Vecteurs adénoviraux pour les vaccins et le traitement du cancer (L-10890)

Survol

On recourt aux adénovirus pour acheminer des antigènes lors de l'administration des vaccins et pour soigner le cancer. Le CNRC a amélioré l'innocuité et l'utilité de cet important groupe de vecteurs en créant la delta protéase adénovirale. Nos experts ont modifié une souche d'adénovirus en retranchant la protéase virale de la séquence génétique du vecteur, ce qui empêche sa dissémination aux cellules saines tout en préservant ses propriétés désirables, c'est-à-dire une production et une libération efficaces d'antigènes avec activation subséquente du système immun. Des lignées cellulaires complémentaires facilitent l'amplification des vecteurs qui ne se répliquent pas et ne se disséminent pas, en vue d'une sécurité optimale lors de l'administration de l'antigène, mais aussi des vecteurs qui se multiplient sans se disséminer, en vue d'accroître la production de transgènes et d'accentuer la destruction des cellules cancéreuses.

Transfert de technologie

  • Licence d'exploitation commerciale
  • Entente de R-D pour développement

Applications de marché

  • Vecteur servant à l'administration d'antigènes pour les vaccins contre les infections virales et bactériennes
  • Traitement du cancer

Comment ça fonctionne

Vaccins contre les infections virales et bactériennes : vecteur incapable de se reproduire et de se propager

Les clients utiliseront le vecteur du CNRC pour intensifier la réaction immune à un antigène précis. Nos spécialistes insèrent le code de l'antigène (celui de l'hépatite C, par exemple) au vecteur dont on a supprimé la protéase virale et la région E1. Ensuite, ils produisent des plaques du virus recombinant, amplifient le vecteur au moyen d'une lignée cellulaire complémentaire et le purifient. Quand on l'inocule, le vecteur pénètre dans les cellules cibles du tissu et fabrique l'antigène en grande quantité. Puisqu'il est dépourvu de la région E1 et de protéase, il ne peut se multiplier ni se disséminer à d'autres cellules, ce qui en accroît considérablement l'innocuité. La production temporaire d'une forte quantité d'antigène par la cellule infectée engendre une vive et persistante réaction immune (humorale et cellulaire) qui accentue la protection contre l'agent infectieux d'où vient l'antigène.

Vaccins ultra-puissants et oncothérapie : vecteur capable de se reproduire sans se propager

On peut aussi se servir du vecteur du CNRC pour mettre au point des vaccins plus puissants contre les agents infectieux ou des vaccins thérapeutiques contre le cancer. Dans le premier cas, les spécialistes du CNRC insèrent la séquence génétique de l'antigène dans le vecteur; dans le second, ils y glissent la séquence génétique propre à la tumeur (un mélanome, par exemple). La région E1 n'ayant pas été supprimée, le vecteur se reproduit et l'on assiste à une hausse considérable du nombre de copies. On produit des plaques du vecteur recombinant et amplifie celui-ci grâce à une lignée cellulaire complémentaire.

Employé dans un vaccin contre un agent infectieux, le vecteur se multiplie dans les cellules du tissu dans lequel il a été injecté, de sorte qu'il produit une grande quantité d'antigène, sans toutefois se propager, ce qui en garantit la puissance, mais également l'innocuité. En oncologie, le vecteur est inoculé directement dans la masse tumorale où il se reproduit, causant la mort des cellules cancéreuses. Lors de la réplication du vecteur, il y a expression d'une grande quantité d'antigène et de cytokines spécifiques à la tumeur, ce qui attire les cellules inflammatoires au siège du cancer. S'ensuit une forte réaction immune, ce qui permet la reconnaissance et la destruction des autres cellules cancéreuses du même type, ailleurs dans l'organisme.

Figure 1 : Séquence génétique de la delta protéase adénovirale – antigène du client inséré au X

Figure 2 : Adénovirus – séquence génétique (ADN) à l'intérieur

Figure 3: L'utilisation des vecteurs adénoviraux pour livrer des antigènes :

  • L'ADN recombinant de l'antigène est inséré dans le vecteur adénoviral.
  • Le vecteur se lie à la membrane de la cellule, est encapsulé dans une vésicule, et injecte l'ADN recombinant de l'antigène dans le nucléus.
  • La cellule fabrique l'antigène à l'aide de l'ADN recombinant de l'antigène; l'ADN de la cellule même demeure inchangé.

Bénéfices

  • Sans danger pour les vaccins et l'oncothérapie, la protéase virale ayant été supprimée
  • Capacité d'infecter presque tous les types de cellules sans dissémination aux cellules non visées
  • Production et purification facile

Brevets

  • CNRC dossier 10890 (vecteur adénoviral) : Brevets émis au Canada et aux États-Unis.
  • CNRC dossier 10894 (lignée cellulaire HEK 293SF-3F6 – pour les vaccins) : Brevets émis au Canada et aux États-Unis.
  • CNRC dossier 10624 (lignée cellulaire BMAdE1 – traitement du cancer) : Brevets émis au Canada et aux États-Unis.
  • CNRC dossiers 11225/11648 (commutateur au cumate pour l'amplification virale) : Brevets émis au Canada, aux États-Unis et en Europe.
  • CNRC dossier 11444 (commutateur à la coumermycine pour l'amplification virale) : Brevets émis au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon.

Personne-ressource

Daniel Desmarteaux, Chef, Relations avec les clients
Téléphone : 514-496-5300
Courriel : Daniel.desmarteaux@cnrc-nrc.gc.ca