ARCHIVÉ - Une innovation explosive, des chercheurs posent une bombe dans un Boeing 727

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Le 21 septembre 2009 — Ottawa (Ontario)

 

Qu'arrive-t-il quand on met ensemble un vieil avion de ligne commerciale, de puissants explosifs et les chercheurs avant-gardistes du CNRC? 

Un deuxième gros BOUM! 

Le 17 septembre, l'Institut de recherche aérospatiale du CNRC (IRA-CNRC) et ses partenaires du monde entier terminaient avec éclat les trois journées d'un exercice contrôlé comportant l'explosion et la démolition d'un antique Boeing 727. 

L'expérience, menée dans les installations du CNRC près de l'aéroport international Macdonald-Cartier, à Ottawa, a permis aux chercheurs de recueillir des données cruciales sur l'état des surfaces à fracture rapide après une explosion. Ces observations aideront les scientifiques et les experts en sécurité aérienne à mieux comprendre les défaillances structurales. 

Les scientifiques de l’Institut de recherche aérospatiale (IRA-CNRC) font détoner un engin explosif dans la soute d’un Boeing 727.

Les scientifiques de l’Institut de recherche aérospatiale (IRA-CNRC) font détoner un engin explosif dans la soute d’un Boeing 727.

« Les recherches du CNRC sur la sûreté des appareils nous aident considérablement à comprendre le vieillissement des ouvrages et des matériaux aéronautiques, les contraintes qui s'exercent sur eux et leurs conséquences sur la sécurité, a déclaré Ron Gould, coordonnateur des essais à l'IRA-CNRC. Cet important exercice s'inscrit dans le cadre de la promesse faite par le CNRC de rehausser la sécurité aérienne pour l'ensemble des Canadiens. » 

L'explosion devait aussi simuler des conditions présentant un haut risque en matière de sécurité afin de tester les compétences spécialisées et les capacités des organismes gouvernementaux et militaires, des forces de sécurité, des responsables de la constatation post-explosion et des pompiers. 

L'expérience, fort complexe, prévoyait avant le test un examen de la cargaison et une démonstration de l'équipement, ce qui a permis aux entreprises canadiennes et étrangères de présenter leurs plus récentes technologies en matière de sécurité. L'exercice s'est clôturé par une enquête post-explosion méticuleuse, qui a duré six heures. 

« Ces tests permettront au CRNC de mieux faire la différence entre les dégâts commis par une explosion et ceux résultant d'une usure normale, a précisé Nick Bellinger, chef du groupe des structures aérospatiales à l'IRA-CNRC. Les recherches de ce genre sont indispensables pour déterminer si l'écrasement d'un avion résulte d'un engin explosif. » 

Un robot de déminage de l’unité des explosifs de la police d’Ottawa se débarrasse d’un paquet suspect lors de l’examen de la cargaison avant le test.

Un robot de déminage de l’unité des explosifs de la police d’Ottawa se débarrasse d’un paquet suspect lors de l’examen de la cargaison avant le test.

Deux bombes cachées dans les bagages emplissant la soute de l'appareil ont servi à l'explosion. Les autorités de l'aéroport d'Ottawa ont gardé le fuselage de l'appareil détruit comme aide mobile unique à la formation. 

Il s'agissait du deuxième exercice du genre entrepris par le CNRC au cours des deux dernières années. Le premier BOUM, organisé en mai 2007,constituait la première explosion déclenchée délibérément dans la cabine d'un appareil pressurisé.

Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

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