ARCHIVÉ - Étude de l'environnement construit

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Le 05 mars 2005 — Ottawa (Ontario)

Au dire de Guylène Proulx, de l'Institut de recherche en construction du CNRC (IRC-CNRC), l'idée d'employés de bureau saisis de panique parce qu'ils doivent évacuer un immeuble en flammes n'est qu'un « mythe ». En réalité, « l'être humain compose du mieux qu'il peut avec l'information dont il dispose et tire le meilleur parti de la situation dans laquelle il se trouve ». La scientifique a formulé ces remarques à l'occasion du premier volet de la nouvelle série de conférences du CNRC intitulée L'esprit matière première.

Une chercheuse de l'IRC-CNRC interroge une passante sur la reconnaissance des alarmes à incendie.
Une chercheuse de l'IRC-CNRC interroge une passante sur la reconnaissance des alarmes à incendie.

Mme Proulx, qui fait partie du groupe de recherche de l'IRC-CNRC sur les risques d'incendie, figurait parmi les trois chercheurs de l'institut à présenter leurs découvertes lors du séminaire. À l'en croire, plusieurs drames très médiatisés comme la destruction du World Trade Centre et l'incendie meurtrier d'une tour à bureaux à Chicago ont multiplié les demandes de renseignement sur le comportement et les réactions d'une foule dans les situations d'urgence tel un incendie.

Il vaut la peine de souligner que les autorités ne restent pas les bras croisés : les mesures préconisées par la chercheuse et d'autres spécialistes du même domaine ont d'ores et déjà été mises en place. Ainsi, dans les mois à venir, la Ville de New York modifiera son code du bâtiment pour faire en sorte que les cages d'escalier des gratte-ciel soient peintes avec un enduit phosphorescent. L'application de cet enduit facilitera l'évacuation du bâtiment advenant un incendie ou une panne d'électricité, car les marches et la voie d'évacuation resteront visibles dans le noir.

Les autres conférenciers ont eux aussi insisté sur l'importance de la recherche dans l'évolution des politiques. Jennifer Veitch, membre du groupe de l'IRC-CNRC sur l'environnement intérieur, a indiqué pour sa part que la participation aux activités des organismes de normalisation joue un rôle clé dans la stratégie de recherche de son équipe. Grâce à cette approche, les résultats prometteurs ont plus de chances d'être intégrés aux codes lors de leur remaniement. Les travaux de Mme Veitch sont motivés par la masse croissante d'informations indiquant que la lumière exerce une influence sur notre santé physique et mentale. Ces informations ont d'ailleurs eu un impact majeur sur l'aménagement de l'éclairage dans les bureaux. « Un bon éclairage ne se résume pas à illuminer les surfaces horizontales, a-t-elle expliqué. L'oeil doit capter l'intensité optimale de clarté et une lumière du type adéquat. » À titre d'exemple, le bleu et le vert régulent mieux la mélatonine, hormone qui occupe une place capitale dans le contrôle du cycle naturel jour-nuit qui commande notre organisme (rythme circadien).

Permettre aux employés de personnaliser leur poste de travail peut être bénéfique à leur satisfaction et bien-être.
Permettre aux employés de personnaliser leur poste de travail peut être bénéfique à leur satisfaction et bien-être.

Kate Charles, qui fait aussi partie du groupe de recherche de l'IRC-CNRC sur l'environnement intérieur, a dévoilé les plus récentes constatations d'une étude sur les bureaux à aire ouverte (61 % des espaces de bureau sont aménagés de cette façon). De son côté, Mme Charles a décrit plusieurs modifications susceptibles d'accroître la satisfaction et la productivité du personnel, notamment l'installation de partitions assez hautes pour créer un peu d'intimité ou possiblement de panneaux transparents pour laisser passer la lumière. La même étude a débouché sur deux logiciels uniques permettant aux concepteurs d'évaluer l'incidence de divers matériaux et de différents choix sur l'environnement général au bureau.

Selon le directeur général par intérim de l'IRC-CNRC, Bob Bowen, qui participait à la présentation du séminaire, entreprendre une étude sur les bureaux à aire ouverte aurait été impensable il y a encore quelques années, à l'instar des autres travaux dont les résultats ont été décrits à la conférence. En effet, auparavant, on n'interrogeait pas les occupants des bureaux sur leurs attitudes et leur comportement, croyant que l'information recueillie ne servirait à rien. « Aujourd'hui, nous savons que l'être humain constitue une pièce indispensable du casse-tête », a-t-il déclaré. Tous les travaux de l'IRC-CNRC dont il a été question au séminaire visent à combler cette lacune. Collectivement, ces chercheurs rassemblent des données importantes sur la manière dont l'être humain se comporte et réagit avec l'environnement artificiel dans lequel il vit. Ces données contribueront tôt ou tard à résoudre des problèmes associés à la santé, à la sécurité et à la productivité.


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