ARCHIVÉ – Gestion des risques d’incendie v5n4-10

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Un nouvel outil pour l’évaluation des risques d’incendie

Les chercheurs du programme Gestion des risques d’incendie de l’IRC utilisent désormais un spectromètre infrarouge à transformée de Fourier (FTIR) pour obtenir des données sur les composants de la fumée dégagée lors d’un incendie. Cet appareil est d’ailleurs devenu un important outil dans l’arsenal de l’IRC pour évaluer les effets de la combustion de différents matériaux sur la santé des occupants.

Jusqu’ici, on se contentait de mesurer les concentrations d’oxygène, de dioxyde de carbone (CO2) et de monoxyde de carbone (CO) retrouvées dans les gaz de fumée. La mesure du monoxyde de carbone, le principal composant toxique dégagé pendant un incendie, peut être utilisée conjointement avec la mesure de l’obscurcissement dû à la fumée pour évaluer la capacité des occupants à réagir et à trouver leur chemin vers la sortie. On mesure également d’autres sous-produits de la combustion au moyen de techniques d’analyse chimique standards, dont la chromatographie en phase gazeuse et la spectrométrie de masse.

Ces techniques ont toutefois des limites : elles prennent du temps et ne permettent pas le monitorage en continu des composants présents dans les gaz d’incendie. En outre, de nombreux gaz d’incendie sont très réactifs et se décomposent ou réagissent dans le dispositif de collecte, ce qui rend difficile l’obtention d’échantillons représentatifs et, par conséquent, de résultats fiables.

Aujourd’hui, avec l’utilisation croissante des polymères synthétiques, des composites et des produits ignifuges dans les matériaux de construction et les produits de consommation, on doit pouvoir mesurer un large éventail de sous-produits de la combustion afin d’évaluer les risques qu’ils peuvent poser pour la santé. La spectrométrie infrarouge à transformée de Fourier présente des avantages sur les méthodes utilisées auparavant car elle permet d’assurer le monitorage en continu des gaz secondaires de même que du CO et du CO2, ce qui n’était pas possible avec les méthodes traditionnelles.

LA SPECTROMÉTRIE INFRAROUGE À TRANSFORMÉE DE FOURIER EST UTILISÉE POUR ANALYSER LES GAZ DE FUMÉE DÉGAGÉS PAR UN MATELAS EN FEU

LA SPECTROMÉTRIE INFRAROUGE À TRANSFORMÉE DE FOURIER EST UTILISÉE POUR ANALYSER LES GAZ DE FUMÉE DÉGAGÉS PAR UN MATELAS EN FEU

Cette technique utilise une source de lumière infrarouge qui traverse l’échantillon de gaz pour mesurer le degré d’absorption de la lumière à différentes longueurs d’ondes. Chaque molécule absorbant la lumière infrarouge à des longueurs d’ondes spécifiques, on peut alors, à l’aide de procédures d’étalonnage, déterminer la concentration de certains éléments choisis.

L’IRC a intégré cette technique à son programme d’essais en grandeur réelle. Ce programme permet de simuler des scénarios d’incendies dans des bâtiments résidentiels et commerciaux ou des édifices de bureaux, en reproduisant des conditions réelles d’occupation. Les concentrations de monoxyde de carbone et de dioxyde de carbone mesurées avec la spectrométrie infrarouge à transformée de Fourier ont été comparables à celles mesurées avec des analyseurs de gaz traditionnels lors des mêmes essais en grandeur réelle. Mais les données obtenues avec cette technique ont fourni des informations supplémentaires sur de nombreux autres sous-produits de la combustion, permettant ainsi de mieux connaître la dynamique des incendies.

Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec Malgosia Kanabus-Kaminska : T (613) 993-6302, F (613) 954-0483, courriel : malgosia.kanabus-kaminska@nrc-cnrc.gc.ca.