ARCHIVÉ - Reflexions du President
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Le 01 juin 2009 — Ottawa (Ontario)
De la R-D dans le Nord, pour le Nord
« J'entrevois un nouveau Canada : un Canada vraiment nordique! » [traduction libre] – John G. Diefenbaker
« Celui qui n'a pas vu le Grand-Nord n'a pas vu le Canada. » [traduction libre] – Pierre Elliot Trudeau
Pour ajouter à ces citations, paraphrasons un autre Canadien célèbre, Whitney Lackenbauer, fellow du Conseil international du Canada et historien de l'Université St. Jerome à Waterloo selon qui il est temps de cesser de parler de l'Arctique comme d'un « ailleurs » pour se l'approprier et en faire notre « ici ».
Au fil de son histoire, le CNRC, par l'entremise de ses chercheurs, a véritablement adhéré à ces principes et est depuis longtemps engagé dans des activités de recherche, de développement scientifique et technologique et d'innovation qui bénéficient aux Canadiens du Nord. Nous ne nous contentons pas d'effectuer de la R-D dans le Nord – en partenariat avec l'industrie, d'autres organismes publics canadiens ou étrangers, des universités ou d'autres instituts de recherche – mais nous en effectuons aussi pour le Nord et pour les Canadiens qui habitent les régions nordiques.
Pourquoi au juste effectuer de la R-D pour le Nord? D'un côté, il faut tenir compte des défis technologiques que pose la vie dans l'Arctique canadien : les vastes étendues et l'isolement, l'environnement hostile et de plus en plus imprévisible, et la population, faible et clairsemée. D'un autre côté, la région offre aux scientifiques, aux gens d'affaires et aux décideurs politiques des possibilités technologiques bien réelles, certains pourraient même dire exaltantes. Les possibilités de voie maritime dans l'Arctique, l'exploration gazière et pétrolière dans la mer de Beaufort et la biorestauration ne sont que quelques-uns des projets de grande envergure qui exigent le concours des scientifiques.
Reconnaissant ces possibilités, le gouvernement du Canada a lancé en 2007 une nouvelle Stratégie pour le Nord qui vise à mieux exploiter le potentiel de l'Arctique canadien et à en faire une région prospère et saine à l'intérieur d'un pays fort et souverain. La Stratégie pour le Nord du Canada vise plus particulièrement à protéger la souveraineté canadienne sur l'Arctique, à stimuler le développement économique de la région au bénéfice des populations nordiques, à relever les défis que pose le changement climatique dans le Nord et à procurer aux habitants du Nord davantage de contrôle sur leur vie politique.
« Notre gouvernement construira une station de recherche de calibre mondial qui se maintiendra à la fine pointe des questions arctiques, comme les sciences de l'environnement et le développement des ressources naturelles. Cette station, bâtie par des Canadiens dans l'Arctique canadien, servira le monde entier. \xC2\xBB
(Discours du Trône, octobre 2007)
Dans cette stratégie, le gouvernement s'engage à construire dans l'extrême Arctique une station de recherche dont les activités seront concentrées dans quatre domaines prioritaires : développement durable des ressources; sciences environnementales et intendance; changement climatique et des communautés saines et viables. Donnant suite à cette promesse, le gouvernement a récemment annoncé dans le budget de 2009 le lancement d'une étude de faisabilité de 2 millions de dollars qui fixera les détails relatifs à la fonction, à la conception, à la construction, à l'emplacement et à la gouvernance de cette station de recherche.
Le Canada est actuellement le seul pays circumpolaire qui ne possède pas une installation scientifique de ce genre. Nous disposons de capacités scientifiques solides dans l'Arctique, mais nous n'avons aucun établissement habité à l'année dans le Nord. Le CNRC s'est penché très attentivement sur la manière dont il pourrait contribuer au succès de cette nouvelle station de recherche, compléter le travail des autres organismes concernés et participer encore plus qu'il ne le fait actuellement à l'acquisition par le Canada d'un savoir-faire scientifique et technologique dans l'Arctique.
Le CNRC sera justement en juin prochain l'hôte d'un atelier interne sur la recherche dans l'Arctique. Le but de cet atelier sera d'établir la capacité du CNRC de mener des activités scientifiques et technologiques pour l'Arctique canadien en s'appuyant sur ses connaissances dans de multiples disciplines et sur ses ressources complémentaires au sein de l'administration publique, des universités et du secteur privé. L'atelier visera aussi à développer des modèles de programmes transectoriels possibles dans le domaine de la S-T pour le Nord.
Actuellement, les projets du CNRC couvrent un large éventail de technologies susceptibles d'être utiles dans l'Arctique. Nous possédons un savoir-faire en biotechnologie, en sciences de la vie et en technologies environnementales, en technologies de l'information et des communications, en construction en milieu nordique, en transport maritime, terrestre et aérien ainsi qu'en surveillance météorologique, atmosphérique et spatiale.
Le CNRC dans l'Arctique :
- Le CNRC contribue à une exploitation sûre et rentable des ressources pétrolières et gazières dans la mer de Beaufort et dans les îles de l'extrême Arctique. Grâce à nos recherches, il est possible de quantifier la charge de glace tolérable sur les structures marines, de faciliter la navigation, de mieux prévoir les mouvements des glaces, de mettre en place des mécanismes sûrs d'évacuation des structures marine en cas d'incidents échappant au contrôle et de produire des glaçons de protection qui réduiraient les coûts de construction des plateformes.
- Par ses recherches sur la biorestauration, le CNRC s'attaque au problème de l'élimination des contaminants qui polluent l'Arctique. Au moyen d'une démarche fondée sur la génomique, nous contribuons notamment à la décontamination des sols sur l'île d'Ellesmere.
Le CNRC se situe par ailleurs à l'avant-garde de la recherche sur les hydrates de gaz [voir : Glace brûlante d'énergie] que l'on trouve en abondance dans l'Arctique canadien et qui sont l'un des plus grands réservoirs encore inexploités d'énergie dans le monde. Selon certaines estimations, les hydrates de gaz pourraient répondre à la demande énergétique mondiale au cours des 10 000 prochaines années.
Le CNRC dispose des installations, de l'équipement et du personnel qualifié nécessaires pour s'acquitter des tâches extraordinaires qui incombent au Canada et à ses partenaires internationaux dans l'Arctique. Parmi les atouts du CNRC, mentionnons ses installations de recherche océanique de calibre mondial, y compris le plus long bassin d'essai des carènes dans des conditions de glace du monde (90 mètres); la plus grande installation de tests et de travaux de génie climatique au Canada, une installation où il est possible de créer « sur demande » certaines conditions climatiques précises; l'un des plus importants laboratoires de génie hydraulique en Amérique du Nord; des installations uniques de givrage permettant d'effectuer des tests et de certifier les moteurs d'avion, les rotors de queue et les ailes d'avion; et une chambre environnementale sécuritaire pour l'hydrogène afin d'évaluer le rendement d'une multitude de concepts allant des piles à combustible aux technologies aéronautiques.
Il est clair que le CNRC possède les antécédents, les ressources, le savoir et l'infrastructure nécessaires pour aider le gouvernement du Canada à atteindre les objectifs qu'il vise dans le Nord canadien en mettant à sa disposition les solutions scientifiques nécessaires, pour le plus grand avantage du Nord.
Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
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