ARCHIVÉ - Le savoir-faire du CNRC permettra une meilleure évaluation des infrastructures
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Le 02 février 2009 — Ottawa (Ontario)
Le CNRC s'est associé à plus de 45 organismes dont Ingénieurs Canada, Infrastructure Canada et la Société canadienne du génie civil afin de partager son savoir et son expertise, et d'élaborer un nouveau cadre qui facilitera la prise de décisions quant à l'évaluation, à la performance et à la gestion des infrastructures publiques de base du pays.
Ce consortium, baptisé Table ronde nationale sur l'infrastructure durable, puisera dans le savoir-faire de canadiens du pays tout entier. Les experts qui la composent procureront les outils et les méthodes avec lesquels les décideurs, les propriétaires et les exploitants, à tous les paliers de l'appareil gouvernemental, évalueront l'état des infrastructures, rehausseront la performance de ces dernières et maximiseront le rendement des sommes investies. Une étape précoce de la Table ronde bénéficie de l'aide d'Infrastructure Canada par le truchement du plan Chantiers Canada de 33 milliards de dollars. Il s'agit là du plus gros investissement ponctuel du gouvernement du Canada depuis la Seconde Guerre mondiale.
Le CNRC met au point de nouvelles approches axées sur le risque pour évaluer les infrastructures publiques de base. Ces approches tiennent compte de l'état actuel des ouvrages, notamment les ponts, ainsi que des conséquences associées à une défaillance éventuelle.
Les experts de la Table ronde souhaitent instaurer des pratiques fiables et uniformes dans toutes les régions du Canada. Pour l'instant, on évalue surtout les infrastructures en effectuant un carottage mécanique, en inspectant visuellement les échantillons et en procédant à divers tests non destructifs. Cependant, de telles évaluations qualitatives s'avèrent parfois fort subjectives et peuvent ne pas détecter des problèmes urgents nécessitant une attention immédiate, par exemple la défaillance d'un élément porteur d'importance cruciale pour un pont ou le bris de canalisations principales.
« Nous devons trouver des moyens pour rendre l'évaluation des infrastructures plus fiable, affirme Zoubir Lounis, chef du groupe des structures en béton à l'Institut de recherche en construction du CNRC (IRC-CNRC), à Ottawa. Les outils actuels sont inadéquats. »
L'évaluation des infrastructures pose des problèmes techniques et financiers à la plupart des municipalités et des provinces. La situation se fait plus urgente dans les secteurs où l'on compte un nombre important d'ouvrages vieillissants. C'est notamment le cas des ponts et chaussées, mais aussi des aqueducs, des égouts pluviaux, des usines de traitement des eaux usées et des réseaux de transport. C'est pourquoi le CNRC élabore des méthodes d'évaluation qui tiendront compte non seulement de l'état actuel des infrastructures, mais aussi des répercussions associées à une défaillance éventuelle.
Selon M. Lounis, la nouvelle façon d'évaluer les infrastructures devra aussi prendre en compte la santé et la sécurité publiques ainsi que des préoccupations de nature socioéconomique et environnementale. « Les problèmes de structure liés à un élément porteur défectueux d'un pont pourraient s'avérer plus urgents que les problèmes associés à un autre pont, à une route ou à une canalisation, par exemple, explique-t-il. En effet, une défaillance du pont aurait des conséquences catastrophiques. Nous aiderons tous les ordres de gouvernement à évaluer les risques pour qu'ils sachent où intervenir en premier. »
La création de nouveaux outils et technologies d'évaluation coïncide avec la tendance, chez les spécialistes en infrastructure, à encourager les municipalités à investir de manière plus stratégique, notamment en recourant à des matériaux de construction qui dureront plus longtemps. Pour M. Lounis, investir davantage au départ contribuera à réduire le coût au cours du cycle de vie.
D'après lui, les nouvelles technologies comme le béton à haute performance ou l'acier résistant à la corrosion coûtent plus cher que les matériaux de construction usuels, mais ils s'avèrent plus rentables à long terme.
« Nous voulons inciter les décideurs à être proactifs en ce qui concerne la gestion des grandes infrastructures publiques plutôt qu'à réagir aux événements, reprend M. Lounis. Nous préférerions qu'ils injectent plus d'argent maintenant dans des systèmes durables et réduisent les frais d'entretien élevés dans les années à venir. »
Au bout du compte, il en résultera une plus grande sécurité et une meilleure santé pour la population, mais aussi de moins grands frais à longue échéance et des contribuables plus satisfaits.
« Le CNRC et la Table ronde nationale jouent un rôle important en aidant les municipalités à s'occuper de leurs actifs. Après tout, ces ouvrages n'appartiennent pas vraiment au gouvernement, mais à chacun d'entre nous. »
Renseignements : Relations avec les médias
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