ARCHIVÉ - Aider les fournisseurs de l'industrie aérospatiale à soutenir la concurrence
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Le 05 mai 2009 — Boucherville (Québec)
Les fabricants canadiens de pièces et de matériaux destinés à l'industrie aérospatiale disposeront bientôt d'une expertise scientifique de premier plan grâce à l'Initiative sur les matériaux de pointe (IMP) du CNRC. Ce programme de recherche ciblée de quatre ans bénéficie d'un budget de 6 millions de dollars pour aider les fabricants canadiens à développer puis à intégrer de nouveaux composites à base de polymères à haut rendement et de nouvelles technologies de surface aux produits destinés aux avions, aux automobiles et à d'autres biens manufacturés. Grâce à cette initiative, le CNRC espère que les fabricants de pièces et les fournisseurs de matériaux canadiens réussiront à saisir une plus grosse part du marché dans la chaîne mondiale d'approvisionnement.
La technologie de pulvérisation à froid permet le placage de matériaux de pointe sur des pièces d'aéronef afin d'en améliorer la performance dans des conditions de température extrêmes et des milieux corrosifs.
« L'Initiative sur les matériaux de pointe est l'aboutissement des vastes consultations, entreprises par le CNRC en 2006 et en 2007, qui rassemblaient des chercheurs et des ingénieurs des secteurs de l'aérospatiale, de l'automobile et de la construction, explique Blaise Labrecque, de l'Institut des matériaux industriels du CNRC. Nous avons tenu des ateliers un peu partout au pays pour cerner les nouvelles technologies nécessaires ainsi que les lacunes et obstacles technologiques actuels. Deux besoins exprimés dans plusieurs secteurs portaient sur des domaines techniques dans lesquels le CNRC pouvait offrir une expertise multidisciplinaire, à savoir les matériaux composites et les technologies de surface. »
L'Initiative sur les matériaux de pointe (IMP) permettra aux entreprises canadiennes de fournir les matériaux et les composants dont ont besoin les secteurs de l'aérospatiale, de l'automobile et de la construction. L'IMP s'inscrit dans la stratégie élaborée par le CNRC pour le secteur clé de la fabrication et du génie des matériaux.
L'objectif dans le secteur aérospatial consiste à aider les fournisseurs à procurer des matériaux et des composants évolués aux géants de l'industrie, tels Bombardier, Pratt & Whitney Canada et Bell Helicopter, ainsi qu'aux entreprises aérospatiales de l'étranger. « Les multinationales achètent leurs pièces de fournisseurs spécialisés se trouvant partout dans le monde. Les entreprises canadiennes doivent répondre à leurs exigences et soutenir plus efficacement la concurrence des autres pays », poursuit M. Labrecque.
Les experts du CNRC s'attendent à collaborer avec les fabricants de matériel ainsi qu'avec les petites et moyennes entreprises qui souhaitent accroître leur compétitivité dans le domaine des matériaux de pointe. Si les secteurs de l'aérospatiale, de l'automobile et de la construction sont ceux qui en bénéficieront le plus, ceux de l'énergie et de la biomédecine trouveront assurément elles aussi des applications pour les composites à haut rendement et les technologies de surface.
Les projets de recherche coûteront de 500 000 $ à 1 500 000 $ et le CNRC en partagera les frais avec ses partenaires de l'industrie. « Pour être financé dans le cadre de l'IMP, un projet devra contribuer à un des secteurs clés qu'a identifiés le CNRC. Il devra aussi nécessiter la collaboration de plusieurs instituts du CNRC, précise M. Labrecque. En réunissant les spécialistes de plusieurs instituts, nous pouvons offrir l'expertise multidisciplinaire requise pour relever les enjeux liés aux technologies de pointe. L'industrie ne pourrait trouver meilleure proposition. »
Les composites à base de polymères évolués
Le chiffre d'affaires de l'industrie canadienne des composites à base de polymères se chiffre, selon les estimations, à quelque 4 milliards de dollars par année. Il résulte dans une large mesure de la production de composants qui sont essentiels aux secteurs de l'aérospatiale et des transports.
L'industrie aérospatiale et celle des transports cherchent des moyens de réduire le poids et le coût des matériaux en tout en améliorant leur résistance à la chaleur et à la corrosion. En effet, des matériaux plus légers et plus robustes contribueraient à réduire la consommation de carburants et les coûts de maintenance. On atteindrait en outre des objectifs environnementaux si les nouveaux composites polymériques pouvaient être recyclés ou fabriqués à partir de ressources renouvelables.
Les secteurs de l'aérospatiale et des transports souhaitent également surmonter des obstacles techniques. Ainsi, ils auraient besoin de nouveaux procédés et outils peu coûteux pour fabriquer des composites à haut rendement. Ils devraient aussi trouver des solutions qui leur permettront d'utiliser les nouveaux biomatériaux et de réutiliser les composites. Enfin, l'intégration de nouveaux nanomatériaux qui rehaussent les propriétés des polymères suscite énormément d'intérêt. Or, le CNRC possède le savoir-faire voulu pour relever tous ces enjeux.
Enduits évolués et autres technologies de surface
Le Canada est un important producteur de trains d'atterrissage et de turbines pour les aéronefs, domaine où l'on a beaucoup recours aux enduits. Les producteurs canadiens profiteraient considérablement du développement d'enduits évolués susceptibles d'améliorer le rendement et de prolonger la vie des pièces, car on réaliserait alors d'importantes économies tant au niveau des opérations que de la maintenance.
Le CNRC possède l'expertise nécessaire pour aider l'industrie non seulement à créer des enduits de pointe qui accroîtront le rendement, mais aussi à trouver des solutions de rechange acceptables à l'usage du cadmium, du plomb et du chrome.
« Le CNRC a déjà déposé une demande de brevet afin de protéger une de ses nanotechnologies, en l'occurrence un enduit servant de barrière thermique, déclare Christian Moreau, qui dirige le volet des technologies de surface de l'IMP. Les turbines fonctionnent mieux quand la combustion s'effectue à haute température, mais de telles températures fatiguent le métal, explique-t-il. Un enduit évolué permettrait à la turbine de tourner plus longtemps à haute température tout en utilisant moins de carburant. »
Grâce à l'IMP, les entreprises privées du secteur canadien de l'aérospatiale coopéreront avec le CNRC pour perfectionner la technologie de la barrière thermique avant d'en entreprendre la commercialisation.
Renseignements : Relations avec les médias
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