ARCHIVÉ - L'hydrogène soulève des montagnes
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Le 06 avril 2009 — Vancouver (Colombie-Britannique)
À la fin de 2008, Plug Power inc. avait vendu plus de 200 piles à hydrogène hybrides GenDriveMC à Central Grocers inc. pour alimenter ses chariots élévateurs dans un nouvel entrepôt de l'Illinois.
Avec son siège aux É.-U., Plug Power a acquis cette technologie en 2007 en achetant l'entreprise canadienne Cellex Power Products, qui continue de la fabriquer et de la vendre sous le nom de Plug Power Canada. Cellex est née à l'Institut d'innovation en piles à combustible du CNRC (IIPC-CNRC), à Vancouver.
La pile à hydrogène GenDrive™ de Plug Power est sûre et facile à utiliser. Il faut moins de cinq minutes pour la charger.
Le bloc d'alimentation GenDrive est composé de piles à hydrogène fabriquées par Ballard Power Systems, une autre entreprise canadienne, intégrées à un accumulateur ou super condensateur et à des commandes électroniques complexes. Ces éléments sont ensuite conditionnés pour des environnements exigeants.
Glissé dans le compartiment de l'accumulateur au plomb usuel du chariot élévateur, le bloc d'alimentation présente des avantages insoupçonnés, estime Warren Brower, gestionnaire en marketing au siège new-yorkais de Plug Power, à Latham. Non toxique et non polluante, la pile à hydrogène dure des années de plus. Elle permet aussi de mieux organiser l'entreposage. En effet, la remplir ne demande que deux ou trois minutes, une ou deux fois par jour, alors que charger ou changer un accumulateur exige plusieurs heures. L'opérateur a donc plus de temps pour déplacer les marchandises. Les pièces où sont rechargés les accumulateurs gaspillent aussi plus d'espace.
« La pile à combustible rend beaucoup d'équipement superflu, poursuit M. Brower. On la pose dans le chariot et elle y reste. »
Adrian Corless, directeur de la technologie chez Plug Power Canada, a commencé à travailler sur les blocs d'alimentation chez Cellex en 1999. À l'époque, l'industrie naissante des piles à combustible ciblait les « méga-marchés » de l'automobile et du bâtiment. Mais pour les exploiter, le PDG de Cellex (et président de Plug Power Canada) Chris Reid savait qu'il faudrait une infrastructure énorme inexistante. Il savait aussi qu'il y a assez de chariots élévateurs dans les complexes d'entreposage pour qu'on simplifie l'approvisionnement en hydrogène et rende les piles pratiques et rentables rapidement. Les chariots élévateurs ne sont qu'un créneau, mais à l'échelle mondiale, il rapporte de 6 à 8 milliards de dollars annuellement.
Quand il a appris que le CNRC ouvrait un institut de recherche sur les piles à combustible, M. Reid s'est assuré que Cellex en serait le premier locataire, en novembre 1999. Il y a trouvé d'excellents bureaux et ateliers, les premiers laboratoires publics sécurisés pour la manipulation de l'hydrogène à Vancouver pour tester ses prototypes, un système d'approvisionnement en gaz ainsi que du soutien technologique et administratif. Enfin, Cellex y a noué des relations cruciales et acquis assez de crédibilité pour séduire les investisseurs.
Le développement des premiers produits s'est si bien déroulé que Cellex a amassé assez de capitaux pour louer son propre immeuble l'été suivant. L'entreprise de deux personnes a quitté l'incubateur pour 3 600 pi2 de bureaux et de laboratoires. Durant six ans, elle a peaufiné son produit tandis que divers clients en découvraient les avantages. En 2006, des entreprises comme WalMart avaient essayé les piles Cellex et en demandaient plus.
« La validation de notre technologie par ces clients qui ont commencé à se la procurer a convaincu Plug Power d'acheter Cellex, reprend M. Corless. Le CNRC nous a été d'une grande utilité. Grâce à son infrastructure et à son aide, les prototypes étaient prêts en sept mois. Sans lui – les fonds qu'il a investis dans l'infrastructure et son désir d'appuyer de nouvelles entreprises – nous n'aurions pu démarrer ni attirer de clients aussi vite. »
Depuis, l'IIPC-CNRC est devenu un centre régional de réseautage et d'innovation. Il héberge actuellement 14 entreprises spécialisées ainsi que la Canadian Hydrogen and Fuel Cell Association (CHFCA), plus les bureaux du Programme d'aide à la recherche industrielle et de l'Institut canadien de l'information scientifique et technique du CNRC. L'IIPC-CNRC poursuit son rôle de catalyseur, attirant les investisseurs étrangers, de nouvelles entreprises et des entreprises dérivées qui aident la grappe en piles à combustible de Vancouver à poursuivre son essor. « Aucune entreprise ne pourrait bâtir à elle seule une installation comme l'IIPC-CNRC, même si elles en ont besoin », conclut John Tak, président et chef de direction de la CHFCA.
Plus sur le sujet
- Institut d'innovation en piles à combustible du CNRC
- Institut canadien de l'information scientifique et technique du CNRC
- Programme d'aide à la recherche industrielle du CNRC
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