ARCHIVÉ - L'installation GLACIER concourra à certifier les gros moteurs d'avion contre le givrage

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Le 01 février 2011 — Ottawa (Ontario)

Par son savoir-faire, le CNRC procure une expertise cruciale à une nouvelle installation où les moteurs d'avion seront testés par temps froid, à Thompson, au Manitoba.

Le Global Aerospace Centre for Icing and Environmental Research (GLACIER) est une soufflerie spéciale de neuf mètres de diamètre qui pulvérise un brouillard d'eau ultra-froide dans les plus grandes turbines d'avion au monde. Ce faisant, il est possible de reproduire les conditions à l'origine de curieux givrage des turbines, sous l'œil vigilant des ingénieurs et des chercheurs. Pratt & Whitney Canada et Rolls-Royce Canada sont les principaux propriétaires de cette installation à la fine pointe de la technologie, à laquelle le CNRC et d'autres organismes de recherche concourent par leur expertise.

Conscients de sa renommée mondiale dans la recherche sur les moteurs à turbine à gaz, Rolls-Royce Canada et Pratt & Whitney Canada ont demandé au CNRC de créer, d'entretenir et de perfectionner le système de givrage de l'installation de 42 millions de dollars durant son cycle de vie. En échange de l'aide qu'il dispense à ses partenaires dans l'essai et l'attestation des moteurs, le CNRC pourra utiliser l'installation pour la recherche, le développement et la formation en vue d'améliorer les turbines à air et les capteurs destinés aux avions.

L’installation GLACIER, à Thompson (Manitoba), pulvérise un brouillard d’eau ultra froide dans les plus grosses turbines d’avion au monde.

L’installation GLACIER, à Thompson (Manitoba), pulvérise un brouillard d’eau ultra froide dans les plus grosses turbines d’avion au monde.

Le givrage des turbines à air réduit la puissance des moteurs qui, dans les pires cas, peuvent stopper ou s'endommager. Le phénomène peut également bloquer de multiples capteurs et tromper les ordinateurs qui commandent maintenant couramment les systèmes de pilotage des appareils.

Ce problème de givrage aussi rare que troublant n'a encore entraîné aucun décès, cependant, il pourrait avoir joué un rôle dans des dizaines d'incidents durant lesquels les moteurs ont connu des ratés. Les organismes de réglementation européens et nord-américains commenceront à certifier les turboréacteurs commerciaux contre ce problème d'accumulation de glace à compter de 2012. Les données de recherche actuelles venant du CNRC et d'autres collaborateurs étayeront leurs efforts dans ce sens. " Chaque nouveau moteur devra résister au givrage interne ", explique M. Ibrahim Yimer de l'Institut de recherche aérospatiale du CNRC (IRA-CNRC).

On comprend mal comment de la glace s'accumule dans certains moteurs, à certaines vitesses et dans certaines conditions atmosphériques. Jusqu'à présent, les recherches tendent vers une combinaison complexe de facteurs. L'aménagement intérieur des turboréacteurs affecte le givrage, mais des moteurs identiques n'accumuleront pas la glace de la même manière s'ils se trouvent sur des avions différents. Qui plus est, le problème survient à près de 40 000 pieds d'altitude, où l'atmosphère devrait normalement être dépourvue d'humidité. Les essais à petite échelle effectués au CNRC indiquent que la surface interne du moteur se couvre de glace à une rapidité surprenante dans certaines conditions, et cela, à des températures supérieures au point de congélation.

Le potentiel de GLACIER

Le CNRC produit des données pour les attestations de résistance au givrage depuis près de 50 ans à son laboratoire des turbines à gaz d'Ottawa. Bien que ce dernier puisse tester les moteurs de petit calibre des avions à réaction des sociétés, le banc d'essai de GLACIER acceptera les moteurs cinq ou six fois plus puissants, développant jusqu'à 150 000 livres de poussée. Les plus grosses turbines présentement construites ont une poussée de 120 000 livres. L'installation pourrait donc en accueillir de plus volumineuses.

Les recherches poursuivies à l'installation GLACIER de Thompson aideront les scientifiques à améliorer les capteurs, à reproduire les conditions à l'origine du givrage au niveau de la mer et à découvrir exactement ce qui se passe quand les turbines à air avalent des cristaux de glace.

" GLACIER est une installation d'avenir, affirme M. Yimer. Son but principal est de rendre les vols plus sécuritaires. Notre rôle, ici, consiste à aider les organismes de réglementation et les constructeurs à s'assurer que les moteurs d'avion sont parfaitement sûrs, pas seulement au Canada, mais aux É.-U. et en Europe. "

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Renseignements : Relations avec les médias
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