ARCHIVÉ - Une vague d'énergie propre

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Le 13 septembre 2010 — Ottawa (Ontario)

En 2006, une étude pancanadienne révélait que la puissance combinée de la houle et des marées au large des côtes du Pacifique et de l'Atlantique comblerait une part appréciable de nos besoins d'énergie. Emballées par ces résultats, des entreprises du pays entier se livrent une course afin de mettre au point de nouvelles technologies qui transformeront d'une manière économique cette puissance en électricité.

« Le défi en est essentiellement un d'ingénierie », affirme Charles Wood, président de Seawood Designs, une firme de l'île Vancouver. « Une soixantaine de compagnies dans le monde œuvrent dans le secteur de l'énergie marémotrice, dans l'espoir de trouver l'approche idéale. » 

Le saviez-vous?

Quand on inventorie les sources d’énergie marine renouvelables au Canada, la puissance potentielle des vagues, jusqu’à un kilomètre de profondeur, totalise environ 37 000 mégawatts (MW) du côté du Pacifique et près de 150 000 MW du côté de l’Atlantique, soit plus du double de la demande d’électricité actuelle. Pourtant, seule une fraction de cette puissance peut être captée et transformée en pouvoir utile. 

Seawood Designs s'emploie à développer un dispositif appelé SurfPower qui captera l'énergie marémotrice. « Il s'agit essentiellement d'un ponton en forme d'aile qui monte et descend à la surface de la mer », reprend M. Wood. Le ponton est fixé au plancher océanique par une longue et souple pompe à piston qui expédie à forte pression l'eau de mer dans un tuyau posé sur le fond. « On pourrait réunir une vingtaine de ces appareils, voire davantage, poursuit-il. L'eau sous pression serait acheminée vers le rivage, où elle actionnerait une turbine et une génératrice, de sorte que SurfPower pourrait alimenter directement le réseau d'électricité. »

: L’agent technique Colin Keats surveille le ponton SurfPower lors de sa descente dans le bassin de houle à l’ITO-CNRC.

L’agent technique Colin Keats surveille le ponton SurfPower lors de sa descente dans le bassin de houle à l’ITO-CNRC.

Affiner la conception du SurfPower demeure l'un des plus grands défis auquel M. Wood s'est attaqué dans sa vie. « L'an dernier, Charles devait effectuer des modélisations sur ordinateur, pour vérifier ses hypothèses », a déclaré Martyn Ward, conseiller en technologie industrielle au Programme d'aide à la recherche industrielle du CNRC (PARI-CNRC). « Il songeait à engager une entreprise de la côte ouest pour effectuer le travail. Je la connaissais et j'ai convenu qu'il avait effectivement fait le bon choix. Le PARI-CNRC était très bien placé pour venir en aide aux deux entreprises. »

Fort des résultats obtenus, Seawood Designs a construit un modèle au dixième du SurfPower que l'entreprise a testé ce printemps dans un bassin de houle à l'Institut des technologies océaniques du CNRC (ITO-CNRC), à St. John's. L'objectif était d'évaluer le comportement du dispositif dans des conditions réelles, et d'établir la quantité totale d'énergie que générerait le modèle grandeur nature. « Les essais confirment que le modèle mis au point sur ordinateur fonctionne très bien, assure M. Wood. Ils nous ont aussi aidés à déterminer quelle sera la prochaine étape et quels perfectionnements il faudra apporter au modèle, ce qui est d'une valeur inestimable pour nous. »

Charles Wood et la maquette au dixième du SurfPower, le dispositif qu’il a imaginé pour maîtriser l’énergie des vagues.

Charles Wood et la maquette au dixième du SurfPower, le dispositif qu’il a imaginé pour maîtriser l’énergie des vagues.

Fort des résultats obtenus, Seawood Designs a construit un modèle au dixième du SurfPower que l'entreprise a testé ce printemps dans un bassin de houle à l'Institut des technologies océaniques du CNRC (ITO-CNRC), à St. John's. L'objectif était d'évaluer le comportement du dispositif dans des conditions réelles, et d'établir la quantité totale d'énergie que générerait le modèle grandeur nature. « Les essais confirment que le modèle mis au point sur ordinateur fonctionne très bien, assure M. Wood. Ils nous ont aussi aidés à déterminer quelle sera la prochaine étape et quels perfectionnements il faudra apporter au modèle, ce qui est d'une valeur inestimable pour nous. »

Ainsi, M. Wood a découvert que le SurfPower, ainsi que le prévoyait la modélisation sur ordinateur, a tendance à dépasser sa position initiale après avoir chevauché une vague, ce qui réduit la quantité d'énergie récoltée. « Nous devrons donc ralentir le dispositif au moment où il reprend sa place de départ ", explique-t-il. Une nouvelle série de modélisations sur ordinateur sera nécessaire et elle sera suivie par quelques modifications à la maquette afin « que nous puissions reprendre les essais à l'ITO-CNRC dans les plus brefs délais. »

De l’eau de mer à l’eau potable

Selon Charles Wood, SurfPower pourrait non seulement produire de l’électricité, mais aussi de l’eau potable par « osmose inverse », là où les réserves d’eau douce sont rares, notamment dans les régions côtières arides de l’Afrique. (L’osmose inverse rend l’eau de mer potable en en retirant le sel et les autres substances qu’elle renferme.) « À mon avis, l’osmose inverse sera la première application rentable du système, car celui-ci pompe l’eau de mer à une pression d’environ un millier de livres au pouce carré, ce qui est la pression requise pour actionner une usine d’osmose inverse », prédit-il.

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