ARCHIVÉ - Meilleurs implants
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Le 08 juillet 2008 — Ottawa (Ontario)
Le vieillissement de la population et la plus longue espérance de vie accroissent la demande de dispositifs médicaux tels les cathéters, les stimulateurs cardiaques et les coeurs artificiels. L'accumulation de protéines sur ces appareils augmente toutefois les risques d'infection. Le CNRC développe des enduits qui atténueront ces risques, ce qui raccourcira les périodes d'hospitalisation et le nombre des interventions.
Les dispositifs médicaux sont surtout faits de plastique, peu coûteux et malléable. Malheureusement, les protéines s'y fixent facilement, ce qui favorise la prolifération des bactéries et les infections. Une défaillance peut s'ensuivre. « L'arrêt d'une valvule artificielle, c'est la mort assurée », explique Robert Chapman, de l'Institut des sciences nutritionnelles et de la santé du CNRC, à Charlottetown (Î.-P.-É.). « Des bactéries dans un cathéter entraîneront de graves infections du sang. »
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| Près d'un patient sur 10 attrape une infection qui prolongera son séjour à l'hôpital, avec les soins plus coûteux qu'on imagine. Le CNRC perfectionne un enduit pour cathéters et implants qui réduira considérablement les risques d'infection. |
Robert Chapman s'intéresse aux interactions entre les matériaux synthétiques et l'organisme. Il cherche comment rendre les dispositifs médicaux « invisibles » aux protéines. Les protéines n'adhérant pas à l'eau, il expérimente des arrangements moléculaires présentant des propriétés chimiques similaires. « Si cela ressemble à de l'eau, les protéines iront ailleurs », dit-il. Les structures hydrophiles ou comptant beaucoup d'atomes d'oxygène sont de solides candidates, car elles se lient à l'hydrogène. Le matériau doit être électriquement neutre, « beaucoup de protéines s'attachant aux surfaces grâce à des charges opposées, un peu comme la poussière sur une table. »
Il teste chaque matériau prometteur avec des protéines comme le fibrinogène, un agent de coagulation. « Je commence par ce qu'il y a de plus collant », poursuit-il. Ensuite, il s'efforce d'intégrer le matériau à un polymère dont il recouvrirait le dispositif médical.
Robert Chapman espère tester d'autres enduits d'ici 18 mois. Ses travaux amélioreront les implants, qui dureront plus longtemps. Les recherches pourraient aussi aboutir à des revêtements antiprotéines pour les tissus synthétiques, les pansements et les appareils de télédétection.
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