ARCHIVÉ - Cherche endroit propre et paisible pour travailler

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Le 05 janvier 2005 — Ottawa (Ontario)

Salle à atmosphère contrôlée pour les technologies de l'hydrogène de l'IIPC-CNRC. De gauche à droite : Chris Curtis, vice-président de Fuel Cells Canada; l'honorable Stephen Owen; Maja Veljkovic, directrice générale de l'IIPC-CNRC. Photo courtoisie de Nigel Fitzpatrick.
Salle à atmosphère contrôlée pour les technologies de l'hydrogène de l'IIPC-CNRC. De gauche à droite : Chris Curtis, vice-président de Fuel Cells Canada; l'honorable Stephen Owen; Maja Veljkovic, directrice générale de l'IIPC-CNRC. Photo courtoisie de Nigel Fitzpatrick.

Le CNRC a entrepris la construction de plusieurs nouvelles installations majeures de recherche. Dans la foulée, il permettra au Canada de réaliser quelques premières dignes de mention.

Prenons par exemple l'Institut national de nanotechnologie du CNRC (INN) à Edmonton. Les architectes devaient concevoir un bâtiment d'une tranquillité à toute épreuve. Indice : pas seulement en augmentant la quantité d'isolant acoustique. À Vancouver, les installations de l'Institut d'innovation en piles à combustible du CNRC (IIPC-CNRC) intégreront diverses technologies écologiques pour produire de l'énergie. En bout de ligne, le bâtiment ne sera pas seulement écologique, il servira de centre de démonstration pour les nouvelles technologies faisant appel à l'hydrogène.

Ces nouvelles installations constituent aussi un excellent atout pour les grappes technologiques en train de voir le jour ou de prendre de l'expansion dans les deux villes, car leurs infrastructures attireront des talents du monde entier et serviront de point de ralliement à chaque collectivité.

Le nouvel INN d'Edmonton en train d'être bâti
Le nouvel INN d'Edmonton en train d'être bâti

INN – Edmonton

Le nouvel INN d'Edmonton devrait être prêt à la fin de 2005. Pour l'instant, avec la coquille du bâtiment en train d'être bâtie, difficile de voir ce qui en fera un endroit si paisible.

Le calme est pourtant une condition sine qua non quand on travaille à l'échelle du nanomètre, l'équivalent approximatif de 1/80 000e du diamètre d'un cheveu humain ou dix fois le diamètre de l'atome d'hydrogène. Pour les scientifiques, le terme « calme » signifie supprimer tous les facteurs qui pourraient avoir un impact sur leurs expériences et leurs essais quand la marge d'erreur est pratiquement nulle. Ainsi, il faut veiller à ce que les vibrations soient réduites au strict minimum à l'intérieur, faire en sorte qu'il n'y ait presque pas de bruits ou d'interférences électromagnétiques et stabiliser la température et le taux d'humidité. À titre d'illustration, examinons les normes appliquées à un autre laboratoire de recherche en nanotechnologie en cours d'érection : le National Institute of Standards and Measures des É.-U. La température ne varie pas de plus d'un centième de degré Celsius dans le bâtiment tandis que les vibrations n'y dépassent pas 100 micropouces par seconde.

Pour réaliser les objectifs de calme visés en respectant le budget établi, on a consacré beaucoup de temps à la conception de l'édifice, étape où il suffit de modifier les plans pour aplanir les difficultés. Voici quelques-unes des mesures adoptées à cette fin.

  • Des études in situ avant la conception ont permis de localiser les parties du site où ondes et vibrations électromagnétiques étaient particulièrement faibles et de faire ressortir les problèmes existants (un ventilateur tournait mal dans un bâtiment à 80 mètres de là, par exemple, et plusieurs circuits électriques en boucle ont été repérés dans d'anciennes conduites souterraines).

  • Le bâtiment a aussi été doté d'une double structure : l'édifice principal, à plusieurs étages, auquel on a donné une rigidité supérieure à celle des constructions habituelles et un immeuble contigu d'un étage, où se poursuivront un petit nombre d'expériences.

  • Parallèlement, on a procédé à de vastes études techniques, assistées par ordinateur, pour évaluer les vibrations et les ondes électromagnétiques dans le futur bâtiment.

  • Pour les endroits exigeant une température, un taux d'humidité et une pression d'une stabilité exceptionnelle, on a conçu « un bâtiment dans le bâtiment » afin de minimiser la circulation de l'air, d'économiser l'énergie et de réduire les frais d'exploitation.

  • Trois dalles de béton de conception différente ont été coulées sur les lieux puis on a vérifié leur résistance aux vibrations en vue de l'installation d'équipement ultra sensible.

Des normes aussi strictes sont essentielles si l'on veut tirer le maximum du matériel de laboratoire spécialisé couramment utilisé en nanotechnologie. L'INN a d'ailleurs récemment annoncé l'achat d'un microscope électronique à transmission (MET) unique au monde qui s'ajoutera au reste de l'équipement dont la valeur dépasse déjà 40 millions de dollars.

IIPC-CNRC – Vancouver

Le nouvel édifice de l'IIPC-CNRC, qui ouvrira ses portes en 2006, à Vancouver, sera un maillon de l'Autoroute canadienne de l'hydrogène (lire... pour en savoir plus). Le bâtiment a d'emblée été conçu pour servir de vitrine aux technologies canadiennes dans le domaine de l'environnement mentionnées plus bas. La première de ces technologies, qui consiste à produire de l'hydrogène à partir de l'énergie solaire, est d'ores et déjà au point. Voici celles qui doivent encore être implantées :

  • Source photovoltaïque d'hydrogène pour servir d'appoint aux piles à combustible. Grâce au Soleil, une batterie de cellules photovoltaïques actionnera un système d'électrolyse qui produira et stockera l'hydrogène destiné à un système d'alimentation de secours fait de piles à combustible à membrane échangeuse de protons (PEM). La réalisation du projet a été confiée à la société Hydrogenics de Mississauga (Ontario). Le jeu de cellules photovoltaïques sera conçu et mis en place par le British Columbia Institute of Technology.
  • Une pompe géothermique. Cette technologie de chauffage et de réfrigération recourt à une source d'énergie naturelle qui a fait ses preuves depuis longtemps. La thermopompe sera alimentée par une pile à combustible à oxyde solide et climatisera l'atrium et la galerie du nouvel IIPC-CNRC. Elle est la conception de Keen Engineering de North Vancouver (C.-B.).
  • Un système de piles à combustible à oxyde solide de 5 kW. Alimenté au gaz naturel et, par la suite, par la biomasse, ce système produira aussi environ 8 kW d'énergie résiduelle sous forme de chaleur. Assez pour aider à chauffer le bâtiment. Les piles à combustible à oxyde solide seront fournies par Fuel Cell Technologies de Kingston (Ontario).
  • Certification LEED. Que le bâtiment soit certifié « écologique » selon les normes du système LEED américain est un important complément aux plans du nouvel IIPC-CNRC. En effet, la certification par une tierce partie hautement respectée prouvera que le gouvernement s'est engagé à concevoir et à construire des édifices écoénergétiques. Les architectes Bunting Coady de Vancouver, responsables du projet, estiment que le bâtiment court de solides chances d'obtenir la certification « or » du LEED.

Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

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