ARCHIVÉ - Le bon $ens de l'hydrogène

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Le 07 décembre 2009 — Ottawa (Ontario)

Il y a deux ans à peine, IdaTech, de Bend (Oregon), ne vendait ses systèmes à pile à combustibles aux entreprises de télécommunications qu'à coup d'une ou deux unités, et ces entreprises « s'amusaient avec ces systèmes jusqu'à ce qu'ils se brisent dans leur laboratoire », dit en blaguant James Cooke, directeur des finances d'IdaTech. 

Puis, quand IdaTech a lancé sa ligne de génératrices de secours de la prochaine génération ElectraGen, les commandes ont grossi pour atteindre une dizaine voire une vingtaine d'unités à la fois. Finalement, en 2009, l'entreprise a vendu plus de 300 génératrices de secours à l'ACME Tele Power Group situé en Inde, dont les réseaux de téléphonie cellulaire connaissent une forte expansion.

Les tours de téléphonie cellulaire de l’Inde constituent un des marchés les plus prometteurs pour les génératrices de secours à pile à combustible.

Les tours de téléphonie cellulaire de l’Inde constituent un des marchés les plus prometteurs pour les génératrices de secours à pile à combustible.

« On s'intéresse beaucoup plus aux piles à combustible à l'heure actuelle », déclare M. Cooke. 

Même si les automobiles à pile à combustible ne devraient pas faire leur apparition avant 2015, les piles à combustible percent déjà dans certains créneaux. « Comparativement aux commandes expérimentales des premiers temps, celles d'aujourd'hui prennent une tournure plus commerciale », explique John Tak, président et chef de direction de l'Association canadienne de l'hydrogène et des piles à combustible. 

Des génératrices sur lesquelles on peut compter 

Une des raisons pour lesquelles les ventes grimpent est que les entreprises se tournent vers les marchés où la pile à combustible a du sens sur le plan économique, étant donné leur développement actuel. « On parle ici de futurs marchés industriels, tels ceux des chariots élévateurs ou des génératrices de secours, pour lesquels la pile à combustible d'aujourd'hui présente les caractéristiques que souhaite l'acheteur, à savoir la performance, le coût et la fiabilité », poursuit M. Tak. 

Mousson sur commande

Avant d’expédier ses génératrices en Inde, IdaTech a mis sa technologie à l’épreuve dans le caisson climatique de l’Institut d’innovation en piles à combustible du CNRC, à Vancouver. Cette installation permet de simuler des conditions climatiques allant de celles des Territoires du Nord-Ouest à celles de la forêt tropicale.<.p>

Les génératrices ont subi des tests de température, d’altitude et d’humidité reproduisant les conditions susceptibles d’être observées dans les montagnes en Inde, ou durant le transport en provenance du Canada. « En Inde, une des périodes les plus dures sur le plan climatique est celle de la mousson, où le taux d’humidité atteint essentiellement 100 % et où la température s’élève à 40 °C », déclare le directeur des finances d’IdaTech, James Cooke. « Ce n’est pas le genre de climat qu’on observe à Vancouver. »

On a donc testé le fonctionnement de la pile à une température variant de -5 °C à 45 °C, à divers taux d’humidité et à diverses altitudes. L’altitude, le taux d’humidité et la température sont trois paramètres qu’on peut modifier simultanément, selon les exigences du client, dans le caisson climatique du CNRC. Cette installation est la seule du genre disponible pour la recherche publique en Amérique du Nord.

Les essais n’ont pas seulement aidé IdaTech à améliorer ses systèmes à pile à combustible, ils lui ont aussi permis de certifier que la technologie répond aux spécifications de son client indien, comme celui-ci l’exigeait. « Il s’agit d’un excellent service rendu au secteur de l’hydrogène et des piles à combustible, car le CNRC est un organisme indépendant en mesure d’attester les allégations du fabricant », a déclaré John Tak, président et chef de direction de l’Association canadienne de l’hydrogène et des piles à combustible. « Une telle attestation est indispensable si l’on veut gagner la confiance de la clientèle. »

Pour les génératrices de secours, la pile à combustible présente un avantage sur le plan du rendement par rapport aux batteries d'accumulateurs, car elles procurent de l'électricité pendant plusieurs jours et non quelques heures. « La clientèle est certaine d'avoir de l'électricité, même si le réseau principal tombe en panne, explique M. Tak. À montant équivalent, les piles à combustible offrent une solution concurrentielle et fiable en tant que source d'électricité de secours. » 

IdaTech, qui se spécialise dans les génératrices de secours pour l'industrie des télécommunications, reçoit désormais régulièrement des commandes du monde entier pour des centaines de piles. L'entreprise a récemment conclu une entente avec ACME pour que cette dernière écoule les produits d'IdaTech en Inde, ce qui augmentera la confiance dans cette technologie. « Nous pouvons lui procurer un produit plus efficace et généralement de plus longue durée, ce qui se traduira pour elle par des économies », affirme M. Cooke. 

Les ventes se multiplient dans les nouveaux pays industrialisés comme l'Inde et la Chine, où l'approvisionnement en électricité manque de fiabilité et où les piles à combustible peuvent presque fournir l'équivalent du courant ordinaire. Les génératrices de secours d'IdaTech fonctionneront cinq ou six heures par jour en Inde, soit beaucoup plus longtemps qu'en Amérique du Nord. 

Purifier l'air 

Les piles à combustible peuvent aussi contribuer à réduire la pollution dans les villes où les génératrices à combustible diesel sont largement utilisées. IdaTech met d'ailleurs au point des génératrices à pile à combustible qui extrairont l'hydrogène du gaz naturel – combinaison intéressante pour l'Inde, qui bâtit un vaste réseau de gazoducs dans ses zones urbaines et où bon nombre d'agglomérations éprouvent de sérieux problèmes de pollution en raison du combustible diesel. « Le marché pour notre produit est très prometteur dans ces économies émergentes », déclare M. Cooke. 

Si les avantages environnementaux des piles à combustible sont attrayants, c'est toutefois l'incidence sur les bénéfices qui demeure le meilleur argument de vente, pense M. Cooke. Bien que tout le monde joue la note écologique, « au bout du compte, c'est le montant économisé qui l'emporte. ».

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