ARCHIVÉ - Un chercheur du CNRC rassure les Canadiens et les passagers d'un navire de croisière

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Le 05 mai 2005 — Ottawa (Ontario)

Vague géante

Mardi le 19 avril, Jay Ingram, du Discovery Channel, interrogeait Bruce Colbourne, du CNRC, sur les fausses lames, comme celle responsable de l'incident du 16 avril qui a tant défrayé les nouvelles et qui concernait un navire de croisière. M. Colbourne affrontait les caméras de la télévision pour la partie de l'émission Daily Planet traitant de ces vagues monstrueuses. Il a expliqué aux téléspectateurs la manière dont naissent de telles vagues et les risques qu'elles impliquent.

Avec l'expérience de ses années d'étude des effets des lames sur les ouvrages de haute mer ou les structures aquicoles, ainsi que ses multiples entrevues à la télévision dans le cadre de diverses émissions du canal Discovery, Bruce Colbourne a répondu aux questions de l'interviewer avec une grande maîtrise.

Bruce Colbourne
Bruce Colbourne

Agent de recherche à l'Institut des technologies océaniques du CNRC (ITO-CNRC) mais actuellement détaché au Programme d'aide à la recherche industrielle du CNRC (PARI-CNRC) à St. John's, M. Colbourne a rassuré les auditeurs de Daily Planet, leur confiant que de telles vagues sont rares et ne posent que très peu de danger pour les passagers d'un navire.

À l'en croire, les fausses lames ou vagues épisodiques surviennent surtout dans les eaux libres comme celles de l'océan Atlantique, que traversait le Norwegian Dawn quand le choc de la vague a fracassé les hublots du dixième pont et que les 62 cabines ont été inondées.

« Les vagues se dispersent dans l'océan, a-t-il dit. Les longues voyagent plus vite que les courtes. Parfois, plusieurs vagues normales se ramassent à un endroit et fusionnent pour en former une seule de taille inhabituelle (une fausse lame). » Il affirme que ces vagues disparaissent rapidement par la suite.

Modèle de navire

Bien qu'elle puisse causer des dommages en heurtant un navire ou un ouvrage de haute mer au passage, il est peu probable qu'une fausse lame fasse chavirer un navire. En effet, les bâtiments d'aujourd'hui sont dotés de stabilisateurs qui réduisent le roulis quand la mer est grosse. Or, les fausses lames ne risquent guère de déstabiliser un navire. Pourquoi? En plus d'être très hautes, elles sont très longues et ce sont des vagues solitaires.

Les fausses lames ne menacent pas davantage les gens ou les embarcations près du rivage, car en atteignant des eaux peu profondes, elles perdent une grande partie de leur énergie.

S'il est impossible de prévoir quand de fausses lames se manifesteront dans les eaux libres, Bruce Colbourne a déclaré qu'on peut les simuler aux installations d'essais de l'ITO-CNRC. Les chercheurs produisent une série de petites vagues, augmentant graduellement leur amplitude jusqu'à ce qu'elles s'accumulent à un endroit précis et engendrent une fausse lame. De telles installations leur permettent d'en apprendre davantage sur les lames en étudiant leur comportement.

Les intéressés peuvent revoir l'entrevue donnée par M. Colbourne à l'émission Daily Planet du 18 avril sur le site Web du canal Discovery, à l'adresse : http://www.exn.ca/dailyplanet/view.asp?date=4/18/2005


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