Les Canadiens comprendront mieux l’incidence de l’air qu’ils respirent à la maison sur leur santé grâce au tout nouveau Laboratoire de recherche sur l’air intérieur de l’Institut de recherche en construction du CNRC.
Pour en apprendre davantage sur les investissements du gouvernement canadien dans cette installation à la fine pointe de la technologie, lisez le communiqué de presse.
Durée de la bande : 8:40 min
Avis importants
Iain MacDonald (Agent de recherches, Institut de recherche en construction du CNRC ) : Ce bâtiment servira à appuyer l’Initiative sur la qualité de l’air intérieur du CNRC et les travaux liés à l’étude sur le terrain entreprise dans une centaine d’habitations, à Québec. Nous espérons reproduire ces habitations ici même. Il y a beaucoup de modèle, de taille, d’âge différents et encore plus. C’est pourquoi nous avons dû construire, sur le campus, une installation scientifique adaptable. Une installation à géométrie variable, capable de refléter des bâtiments dont le volume n’est pas le même et qui sont aménagés différemment.
Une des particularités de l’installation est que l’on peut glisser des instruments à travers l’enveloppe du bâtiment en vue d’établir comment la pression se répartit sur la façade. Nous aurons donc une meilleure idée de la force que le vent exerce sur la façade, ou de la variation de la température, et de leurs effets sur le taux d’infiltration ou les fuites d’air dans le bâtiment, ainsi que sur l’aération de ce dernier.
Les registres régulant les fuites d’air à travers l’enveloppe du bâtiment constituent une des principales caractéristiques de l’installation. Ils nous permettent de modifier son étanchéité. Ceux qu’on aperçoit ici viennent en groupe de trois à l’extérieur – deux sont obturés et le troisième est doté d’une vanne, à l’intérieur. De cette façon, il est possible de faire varier l’étanchéité du bâtiment, donc de représenter des constructions plus anciennes, qui laissent passer l’air plus facilement, mais aussi des constructions modernes et hermétiques, telles les habitations R2000.
Voici les sorties d’eau chaude, d’eau froide et d’air comprimé. On en trouve à plusieurs endroits dans le bâtiment. On peut y fixer des humidificateurs afin de reproduire la hausse du taux d’humidité résultant des personnes qui y vivent et des activités qui s’y déroulent, cuisiner ou prendre une douche, par exemple. Ainsi que l’humidité naturellement libérée quand on respire.
Des capteurs sont fixés aux systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation partout dans la maison. Ces trois capteurs mesurent l’humidité relative, la température et la pression. Habituellement, ils seraient camouflés par des éléments décoratifs, ou autre chose, et par le système CVC, mais nous devons les étalonner. C’est pourquoi ceux de l’installation sont visibles.
Les parois que vous voyez, à gauche et à droite, ne font pas partie des murs porteurs. On pourrait donc les déplacer. Celui-ci, en revanche, est l’un des rares murs porteurs du bâtiment. Pour l’instant, cette section a été aménagée pour former des chambres et une salle de bains. Quelques modifications suffiraient pour la transformer en garage, ce qui nous permettrait d’établir comment les gaz peuvent se propager du garage aux lieux de séjour, donc chercher comment en atténuer la circulation.
L’installation peut être reconfigurée pour représenter un bungalow, une habitation à étage, une grande demeure ou une petite. Tous les bâtiments que l’on trouve au Canada peuvent donc y être reproduits.
Pour représenter les habitations de l’étude sur le terrain, nous avons dû installer deux systèmes de chauffage. Voici une plinthe électrique et la bouche d’un système de chauffage central.
Nous voici dans la partie du bâtiment où sont recueillies les données et ou l’on peut réglés les appareils. L’installation a été divisée en quatre, si bien que l’on peut mesurer précisément la consommation d’électricité de chaque dispositif à l’intérieur. Ainsi, il est possible non seulement de vérifier la qualité de l’air et de rehausser la ventilation de diverses façons, mais aussi d’établir la quantité d’électricité consommée par les appareils.
Ceci est le système de dépistage et d’analyse des gaz. Grâce à lui, nous dosons différents gaz et l’air dans les pièces, puis mesurons leur concentration quand l’air circule d’un endroit à l’autre, dans la pièce. À chaque endroit où l’on désire mesurer la concentration des gaz se trouvent trois tubes courant l’un à côté de l’autre. Le premier sert à doser le gaz dont on veut augmenter la concentration; le second prélève continuellement un échantillon d’air et le troisième renvoie l’air dans la pièce. De cette manière, l’appareil d’analyse reçoit un échantillon d’air courant, peu importe l’éloignement.
Cet appareil régule le volume d’air. Il nous permet de compenser la charge dans le bâtiment lorsque son volume et le taux d’infiltration sont modifiés. Quand la charge calorifique augmente ou diminue consécutivement à de nouvelles dimensions, cette unité nous permet de la compenser. Les diverses techniques de filtration autorisées par l’unité nous permettent d’étudier les effets de la purification de l’air sur le bâtiment et la qualité de l’air intérieur.
Mon nom est Iain MacDonald et je suis chercheur au Conseil national de recherches du Canada. Les résultats des travaux poursuivis à cette installation seront transférés à l’industrie et à la population du Canada, en vue de rehausser la qualité de l’air à l’avenir.