ARCHIVÉ - Le commerce de l'astrophysique

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Le 08 janvier 2008 — Ottawa (Ontario)

« Exploitée sous licence, la technologie du CNRC ouvrirait de nouveaux débouchés pour les communications radars et satellitaires dans le commerce et l'armée. »

Justin Miller, président, Nanowave Technologies

Une entreprise canadienne a imaginé une application très pragmatique pour un récepteur radio destiné à capter les plus faibles murmures du cosmos. Nanowave Technologies d'Etobicoke (Ontario) a obtenu une licence pour commercialiser les récepteurs de Bande 3 élaborés par le CNRC pour le réseau d'antennes millimétriques d'Atacama (ALMA) – un jeu de 66 antennes paraboliques aménagé dans un désert de haute altitude au nord du Chili.

Nanowave s'intéresse à l'amplificateur cryogénique qui accentue les faibles signaux radio issus des étoiles et galaxies lointaines sans leur ajouter de parasites. « Outre la radioastronomie, l'amplificateur s'avérerait très utile en télécommunications, physique de l'état solide, recherche sur les matériaux et physique des basses températures », estime Keith Yeung, de l'Institut Herzberg d'astrophysique du CNRC, à Victoria.

Le CNRC dirige le volet canadien du réseau d'antennes millimétriques d'Atacama (ALMA), collaboration internationale entre l'Amérique du Nord, l'Europe et le Japon visant à bâtir le radiotélescope le plus sensible au monde. Photo, gracieuseté de ESO/ALMA.
Le CNRC dirige le volet canadien du réseau d'antennes millimétriques d'Atacama (ALMA), collaboration internationale entre l'Amérique du Nord, l'Europe et le Japon visant à bâtir le radiotélescope le plus sensible au monde. Photo, gracieuseté de ESO/ALMA.

Nanowave produira les 300 amplificateurs de l'ALMA puis vendra la technologie aux universités, laboratoires de recherche et fabricants de semi-conducteurs du monde entier. « Cette technologie du CNRC ouvrirait de nouveaux débouchés pour les communications radars et satellitaires dans le commerce et l'armée », déclare Justin Miller, président de Nanowave Technologies. La Commission de l'énergie atomique française en a acheté deux pour ses recherches sur les nanomatériaux, tout comme le projet californien Combined Array for Research in Millimeter-wave Astronomy (CARMA).

L'amplificateur du CNRC est un élément clé du récepteur de Bande 3 promis par le Canada pour l'ALMA – partenariat entre l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie orientale. Avec sa sensibilité, sa haute résolution et son emplacement, à 5 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, l'ALMA sera 10 fois plus puissant que les télescopes similaires. Les astronomes croient qu'il nous en apprendra davantage sur la genèse des étoiles et des planètes, la formation des galaxies et l'histoire de l'Univers.

Photo, gracieuseté de ESO/ALMA.
Photo, gracieuseté de ESO/ALMA.

Bien qu'elle ne soit qu'une des 10 fréquences utilisées, la Bande 3 est essentielle au fonctionnement du télescope. « Les autres récepteurs seront calibrés à partir des données de la Bande 3 », précise Lewis Knee, qui a troqué la gestion du volet canadien de l'ALMA pour rejoindre l'équipe de construction du télescope au Chili. « La fabrication des récepteurs de Bande 3 par le CNRC est un véritable vote de confiance de la National Science Foundation américaine. »

La participation du CNRC permettra aux astronomes canadiens d'utiliser l'ALMA pour étudier la naissance des planètes, des étoiles et des galaxies – même la synthèse des molécules organiques dans l'espace. « En définitive, l'ALMA nous aidera à comprendre comment les planètes sont nées autour du soleil et s'il y en a beaucoup dans l'Univers, poursuit Lewis Knee. Ces connaissances nous en apprendront énormément sur la vie hors du système solaire. »

Le CNRC orchestre aussi la participation canadienne aux observatoires internationaux d'Hawaï et du Chili, dont les télescopes James Clerk Maxwell, Canada-France-Hawaï et Gemini Nord et Sud. Ainsi, le CNRC s'assure que les quelque 450 astronomes des universités et organismes de recherche du Canada tirent parti de ces installations.

Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

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