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Le 08 juin 2008 — Ottawa (Ontario)

Depuis que sa société mère a révolutionné la photocopie de bureau en 1959, Xerox Canada figure parmi les innovateurs les plus prolifiques du Canada en technologie. La société devance le reste du monde dans la science des couleurs, en informatique, dans les matériaux de pointe et sur d'autres aspects associés à l'impression et à la gestion des documents. Si c'est le cas, qu'a-t-elle à gagner en s'associant à l'Institut national de nanotechnologie du CNRC (INN)?

Disons l'avantage nanotechnologique.

« Il n'y a pas très longtemps que nous sommes conscients de la puissance de la nanotechnologie chez Xerox. Plus exactement, nous l'avons découverte quand nous avons mis au point le nouveau type de toner EA (toner à agrégation par émulsion) pour la photocopie et l'impression », déclare Hadi Mahabadi, vice-président du Centre canadien de recherche Xerox (CCRX). « Bien que ce toner nanotechnologique révolutionnaire ait été commercialisé avant nos entretiens avec le CNRC, son succès nous a convaincus qu'il nous reste encore beaucoup à apprendre avant de pouvoir vraiment profiter de la nanotechnologie. »

Le CCRX est le centre de recherche de Xerox sur les matériaux. On y crée, perfectionne et caractérise les matériaux de pointe destinés à l'impression de documents de meilleure qualité, moins onéreux et qui ne laisseront pas d'empreinte sur l'environnement. En dépit de ses énormes capacités de R-D, le CCRX souhaitait tirer parti du savoir-faire inégalé en sciences du CNRC et de son habileté à explorer de nouvelles applications de la nanotechnologie.

« Nous avons beaucoup à offrir », affirme Nils Petersen, directeur général de l'INN. « Désormais, Xerox a accès à nos microscopes électroniques perfectionnés, à nos services de modélisation évolués et à nos outils d'analyse des structures. En tant qu'institut du CNRC, nous avons investi environ 40 millions de dollars dans l'équipement servant à caractériser et à analyser les nanostructures. Et nous avons le personnel pour l'utiliser. »

Un an à peine s'est écoulé depuis que les partenaires ont fait connaître leurs intentions. MM. Mahabadi et Petersen pilotent le projet en tandem et sont persuadés que chaque organisme en profite.

« C'est la première fois qu'une société de cette importance ouvre les portes de sa R-D commerciale à un organisme de recherche indépendant, y compris le nôtre, explique M. Petersen. Xerox et le CNRC ne peuvent qu'en bénéficier. »

M. Mahabadi est d'accord. « On parle d'innovation libre, dans le milieu, dit-il. Au lieu de nous en tenir à nos propres experts et capacités, nous nous associons à un organisme comme l'INN dont les talents complètent les nôtres. Les partenariats de ce genre signifient une réduction des risques et du coût des recherches pour Xerox, tant et aussi longtemps que sa propriété intellectuelle (PI) reste protégée. »

Hadi Mahabadi, vice-président de Centre canadien de recherche Xerox (à gauche), et Nils Petersen, directeur général de l'Institut national de nanotechnologie du CNRC, dirigent ensemble le partenariat de recherche en innovation libre.
Hadi Mahabadi, vice-président de Centre canadien de recherche Xerox (à gauche), et Nils Petersen, directeur général de l'Institut national de nanotechnologie du CNRC, dirigent ensemble le partenariat de recherche en innovation libre.

Protéger la PI est l'un des plus grands soucis des deux parties. « Au départ, chacun définit ses champs d'application en indiquant que la PI produite dans tel ou tel champ appartient à celui qui se spécialise dans ce champ, explique M. Petersen. Nous avons aussi élaboré un protocole pour sécuriser les communications. Ainsi, ne sont partagées que les données scientifiques dont chaque partie a besoin dans les domaines d'application établis. »

Dans le cadre du premier partenariat public-privé de recherche en nanotechnologie du Canada, le Centre canadien de recherche Xerox, l'Institut national de nanotechnologie du CNRC et le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Technologie de l'Alberta injecteront environ 4,5 milliards de dollars entre 2007 et 2009 dans la recherche et le développement de la nanotechnologie et des matériaux qui en sont issus.

M. Mahabadi signale que huit projets sont en cours : trois en conception de matériaux, trois en caractérisation des matériaux et deux en modélisation et simulation.

Le CCRX s'intéresse particulièrement à l'expertise du CNRC en recherche fondamentale ainsi qu'en modélisation et simulation. « La modélisation théorique est une excellente façon de réduire le coût de la R-D, car elle permet d'établir quelles expériences valent la peine d'être tentées, déclare M. Mahabadi. En comprenant bien les propriétés des matériaux au niveau moléculaire, nous ne gaspillerons pas un temps précieux au laboratoire sur des expériences qui ne donneront pas les résultats escomptés. »

La nanotechnologie est la science qui consiste à manipuler les atomes et les molécules. Elle porte sur des structures mesurées en nanomètres, soit un milliardième de mètre. Les lois de la physique ne fonctionnent pas tout à fait de la même manière à cette échelle. En effet, les matériaux peuvent se comporter différemment au niveau moléculaire et au niveau macroscopique. « Grâce au savoir-faire du CNRC, ajoute M. Mahabadi, nous commencerons à modéliser les procédés à l'échelle du nanomètre pour conférer de nouvelles propriétés aux matériaux. »

Et le CNRC? Que tire-t-il d'une telle collaboration? M. Petersen mentionne deux grands avantages. « Bien qu'une bonne partie du travail porte sur des problèmes qui intéressent Xerox, l'entente stipule que le CNRC et l'Université de l'Alberta pourront utiliser les matériaux créés à l'INN dans des applications en dehors des champs réservés à Xerox », reprend-il. Les sources d'énergie de remplacement en sont un. « Chacun possède l'exclusivité des droits sur le PI développée dans des champs d'application bien définis. Ailleurs, les droits de développement sont communs. »

D'autre part, M. Petersen insiste sur l'expertise en commercialisation que partagera Xerox. « Chaque année, le Centre canadien de recherche Xerox dépose des demandes de brevet pour environ 120 inventions et met deux ou trois technologies en marché. L'entreprise sait ce qui rend un matériau rentable pour la fabrication. Elle nous aidera à développer et à comprendre les méthodes de commercialisation, ce qui s'avérera d'une utilité inestimable quand viendra le temps de lancer un produit sur le marché. »

Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

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