Services d’évaluation de la performance marine

Évaluation d’une plateforme extracôtière au Bassin d’étude des ouvrages de haute mer

Évaluation d’une plateforme extracôtière au Bassin d’étude des ouvrages de haute mer

Le CNRC est en mesure d’évaluer la performance des navires et des ouvrages de haute mer dans des conditions océaniques difficiles. Une évaluation fiable de la performance présente en effet une utilité commerciale pour tous les secteurs industriels. Elle est aussi indispensable pour sauver des vies et protéger l'environnement marin. Les préoccupations constantes eu égard au coût de l'énergie et aux émissions de gaz à effet de serre accentuent aussi la demande de systèmes rentables.

Le CNRC poursuit une série de projets de recherche sur l'évaluation de la performance en association avec diverses entreprises et agences canadiennes du secteur public. Parmi ses objectifs à long terme, mentionnons le développement de compétences dans l'évaluation des dispositifs qui puisent l'énergie de l'océan, une modélisation pointue de la houle dans son Bassin d'étude des ouvrages de haute mer et l'élaboration d'un modèle mathématique de l'accentuation des turbulences. Il aide aussi la Marine canadienne à caractériser l'enveloppe opérationnelle de ses bâtiments et travaille à mettre au point un système de pilotage évolué qui réduira la consommation de carburant. Voici un aperçu des projets en cours dans le cadre de ce programme.

Technologies de l'énergie océanique

Le CNRC propose aux entreprises canadiennes qui créent des dispositifs d'extraction de l'énergie océanique les outils d'évaluation de la performance nécessaires pour tester et perfectionner leurs prototypes. Parmi eux figurent la simulation numérique, la modélisation physique et les essais sur le terrain. Il coopère avec l'industrie à l'élaboration de nouvelles technologies adaptées aux énergies renouvelables et prodigue des conseils au gouvernement et aux organismes de réglementation sur les activités visant à tirer de l'énergie de l'océan. Il milite également pour la concertation des efforts nationaux en vue de l'exploitation de cette nouvelle source d'énergie.

Modélisation de la houle et des turbulences

Le CNRC poursuit un projet de longue haleine visant à analyser et à améliorer la production et la propagation des vagues de deuxième ordre en eau peu profonde dans son Bassin d'étude des ouvrages de haute mer. Parallèlement, il continue la modélisation numérique et expérimentale de la houle réfléchie par les courants dans le bassin. Enfin, ses chercheurs développent et valident un modèle mathématique simulant les turbulences grâce à son tunnel de cavitation.

Contrôle optimal de la consommation de carburant

L'escalade du prix des combustibles et la nécessité de moins libérer d'émissions contraignent la marine marchande à trouver de nouveaux moyens pour économiser davantage le carburant. Des travaux récents effectués par le CNRC révèlent l'importance du système de commande du navire (pilotage automatique) pour ce qui est de l'aisance du déplacement, de la sécurité, mais surtout du rendement énergétique. Un système de pilotage automatique mal conçu créera en effet du roulis (ce qui compliquera les manœuvres), accroîtra le coût de la maintenance et entraînera une consommation excessive de carburant. Le projet établira l'ampleur du problème par l'analyse des données venant de bâtiments divers. Ces recherches sont effectuées en collaboration avec Rutter Technology inc., qui a installé des capteurs sur plus de 2500 bâtiments qui sillonnent le monde entier. Ces données serviront à analyser la performance des navires et des flottes. Si besoin est, on modifiera la portée du projet pour y ajouter le développement d'un système de contrôle automatique qui engendrera les conditions optimales en matière de déplacement, de sécurité et de consommation de carburant.

Tenue en mer des sous-marins

Le projet prévoit la conception, la fabrication, l'armement et l'essai d'un modèle réduit au quinzième, à pilotage automatique, du sous-marin de classe Victoria de la Marine canadienne. Les chercheurs mesureront et enregistreront les déplacements du modèle, sa position, sa vitesse, ses mouvements relatifs, le tirant d'eau et l'amplitude de la houle ainsi que les révolutions des hélices dans des conditions de houle normales et anormales. À long terme, on espère rendre les manœuvres du sous-marin plus sécuritaires; à court terme, on souhaite caractériser plus précisément la performance du bâtiment en surface. Le CNRC procède à un large éventail d'évaluations de la performance pour le ministère de la Défense nationale. Ces évaluations vont de l'hydrodynamique des plongeurs de la Marine à la consommation de carburant des frégates.

Modèles sous-marins

Modèles sous-marins

Essai de la coque d’une embarcation rapide

Essai de la coque d’une embarcation rapide

Corrélations maquette-navire

Le CNRC nourrit sa réputation mondiale pour la qualité de ses recherches en perfectionnant et en réévaluant constamment les outils indispensables à la simulation des bâtiments maritimes de grandeur nature. Grâce aux données recueillies sur le terrain et aux expériences effectuées sur les modèles réduits, les chercheurs ont démontré que le mécanisme à mouvement dans le plan du CNRC peut acquérir des données qui simulent avec exactitude les manœuvres du navire. On poursuit aussi des expériences sur le sillage, pour montrer que les relevés venant des nouveaux capteurs manométriques se comparent aux données obtenues antérieurement lors des essais sur le même modèle.

Analyse des flotteurs d'hydravions

Le CNRC aide un fabricant canadien à évaluer la performance d'un nouveau genre de flotteurs pour les petits aéronefs. Ce flotteur mise sur une conception par étapes successives qui devrait réduire la distance de décollage et rehausser la performance du flotteur en eau agitée, en le rendant moins sensible au tangage. Deux possibilités sont à l'étude et elles nécessitent une quantification de la poussée ascendante et du moment du tangage et du roulis, ainsi que de la résistance pure. Réduit à l'échelle d'un cinquième, le flotteur peut être testé pour sa performance jusqu'à une vitesse d’environ 40 nœuds. Les résultats procureront un avantage au fabricant, dans un secteur de l'industrie où la concurrence est particulièrement farouche.

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :
Avis de confidentialité