ARCHIVÉ - Écarter la crise cardiaque

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Le 10 mai 2011 —

Tous les ans, quelque 500 000 Canadiens se rendent à l’urgence se plaignant de douleurs à la poitrine. Sur le nombre, une crise cardiaque est diagnostiquée dans environ 10 % des cas après un ECG et on trouve la possibilité d’une cardiopathie, dans environ 10 à 15 % des cas après le test de la troponine cardiaque, signe révélateur que les tissus du cœur ont été endommagés.

Quand les deux tests sont négatifs cependant, il faut du temps avant qu’on écarte la crise cardiaque hors de tout doute. Près de 70 % des personnes qui souffrent de douleurs à la poitrine sont donc admises à l’hôpital pour une évaluation et une observation plus poussées; de celles-ci, la moitié quitteront l’établissement avec un bulletin vierge.

La « cartographie optique » d’une goutte de sang permettrait de diagnostiquer rapidement une crise cardiaque.

La « cartographie optique » d’une goutte de sang permettrait de diagnostiquer rapidement une crise cardiaque.

Anthony Shaw espère accélérer le diagnostic. De concert avec le personnel médical de l’Hôpital St. Boniface, à Winnipeg, ses collègues de l’Institut du biodiagnostic du CNRC et lui mettent au point un nouveau test clinique qui devrait permettre l’identification rapide des personnes atteintes d’une cardiopathie, mais dont l’ECG et le dosage de la troponine sont négatifs. Avec un tel test, les médecins pourraient donner congé aux personnes bien portantes qui autrement seraient hospitalisées un jour ou deux, voire davantage.

« Nous cherchons les marqueurs biochimiques qui surgissent dans le sang quand la circulation ralentit dans le muscle cardiaque, avant que les tissus soient endommagés, explique M. Shaw. En d’autres termes, quand le cœur manque d’oxygène, mais n’est pas encore en train de périr. »

Prévoir l’évolution des néphropathies

Outre leurs travaux sur les douleurs à la poitrine, les chercheurs du CNRC élaborent un test de diagnostic pour les néphropathies chroniques qui, selon certaines estimations, affectent jusqu’à 10 % de la population. L’utilité d’une telle épreuve consisterait à prévoir la rapidité avec laquelle la maladie évolue sans traitement. Les résultats permettraient au médecin de prescrire une thérapie préventive agressive à ceux dont les reins se détérioreraient rapidement s’ils n’étaient pas soignés, tout en épargnant la majorité, dont les conditions sont cliniquement stables. Les médecins aimeraient aussi distinguer « ceux qui nécessitent un traitement énergique de ceux qui doivent seulement être suivis au cours des années ultérieures », souligne M. Shaw.

Un test de diagnostic rapide pour les crises cardiaques, administré au centre médical, épargnerait au réseau de la santé près de 2000 $ par patient, pour des économies annuelles de 400 millions de dollars, rien qu’au Canada. La possibilité de soigner plus vite ceux qui en ont vraiment besoin, donc de leur épargner une défaillance cardiaque – sinon pire – consécutivement à un délai trop long ou à un diagnostic erroné, revêt autant d’importance.

Pour créer leur test, M. Shaw et ses collègues prélèveront des échantillons de sang d’environ 600 personnes éprouvant des douleurs thoraciques pour suivre celles-ci durant leur évolution clinique. « Ensuite, nous les examinerons en nous demandant "Comment ces échantillons nous auraient-ils aidés à porter un diagnostic plus rapidement?" » Les chercheurs recourent à la spectroscopie infrarouge, à la spectroscopie par résonance magnétique et à la spectrométrie de masse pour identifier les marqueurs d’importance diagnostique. Ils espèrent avoir terminé leur analyse d’ici 2012.

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