ARCHIVÉ - Les experts de la toiture du Canada profitent des recherches du CNRC
Contenu archivé
L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.
Le 03 décembre 2008 — Ottawa (Ontario)
Durant plus d'une décennie, le CNRC a aidé bon nombre des principaux fabricants de toiture du Canada à créer des systèmes de couverture à la fine pointe de la technologie. Grâce à cette collaboration soutenue avec les couvreurs canadiens, des toits commerciaux reflètent les travaux poursuivis au CNRC partout au pays. Récemment, 70 techniciens professionnels de Soprema Canada, un important fabricant canadien de membranes pour toiture, visitaient les laboratoires du CNRC afin de se renseigner sur les recherches qui s'y déroulent.
« Les systèmes de couverture de Soprema représentent plus de la moitié du marché canadien des toitures commerciales », a déclaré Bas Baskaran, chef du groupe de la performance des toitures à l'Institut de recherche en construction du CNRC (IRC-CNRC), à Ottawa. « Dans les années 1990, Soprema nous a demandé d'évaluer divers produits. Un de leurs grands soucis était de mesurer le stress thermique subi par la membrane des toits. »
![]() |
| Pose d'un système de couverture au laboratoire d'essai dynamique des toitures du CNRC. |
« Depuis 15 ans, nous fonctionnons un peu comme un satellite du laboratoire de R-D de Soprema, poursuit M. Baskaran. L'entreprise s'adresse à nous quand elle n'a pas l'équipement nécessaire pour effectuer certains tests. »
En 1993, Soprema inaugurait son propre laboratoire de R-D à Drummondville (Québec). « Tout le monde y a gagné quand nous avons fait appel au CNRC », affirme John Harquail, directeur du marketing et des communications de Soprema. « Ce partenariat aide le CNRC à entreprendre plus facilement les projets de recherche qui accroîtront l'étanchéité des systèmes de couverture. »
En novembre 1994, le CNRC créait le Groupe d'intérêt spécial pour l'évaluation dynamique des systèmes de couverture (SIGDERS), qui réunit Soprema et d'autres membres de l'industrie. Piloté par le CNRC, SIGDERS a élaboré de nouvelles méthodes pour tester les toitures et reproduire les conditions de vent qui influent sur la membrane flexible des toits durant les ouragans et d'autres phénomènes météorologiques extrêmes.
Le vent souffle
Étant constamment exposée aux intempéries, la toiture est l'une des premières parties des bâtiments à subir des dommages au passage d'un ouragan. Le toit peu pentu des hôpitaux, des abris de secours, des casernes de pompiers et d'autres édifices indispensables doit résister non seulement aux vents violents et persistants, mais aussi aux pluies diluviennes et destructives qui accompagnent les ouragans. Les chercheurs du CNRC simulent la forte succion créée par de tels vents sur la membrane du toit dans une chambre close spéciale, grâce à un appareil qui produit des bourrasques et imite les fluctuations du vent. Ce protocole d'essai dynamique sur l'arrachement sous l'action du vent a récemment été adopté par l'Association canadienne de normalisation qui en a fait une norme nationale (CSA nº A 123.21-04), désormais suivie par l'industrie du bâtiment.
Il y a quelques années, Soprema a mis en marché des systèmes de couverture sans fixations. « Il est courant de recourir à des fixations en métal ou à des vis pour maintenir la couverture en place », explique M. Baskaran. Au Canada toutefois, le métal crée un « pont thermique » qui permet à la chaleur de fuir ou de pénétrer par le toit. Soprema a conçu des technologies pour installer une membrane étanche préfabriquée avec des adhésifs plutôt que des fixations de manière à atténuer au maximum la perte ou le gain de chaleur.
« Dès que la chaleur ou le froid s'insinue dans le toit, l'humidité peut s'y installer, ce qui réduit sa résistance thermique ou engendrera d'autres détériorations, poursuit M. Baskaran. En nous débarrassant des fixations, nous concourons à prolonger la vie de la toiture. »
Avec l'appui de Soprema et d'autres fabricants, le CNRC et SIGDERS étudient maintenant les variations thermiques du toit et l'incidence de l'arrachement sous l'action du vent sur les couvertures sans fixations. « Le CNRC peut tester des pressions allant jusqu'à 300 livres au pied carré, soit l'équivalent de vents soufflant à 250 kilomètres à l'heure, ce qui couvre presque toutes les conditions de vent observées au Canada, estime M. Baskaran. Grâce à nos installations, il est possible de prévoir ce qui arrivera à un toit au passage d'un ouragan. »
« Cette installation est la seule au monde où l'on peut effectuer des essais sur des vents aussi violents, termine-t-il. Nous aidons les fabricants canadiens qui souhaitent évaluer la performance de leurs produits en vue de les offrir sur le marché américain, notamment ceux des côtes est et sud, où les vents soufflent souvent avec force. »
Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca
- Date de modification :
