ALMA – Demande de temps d’observation

L’Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA) est une installation de recherche internationale. Une fois achevé, à la fin de 2013, ce radiotélescope unique inclura 66 antennes reconfigurables de grande précision, disposées dans la plaine Chajnantor des Andes chiliennes, à une altitude d’environ 5000 mètres et une latitude de −23°. L’ALMA est un appareil d’imagerie et de spectroscopie complet fonctionnant aux longueurs d’onde millimétriques/sous-millimétriques, de sorte qu’il procurera aux scientifiques des capacités et une plage de longueurs d’onde complétant celles d’autres installations scientifiques contemporaines, notamment le très grand réseau Jansky, le télescope spatial James Webb et les télescopes optiques à extrêmement grande ouverture qu’on projette de construire. L’ALMA permet la recherche transformationnelle en physique de l’Univers froid, c’est-à-dire sur les parties de l’Univers optiquement invisibles, mais qui émettent des ondes puissantes dans la partie millimétrique du spectre électromagnétique. En ouvrant une nouvelle fenêtre sur les origines célestes aux astronomes, l’ALMA sondera les étoiles et les galaxies primitives et restituera directement l’image des disques donnant naissance aux planètes.

Projets anticipés avec l’ALMA

Même si sa construction ne s’achèvera pas avant 2013, l’ALMA était déjà le plus puissant télescope millimétrique/sous-millimétrique au monde à la fin de 2011. Les astronomes ont donc pu recourir à une partie (déjà appréciable) de ses capacités dans le mode Early Science (projets anticipés). Le Joint ALMA Observatory (JAO), qui exploite l’installation, émet de temps à autre des demandes de propositions, invitant les astronomes à solliciter du temps d’observation sur l’ALMA.

Demandes de temps d’observation sur l’ALMA et autres renseignements

Les demandes de propositions du JAO surviennent périodiquement, soit environ une fois l’an. Les centres régionaux d’ALMA (ARC) ont pour responsabilité de signaler ces demandes aux différents groupes d’astronomes. Pour recevoir les avis relatifs aux futures demandes de propositions, veuillez inscrire votre nom sur le Portail scientifique de l’ALMA (SP).

Le SP est le portail d’information principal des astronomes et des astrophysiciens. Il permet aux astronomes de se connecter à leur ARC; les astronomes des institutions canadiennes sont épaulés par le North American ALMA Research Center (NAASC) de Charlottesville (Virginie) ainsi que par CNRC Herzberg, à Victoria (C.-B.) D’autres ARC sont situés en Europe et en Asie de l’Est. Le SP présente de l’information sur les installations, leurs capacités et les demandes de propositions, permettant d’accéder à la documentation, notamment au document ALMA Primer (en anglais seulement), introduction au radiotélescope ALMA produit par CNRC Herzberg dans le contexte du partenariat de l’ALMA. Pour recourir au centre d’assistance de l’ALMA ou soumettre (seul ou avec d’autres) un projet, l’utilisateur doit d’abord s’inscrire au SP.

L’ALMA a aussi un site Web public sur lequel on trouvera des images, des bandes vidéos, des communiqués et divers renseignements destinés à la population.

Le Partenariat international de l’ALMA

Observatoire international, l’ALMA est un partenariat réunissant l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie de l’Est auquel coopère la République du Chili. L’ALMA est financé en Europe, par l’Organisation européenne pour la recherche en astronomie dans l’hémisphère sud (ESO), en Amérique du Nord, par la National Science Foundation (NSF) des États-Unis en coopération avec le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et le Conseil national des sciences de Taïwan (NSC), et, en Asie de l’Est, par les Instituts nationaux des sciences naturelles (NINS) du Japon, avec la collaboration de l’Academia Sinica (AS) de Taïwan. L’ESO pilote la construction et l’exploitation de l’ALMA pour le compte de l’Europe, rôle que le National Radio Astronomy Observatory (NRAO), géré par Associated Universities Inc. (AUI), assume pour l’Amérique du Nord et l’Observatoire astronomique national du Japon (NAOJ), pour l’Asie de l’Est. Le Joint ALMA Observatory (JAO) intègre la direction et l’administration de tout ce qui se rapporte à l’érection, à la mise en service et à l’exploitation de l’ALMA.

Participation du Canada à l’ALMA

Le Canada et les États-Unis sont partenaires dans le North American Executive of ALMA, qui permet aux astronomes des institutions canadiennes d’accéder à la partie nord-américaine du temps d’observation sur l’ALMA (environ 37 %). CNRC Herzberg avait pour tâches de développer et de fabriquer le récepteur de bande 3 (3 mm) de l’ALMA, principal instrument de travail de l’observatoire. CNRC Herzberg joue aussi un rôle significatif dans le développement du récepteur de bande 1 envisagé. En plus de soutenir financièrement les activités poursuivies au Chili, le Canada dispense une aide en nature au NAASC par le truchement de CNRC Herzberg, notamment au niveau de la maintenance du matériel, des logiciels, du soutien aux utilisateurs, de la production du document ALMA Primer, de la réduction des données et des opérations. Les astronomes canadiens qui souhaitent obtenir de l’aide pour rédiger une proposition, simplifier leurs données, etc., en personne ou à distance, sont invités à en faire la demande par le biais du Centre d’assistance ou en contactant la personne-ressource indiquée ci-dessous.

Pour en savoir plus, prière de communiquer avec Gerald Schieven.

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