ARCHIVÉ - Objectif : consommation nette d'énergie : zéro
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Le 08 avril 2008 — Ottawa (Ontario)
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Le CNRC joint l'acte à la parole en matière de technologies environnementales écoénergétiques dans une de ses plus récentes installations. En effet, l'édifice de 20 millions de dollars abritant son Institut d'innovation en piles à combustible (IIPC-CNRC), à Vancouver, n'est pas qu'un lieu de travail ultramoderne où scientifiques et ingénieurs créent et testent piles à combustible et systèmes à hydrogène, mais un véritable laboratoire vivant où les derniers progrès dans ces technologies sont intégrés à la conception et à la construction du bâtiment. Ainsi, on glane des renseignements utiles sur leur fonctionnement dans des conditions réelles et sur ce dont il faut tenir compte pour les réglementer en vue d'un usage plus généralisé.
Selon David Semczyszyn, directeur des opérations et des démonstrations des technologies à l'IIPC-CNRC, l'immeuble sert de vitrine aux technologies des piles à combustible et de l'hydrogène. « Une pile à combustible à oxyde solide de 5 kilowatts chauffe et éclaire le bâtiment. C'est l'un de nos projets de démonstration. » La pile fonctionne en tandem avec des thermopompes qui transfère la chaleur du sol à des serpentins chauffant le plancher. « C'est l'occasion rêvée d'établir l'efficacité d'un système de chauffage à pile à combustible selon la demande d'énergie. »
Le réseau de cellules photovoltaïques (panneaux solaires) du bâtiment, dans les puits de lumière, le toit et les murs, est une autre technologie de remplacement. Ces panneaux actionnent un électrolyseur qui sépare l'eau en hydrogène et oxygène. Les chercheurs du CNRC souhaitent utiliser l'hydrogène de réserve dans des applications photovoltaïques pour éventuellement remplacer les batteries stockant l'électricité. « Nous testons l'hydrogène produit par le système pour voir s'il peut servir dans les expériences de laboratoire, reprend David Semczyszyn. Nous voulons aussi voir s'il conviendrait aux piles à combustible alimentant le réseau informatique lors des pannes de courant et servant de station auxiliaire pour la téléphonie cellulaire. »
Parlant de l'utilisation de l'hydrogène produit sur place, David Semczyszyn a déclaré : « L'hydrogène vendu dans le commerce vient en grande partie de la transformation du gaz naturel, qui est comprimé puis transporté par camion ou chemin de fer, ce qui libère des gaz à effet de serre. Nous sommes très en avance, car nous nous chauffons et éclairons avec des cellules photovoltaïques qui produisent de l'hydrogène sans émettre de tels gaz. »
Pour les chercheurs du CNRC, voici une occasion unique non seulement de jauger l'efficacité et la sécurité des systèmes à piles à combustible et à hydrogène aménagés sur les lieux, mais aussi de voir comment le mieux les installer et intégrer. Ces systèmes ne sont pas encore beaucoup utilisés et le Canada commence à élaborer les codes et les normes concernant leur installation et leur usage. Les ingénieurs du CNRC ont défriché le terrain pour la future réglementation en appliquant de solides principes de génie au moment de l'installation des piles à l'intérieur et se sont assurés qu'elles fonctionneraient sans danger. Ils ont aussi élaboré d'importantes mesures de sécurité et des systèmes de détection d'incendie, l'hydrogène étant très inflammable. Reste à partager les connaissances acquises et à oeuvrer avec les autorités afin d'éliminer les obstacles juridiques à une exploitation plus généralisée.
Malgré les expériences qui se poursuivent un peu partout dans le bâtiment, les personnes qui s'y trouvent n'ont pas l'impression d'être dans un lieu clos. C'est que l'IIPC-CNRC a fait appel à un consortium de chercheurs spécialisés en génie, acoustique, qualité de l'air intérieur, architecture et éclairage pour mettre en place les meilleures conditions possible. Non seulement l'édifice est-il doté de fenêtres écoénergétiques à vitrage double, mais le soleil pénètre profondément dans la plupart des bureaux situés au centre de l'immeuble. Les employés peuvent ouvrir les fenêtres, régler leur thermostat et modifier l'éclairage.
À tous points de vue, l'IIPC-CNRC est une expérience rondement menée qui nous renseigne sur les systèmes à pile à combustible et à hydrogène dans les bâtiments. Pareille information devrait ouvrir la voie vers une consommation nette nulle d'énergie dans les environnements bâtis de demain.
Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
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