ARCHIVÉ - Les meilleurs pilotes du monde à l'entraînement

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Le 05 mai 2009 — Ottawa (Ontario)

On peut l'appeler « école de perfectionnement » pour la crème des pilotes d'hélicoptères

Depuis plus de dix ans, le CNRC propose un entraînement spécialisé aux grandes écoles de pilotes d'essai, dans son Laboratoire de recherche sur le vol situé à Ottawa. Ces séances de formation de deux semaines sur les « qualités avancées de manipulation » offertes par le CNRC sont destinées aux élèves des écoles britanniques, américaines, françaises et canadiennes.

Le Bell 412 du CNRC en vol

Le Bell 412 du CNRC en vol.

« Les élèves sont des pilotes chevronnés aux sens très aiguisés », déclare Rob Erdos, pilote d'essai en chef à l'Institut de recherche aérospatiale du CNRC, à Ottawa. « À leur arrivée, ils ont habituellement piloté entre 15 et 20 types d'appareil. Le CNRC les aide à peaufiner leurs talents pour qu'ils maîtrisent parfaitement leur appareil; ils ne font pas que le piloter mais ils l'évaluent et en étudient divers aspects de la performance – l'agilité, la stabilité, la commande et la précision – dans le cadre d'une mission. »

Les écoles de pilotes d'essai envoient surtout leurs élèves au CNRC car celui-ci a des hélicoptères à stabilité variable – un simulateur de vol Bell 205 et un « aéronef de recherche à systèmes évolués » Bell 412. Ces appareils sont uniques en leur genre car ils peuvent reproduisent le vol d'autres appareils. « Ils ont à bord des ordinateurs branchés aux commandes de vol, explique M. Erdos. Il suffit de télécharger le logiciel d'un Piper Cub pour que l'hélicoptère ressemble à un Piper Cub et se comporte exactement comme ce type d'appareil. Si le logiciel est celui d'un hélicoptère d'assaut Apache, le pilote sent qu'il a un tout autre engin dans les mains. » Les élèves pourront piloter un hélicoptère différent toutes les 10 minutes durant 90 minutes.

Les pilotes d'essai sont habituellement sélectionnés par l'armée pour suivre un cours aussi exclusif qu'onéreux – il coûte environ 1 million de dollars par personne. Ce cours dure un an et combine le génie aéronautique aux vols d'essai. On y étudie les systèmes aéroportés (par exemple, navigation, radar, armement et optique), on mesure la performance des appareils (par exemple, vitesse, vitesse ascensionnelle, rayon de virage) et on teste les qualités de manipulation – « bref, l'art et la science de s'assurer qu'un avion peut faire ce qu'on attend de lui », résume Rob Erdos, du CNRC.

« L’ordinateur peut aussi être reprogrammé en vol, poursuit M. Erdos. On pourrait se demander ce qui se produirait si la queue de l’appareil était plus grosse, si son centre de gravité était déplacé vers l’avant ou si l’avion pesait deux tonnes de plus. Quand on effectue de tels changements, le pilote apprend à compenser certains défauts de l’appareil. »

 

Un talent que doivent absolument acquérir les pilotes d’essai consiste à maîtriser un appareil expérimental qui n’a pas encore été certifié pour le vol. « Le pilote doit pouvoir évaluer rapidement ce qu’il doit faire pour survivre à pareille expérience, confie M. Erdos. Les hélicoptères étant programmables, il est possible de reproduire des conditions de vol difficiles qu’un pilote ne connaîtra peut-être jamais sur des appareils certifiés. »

 

Les hélicoptères à stabilité variable sont pourvus d’un double jeu de commandes : si celles de l’élève évoquent les commandes d’un « Frankencoptère », celles de l’instructeur ne sont pas programmables. « En supposant que la situation devient critique et que l’élève éprouve du mal à garder la maîtrise de l’appareil – au risque de s’écraser –, l’instructeur peut débrancher l’ordinateur, reprendre les commandes et poser l’hélicoptère. L’élève aura néanmoins acquis une expérience d’une valeur inestimable : celle d’avoir piloté un appareil terriblement mal en point, dans des conditions extrêmement difficiles, mais courir aucun risque. »

 

En général, 8 à 12 élèves suivent le cours du CNRC. « Les pilotes s’envolent habituellement plusieurs fois sur les hélicoptères et éventuellement sur d’autres appareils, tels le Harvard, le Twin Otter et le Falcon de l’Institut, reprend M. Erdos. Nous avons récemment mis au point un nouveau logiciel pour le Bell 412. Grâce à lui, on peut piloter l’hélicoptère comme un avion, puis en changer les particularités, un peu comme si le Bell 412 se comportait comme une série d’appareils différents. »

 

Le CNRC a assuré l’entraînement de centaines de pilotes d’essai en dix ans. « On peut raisonnablement dire que la plupart des pilotes d’essai d’hélicoptère formés dans le monde occidental l’ont été ici, affirme M. Erdos. Aucune autre organisation n’offre de ‘cours de perfectionnement’ aux pilotes d’essai diplômés. »

Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

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