ARCHIVÉ - Le réglage individuel de l'éclairage pour économiser l'énergie
Contenu archivé
L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.
Le 08 avril 2008 — Ottawa (Ontario)
![]() |
| Des commandes d'éclairage individuelles comme celles montrées en gros plan, permettent aux occupants de bureaux à aire ouverte de choisir le niveau d'éclairage qui leur convient. |
Dans les édifices à bureaux, les systèmes d'éclairage avec commandes automatiques et individuelles économisent considérablement l'énergie tout en rehaussant les conditions ambiantes et le degré de satisfaction des travailleurs. Voilà ce que révèle une récente étude du CNRC.
Effectuée en collaboration avec le Programme de recherche et de développement énergétiques fédéral, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, BC Hydro Power Smart et Ledalite Architectural Products, l'étude portait sur la performance d'un système d'éclairage commercial comprenant trois types de commandes : des détecteurs de présence baissant graduellement la lumière au départ des gens, des détecteurs optiques réduisant l'éclairage quand le soleil suffit à la tâche et des commandes que l'employé actionne de son ordinateur.
« Un bâtiment ne sera durable que s'il crée des conditions agréables et satisfaisantes pour ses occupants, tout en préservant l'environnement », affirme Guy Newsham, responsable du groupe de recherche sur l'éclairage à l'Institut de recherche en construction du CNRC (IRC-CNRC). « Notre principal objectif est d'améliorer la satisfaction, le confort, l'humeur et la performance des occupants par l'éclairage dans les bâtiments. »
Quelques employeurs ont déjà pris le virage vert en installant des détecteurs de présence ou optiques, mais rares sont ceux qui investissent dans les commandes individuelles. « Dans une tour à bureaux nord-américaine classique, tout le monde est éclairé de la même manière, peu importe ses goûts, reprend Guy Newsham. Avec les commandes individuelles, les gens éclairent leur poste de travail sans s'inquiéter des préférences de leurs voisins ».
Réduire la demande de pointe
Lorsque la demande d'électricité augmente rapidement — surtout les chauds après-midis d'été, quand la climatisation est au maximum et que les bureaux sont encore éclairés, gare aux pannes et aux baisses de tension. Pour alléger la pression sur le réseau, nombre de compagnies d'électricité recourent au délestage, c'est-à-dire demandent aux grands utilisateurs tels les immeubles commerciaux de réduire leur consommation.
Avec ses partenaires gouvernementaux et industriels, l'équipe de Guy Newsham s'efforce d'établir jusqu'à quel point et à quelle rapidité on peut réduire l'éclairage et la climatisation dans les bâtiments avant que les employés s'en rendent compte. « L'idée est d'y arriver sans que les gens en soient affectés, du moins initialement. Bien sûr, si l'urgence est grande, les mesures seront plus draconiennes », précise-t-il.
En laboratoire, le groupe a constaté qu'en l'absence de lumière du jour, on ne peut réduire l'éclairage que d'environ 20 % pendant 10 secondes avant que les gens le remarquent. « Si on procède plus lentement sur une demi-heure et que l'endroit est baigné par le soleil cependant, on peut baisser l'éclairage d'environ 50 % quelques heures sans que beaucoup de gens s'en rendent compte, explique le chercheur. Nous avons aussi relevé la température de 1,5 degré (de 22 à 23,5 degrés) pendant trois heures et personne ne l'a noté. » Cet été, l'équipe vérifiera ces observations dans une vraie tour à bureaux ou un collège.
« Quelques-uns s'éclairent plus que la moyenne, poursuit-il, mais dans l'ensemble, il y a économie d'énergie, car nombre d'employés préfèrent un éclairage tamisé. Avec des commandes individuelles, on ferme la lumière en partant et on l'allume à son retour, le lendemain. »
L'équipe du CNRC a constaté qu'en combinant des commandes automatiques et individuelles, la consommation d'énergie annuelle baisse d'environ 70 %. « L'économie vient surtout des détecteurs automatiques, mais les commandes individuelles expliquent environ 10 % de l'énergie épargnée », soutient Guy Newsham.
« Les commandes individuelles rehaussent aussi le degré de satisfaction personnelle et professionnelle des employés. Ajoutez-y les avantages intangibles et l'investissement dans une telle technologie rapporte à long terme, conclut-il. Nous espérons que ces constatations inciteront propriétaires, gestionnaires et praticiens à adopter plus facilement de telles commandes, pour le bienfait des occupants et de l'environnement. »
Plus sur le sujet
Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca
- Date de modification :
