ARCHIVÉ - Sauver des vies en mer
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Le 01 octobre 2008 — St. John's (Terre-Neuve-et-Labrador)
Un nouveau projet de recherche aux installations du CNRC à St. John's (Terre-Neuve) aidera les naufragés à survivre en eau froide. Grâce au Programme de sécurité maritime du CNRC, le Canada disposera bientôt des données nécessaires pour rehausser les normes internationales de protection thermique des embarcations de sauvetage, des combinaisons d'immersion et d'autre équipement de sécurité maritime.
Pour l'instant, Transports Canada suit les normes de l'Organisation maritime internationale (OMI). Selon Lawrence Mak, spécialiste en génie mécanique et océanique à l'Institut des technologies océaniques du CNRC (ITO-CNRC), les embarcations de sauvetage doivent être protégées thermiquement, mais les normes de l'OMI n'incluent aucun critère d'évaluation ni exigence pour le rendement thermique.
« Rien n'aide les exploitants d'embarcations, les écoles de survie et les organismes de réglementation à choisir les embarcations les plus appropriées selon l'emplacement », estime-t-il. La lacune est sérieuse, car une protection thermique suffisante aux Antilles pourrait ne pas l'être au Canada.
« Avec de bonnes données sur la perte de chaleur de l'organisme dans le temps et certaines conditions, Transports Canada recommandera des normes plus strictes de protection thermique », ajoute-t-il.
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| Les chercheurs du CNRC ont testé diverses embarcations pour en évaluer la performance selon les conditions climatiques. |
Simulant diverses conditions en mer, M. Mak et ses collègues recourent aux installations de l'ITO-CNRC pour évaluer la protection thermique du SOLAS, embarcation pour 16 personnes disponible sur le marché. Les chercheurs ont comparé la perte de chaleur de volontaires et de mannequins exposés à des conditions tempérées (eau à 16 °C et air à 19 °C) et froides (eau et air à 5°C). Pour faciliter la certification, Transports Canada s'assurera que les mannequins engendrent des données comparables aux humains.
Un objectif consistait à créer un modèle sur la perte de chaleur dans une embarcation adapté au « Modèle de survie à l'exposition au froid » de Recherche et développement pour la défense Canada, un partenaire de recherché de M. Mak. Le projet devait favoriser l'élaboration de méthodes pour tester la performance thermique des embarcations de sauvetage et les outils de prévision des services de sauvetage et des organismes de formation.
Dans une étude connexe, Jonathan Power, un collègue de M. Mak, jauge l'incidence du vent et de la houle sur la perte de chaleur chez les personnes portant une combinaison d'immersion commerciale certifiée.
« Sans protection thermique, les gens qui tombent dans l'eau froide peuvent subir un choc thermique et se noyer en quelques minutes, déclare M. Power. Ou alors, c'est l'hypothermie qui les guette. »
La combinaison d'immersion atténue considérablement ces risques tout en augmentant la flottabilité. Pour être certifiée, on teste la robustesse du matériau et ses propriétés thermiques. La température corporelle ne peut baisser de plus de 2 °C par heure.
« Bien que fondamentales, il existe une marge entre les données recueillies dans une piscine intérieure en eau calme et dans l'océan, poursuit M. Power. Il faut mesurer la température corporelle dans le temps, quand les personnes sont ballotées par les vagues et le vent. Nous avons mesuré la température de l'épiderme, les flux thermiques et la fréquence cardiaque dans diverses conditions (vent, houle et température de l'eau) pour savoir comment chacun des facteurs affectait les participants. »
M. Power et son équipe sont financés par Transports Canada et le Programme de recherche et de développement énergétiques (PRDE). Les données sur la régulation de la température corporelle des personnes portant une combinaison d'immersion recueillies par le CNRC leur seront utiles.
Le projet de M. Mak sur les embarcations de sauvetage est financé par Transports Canada et le Secrétariat national recherche et sauvetage. Y contribuent aussi l'Université Memorial, l'Offshore Safety and Survival Centre du Marine Institute, Recherche et développement pour la défense Canada, Helly Hanson Canada, l'Université Brock, l'Université de Waterloo, Safety Net et la Garde côtière canadienne.
Le CNRC voulait recommander des modifications aux normes internationales pour l'équipement, mais les resultats aideront l'industrie maritime à comprendre comment l'être humain résiste à des conditions réalistes dans les embarcations de sauvetage et les combinaisons d'immersion en certification.
Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
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