitement d'élection pour soigner l'ostéoporose.

En 2006-2007, le CNRC a officiellement signé de nouvelles ententes de recherche concertée avec plusieurs partenaires canadiens. On trouvera quelques exemples de ces ententes à la section « Résultats des recherches et collaborations stratégiques » de ce rapport. Le CNRC a aussi conclu des accords internationaux de recherche en vue de faire progresser les secteurs dans lesquels le Canada excelle, d'obtenir l'accès à des installations et à des réseaux scientifiques internationaux, de multiplier les possibilités des entreprises canadiennes à l'étranger et de nouer d'autres alliances en science et en technologie.

Aide à l'industrie

Le Programme d'aide à la recherche industrielle (PARI-CNRC) est le programme de soutien à l'innovation et à la technologie du CNRC. Ce programme prête assistance à l'industrie canadienne en permettant aux petites et moyennes entreprises (PME) d'innover davantage et de mieux exploiter commercialement leurs inventions.

En 2006-2007, le PARI-CNRC a procuré de l'expertise technique et des fonds avec lesquels les entreprises canadiennes ont pu entreprendre de nouveaux projets ou poursuivre les projets novateurs en cours. Le PARI-CNRC a aussi aidé financièrement les PME, le programme Initiatives Jeunesse et des organisations qui dispensent une aide scientifique ou technique à l'industrie canadienne.

Parmi les nombreuses entreprises qui ont bénéficié de l'appui du PARI-CNRC, trois d'entre elles se détachent en raison de leur essor exceptionnel et d'une percée réussie sur le marché cette année, chacune dans un des trois secteurs que le CNRC compte parmi ses secteurs clés et considère comme des priorités nationales.

  • XSENSOR Technology Corp. (Calgary, Alberta) – Les malades contraints de passer de longues heures assis ou couchés développent souvent des plaies de pression qui ouvrent parfois la porte à des infections éventuellement mortelles. XSENSOR a mis au point une technologie pour minimiser ou éliminer de tels risques. Une série de transducteurs convertit les relevés de pression en signaux électriques qui permettent de suivre en temps réel et sans interruption la pression s'exerçant sur une surface quelconque.

    Posés sur le siège et le dos d'un fauteuil roulant, les capteurs tracent tous les points de contact avec le corps du malade et identifient ceux où la pression est la plus forte. Pareilles données revêtent une importance capitale pour les cliniciens qui pansent les malades, les soulagent avec des coussins ou ajustent leurs orthèses. En créant les capteurs les plus minces et les plus souples disponibles sur le marché, XSENSOR s'est hissé à la fine pointe de l'innovation et a ouvert la porte à une multitude d'applications.

    Le PARI-CNRC a aidé l'entreprise à créer sa nouvelle plateforme technologique en la finançant et en lui permettant d'en cerner et d'en approfondir les aspects techniques avec plus de dynamisme. Grâce à cette aide, XSENSOR n'a pas hésité à se risquer davantage dans la recherche, ce qui a raccourci le cycle de développement de la technologie initiale. L'entreprise en a notamment été récompensée en obtenant le trophée RBC de la meilleure petite entreprise de l'année et le prix pour la recherche industrielle de Science et Technologie Alberta. XSENSOR a aussi été sélectionnée parmi les 20 compagnies les plus « cool » de l'Ouest canadien. Ses produits sont actuellement distribués aux É.‑U., en Europe, en Asie et en Australie.

  • Mirus International (Mississauga, Ontario) – Mirus a fait son entrée sur le marché mondial très spécialisé des transformateurs. La façon dont l'entreprise a surmonté avec brio les problèmes épineux associés à la qualité du courant explique son essor et sa prospérité dans les années 1990. En 2003 cependant, l'industrie des transformateurs a connu une importante restructuration qui s'est soldée par un net recul du chiffre d'affaires de Mirus. Déterminée à regagner sa part du marché, l'entreprise a soumis au PARI-CNRC un plan en vue de créer un filtre harmonique unique pour les variateurs de vitesse.

    Allant carrément à contre-courant, l'entreprise a conçu un filtre qui atténue les fréquences harmoniques induites par les charges électriques non linéaires et responsables des fluctuations du courant, comme cela se produit avec les variateurs de vitesse. Le PARI-CNRC a financé le développement du « filtre harmonique universel évolué » de Mirus et convaincu l'entreprise d'engager des experts-conseils pour suivre l'évolution du marché de ce nouveau produit.

    Aujourd'hui, Mirus a réussi sa conversion et prend rapidement de la vitesse. Ses ventes ont grimpé de 62 pour cent lors du dernier exercice financier et l'entreprise a remporté le prix du leadership en technologie de Frost and Sullivan en 2006. Mirus attribue en grande partie son succès aux fonds et à l'assistance qu'elle a reçus du PARI-CNRC afin de perfectionner son invention et de trouver de nouveaux débouchés.

  • Scanimetrics inc. (Edmonton, Alberta) – Les puces à semi-conducteur qui peuplent ordinateurs, téléphones cellulaires, automobiles, dispositifs médicaux et autres appareils doivent toutes être testées avant d'être intégrées à ces produits. Or, il est actuellement impossible de le faire sans les toucher, ce qui peut aisément en endommager les circuits tout en augmentant sensiblement les coûts de production. L'entreprise Scanimetrics inc. d'Edmonton recourt à une « sonde virtuelle » pour tester une multitude de circuits simultanément sans que les puces aient à être touchées. Cette technologie unique a coupé les coûts de fabrication par un facteur allant jusqu'à mille comparativement à ceux des procédés actuellement en usage.

    Au départ, Scanimetrics travaillait avec l'Université de l'Alberta, où est née cette technologie. Puis l'entreprise s'est tournée vers le PARI-CNRC qui lui a dispensé fonds et conseils pour qu'elle perfectionne sa technologie. Le PARI-CNRC a ensuite mis Scanimetrics en contact avec des experts-conseils qui saisissaient bien les défis posés par la technologie et son exploitation commerciale, puis a aidé l'entreprise à trouver l'application la plus prometteuse pour l'industrie.

    Cela fait, l'entreprise a effectué des essais pratiques auprès de deux gros fabricants de dispositifs intégrés, le premier en Europe et le second aux États-Unis. Parallèlement, Scanimetrics s'est entendue avec une fonderie taïwanaise, United Microelectronics Corporation, pour qu'elle fabrique son prototype. La réussite confirmée de Scanimetrics fera progresser l'industrie des semi-conducteurs au Canada et à l'étranger tout en favorisant le développement de l'économie fondée sur le savoir en pleine expansion de l'Alberta.

Des recherches de calibre mondial

Tous les ans, des employés du CNRC présentent les résultats de leurs recherches de pointe dans des colloques internationaux ou les publient dans des périodiques scientifiques. Les articles qui paraissent dans les prestigieuses revues assujetties à une évaluation par les pairs et dans les actes des colloques servent à jauger le mérite et la pertinence des recherches à l'échelon international. Il s'agit aussi d'un outil précieux pour communiquer le savoir et, à plus longue échéance, créer de la valeur pour le Canada.

Depuis cinq ans, le CNRC produit bon an mal an un millier de publications scientifiques soumises à un examen par les pairs. En 2006-2007, le Conseil a organisé des colloques, des ateliers ou des séminaires au Canada pour des organismes de l'extérieur et permis à la S‑T canadienne de se faire connaître en préparant ou en accueillant des conférences et des ateliers internationaux ainsi qu'en recevant des délégations étrangères.

Des spécialistes du CNRC ont en outre \xC3\xA9té invités à représenter le Canada et leurs associations professionnelles auprès de comités internationaux, d'organismes de normalisation et d'équipes multinationales poursuivant divers projets.

Voici quelques exemples de collaborations internationales dans lesquelles le CNRC a joué un rôle primordial.

  • Les mystères de la Joconde dévoilés – De concert avec le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), le CNRC a annoncé qu'il venait de clôturer la plus ambitieuse étude scientifique jamais entreprise sur la Joconde de Léonard de Vinci. Le C2MRF avait prié des chercheurs du CNRC de se rendre à Paris pour réaliser une reproduction en relief ultra précise de la Joconde avec un numériseur laser 3D très évolué inventé au CNRC. L'appareil – capable de numériser une surface jusqu'à une profondeur de 10 microns, soit environ le dixième du diamètre d'un cheveu humain – a enfin mis au jour le coup de pinceau inégalé du maître et contribuera à apaiser les craintes relatives à la conservation et à la détérioration de l'oeuvre. La technologie 3D du CNRC pourrait s'appliquer dans une multitude de secteurs, dont l'industrie, la médecine, l'aérospatiale, la médecine légale et le divertissement.

  • La vie secrète des électrons – Une équipe de chercheurs de trois pays pilotée par le CNRC a capté pour la première fois la « signature lumineuse » des fermions composites, une particule qui rappelle l'électron. Depuis plus de 20 ans, les scientifiques avaient déduit l'existence de ces élusives particules à charge partielle en mesurant le flux du courant électronique sans toutefois parvenir à les observer directement avec la lumière. Du moins jusqu'à présent. Pour le projet, le CNRC s'est associé au Laboratoire des champs magnétiques intenses de Grenoble, en France, site du second plus puissant aimant au monde, et avec les laboratoires de recherche fondamentale NTT d'Atsugi, au Japon. Les travaux laissent entrevoir une foule d'applications éventuelles, allant d'une meilleure connaissance de la structure de la matière au développement des dispositifs électroniques de la prochaine génération, dont l'ordinateur quantique.

  • Nouvelle technologie pour les applications industrielles – Un nouveau consortium de recherche et de développement (R‑D) piloté par Airbus UK explore les applications industrielles d'une technologie avant-gardiste élaborée au CNRC. Cette technologie pourrait changer la manière dont on moule les pièces employées en aérospatiale et dans le secteur des voitures de course. La consolidation au laser est une technologie de fabrication assistée par ordinateur en vertu de laquelle on pulvérise une poudre métallique qu'un faisceau laser fond ensuite et transforme en composant fonctionnel par finition immédiate. Le CNRC a mis au point ce procédé innovateur pour fabriquer des éléments et des outils en une seule étape avec des matériaux très performants tels l'acier à haute résistance, l'acier inoxydable et les alliages d'aluminium, de nickel, de cobalt et de titane. Cette technologie aboutira à des matériaux plus robustes, permettra une conception plus audacieuse et raccourcira le cycle de développement du produit.

  • Découverte de la kryptonite – Des chercheurs du CNRC et de Grande-Bretagne ont identifié un nouveau minerai ont la chimie correspond à celle de la kryptonite, le minerai imaginaire qui prive Superman de ses pouvoirs. À l'instar de son petit frère fictif, le minerai – découvert par une société minière serbe – renferme du sodium, du lithium, du bore, un silicate et un hydroxyde. Contrairement à la kryptonite cependant, il est blanc, sa texture est poudreuse et il n'est pas radioactif. Le Muséum d'histoire naturelle de Londres avait sollicité l'aide du CNRC pour identifier le mystérieux composé, car les cristaux de l'échantillon étaient trop fins pour être analysés par les méthodes classiques. Les spécialistes du CNRC ont donc procédé à une analyse complexe du minerai qui a confirmé qu'il s'agissait bel et bien d'un « nouveau borosilicate » digne d'être rapporté dans l'European Journal of Mineralogy.

L'avantage humain

Dans le cadre de ses engagements et du rôle qu'il s'est donné afin de préparer la prochaine génération de chercheurs canadiens, le CNRC a accueilli des scientifiques dans ses installations de recherche en 2006-2007, notamment des postdoctorants et des attachés de recherche.

Les chercheurs du CNRC ont aussi continué de se distinguer, récoltant les prix d'organismes de l'extérieur. Ces honneurs et hommages vont de l'adhésion à la Société royale du Canada au prestigieux prix Killam ou prix du président de la Canadian Association of Business Incubators, en passant par le partenariat technologique de l'année du Centre de recherche et d'innovation d'Ottawa (OCRI).

En plus d'être reconnus pour leurs travaux exceptionnels, en 2006, les employés du CNRC ont été louangés pour leurs pratiques exemplaires dans les langues officielles et la diversité. Ceux de Vancouver, par exemple, ont reçu un prix d'excellence de la fonction publique pour leurs initiatives concernant l'équité en matière d'emploi et la diversité. Dans son Rapport annuel sur les langues officielles, l'Agence de gestion des ressources humaines de la fonction publique du Canada félicite le Comité consultatif sur les langues officielles du CNRC pour sa campagne visant à maintenir la pratique de la langue seconde. D'autres organismes qui souhaitent voir leurs effectifs améliorer leurs aptitudes dans l'autre langue prendront sans aucun doute pour modèle les activités organisées dans le cadre de cette campagne.

En 2006-2007 le CNRC a aussi réglé des questions d'équité salariale, confirmant une fois de plus qu'il est déterminé à garantir des conditions d'emploi justes à chacun. En juillet 2006, le CNRC et l'Association des employés du Conseil de recherches sont parvenus à une entente pour les employés des groupes Commis aux écritures et aux règlements (CR), Secrétariat, Sténographie et Dactylographie (ST) et Soutien administratif (AD). Au début de 2007, une autre entente concernait les employés du groupe Administration du personnel (PE). Les sommes correspondantes seront versées aux employés admissibles d'ici juillet 2007.

Grappes technologiques

Depuis quelques années, le gouvernement canadien investit dans le développement et l'expansion des grappes technologiques mises en place par le CNRC un peu partout au pays. Le CNRC continue de favoriser l'épanouissement de ces grappes communautaires en encourageant ses partenaires à y participer davantage et à en assumer la direction. Dans cette optique, le CNRC propose aux entreprises innovatrices son expertise en R‑D, de l'aide à la recherche et un meilleur accès aux résultats de ses travaux, un climat de coopération et la possibilité de nouer des liens avec d'importants acteurs régionaux et nationaux.

En 2006-2007, le CNRC a mené à bien l'évaluation de six de ses grappes technologiques dans l'Ouest et les provinces centrales. Les résultats indiquent une croissance vigoureuse de ces initiatives de la deuxième phase, ce qui ajoute aux progrès réalisés précédemment par les grappes du CNRC dans les provinces de l'Atlantique. Jusqu'à présent, les innovations communautaires nées de ces brillantes initiatives du CNRC ont bénéficié d'une aide de près d'un demi-milliard de dollars du gouvernement canadien, à la grandeur du pays.

Au sein des collectivités canadiennes, le CNRC a mis de jeunes entreprises sur la route du succès en leur proposant de partager ses locaux et en offrant une gamme complète de services aux locataires de ses installations de partenariat industriel (IPI). Ces locataires bénéficient de la proximité des dynamiques grappes technologiques, de l'accès aux spécialistes en R‑D, des services de conception, d'essai et de prototypage, des services d'information technique et de planification des activités ainsi que des possibilités de coopération en recherche et de réseautage.

Les exemples qui suivent se rangent parmi les annonces majeures se rapportant aux grappes technologiques du CNRC.

  • Inauguration de l'Institut des sciences nutritionnelles et de la santé du CNRC – Le CNRC a officiellement ouvert les portes de son centre de recherche en sciences nutritionnelles et en santé de Charlottetown, à l'Île-du-Prince-Édouard, en février 2007. L'installation très pointue de 13,5 millions de dollars se veut une plaque tournante dynamique de la recherche et de la commercialisation pour la jeune grappe en bioressources de la province. Les scientifiques du CNRC y travaillent en tandem avec leurs homologues d'Agriculture et Agroalimentaire Canada et de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard afin de voir comment les composés présents dans la nature pourraient servir à surmonter des problèmes importants en santé comme les infections et les maladies du système immunitaire, les troubles neurologiques telles la maladie d'Alzheimer et la sclérose en plaques, ou les complications liées à l'obésité.

    L'Institut, qui a vu le jour grâce à une entente de financement entre le CNRC, l'Agence de promotion économique du Canada Atlantique, le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard, Agriculture et Agroalimentaire Canada et l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard, permettra aux entreprises spécialisées dans les sciences nutritionnelles qui amorcent leurs recherches de profiter de l'équipement et de l'aide spécialisés sur place. Les chercheurs oeuvreront aussi avec leurs collègues du secteur privé afin de transformer l'expertise de l'Î.-P.-É. dans les bioressources en produits commercialisables qui permettront de prévenir et de soigner des maladies. Ainsi, le Canada sera bien placé pour tirer parti du marché mondial des produits nutritionnels qu'on évalue aujourd'hui à plus de 182 milliards de dollars par année.

  • Un partenariat public privé pour la technologie du plus petit – En février 2007, le CNRC concluait une entente de R‑D en nanotechnologie avec l'Université de l'Alberta, le Xerox Research Centre of Canada et le programme d'études supérieures et de technologie de pointe du gouvernement albertain. Ce partenariat de trois ans et de 4,5 millions de dollars se concentrera sur les projets de recherche coopératifs en nanotechnologie portant sur les matériaux, notamment les technologies associées à la production de documents et à l'affichage, à Edmonton (Alberta) et à Mississauga (Ontario).

  • Le CNRC inaugure son Centre de commercialisation BioAccess – Le Centre de commercialisation BioAccess du CNRC, à Saskatoon, a officiellement ouvert ses portes en novembre 2006. Le Centre aidera les entreprises de pointe de l'Ouest canadien qui se spécialisent dans les nutraceutiques, les aliments fonctionnels et les produits de santé naturels à trouver des débouchés pour leurs produits et ainsi se tailler une part d'un lucratif marché mondial évalué à 150 milliards de dollars. Au Centre, le CNRC offre une expertise en recherche, des programmes de soutien au développement commercial, des compétences en affaires, des ressources et divers conseils qui aideront les jeunes entreprises à surmonter les difficultés des premières années. Le Centre a souligné son inauguration en tenant un atelier intitulé BioMapping :Your Pathway to Commercialization qui a réuni à Saskatoon des représentants de PME de tout l'Ouest canadien.

  • Le CNRC inaugure un laboratoire de recherche sur les piles à combustible – En septembre 2006, le CNRC inaugurait officiellement son nouvel institut de 20 millions de dollars sur le campus de l'Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver. Ce faisant, il devenait le noyau de la grappe en pleine expansion de la ville, spécialisée dans les piles à combustible et les technologies de l'hydrogène. L'installation de recherche du CNRC créera les conditions particulières et sûres dont ont besoin les scientifiques du CNRC et d'autres organismes fédéraux, et les membres de l'industrie et du milieu universitaire qui collaborent avec eux. L'institut, d'une superficie de 21 336 mètres carrés, s'avérera une excellente plateforme pour illustrer les technologies liées aux piles à combustible et à l'hydrogène. Il abritera aussi le programme des véhicules à pile à combustible de Vancouver et un noeud de l'Autoroute de l'hydrogèneMC. Le bâtiment abrite des laboratoires à la fine pointe et sûrs pour l'hydrogène, et un poste de ravitaillement d'hydrogène. Il intègre de surcroît les technologies des piles à combustible, y compris des pompes puisant la chaleur du sol et des cellules photovoltaïques produisant de l'hydrogène.

Des outils uniques pour un Canada plus compétitif

Outre ses installations spécialisées, le CNRC propose des outils de R‑D uniques à l'industrie, aux universités et aux organismes de recherche. Ceux dont la description suit figurent parmi les nouveaux dévoilés en 2006-2007.

  • L'aimant de recherche le plus puissant du Canada au CNRC – En juin 2006, le gouvernement canadien inaugurait officiellement l'édifice W.G. Schneider, bâti au coût de 15 millions de dollars sur le campus d'Ottawa du CNRC avec le concours de l'Université d'Ottawa et des gouvernements du Québec et de l'Ontario. L'immeuble abrite une masse critique de cinq spectromètres. Désormais, les scientifiques et l'industrie du Canada disposeront d'un spectromètre de 900 MHz (21,1 teslas) de plusieurs millions de dollars, l'aimant le plus intense au pays. Cet instrument unique aidera les scientifiques à créer de nouveaux composites pour les piles, des nanomatériaux pour les dispositifs électroniques, des polymères plastiques pour les véhicules, du verre pour des capteurs plus sensibles et des processeurs plus rapides pour les ordinateurs, de nouveaux matériaux pour le stockage de l'hydrogène et des antibiotiques.

  • Un nouvel instrument pour appuyer les progrès en santé – En mars 2007, le CNRC acquérait un spectromètre de masse MALDI-TOF/TOF. Cet appareil très pointu promet de faire progresser sensiblement la recherche en neuroglycobiologie ainsi que celle sur le cancer et les maladies infectieuses. Le MALDI-TOF/TOF est l'instrument d'analyse idéal pour les études en glycomique, l'identification rapide des microorganismes par caractérisation 2D de masse et l'imagerie moléculaire des tissus. L'appareil, de qualité scientifique, servira aussi à créer des étalons de mesure chimiques et amènera la métrologie sur de nouvelles pistes dans le domaine biomoléculaire. On s'attend aussi à ce qu'il favorise de nouvelles collaborations, tant au CNRC qu'avec des intervenants de l'extérieur.

  • Quantification et étalonnage en nanotechnologie – Le CNRC a monté un programme afin de mesurer et de jauger avec précision des artefacts de l'échelle du nanomètre. Après avoir acquis un microscope de force atomique, il a aménagé dans ses locaux un espace pour les travaux de caractérisation et de manipulation en trois dimensions. Dorénavant, le CNRC proposera à ses clients un service pour mesurer le pas des réseaux par diffraction de la lumière et les résultats pourront directement être retracés à la définition du mètre du SI. Les appareils commerciaux et ceux du CNRC complèteront ces services de diffractométrie afin de permettre la caractérisation dimensionnelle à l'échelle du nanomètre.

Des liens à l'échelle internationale

Le CNRC ne cesse d'alimenter l'innovation canadienne en concluant des alliances stratégiques en R-D avec d'autres pays. Les collaborations internationales en science favorisent les investissements étrangers au Canada et engendrent de vigoureux réseaux de S‑T dont peuvent bénéficier les chercheurs et les entreprises du pays. Outre des interactions de nature moins officielle, le CNRC a annoncé les activités de portée mondiale que voici en 2006-2007.

  • Accord Canada-Inde pour faire progresser la recherche en biotechnologie – En décembre 2006, le CNRC a ratifié un protocole d'entente avec l'Inde en vue d'élargir la collaboration des deux pays dans le domaine de la biotechnologie. Ce protocole souligne l'importante coopération du Canada avec l'Inde en recherche et réaffirme les bienfaits de la S-T dans les liens qui unissent les deux pays. Les priorités dans le cadre de cet accord sont les suivantes : maîtriser les propriétés de certains végétaux en vue d'améliorer la santé humaine et animale et comprendre la génomique des plantes intéressant les deux pays afin de mieux l'exploiter. Les deux nations exploreront aussi conjointement d'autres secteurs de recherche, notamment la création, la production et l'administration de vaccins, et les dispositifs biologiques.

  • Collaborations sino-canadiennes – Le CNRC faisait partie de la délégation fédérale canadienne qui s'est rendue à Shanghai et à Beijing en janvier 2007. Cette visite a donné lieu à la signature d'un accord de coopération en S‑T entre le Canada et la Chine et à la mise en place d'un programme de formation conjoint. Pierre Coulombe, président du CNRC, copréside le comité mixte sino-canadien qui supervisera l'exécution de l'accord. Ce dernier porte principalement sur les domaines de recherche que le CNRC juge prioritaires, en l'occurrence les sources d'énergie renouvelables et non polluantes, les technologies de l'environnement, la santé et les sciences de la vie ainsi que la biotechnologie, l'agroalimentaire et les produits biologiques. Par ailleurs, le CNRC et le ministère chinois de l'Éducation se sont entendus pour mettre sur pied un programme de formation conjoint prévoyant le jumelage de scientifiques chinois et canadiens dans les laboratoires du CNRC.

  • Une multinationale mise sur le savoir-faire des chercheurs en biotechnologie du CNRC – En février 2007, le CNRC a signé une entente de 1,5 million de dollars en vue de former un partenariat pluriannuel de recherche avec l'entreprise américaine Valent BioSciences Corporation afin de poursuivre des recherches sur les phytohormones aux installations du CNRC, en Saskatchewan. Valent multipliera aussi ses activités en sol canadien en montant sa propre équipe de recherche au CNRC, ce qui aura pour effet de créer plusieurs emplois hautement spécialisés à Saskatoon. Les recherches porteront sur les hormones végétales qui modifient la réaction des plantes au stress des conditions ambiantes, notamment les variations saisonnières du climat, en régulant l'utilisation de l'eau et la croissance. En comprenant mieux les effets des phytohormones, on pourrait découvrir comment obtenir un meilleur rendement des plantes et parvenir à mieux les acclimater.

De l'information S‑T pour le Canada

L'Institut canadien de l'information scientifique et technique du CNRC (ICIST-CNRC) a détaché des spécialistes en information, des agents de service à la clientèle et des analystes techniques dans les instituts et les grappes technologiques du CNRC un peu partout au Canada. En 2006-2007, le personnel de l'ICIST-CNRC de la grappe de l'Atlantique a effectué à lui seul des recherches pour plus de 2 600 clients auxquels il est venu en aide, une hausse de 16 pour cent comparativement à l'année antérieure.

Pour une deuxième année consécutive, le sondage d'Outsell inc. (mai 2006) sur les acheteurs du secteur privé, des organismes sans but lucratif, des administrations publiques, du milieu de l'enseignement et du secteur de la santé a accordé la première place à l'ICIST-CNRC pour la fourniture de documents. Ce sondage jauge plusieurs paramètres qui définissent la satisfaction de la clientèle : ampleur/exhaustivité du contenu; équité des prix; facilité des transactions et mesure dans laquelle on recommanderait le service à d'autres clients. Outsell est le plus important cabinet d'étude et de consultation proposant des analyses de marché exploitables dans l'industrie de l'information.

Pour épauler le CNRC dans sa nouvelle stratégie qui mise sur la commercialisation, l'ICIST-CNRC a défriché le terrain en vue d'étendre ses services d'intelligence technique concurrentielle (ITC) à d'autres que les chercheurs, les agents de développement commercial en poste dans les instituts et les cadres du CNRC. Désormais, ces services seront \xC3\xA9galement offerts aux PME canadiennes que dessert le Programme d'aide à la recherche industrielle du CNRC. En l'espace de deux ans, le nombre de professionnels de l'ICIST-CNRC qui dispensent les services d'ITC est passé de 2 à 10. Collectivement, ces derniers ont remis 250 rapports à leurs clients en 2006-2007, contre 75 un an plus tôt.

Les décideurs apprécient les services d'ITC car ils leur permettent de mieux cerner le potentiel des nouvelles technologies, de confirmer l'existence d'une demande sur le marché, d'identifier les compétiteurs et partenaires éventuels, de proposer des applications pour leur technologie et de recommander un prix pour les produits. Pareils renseignements donnent à l'organisation un avantage sur la concurrence étrangère et contribuent au succès des applications découlant de l'investissement de capitaux dans la R-D, lesquelles applications auront des retombées appréciables pour l'économie canadienne.

Les Presses scientifiques du CNRC ont adopté une nouvelle politique en vertu de laquelle certains articles et périodiques peuvent désormais être consultés gratuitement. Les utilisateurs ont maintenant tous accès à une série d'articles qui ont « fait les manchettes ». S'ils le désirent, l'auteur, l'organisme subventionnaire ou les autres parrains de la recherche peuvent aussi verser un montant qui couvrira les frais d'examen de l'article par des pairs et sa publication subséquente dans le périodique afin que chacun puisse le lire. Les Presses scientifiques du CNRC mettront également à l'essai un service de consultation gratuit des articles de Genome, leur périodique biomédical, un an après leur parution.

Résultats des recherches et collaborations stratégiques

En 2006-2007, les chercheurs multidisciplinaires du CNRC ont inscrit des découvertes pointues à leur palmarès, entrepris d'importants essais en R‑D et conclu des ententes de coopération stratégiques susceptibles d'avoir de vastes répercussions sur l'économie du Canada, la santé et le bien-être de sa population et certains aspects cruciaux relatifs à l'environnement et à l'énergie. Les pages qui suivent illustrent le travail capital poursuivi un peu partout au pays, dans les laboratoires du CNRC.

Santé et bien-être des Canadiens

Meilleur diagnostic du cancer de la prostate – Le CNRC et l'Institut atlantique de recherche sur le cancer de Moncton, au Nouveau-Brunswick, ont conçu une technique plus efficace pour dépister le cancer de la prostate – maladie qui frappe un Canadien sur sept durant sa vie. Les méthodes actuelles reposent sur l'antigène prostatique spécifique et ne permettent de diagnostiquer que 75 pour cent des cas. Le degré d'exactitude du nouveau procédé atteint 96 pour cent. Pour cela, on identifie les marqueurs génétiques du cancer de la prostate grâce aux données issues des jeux de microéchantillons d'ADN de la biopsie. Cette nouvelle technique diminue le nombre de tests nécessaires pour confirmer le diagnostic, ce qui promet de réduire l'inconfort de la procédure pour le patient, les coûts de santé et, au bout du compte, le taux de mortalité. L'équipe de chercheurs a déposé une demande de brevet pour sa technologie, dont on estime la valeur commerciale à 4,5 milliards de dollars américains à l'échelle mondiale. L'équipe envisage maintenant d'identifier les marqueurs biologiques des cancers du côlon et du sein ainsi que d'autres affections non cancéreuses. Le projet a débouché sur la création du Cancer Populomix Institute, logé dans une des installations du CNRC, au Nouveau-Brunswick.

L'imagerie moléculaire au secours des médecins – Le CNRC s'est allié à Advanced Research Technologies Inc. afin d'intensifier la R-D dans le tout nouveau domaine de l'imagerie moléculaire, qui combine des techniques d'imagerie classiques et avant-gardistes pour localiser de manière non invasive le siège de la maladie dans l'organisme et les particularités moléculaires de cette dernière. Ce « diagnostic moléculaire » facilitera le choix d'un traitement adapté au malade, son administration et son suivi. Du côté des applications, la recherche en imagerie moléculaire permettra d'identifier et de caractériser les endroits précis du cerveau à cibler pour soigner les maladies neurodégénératives qui affligent la population vieillissante. Les méthodes reposant sur l'imagerie moléculaire promettent aussi d'accélérer l'évaluation des médicaments et de raccourcir les délais avant leur usage en clinique.

Au secours des soldats canadiens – Le décès des soldats canadiens qui pilotent des blindés légers sur les dangereuses routes de l'Afghanistan a incité les Forces armées canadiennes à opter pour des véhicules à chenilles comme le tank Leopard 2. Malheureusement, les nouveaux chars d'assaut étaient privés de nombreux systèmes employés par l'armée pour communiquer, sécuriser les lieux et assurer commandement et contrôle. Le CNRC a joué un rôle capital dans la conception des systèmes manquants et leur intégration aux chars Leopard 2 en recourant à la conception virtuelle. Les scientifiques du CNRC ont aussi facilité l'évaluation de divers systèmes de climatisation visant à atténuer les effets du climat désertique sur le fonctionnement d'un engin en métal de 66 tonnes et sur son équipage. Les installations et l'expertise uniques du Conseil ont aidé le Canada à respecter un échéancier très serré pour l'expédition des blindés en Afghanistan, où ils protégeront la vie des soldats et amélioreront le déploiement des troupes dans un milieu hostile.

Des cultures bénéfiques pour la santé – Le CNRC a réussi à modifier l'oléagineux Brassica carinata pour qu'il produise plus d'acide nervonique. Cet acide gras naturel sert de matière première dans diverses applications pharmaceutiques, nutraceutiques et industrielles. L'acide nervonique présente aussi un intérêt commercial pour l'enrichissement des préparations destinées aux nourrissons et en tant que complément alimentaire, car il favorise un développement optimal du cerveau et du système nerveux chez les enfants en bas âge. En pharmacie, il pourrait servir à atténuer les symptômes de la maladie d'Alzheimer, de la maladie de Parkinson et de la sclérose en plaques. Enfin, cette substance pourrait entrer dans la fabrication des polymères, des plastiques et des mousses à base de polyuréthane, des enduits et des adhésifs, des matériaux composites et des cosmétiques.

Vers un meilleur tri et suivi des malades – Un projet coordonné par le CNRC et financé par Recherche et développement pour la défense Canada a donné naissance à un logiciel médical novateur : un programme de triage qui transforme l'ordinateur en puissant centre d'analyse de l'information lors des urgences médicales et en système de surveillance épidémiologique permettant aux responsables de la santé publique de traiter efficacement une abondance de données médicales. Élaboré avec le concours de l'AMITA Corporation, de l'Université Carleton et de l'Université d'Ottawa, le Rapid Triage Management Workbench (poste de gestion rapide du triage) est un système Internet portatif, accessible sans fil, avec lequel il est possible de gérer les urgences médicales de n'importe quelle envergure, ou presque. Grâce à lui, les autorités sanitaires créent une base de données et suivent le nombre de malades ainsi que leur état. L'information est ensuite partagée instantanément avec les médecins sur le terrain et les établissements qui accueilleront les malades transportés en ambulance. Le programme de triage promet de rétablir l'ordre dans le chaos qui règne habituellement après un cataclysme, un désastre industriel ou un attentat terroriste. AMITA en a d'ores et déjà entrepris la commercialisation.

Le deuxième système, baptisé ECADS (pour Early Chemical/Biological/Radiological/ Nuclear Attack Detection Surveillance ou système de surveillance pour la détection rapide d'une attaque chimique, biologique, radiologique ou nucléaire) avait d'abord été conçu pour dépister les syndromes associés aux menaces pour la santé ou aux activités terroristes. Lors des essais pilotes, on a néanmoins constaté qu'avec l'ECADS, la population de Walkerton (Ontario) aurait pu être prévenue plus tôt que les réserves d'eau potable de la municipalité avaient été contaminées par la bactérie mortelle E. coli en 2000. La maladie ne se serait pas autant propagée et des vies auraient peut-être été sauvées. Le service de santé de Grey Bruce, qui a pris en charge la plupart des malades de Walkerton, a implanté l'ECADS. On pourrait aussi modifier le système afin d'étudier la manifestation et le traitement de maladies chroniques comme le diabète ou les cardiopathies, qui sont difficiles à analyser à partir des dossiers médicaux habituels.

S'exercer à opérer le cerveau – Grâce à un logiciel conçu au CNRC, les internes en chirurgie pourront s'exercer à de délicates interventions sur le cerveau avant de participer à une véritable opération, un peu comme les pilotes s'entraînent sur un simulateur avant de prendre les commandes d'un avion. Le logiciel en question permet de procéder à une « intervention neurochirurgicale virtuelle » en trois dimensions, avec sens du toucher reproduisant la pression qu'il faut exercer sur le bistouri ou les ciseaux pour faire des incisions. Le système haptique du CNRC est en train d'être mis au point avec l'entreprise montréalaise MPB Communications. En plus d'inculquer des habiletés en neurochirurgie aux étudiants de médecine, ce système pourrait aider les chirurgiens à se tenir au courant des nouvelles techniques, voire servir à former ceux qui pratiquent dans des collectivités isolées.

La sécurité des bâtiments mise en lumière – En octobre 2006, le CNRC a testé un nouveau système de sécurité incendie reposant sur un matériau photoluminescent afin d'aider les occupants d'un bâtiment à évacuer celui-ci même dans le noir ou la fumée. Le matériau en question emmagasine l'énergie de la lumière naturelle ou artificielle pour briller dans le noir. Lors de l'essai dans une tour à bureaux, on s'est servi de l'enduit pour marquer murs, planchers, marches et rampes dans diverses cages d'escalier de l'édifice. Ensuite, on a filmé les employés descendant les escaliers lors d'un exercice d'évacuation surprise. La bande vidéo a permis aux chercheurs du CNRC d'évaluer la capacité de chacun à parvenir à destination et le temps qui leur a fallu pour cela. Ces recherches sur les indications photoluminescentes aideront les scientifiques à comprendre le comportement humain dans les situations dangereuses et contribuent à améliorer les normes, les codes et les lignes directrices en matière de sécurité.

Détection d'une occasion en biopharmaceutique – Les chercheurs du CNRC ont fait la démonstration du premier capteur photonique à champ évanescent en silicium. Le capteur est assez sensible pour qu'on ne doive plus recourir à l'amplification par la polymérase pour analyser l'ADN. Il accélère aussi le débit lors des tests. Ce capteur à base de silicium pourrait répondre à la demande des chercheurs et des diagnosticiens qui travaillent en génomique et en protéomique et souhaitent des réseaux de capteurs sans marquage fluorescent. L'industrie pharmaceutique pourrait aussi s'en servir pour présélectionner de nouveaux médicaments.

Une meilleure hygiène buccale – Les scientifiques du CNRC et leurs collaborateurs recourent à la spectroscopie Raman et à la tomographie par cohérence optique dans l'espoir de créer une technologie bon marché qui aiderait les dentistes à dépister, à prévenir et éventuellement à corriger la carie dentaire alors qu'elle n'en est qu'à ses débuts. En 2006, le National Institute of Dental and Craniofacial Research des National Institutes of Health des États-Unis a accordé une subvention de quatre ans d'un million de dollars américains à une équipe de chercheurs du CNRC, de l'Université du Manitoba, de l'Université Dalhousie et de l'Institut national d'optique du Québec pour qu'elle développe des sondes intrabuccales et confirme l'utilité de cette technique en vue d'un usage en clinique. Cette technologie non invasive s'appuie sur les rayonnements non ionisants. Les membres de l'équipe croient qu'avec elle, on s'affranchirait des limites associées à l'utilisation d'une seule technique, en l'occurrence les rayons X. En effet, ceux-ci ne peuvent détecter les lésions à leurs débuts. L'objectif consiste à aider les dentistes à se concentrer sur la prévention des caries et la préservation des dents plutôt que sur leur restauration.

Un partenariat rentable pour la production de protéines unicellulaires – Le CNRC et Sanofi Pasteur, division du groupe Sanofi-Aventis, ont formé un solide et efficace partenariat en vue de créer les procédés qui serviront à mettre à l'échelle la synthèse des protéines unicellulaires puis à produire et purifier ces dernières en grande quantité. En plus de mettre son infrastructure au service de Sanofi Pasteur, le CNRC a proposé au groupe l'expertise scientifique nécessaire pour mener ce travail à bien. En décidant de s'allier au CNRC, l'entreprise a tenu compte de la compétence de l'équipe intégrée du Groupe de la technologie microbienne et enzymatique, avec ses experts en aval et en amont, et de la facilité de communication qui lui a valu sa crédibilité. L'élaboration d'une méthode de laboratoire exemplaire à haut rendement figure parmi les principales retombées du projet.

Des médicaments extraits de la mer – Près de 80 pour cent des médicaments existants viennent des plantes. Désormais, les sociétés pharmaceutiques lorgnent d'autres sources. Le CNRC et la Florida Atlantic University (FAU) ont uni leurs forces pour partir à la recherche de substances pharmaceutiques dans la mer. La FAU est passée maître dans l'isolement des composés naturels; les scientifiques du CNRC se sont quant à eux spécialisés dans l'analyse des composés chimiques dérivés des substances naturelles. Cette collaboration mettra surtout l'accent sur la découverte de composés aux propriétés analgésiques ou anticancéreuses, mais les partenaires s'intéresseront aussi aux conotoxines – ces puissantes neurotoxines issues du venin de certains escargots marins.

Distribution du courrier en toute sécurité en milieu rural – En 2006, les employés des postes du Nouveau-Brunswick avaient interrompu la distribution du courrier dans les régions rurales, prétextant des conditions de travail peu sûres. Les spécialistes en transports de surface du CNRC ont coopéré avec la haute direction de Postes Canada pour examiner les doléances des travailleurs, analyser les règlements fédéraux, provinciaux et municipaux, et formuler des recommandations en vue de trouver une solution sûre et productive au problème. En tandem avec des experts en sécurité routière, le CNRC a relevé les aspects essentiels de la sécurité sur la grand-route et dans la circulation afin de créer une nouvelle méthode pour évaluer les circuits ruraux et ainsi assurer la sécurité tant des travailleurs des postes que de la population. Ces connaissances précises ont débouché sur la conclusion d'une entente entre le syndicat et la haute direction. Les études du CNRC ont donc contribué à désamorcer une situation qui avait attiré l'attention de la population des agglomérations rurales du Canada entier. Le premier ministre a d'ailleurs félicité le CNRC pour ce travail.

Sécurité en mer – Le CNRC continue d'examiner comment la technologie pourrait faciliter la vie des marins canadiens. Le principal danger pour les bateaux de pêche demeure celui de chavirer. En se servant de maquettes et de modèles numériques, les chercheurs du CNRC s'efforcent de comprendre la physique du chavirement. Ces travaux, effectués pour le compte de Transports Canada et d'autres clients, permettront de prévoir avec précision les mouvements du bâtiment quand la mer est agitée, et de développer ensuite des outils de conception et réglementation. Parallèlement, le CNRC s'intéresse aux accidents et aux mortalités qui peuvent survenir dans les diverses parties du navire à la suite des violentes embardées causées par la houle. Ces recherches préciseront les problèmes d'habitabilité dans les bateaux de pêche et serviront à concevoir des outils numériques pour mieux assurer la sécurité de l'équipage.

Efficacité des embarcations de sauvetage – Avec une enveloppe de plus de deux millions de dollars du Secrétariat national de recherche et de sauvetage et d'un consortium national, le CNRC a entrepris d'examiner comment se comportent les embarcations de sauvetage quand le temps se gâte en mer. L'objectif est de préciser les contraintes physiques et mentales avec lesquelles l'équipage doit composer et d'établir le genre de formation qui lui permettrait d'accroître ses chances de survie. De ces recherches il ressortira de meilleurs produits, une plus longue période de survie pour les naufragés et de moins grands risques pour les équipes de secours. En mars 2007, le CNRC a organisé un atelier pour faire part de ses résultats aux fabricants et aux utilisateurs d'embarcations de sauvetage, à la Garde côtière canadienne et aux organismes de recherche. Dans le cadre d'un autre projet, les scientifiques du CNRC examinent comment certains paramètres comme les conditions ambiantes, le nombre de passagers et l'embarcation de sauvetage proprement dite affectent la perte de chaleur et cela, afin de créer des outils avec lesquels on prévoira le temps de survie des occupants de l'embarcation.

Un pas quantique vers le contrôle des molécules – Des chercheurs du CNRC ont mis au point une nouvelle technologie qui fait appel au laser pour contrôler les phénomènes quantiques. Ils en ont fait la démonstration en utilisant un laser à impulsions ultra rapides pour modifier les résultats d'une réaction chimique. Les technologies quantiques visent à manipuler la matière à l'échelle moléculaire, mais d'une manière qui se produit rarement dans la nature. Cette technologie pourrait trouver application dans les ordinateurs quantiques, qui sont actuellement l'objet d'une véritable course internationale. Parmi les autres applications envisageables, on trouve de nouveaux types de microscopie optique pour les cellules vivantes, où les techniques quantiques rendront les images plus claires et les microscopes plus sensibles, voire permettront d'effectuer des « interventions chirurgicales » moléculaires sur la cellule.

Recherches liées à l'environnement

Capteurs laser pour analyser l'atmosphère – Pour être pratiques, les spectromètres portatifs doivent être pourvus d'une source lumineuse à diode laser. Le CNRC en a créé une avec de l'antimoniure, une véritable percée qui pourrait accélérer le développement de la technologie des capteurs dans le moyen infrarouge et révolutionner l'analyse des gaz au laser. En combinant la technologie des diodes laser et les techniques de détection ultra-sensibles, on parviendra à mesurer de manière très sélective et avec une grande précision les gaz à l'état de traces importants pour la recherche sur l'atmosphère et sur la combustion ainsi que pour la surveillance de l'environnement et des procédés chimiques.

Échantillonnage des nuages pour en étudier l'incidence sur le changement climatique – Durant l'hiver de 2006-2007, le CNRC et Environnement Canada ont entrepris un ambitieux projet de validation faisant appel à la télédétection par des satellites internationaux. Le projet devait nous aider à mieux comprendre l'impact des nuages sur le changement climatique. Financé par l'Agence spatiale canadienne, le projet CloudSat/CALIPSO mise sur les satellites CloudSat et CALIPSO, lancés en avril 2006, pour mener à bien la première étude intégrale en trois dimensions sur les nuages et les aérosols. Pour valider les relevés et élaborer les algorithmes qui serviront à établir les propriétés qu'on intégrera aux modèles météorologiques et climatiques, les chercheurs ont échantillonné les nuages situés sous CloudSat avec l'équipement monté à bord du Convair-590 du CNRC lors du passage du satellite. Pour mesurer les propriétés des nuages, on s'est servi du système radar à double longueur d'onde récemment installé dans l'appareil, le système le plus évolué du genre au monde. Sachant que les variations les plus infimes de la couche de nuages et des propriétés optiques de ces derniers peuvent modifier sensiblement le climat, on devine que les données glanées dans le cadre de cette étude s'avéreront d'une utilité inestimable et aideront les chercheurs à mieux comprendre l'incidence des nuages sur le climat.

Les nocifs rayons ultraviolets nous éclairent sur les premiers pas de la vie sur Terre – Les scientifiques du CNRC en savent un peu plus sur la façon dont l'ADN compense les effets nocifs des ultraviolets (UV). Ce qu'ils ont découvert jette un éclairage neuf sur les mécanismes ultrarapides employés par les molécules pour se prémunir contre les dommages causés par ces rayonnements. De telles études nous diront quand la vie a réussi à s'implanter sur la Terre sans couche d'ozone pour la protéger. Les chercheurs ont mis au point un modèle général expliquant comment les composants de l'ADN parviennent à convertir les rayons UV en chaleur par des mécanismes ultra rapides. Ces mécanismes ne demandent qu'une picoseconde (le millionième d'un millionième de seconde), soit beaucoup moins que n'importe quelle fonction biologique. En sachant comment mettre les molécules à l'abri des dommages causés par la lumière, on pourrait voir sous un autre angle les dispositifs de l'échelle du nanomètre et en concevoir certains où les molécules elles-mêmes deviendraient des commutateurs ou des modulateurs activés par la lumière.

Profilage des phytohormones – Le CNRC a inventé un nouvel outil très puissant baptisé « profilage des phytohormones ». Grâce à lui, les chercheurs du monde entier pourront identifier ces molécules qui régulent la croissance et le développement des plantes. Chaque année, le CNRC analyse couramment plusieurs milliers d'échantillons de tissu pour les universités, les instituts de recherche et des sociétés canadiennes et étrangères. On a recouru au profilage des hormones pour étudier une foule de problèmes agricoles et forestiers comme la tolérance du maïs à la sécheresse, le mûrissement des fruits, la maturation des graines oléagineuses du canola et le développement des semences de pin. À présent, le CNRC synthétise et vend aussi des analogues de phytohormones utilisés comme étalons en spectrométrie de masse.

Étude d'une menace polaire – Le changement climatique pourrait engendrer de sérieuses difficultés pour le transport dans l'Arctique canadien. Dans le cadre de projets de recherche financés par Transports Canada et le Programme de recherche et de développement énergétiques, le CNRC a analysé la situation à sept endroits le long du passage du Nord-Ouest et installé deux radiobalises suivies par satellite (fournies par le Service canadien des glaces) sur deux banquises afin de vérifier l'épaisseur et la résistance de la glace pluriannuelle.

Les résultats révèlent que la diminution de la couche de glace annuelle à laquelle pourrait donner lieu le réchauffement de la planète entraînerait éventuellement une obstruction du passage par la glace pluriannuelle. Ces données aideront Transports Canada à actualiser les règlements canadiens sur la navigation dans l'Arctique et le Service des glaces canadien à prévoir la dérive de la glace pluriannuelle, bref savoir si elle constitue une menace pour les navires. Des données fiables sur la glace revêtent une importance particulière si l'on veut anticiper les conditions comme celles qui ont immobilisé une centaine de bateaux de pêche au large de Terre-Neuve pendant plusieurs semaines en 2007.

Nettoyer par la biostimulation – De concert avec la Direction de la protection de l'environnement du ministère de la Défense nationale, BFC Trenton, le Centre d'excellence de Montréal en réhabilitation de sites et Terrapex Environmental Ltd., le CNRC a mis au point un système de restauration biologique qui permet de traiter de manière aussi efficace que rentable les sites fortement contaminés par le 1,1,1-trichloroéthane (1,1,1-TCA), solvant employé comme dégraissant. Cette technologie fait appel à une bactérie indigène, du genre Dehalococcoides, qui élimine les halogènes et décompose totalement le 1,1,1-TCA. Parmi les innovations qu'intègre cette technologie, on trouve l'identification des conditions anaérobies favorables à une biostimulation et une biodégradation optimales, la conception d'un système d'injection des éléments nutritifs et de pompage pour faire circuler l'eau souterraine et le développement d'instruments de contrôle. Après plusieurs mois d'essai à la Base des forces canadiennes Trenton, on sait que le système peut réduire la concentration de contaminants de 40 000 à 200 parties par milliard (ppb), seuil où elle n'est plus jugée toxique. En 2006, ce projet s'est mérité le premier prix pour l'innovation technique à l'Atelier national sur les sites contaminés fédéraux. Il a aussi engendré des revenus de 260 000 $ pour le CNRC. La nouvelle technologie est actuellement transférée à une entreprise canadienne.

Certification d'un satellite canadien en vue de son lancement – En février 2007, le CNRC terminait les essais de certification du satellite de télédétection canadien RADARSAT‑2, qui sera mis sur orbite plus tard cette année. Les tests ont montré que le nouveau satellite supportera le rugissement des fusées lors du lancement, notamment les 60 premières secondes qui constituent les pires conditions environnementales que connaîtra jamais RADARSAT‑2. Le CNRC possède la seule enceinte réverbérante de bruit du pays, où de tels essais sont possibles. Réalisation de MacDonald Dettwiler et de l'Agence spatiale canadienne, RADARSAT‑2 transmettra les images radar en bande C les plus évoluées offertes sur le marché pour diverses applications comme la surveillance des glaces et des côtes, l'aménagement des terres et des ressources, la cartographie et les mesures d'urgence lors des cataclysmes.

Consolider les atouts du Canada dans les biosciences – Un outil mis au point par le CNRC avec le concours de ses partenaires fédéraux et de Five Winds International, ainsi que l'aide financière du Réseau canadien d'innovation dans la biomasse, pourrait procurer un sérieux avantage sur la concurrence aux entreprises canadiennes. Le SAFT (pour Sustainability Assessment Framework and Toolkit V2 ou boîte à outils et infrastructure pour l'évaluation de la durabilité) brosse le « profil de durabilité » des technologies émergentes fondées sur les sciences biologiques à partir de critères environnementaux, économiques et sociaux. Cet outil aidera les entreprises canadiennes à gérer les risques associés au développement de nouvelles technologies et en permettra une meilleure commercialisation.

Recherches liées à l'énergie

Une vitrine pour les technologies canadiennes sur les énergies de remplacement – Les piles à combustible canadiennes foisonnent sur le marché mondial. Elles alimentent les chariots élévateurs à fourche, les autobus de transport en commun, les blocs d'alimentation du secteur des télécommunications et d'autres applications pointues. Vendre les technologies canadiennes sur les marchés de masse exigera d'abord qu'on illustre davantage les capacités et le savoir-faire de l'industrie canadienne, qu'on les mette à l'essai et qu'on les fasse connaître. Tel est le rôle du Portail de l'hydrogène et des piles à combustible, centre de démonstration et d'exposition de technologies aménagé dans les locaux du CNRC, à Vancouver. Le projet est le fruit d'un partenariat public privé entre le CNRC, Ressources naturelles Canada, Industrie Canada, le gouvernement de la Colombie-Britannique et Hydrogène et piles à combustible Canada, une association industrielle nationale. Le Portail accroîtra la visibilité du secteur canadien des piles à combustible et des technologies de l'hydrogène, en moussera les ventes à l'étranger et favorisera la collaboration dans les projets de recherche stratégiques. Cette nouvelle vitrine comprend des présentations fixes et vidéo ainsi qu'une liste de technologies de l'hydrogène et des piles à combustible prêtes à être exploitées commercialement.

Collaborer pour faire progresser la science des piles à combustible – Le CNRC met sur pied des consortiums de recherche spécialisés dans la science des piles à combustible afin d'abattre les obstacles fondamentaux qui pourraient entraver la commercialisation de cette technologie, notamment celui des contaminants qui affectent la durabilité et la fiabilité des piles. Ainsi, le Consortium sur les contaminants étudie l'impact des polluants dans l'air qui alimente la pile sur le rendement de cette dernière et élabore des modèles pour anticiper sa performance en présence de tels contaminants. La création du consortium a suscité beaucoup d'intérêt de l'industrie canadienne, deux des plus grands fabricants canadiens de piles à combustible ayant déjà assuré qu'ils y participeraient.

Prévoir les dangers qui menacent les plateformes d'exploitation pétrolière et gazière – Un modèle informatique unique au monde prévoit avec une plus grande exactitude la dérive des icebergs, aidant l'industrie pétrolière et gazière canadienne à mieux protéger ses plateformes d'exploitation en haute mer. Cet outil de prévision a été réalisé par le CNRC avec le concours de l'Université McGill et du Service canadien des glaces. Les trois plateformes d'exploitation pétrolière du Canada aménagées sur les Grands bancs – Hibernia, Terra Nova et White Rose – se trouvent exactement sur la trajectoire des icebergs qui se détachent des glaciers émaillant la côte occidentale du Groenland. Le modèle du CNRC fait appel aux mathématiques pour simuler les facteurs qui affectent la dérive de ces montagnes de glace, notamment leurs dimensions, le vent et les courants. Première technologie canadienne du genre, cet outil tient compte de la complexité des courants océaniques dans ses calculs et s'avère au moins 30 pour cent plus précis que les modèles existants.

Des technologies océaniques fiables – Savoir comment les technologies se comporteront dans les conditions particulières au milieu marin présente une utilité commerciale pour les industries de la mer. Pareilles connaissances contribueront aussi à préserver des vies, des biens et l'environnement. En 2006-2007, le CNRC a évalué la performance de navires, de pièces destinées aux plateformes d'exploitation extracôtières du pétrole et du gaz, d'hélices écoénergétiques, de systèmes pour exploiter les sources d'énergie renouvelables de l'océan et la coque des voiliers de trois pays en lice pour la coupe America de 2007. Ces recherches ont été effectuées pour une vaste brochette de clients des secteurs privé et public parmi lesquels la Garde côtière canadienne, la Marine canadienne, Transports Canada, l'Université Memorial de Terre-Neuve et Oceanic Consulting Corporation. Avec la modélisation physique et numérique du vent, de la houle et de la force des courants par le CNRC, le Canada dispose de ressources uniques qui garantissent sa compétitivité sur le marché mondial. Son expertise dans l'optimisation des modèles s'avèrera un atout crucial à une époque où l'on se préoccupe du coût de l'énergie, de la pollution des mers et des émissions de gaz à effet de serre.

Mesurer l'énergie libérée par le soleil – Avec ses collègues de l'Université de Montréal et de l'Université de la Saskatchewan, un astronome du CNRC a prouvé qu'il existe un lien entre la production totale d'énergie par le soleil et la quantité d'énergie produite sous forme d'ondes hertziennes. En analysant 60 années de relevés pris par le CNRC (les dernières en association avec l'Agence spatiale canadienne), l'équipe de chercheurs a constaté que le soleil libère environ 0,2 pour cent plus d'énergie depuis l'an 1650 de notre ère. Ces travaux revêtent une grande importance face au problème du réchauffement planétaire, car l'énergie supplémentaire que nous envoie le soleil ajoute au réchauffement attribuable aux activités humaines. Les modèles employés pour prévoir les futures températures à la surface de la Terre devront intégrer ce facteur, car il aura une incidence sur la courbe du réchauffement.

Sur la piste des étoiles de faible luminosité qui brûlent de l'hydrogène – Grâce au télescope spatial Hubble, un astronome de l'Université de la Colombie-Britannique et des scientifiques du CNRC ont situé et photographié les étoiles les moins lumineuses jamais observées. Les astronomes estiment que l'amas dans lequel elles se trouvent s'est formé il y a environ 12 milliards d'années, soit 1,5 milliard d'années après le Big Bang qui a donné naissance à l'Univers. Cette découverte, publiée dans la revue Science et retenue par le CRSNG pour sa première liste des 50 plus grandes découvertes, est une confirmation magistrale de la théorie de l'évolution stellaire pour ce type d'étoiles. Elle prouve aussi que le télescope Hubble peut détecter les étoiles de faible luminosité qui brûlent de l'hydrogène au sein des amas globulaires.


Conclusion

Le chemin de l'avenir passe par la mise en oeuvre de la vision

Durant l'année qui vient de se terminer, le CNRC a adopté les premières mesures en vue de mettre à exécution sa stratégie quinquennale, La science à l'oeuvre pour le Canada, 2007-2011. Le CNRC a d'ores et déjà atteint deux de ses objectifs stratégiques pour l'année 2007 en lançant son premier programme de R‑D national et en annonçant les secteurs de l'industrie dans lesquels il intensifiera la R‑D. Au cours des mois à venir, le CNRC dévoilera d'autres mesures qui lui permettront d'épouser plus étroitement sa nouvelle orientation et la stratégie fédérale en S‑T, Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada.

Le CNRC poursuivra les programmes et les activités qui ont des retombées économiques et sociales manifestes et qui rehaussent la compétitivité des entreprises canadiennes dans le monde. Procurer des technologies et des conseils aux PME; forger des partenariats scientifiques avec les entreprises canadiennes, les universités et les organismes de R‑D internationaux, et transférer les technologies du CNRC à l'industrie... ce ne sont là que quelques moyens auxquels recourt le CNRC pour aider les entreprises canadiennes à innover et à exploiter avec brio leurs nouveaux produits et services.

Nos multiples réalisations en R‑D de cette année confirment la valeur du CNRC en tant que principal organe de recherche financé par l'État. Pour le CNRC, la clé du succès demeure sa capacité d'oeuvrer en étroite collaboration avec ses partenaires de l'industrie par le biais d'ententes officielles en recherche et de divers programmes de soutien.

Durant l'année qui commence, le CNRC ne perdra jamais de vue les initiatives nationales de R‑D qui accroîtront la masse critique d'experts étudiant les dossiers qui préoccupent le plus la population canadienne. Avec les capacités et les ressources adéquates pour mener sa mission à bien, le CNRC remplira la promesse qu'il a faite à l'industrie, au gouvernement et aux Canadiens : mettre La science à l'oeuvre pour le Canada.

Pierre Coulombe

Le président
Pierre Coulombe


Gouvernance

Instituts de recherche, programmes et centres de technologie du CNRC

Institut de recherche en biotechnologie du CNRC (IRB-CNRC)
Montréal 514-496-6100

Institut canadien de l'information scientifique et technique du CNRC
(ICIST CNRC)
Sans frais Canada et États-Unis 1-800-668-1222
À l'extérieur de l'Amérique du Nord 613-998-8544

Centre d'hydraulique canadien du CNRC (CHC-CNRC)
Ottawa 613-993-9381

Centre de technologie des transports de surface du CNRC (CTTS-CNRC)
Ottawa 613-998-9639

Institut Herzberg d'astrophysique du CNRC (IHA-CNRC)
Victoria 250-363-0001
Penticton 250-493-2277

Institut des matériaux industriels du CNRC (IMI-CNRC)
Boucherville 450-641-5000
Saguenay 418-545-5545

Programme d'aide à la recherche industrielle du CNRC (PARI-CNRC)
Sans frais 1-877-994-4727

Institut de recherche en aérospatiale du CNRC (IRA-CNRC)
Ottawa 613-991-5738
Montréal 514-283-9408

Institut du biodiagnostic du CNRC (IBD-CNRC)
Winnipeg 204-983-7692
Calgary 403-221-3221
Halifax 902-473-1850

Institut des sciences biologiques du CNRC (ISB-CNRC)
Ottawa 613-993-5812

Institut de technologie des procédés chimiques et de l'environnement
du CNRC (ITPCE-CNRC)

Ottawa 613-993-3692

Institut d'innovation en piles à combustible du CNRC (IIPC-CNRC)
Vancouver 604-221-3000

Institut de technologie de l'information du CNRC (ITI-CNRC)
Fredericton 506-444-0544
Gatineau 819-934-2602
Moncton 506-861-0950
Ottawa 613-993-3320

Institut des biosciences marines du CNRC (IBM-CNRC)
Halifax 902-426-6095
Charlottetown 902-566-7465 – Institut des sciences nutritionnelles et de la santé
du CNRC (ISNS-CNRC)

Institut des sciences des microstructures du CNRC (ISM-CNRC)
Ottawa 613-993-4583

Institut des étalons nationaux de mesure du CNRC (IENM-CNRC)
Ottawa 613-993-7666

Institut des technologies océaniques du CNRC (ITO-CNRC)
St. John's 709-772-4939, 709-772-6001

Institut de recherche en construction du CNRC (IRC-CNRC)
Ottawa 613-993-2607
Regina 306-780-3208

Institut des technologies de fabrication intégrée du CNRC (ITFI-CNRC)
London 519-430-7079

Institut de biotechnologie des plantes du CNRC (IBP-CNRC)
Saskatoon 306-975-5571

Institut national de nanotechnologie du CNRC (INN)
Edmonton 780-641-1600

Institut Steacie des sciences moléculaires du CNRC (ISSM-CNRC)
Ottawa 613-991-5419
Chalk River 613-584-3311, ext. 6274

Conseil national de recherches du Canada
Renseignements généraux
Sans frais 1-877-672-2672
Téléscripteur 613-949-3042


Organigramme

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