ARCHIVÉ - Support artificiel pour tissus
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Le 08 août 2008 — Ottawa (Ontario)
De concert avec des médecins de Montréal, des scientifiques du CNRC ont inventé une matrice tridimensionnelle (3D) susceptible d'accélérer l'essor du génie tissulaire. Faite d'un polymère biodégradable, elle pourrait un jour faire progresser la thérapie génique et la régénération des cartilages abîmés.
Avec le Dr Jacques Galipeau, omnipraticien à l'Hôpital général Juif de Montréal et enseignant à l'Université McGill, une équipe de l'Institut des matériaux industriels du CNRC (IMI-CNRC), à Boucherville (Québec), a montré que sa matrice 3D créée par ordinateur augmenterait les chances de réussite du traitement génique des maladies du sang.
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| Le CNRC utilise cette table traçante assistée par ordinateur pour fabriquer des matrices 3D, employées en traitement génique. |
« D'habitude, on modifie génétiquement les cellules du stroma (cellules souches de la moelle osseuse qui donnent d'autres types de cellules) puis on les inocule au malade, dans un gel », explique Azizeh-Mitra Yousefi, chercheuse au CNRC. « Le hic est que 95 pour cent des cellules inoculées meurent. »
Le Dr Galipeau et ses collègues ont décidé d'y remédier avec leur matrice 3D. Dans le cadre d'une expérience, une équipe du CNRC a conçu un assemblage de pores sur lesquels les cellules prolifèrent et se déplacent, et qui laisse passer nutriments, oxygène et déchets – imitant en cela les processus biogènes. L'assemblage supporte les cellules du stroma modifiées pour libérer de l'érythropoïétine, une protéine employée pour soigner l'anémie. « Après s'être fixées à l'échafaudage, les cellules ont été implantées chez des souris. Avec de bons résultats, s'enthousiasme Azizeh-Mitra Yousefi. Au lieu de mourir, elles se sont multipliées. »
Entre-temps, l'équipe de l'Hôpital général Juif s'efforce de voir si cette approche permettrait le traitement de l'hémophilie en favorisant la multiplication des cellules du stroma qui libèrent le facteur IX, protéine responsable de la coagulation du sang. Les essais cliniques sur des personnes atteintes ou pas d'une maladie sanguine pourraient débuter dans quelques années.
Avec le concours d'un chirurgien orthopédiste du Centre de recherche de l'Hôpital Sacré-Coeur, à Montréal, l'équipe du CNRC évalue l'utilité de cette méthode pour la restauration des cartilages. « Les cartilages ne se réparent pas tout seuls. Il faut poser des chondrocytes – les cellules qui fabriquent le tissu cartilagineux – sur une matrice imitantle cartilage », poursuit Azizeh-Mitra Yousefi.
Après implantation, le cartilage artificiel s'intègre progressivement à celui du malade. « La matrice se détériore lentement pour être remplacée par du tissu neuf », dit-elle.
Renseignements : Relations avec les médias
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