ARCHIVÉ - Une bouffée d'oxygène pour la Sécurité nationale
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Le 05 octobre 2005 — Ottawa (Ontario)
Ces derniers temps, les menaces que posent les terroristes à la sécurité nationale se sont amplifiées de beaucoup. Des technologies de reniflage d'explosifs aux vaccins qui désamorcent les agents biologiques, plusieurs équipes de recherche du CNRC travaillent sur des moyens de faire échec au terrorisme et d'assurer la sécurité des Canadiens.
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| Chercheur du CNRC travaillant avec des agents biologiques dans nos installations de recherche sécuritaires. |
Pour donner un exemple, le CNRC a développé l'expertise et les installations sécuritaires nécessaires pour lutter contre les agents biologiques mortels que des terroristes pourraient utiliser contre le grand public. On travaille actuellement sur un vaccin plus stable et plus efficace et plus sûr contre la Francisella tularensis, une bactérie extrêmement létale qui se trouve à l'état naturel au Canada. Bien qu'il existe déjà un vaccin (une version vivante atténuée, développée il y a 50 ans), ce dernier souffre de problèmes de fabrication et de sécurité qui le rendent inutilisable chez l'être humain.
Le Groupe infections et immunité du CNRC, que dirige Wayne Conlan, travaille à la fois à renverser les obstacles réglementaires auxquels doit faire face le présent vaccin et à développer de meilleurs vaccins de substitution, vivants et purifiés. Cette recherche exige une connaissance détaillée de la façon dont le pathogène cause la maladie dans le corps et de la façon dont le système immunitaire réagit pour lutter contre l'agent biologique.
Nos installations sécuritaires nécessaires pour lutter contre les agents biologiques
S'ils sont inhalés, des agents biologiques hautement infectieux, comme la F. tularensis, peuvent causer des maladies graves et même mortelles. La recherche a donc besoin d'un personnel très bien formé, d'installations de confinement infaillibles et d'équipement protecteur personnel complet, y compris des respirateurs couvrant complètement le visage. Les travaux de M. Conlan ont été un point charnière dans le développement des lignes directrices de biosécurité pour les laboratoires canadiens. Il note : « Notre laboratoire de confinement biologique du CNRC a été le premier laboratoire à l'extérieur des États-Unis à obtenir l'approbation du CDC (Centers of Disease Control and Prevention) pour travailler avec des agents de biodéfence. » Cette approbation est un prérequis pour obtenir du financement du NIH (National Institutes of Health) américain. Jusqu'à maintenant, le CNRC a reçu plus de 2,5 millions de dollars du NIH pour son programme de Francisella.
Jetant des ponts entre les connaissances et les nations, le CNRC travaille en étroite collaboration avec l'Université Umea (Suède) et les Instituts nationaux de la Santé (NIH, États-Unis). Le ministère de la Défense (Royaume-Uni), ainsi qu'une société californienne, ont de plus récemment montré un intérêt à se joindre à ce partenariat.
Chacun des collaborateurs internationaux apporte au projet d'importantes compétences.
La première étape est du ressort du groupe suédois, qui possède une expertise inégalée dans la génomique bactérienne de la F. tularensis. En conséquence, les Suédois sont capables de développer des souches amies de la F. tularensis auxquelles manquent les gènes qui sont probablement responsables de sa virulence. Ils sont également capables d'identifier des molécules bactériennes qui peuvent agir comme vaccins purifiés. Le rôle du CNRC consiste à tester les souches fabriquées pour déterminer si elles ne sont plus virulentes, mais capables de stimuler une réponse immunitaire protectrice. Les plans projettent des tests précliniques supplémentaires qui seront gérés avec des collaborateurs du R.-U. Toutes ces étapes sont exigées par la FDA (Food and Drug Administration) des États-Unis afin de s'assurer que le vaccin est sûr et qu'il offre la protection voulue aux êtres humains.
Pour les vaccins vivants atténués, une des grandes inquiétudes, c'est leur capacité de retrouver leur pleine virulence, comme ce fut le cas avec le vaccin Sabin contre la polio. Cependant, les méthodes mises au point par l'équipe suédoise pour les vaccins vivants à la Francisella rendent la chose virtuellement impossible. « Les vaccins vivants contre la polio contiennent des gènes modifiés qui peuvent se réparer eux-mêmes. Mais, avec la Francisella, nous avons supprimé tous les gènes de virulence, de sorte que notre vaccin vivant restera aussi sûr que protecteur », déclare le professeur Anders Sjostedt de l'Université d'Umea.
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Dans le cadre de ce processus, le CNRC utilise également son système breveté de livraison des vaccins pour formuler les candidats à la purification et tester leur efficacité. « Notre premier défi », dit Wangxue Chen, immunobiologiste au CNRC, « c'est de déterminer laquelle des quelque 2 000 protéines de la F. tularensis peut le mieux déclencher un réaction immunitaire protectrice. »
L'important, c'est que les chercheurs doivent aussi déterminer le coût et la faisabilité de la production du vaccin en quantités suffisantes pour des tests précliniques et cliniques. Selon le spécialiste de la fermentation du CNRC, Girish Patel : « Nous possédons les connaissances scientifiques et les installations nécessaires pour évaluer ces questions. »
En définitive, le CNRC et ses partenaires de recherche s'attendent à concevoir un vaccin efficace et sûr. Leurs travaux s'étendront de la manipulation génomique aux tests précliniques, tout en fixant les normes de biosécurité et de bioconfinement.
En définitive, le CNRC et ses partenaires de recherche s'attendent à concevoir un vaccin efficace et sûr. Leurs travaux s'étendront de la manipulation génomique aux tests précliniques, tout en fixant les normes de biosécurité et de bioconfinement.
Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
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