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Le 03 novembre 2008 — Saskatoon (Saskatchewan)
Buveurs de bière, réjouissez-vous! Grâce aux chercheurs du CNRC, en plus de vous étancher la soif, votre boisson préférée pourrait bientôt vous prémunir contre le cancer.
Des études poursuivies depuis dix ans révèlent en effet qu'une substance naturelle du houblon (un des principaux agents aromatisants de la bière) contribue fortement à la prévention et au traitement de certains types de cancer. C'est en tous cas ce qu'affirme Jonathan Page, agent de recherche à l'Institut de biotechnologie des plantes du CNRC(IBP-CNRC).
Le xanthohumol, un composé phytochimique, active les antioxydants dans les cellules qui nous protègent du cancer et d'autres maladies. Les études en laboratoire révèlent que ce composé détruit sélectivement les cellules cancéreuses et en empêche la prolifération.
Selon M. Page, le xanthohumol ne fera toutefois jamais partie des médicaments de première ligne, sa « biodisponibilité » – c'est-à-dire la « dose efficace » qui pourrait atteindre les cellules cibles en circulant dans l'organisme – étant limitée. « On considère plus le xanthohumol comme un produit susceptible d'enrichir notre alimentation et d'oeuvrer lentement à la prévention de certains cancers, notamment celui du côlon, car la nourriture l'amènerait jusqu'aux intestins. »
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| Les cônes de houblon renferment un agent anticancérigène naturel appelé xanthohumol. |
Cultivateurs et brasseurs aimeraient évidemment miser sur les bienfaits de ce composé pour la santé en commercialisant de nouvelles marques de bière enrichie au xanthohumol. Il reste cependant des obstacles à surmonter. Ainsi, le xanthohumol résiste mal à l'ébullition, une étape de la fabrication de la bière. Une chope de bière en renferme donc une quantité négligeable. Une solution consisterait à l'extraire du houblon puis à l'ajouter au liquide après préparation, ce que font déjà quelques brasseurs européens.
À l'avenir, la recherche poursuivie au CNRC pourrait aider les cultivateurs de houblon à rehausser considérablement le rendement en xanthohumol, qui représente normalement 1 % du poids sec du houblon. En collaboration avec des chercheurs allemands et américains, M. Page étudie la biosynthèse du xanthohumol dans les « trichomes glandulaires », cellules spécialisées où sont produits les principaux constituants du houblon.
« Jusqu'à présent, nous avons identifié les gènes régulant la première et la dernière des trois étapes qui aboutissent à la synthèse du xanthohumol, déclare-t-il. Nous sommes sur le point de découvrir l'étape intermédiaire. » Dès que ces gènes auront été identifiés, Hopsteiner, une multinationale spécialisée dans le traitement du houblon, recourrait aux travaux du CNRC pour créer des variétés donnant plus de xanthohumol.
Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
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