ARCHIVÉ - Quelle blancheur, le blanc?

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Le 08 janvier 2008 — Ottawa (Ontario)

Qui dit « blanc », dit « gros sous » dans l'industrie du papier. Des décennies durant, les fabricants de papier fin ont blanchi leur papier avec des additifs fluorescents pour en tirer plus d'argent. « Le papier très blanc se vend plus cher », déclare Robert Wood, directeur exécutif de l'Association technique des pâtes et papiers du Canada.

Mais comment le Canada et ses partenaires commerciaux s'entendent-ils sur la blancheur? Depuis dix ans, le CNRC maintient les normes mondiales sur les propriétés optiques du papier blanchi par fluorescence pour l'Organisation internationale de normalisation (ISO). Des laboratoires agréés par l'ISO comme l'Institut canadien de recherche sur les pâtes et papiers (PAPRICAN) établissent la blancheur du papier des fabricants grâce aux étalons préparés dans les laboratoires scientifiques du CNRC.

La blancheur du papier est un élément clé de sa valeur sur le marché. Le CNRC, qui est reconnu comme l'autorité mondiale en matière de mesure de la blancheur du papier, a mis au point l'instrument étalon qui permet d'établir le niveau de blancheur absolu de divers types de papier.
La blancheur du papier est un élément clé de sa valeur sur le marché. Le CNRC, qui est reconnu comme l'autorité mondiale en matière de mesure de la blancheur du papier, a mis au point l'instrument étalon qui permet d'établir le niveau de blancheur absolu de divers types de papier.

« Nos principaux clients – les entreprises qui achètent annuellement des milliers de tonnes de papier – comptent beaucoup sur la traçabilité », explique Denis Doutre, directeur exécutif des services techniques externes chez Domtar inc. « Ils savent que la blancheur annoncée est bien réelle. Nous ne l'inventons pas. »

Que les données remontent au CNRC est aussi une économie pour les entreprises. Le papier ultra blanc étant très prisé sur le marché, les fabricants canadiens doivent prouver que la blancheur de leur produit respecte les normes de l'ISO, sans quoi ils devront y ajouter plus de substances fluorescentes. « La tonne de papier coûterait plusieurs dollars de plus, ce qui, dans le milieu, fera la différence entre la réussite ou l'échec », affirme D. Doutre.

« Les normes garantissent l'honnêteté. Avec elles, les règles sont identiques pour tout le monde. C'est ce que nous aimons. »

Denis Doutre, directeur des services techniques externes, Domtar inc.

Le CNRC travaille avec PAPRICAN et les quatre autres laboratoires agréés aux É.-U., en Suède, en Finlande et en France pour que les entreprises du monde entier aient accès aux normes les plus strictes sur la blancheur du papier. Le CNRC et PAPRICAN coopèrent avec la Commission internationale de l'éclairage (CIE) pour améliorer les méthodes de laboratoire servant à mesurer le papier.

« Le type de lumière employée pour établir la blancheur avec les instruments doit reproduire exactement l'éclairage normal dans le bureau où le papier sera utilisé », explique Joanne Zwinkels, chef du groupe de photométrie et de radiométrie à l'Institut des étalons nationaux de mesure du CNRC, à Ottawa. « Nous travaillons avec la CIE pour recommander un éclairage intérieur standard, proche de la réalité. »

Le CNRC collabore avec d'autres instituts nationaux de métrologie pour maintenir les étalons essentiels au commerce international – qu'ils mesurent le temps, la longueur ou la masse, ou d'autres aspects nouveaux comme en médecine, en nanotechnologie et en biotechnologie.

Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

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