ARCHIVÉ - Nouvelle arme contre le cancer
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Le 01 octobre 2008 — Ottawa (Ontario)
Les plus grandes sociétés pharmaceutiques du monde ont les yeux braqués sur une jeune entreprise canadienne dont la technologie de vaccination pourrait bientôt réconforter les personnes atteintes d'un cancer. Immuno-Vaccine Technologies inc. (IVT) a créé CacciMax®, une plateforme susceptible d'aboutir à un traitement révolutionnaire pour les cancers du col de l'utérus, du sein, des ovaires, de la prostate, du côlon et du poumon. Le Programme d'aide à la recherche industrielle du CNRC (PARI-CNRC) est heureux d'avoir donné un coup de pouce à cette entreprise de Halifax, lors d'une étape importante de ses travaux de développement.
Photo : Impact Communications Group Inc. (Halifax)
Selon Marc Mansour, vice-président à la R-D chez IVT, la technologie de vaccination avait d'abord été élaborée pour la contraception chez les animaux. « La plateforme principale a vu le jour dans les années 1990, quand les chercheurs fondateurs d'IVT ont aidé le gouvernement à trouver comment réduire la population locale de phoques sans cruauté », se souvient-il. Recourant à une formule inédite, l'équipe a créé un vaccin contraceptif à dose unique qui a freiné l'explosion démographique de l'espèce pendant dix ans.
Puis IVT s'est tournée vers la protection du bétail contre diverses épizooties. Pfizer Animal Health a rapidement remarqué que le vaccin d'IVT simplifiait radicalement la gestion en hygiène vétérinaire. « Nous avons conclu une entente avec le géant pharmaceutique pour l'exploitation sous licence de notre technologie de vaccination du bétail », poursuit M. Mansour.
Or, tout indique que la technologie VacciMax® s'applique à n'importe quel antigène.
« Les sociétés de capital de risque à qui nous avons présenté nos résultats sont emballées, explique M. Mansour. Cependant, elles n'investiront pas avant la réussite des essais cliniques humains. Nous nous efforçons de parvenir à ce stade aussi rapidement que possible. » La technologie aurait une large gamme d'applications. IVT envisage notamment de l'utiliser pour des vaccins contre l'hépatite B, la coqueluche et la grippe.
Le PARI-CNRC a flairé une bonne affaire quand IVT a sollicité son aide en 2003. « Le PARI-CNRC nous a aidés à prouver l'efficacité de la plateforme avec le vaccin saisonnier contre la grippe, étape importante vers un vaccin utile contre la grippe pandémique, précise M. Mansour. Avec son aide, nous avons pu faire état d'une réaction immune quatre fois plus puissante que celle induite par les vaccins usuels. » Les résultats obtenus avec une seule dose étaient tout aussi impressionnants pour l'hépatite et la coqueluche.
IVT envisage maintenant l'application de sa technologie au cancer. « L'immunothérapie contre le cancer ressemble beaucoup à la vaccination préventive. On s'efforce simplement d'engendrer une réaction différente, explique M. Mansour. Si le système immunitaire apprend à attaquer rapidement une cible précise, on peut lui apprendre à reconnaître une cellule cancéreuse et à la détruire. Il restait toutefois à déterminer si VacciMax® était à la hauteur de la tâche. »
En 2004, l'entreprise créait une division d'immunologie oncologique. « L'idée de génie est survenue lors de la première expérience. Nous avons découvert qu'une seule dose entraînait la disparition des tumeurs du col de l'utérus chez les souris vaccinées, déclare M. Mansour. Nous avons essayé la formule avec un mélanome et obtenu les mêmes résultats extraordinaires. »
La prochaine percée consistera à prouver l'efficacité de VacciMax® dans le traitement du cancer chez l'humain. « Le défi est de taille, car le cancer possède ses mécanismes de régulation qui court-circuitent le système immunitaire, lui permettant de croître incognito. Il faut un vaccin vraiment puissant pour que les anticorps détectent les cellules cancéreuses et les attaquent malgré leur camouflage. » Faute d'un produit aussi efficace en développement dans les essais précliniques, VacciMax® semble rempli de promesses. Si tout se déroule selon les plans, IVT effectuera ses premiers essais cliniques en 2009.
Le PARI-CNRC a amorcé avec l'entreprise un autre projet qui pourrait déboucher sur une étroite relation de travail avec l'Institut du biodiagnostic du CNRC, à Halifax. Cette collaboration pavera peut-être la voie au traitement anti-cancer que le monde souhaite depuis si longtemps.
Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
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