ARCHIVÉ - Dépistage de menaces mortelles
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Le 08 janvier 2008 — Ottawa (Ontario)
Les secours d'urgence comme la GRC, l'armée et la police pourraient être mieux équipés pour lutter contre le terrorisme grâce à un nouvel appareil portatif détectant le charbon bactéridien. L'appareil – un biocapteur – a été créé dans le cadre de l'Initiative de recherche et de technologie (IRTC) chimique, biologique, radiologique et nucléaire (CBRNE) du gouvernement fédéral.
Le biocapteur confirme ou dément rapidement la présence de charbon en comparant les échantillons prélevés sur les lieux à l'ADN de l'agent pathogène. « Le test est très précis et élimine les incertitudes attribuables à la contamination par d'autres substances », explique Caroline Vachon, de l'Institut des matériaux industriels du CNRC (IMI-CNRC), à Boucherville (Québec). La technologie pourrait servir à détecter d'autres organismes tels E. coli ou la salmonelle. « On pourrait l'utiliser pour l'agriculture, les aliments biologiques et l'environnement », ajoute-t-elle.
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| Photo, gracieuseté de I. Summerell, GRC |
Le CNRC pilote le projet auquel contribuent deux de ses instituts, l'IMI-CNRC et l'Institut Steacie des sciences moléculaires. S'y ajoutent Recherche et développement pour la Défense Canada (RDDC) Suffield, l'Université Laval, le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) et la GRC.
En trois ans, les partenaires ont créé un prototype robuste que les agents de la GRC ont testé lors d'une simulation sur le terrain. Ian Summerell, de la GRC, estime que les appareils existants négligent l'équipement de protection que portent les secouristes en visitant un site contaminé. « Parfois, les boutons sont si petits qu'on ne peut les pousser avec des gants. Ou l'écran est illisible quand il fait sombre », poursuit Caroline Vachon.
« Des experts du gouvernement fédéral et des universités font front commun – c'est une équipe formidable. »
Ted Sykes, portefeuille nucléaire-radiologique à l'IRTC
Le biocapteur est l'un des deux projets du CNRC à avoir reçu le feu vert de l'IRTC l'été dernier. L'autre concerne un dosimètre portatif mesurant l'exposition aux rayonnements grâce à l'ADN.
« Cet instrument non seulement nous dira combien de radiation a absorbée la personne, mais nous aidera à mieux évaluer les dommages subis par son ADN », reprend la chercheuse.
Les secouristes y recourraient advenant l'explosion d'une « bombe sale » ou la dispersion de matériel radioactif. On pourrait aussi l'adapter pour les travailleurs de l'industrie nucléaire ou le personnel d'hôpital utilisant les appareils à rayons X.
Outre le CNRC, RDDC Ottawa, l'Université Laval et le CHUQ, le projet fait appel au Collège militaire royal du Canada à Kingston et au directeur général de la sûreté nucléaire. C'est cette combinaison de partenaires qui a incité l'IRTC à financer le projet. « Des experts du gouvernement fédéral et des universités font front commun », déclare Ted Sykes, qui gère le portefeuille nucléaire-radiologique à l'IRTC, à Ottawa. « C'est une équipe formidable. »
Le CNRC participe aux projets de l'IRTC depuis 2002, année où le gouvernement fédéral a lancé le programme pour rehausser la sécurité et la lutte antiterroriste au Canada.
Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
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