ARCHIVÉ - Composites écolos sur le marché

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Le 08 août 2008 — Ottawa (Ontario)

Une jeune entreprise de la Colombie-Britannique propose aux fabricants de la planète une gamme de biocomposites issus des recherches du CNRC.

Avec le concours de l'Institut des matériaux industriels du CNRC (IMI-CNRC), à Boucherville (Québec), JER Envirotech, de Delta (C.-B.), a créé un composite en bois et plastique (CBP) combinant des fibres de résidus agricoles et forestiers à des polymères neufs ou recyclés tels le polyéthylène ou le polypropylène. Résultat? Un matériau « écolo » alliant le meilleur du bois et du plastique : une rigidité supérieure et la résistance au pourrissement.

Edward Trueman, PDG de JER Envirotech, et ses boulettes de CBP.
Edward Trueman, PDG de JER Envirotech, et ses boulettes de CBP.

JER vend ses biocomposites sous forme d'agglomérés. On s'en sert pour le moulage par injection et l'extrusion du plastique « Les transformateurs de matières plastiques font des articles commerciaux avec les boulettes », explique Peter Kelly, chef technicien de l'entreprise. « Nous fabriquons aussi des feuilles de CBP pour de nombreuses applications comme les matériaux de construction, les revêtements de sol et les panneaux d'affichage. »

Parmi ses clients, mentionnons Centoco, une usine de Windsor (Ontario) moulant par injection des articles de plomberie, et Sprig Toys, du Colorado. « Nos produits intéressent les Scandinaves, les Sud-américains et les Britanniques », ajoute-t-il.

Selon Peter Kelly, l'entreprise doit son succès au CNRC. « Nous n'existerions pas si le CNRC n'avait pas inventé le CBP et ne nous en avait pas cédé l'exploitation sous licence, déclare-t-il. Depuis son essor, JER Envirotech fait appel aux laboratoires du CNRC à Boucherville pour ses essais. »

Le CBP est le fruit d'une collaboration entre le CNRC et un institut scientifique de Singapour, il y a près de 10 ans. « Nous cherchions comment combiner des polymères à la biomasse, aux résidus ligneux ou à d'autres sources de fibres organiques », explique Blaise Labrecque, conseiller stratégique à l'IMI-CNRC. « La difficulté était de renforcer un polymère thermoplastique – qui fond à la chaleur – avec de la sciure ou de la balle (enveloppe fibreuse) de riz.

Le CNRC a cédé sa technologie à JER Envirotech en 2003. Initialement, l'entreprise prévoyait distribuer ses produits en bâtissant des usines près des sources de plastique recyclé et de fibres organiques. Après celle de C.-B., JER visait des pays comme la Malaisie et les Philippines, « où la balle de riz ne coûte rien et abonde », dit-il.

L'entreprise mise maintenant sur l'explosion du marché nordaméricain et s'oriente vers les articles moulés par injection. « Des pièces moulées de qualité variable en bois polymérique pour l'équipement actuel auraient une multitude d'applications et de possibilités », déclare Bill Hunnicutt, vice-président des ventes mondiales de JER Envirotech.

Désormais, JER Envirotech reçoit des demandes d'information de partout. « Nous pourrions accorder une sous-licence d'exploitation à d'autres, à l'étranger, commente Peter Kelly. Le CNRC s'active d'ailleurs à breveter sa technologie en Europe, en Asie du Sud-est et ailleurs dans le monde. »

Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

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