La réglementation canadienne en matière de construction relève des provinces et des territoires, qui s'appuient sur les codes modèles nationaux de construction pour établir les règlements de construction sur leur territoire.
Par le passé, cette responsabilité était généralement déléguée aux municipalités, dont plusieurs ont adopté une multitude de règlements adaptés à leurs propres besoins. Les intervenants de la construction se sont alors trouvés face à de nombreuses variantes qui, à l'échelle nationale, ont posé certaines barrières techniques. Afin de réduire ces barrières, un règlement de construction modèle a été élaboré en 1937, suivi d'une première version officielle du Code national du bâtiment (CNB) en 1941. Aujourd'hui, le CNB est utilisé d'un bout à l'autre du pays comme source de référence pour la réglementation provinciale et territoriale en matière de construction. L'uniformisation accrue de la réglementation a ouvert la voie vers une approche commune visant l'évaluation de produits novateurs.
Vers la fin des années 1980, les autorités provinciales de réglementation, le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et l'industrie de la construction ont pris part à un vaste processus de concertation qui a abouti à la recommandation d'un service d'évaluation national unique, sur lequel les agents du bâtiment de tout le pays pourraient fonder leurs décisions concernant l'acceptabilité des produits de construction novateurs.
À la suite de cette recommandation, le CNRC a mis sur pied, en 1988, la Commission canadienne d'évaluation des matériaux de construction (CCÉMC), qui a pour principaux objectifs d'appuyer l'innovation et le transfert technologique. Composée de représentants des organismes de réglementation, de l'industrie et du grand public, la Commission représente les intérêts de tous les Canadiens. Elle reçoit le soutien administratif, financier et technique du Centre canadien de matériaux de construction (CCMC), lequel fait partie du Portefeuille Construction du CNRC.