ARCHIVÉ - Nouveaux fonds pour les applications en nanotechnologie

Contenu archivé

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Le 08 juin 2008 — Ottawa (Ontario)

Dans peu de temps, le monde entier récoltera les bienfaits de quelques réalisations canadiennes en nanotechnologie. En effet, grâce aux 15 millions de dollars débloqués par le gouvernement fédéral le 24 avril, cinq équipes de chercheurs canadiens triés sur le volet développeront de nouvelles applications nanotechnologiques dans les domaines de l'énergie, de l'environnement ainsi que des technologies de l'information et des communications. Les équipes en question rassemblent des scientifiques de calibre mondial de 14 établissements d'enseignement supérieur du Canada, de 7 instituts du CNRC et de 16 partenaires industriels. Plusieurs entreprises ont été identifiées en vue de l'exploitation commerciale éventuelle des nouvelles technologies.

Au moment de l'annonce, le président du CNRC Pierre Coulombe a rappelé l'importance grandissante de la nanotechnologie pour l'économie. « La compétitivité du Canada dans le monde dépendra en partie de sa capacité à créer des matériaux de pointe et de nouveaux appareils par la nanoscience et la nano-ingénérie, a-t-il déclaré. Les produits susceptibles de découler des cinq projets retenus ont vraiment de quoi impressionner. »

Nanotechnologie et économie

La nanotechnologie met en pratique la science qui commande aux plus petites composantes de la matière – les atomes et les molécules – pour en tirer des produits et des procédés révolutionnaires. Bien qu'à ses débuts, la nanotechnologie pourrait changer nos procédés de fabrication, des transistors aux gratte-ciels.

D'ici 2015, estime-t-on, plus de la moitié des nouveaux produits intégrant des matériaux de pointe dans les secteurs pharmaceutique, biotechnologique et électronique viendront de la nanoscience et de la nano-ingénérie. Sachant que le Canada doit devenir un chef de file mondial en la matière, le CNRC investit dans la R-D en nanotechnologie par le biais de plusieurs instituts de recherche, ici et là, au Canada, et par la grappe technologique qu'il a mise sur pied à Edmonton.

Les fonds

Chaque équipe recevra 3 millions de dollars en cinq ans. Le CNRC et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) verseront chacun 7,5 millions de dollars dans le programme, tandis que la Banque de développement du Canada (BDC) mettra son expertise à la disposition des chercheurs pour qu'ils commercialisent leurs technologies.

Les fonds ont été accordés au terme d'un concours organisé en 2007 par le CNRC, le CRSNG et la BDC. L'initiative des trois organismes avait pour but d'appuyer la R-D coopérative en nanotechnologie et de favoriser la mise en marché des technologies naissantes – un des principaux obstacles que doivent surmonter les innovateurs canadiens.

Piles solaires

Deux des équipes gagnantes développeront des piles solaires beaucoup plus efficaces et moins onéreuses que celles fabriquées au moyen des technologies existantes. La première créera des piles qui intégreront des « points quantiques » – des atomes artificiels à la surface de semi-conducteurs cristallins. Le projet, baptisé SUNRISE (pour Semiconductors Using Nanostructures for Record Increases in Solar-cell Efficiency, ou nanostructures pour semi-conducteurs en vue d'une hausse record de l'efficacité des piles solaires), est piloté par Frank Shepherd de l'Institut des sciences des microstructures du CNRC (ISM-CNRC) et Trevor Hall, de l'Université d'Ottawa. Leur équipe se compose de chercheurs de deux instituts du CNRC et d'autant d'universités canadiennes.

Dirigé par Ye Tao, de l'ISM-CNRC, et le professeur Mario Leclerc, de l'Université Laval, le second projet rehaussera le rendement des piles solaires grâce à de nouveaux nanocomposites polymères pour semi-conducteurs. Il met à contribution trois instituts du CNRC et quatre universités canadiennes.

Cryptographie quantique

Un troisième projet portera sur la cryptographie quantique, technologie reposant sur la théorie de la lumière quantique et qui pourrait paver la voie à la solution ultime en matière de sécurité pour le traitement de l'information et la protection des données. Menée par Robin Williams, de l'ISM-CNRC, et Stephen Hughes, de l'Université Queen's, l'équipe qui s'y attellera comprend des chercheurs de deux instituts du CNRC et de quatre universités.

Instruments laser

La quatrième équipe mettra au point des appareils laser pour caractériser les « nano-aérosols » – ces minuscules particules en suspension dans l'atmosphère qu'on sait appauvrir la qualité de l'air et jouer un rôle dans les maladies des systèmes cardiovasculaire et respiratoire, ainsi que dans les réactions allergiques. Sous la direction de Greg Smallwood, de l'Institut de technologie des procédés chimiques et de l'environnement du CNRC, et de Ruth Signorell, de l'Université de la Colombie-Britannique, l'initiative comptera sur la collaboration de trois instituts du CNRC et de quatre établissements d'enseignement supérieur.

Nanocomposites légers

Enfin, la cinquième équipe fabriquera des nanocomposites solides et légers pour les industries des transports, du bâtiment et de l'emballage. Avec Johanne Denault de l'Institut des matériaux industriels du CNRC, et Pierre Carreau, de l'École polytechnique de Montréal, à sa tête, le projet rassemble une vingtaine de chercheurs de trois instituts du CNRC et de quatre institutions d'enseignement.

De gauche à droite : Albert Stolow, Institut Steacie des sciences moléculaires du CNRC; Ye Tao, Institut des sciences des microstructures du CNRC (ISM-CNRC); Frank Shepherd, Centre canadien de fabrication de dispositifs photoniques et ISM-CNRC; Greg Smallwood, Institut de technologie des procédés chimiques et de l'environnement du CNRC; Trevor Hall, chaire de recherche du Canada en technologie des réseaux photoniques, Université d'Ottawa.
De gauche à droite : Albert Stolow, Institut Steacie des sciences moléculaires du CNRC; Ye Tao, Institut des sciences des microstructures du CNRC (ISM-CNRC); Frank Shepherd, Centre canadien de fabrication de dispositifs photoniques et ISM-CNRC; Greg Smallwood, Institut de technologie des procédés chimiques et de l'environnement du CNRC; Trevor Hall, chaire de recherche du Canada en technologie des réseaux photoniques, Université d'Ottawa.

Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

Restez branché

Flickr Abonnez-vous