ARCHIVÉ - Les médias flairent une bonne histoire avec la technologie Nouse

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Le 04 décembre 2004 — Ottawa (Ontario)

La technologie Nouse, mise au point il y a trois ans par Dmitry Gorodnichy, du groupe Vidéo informatique de l'Institut de technologie de l'information du CNRC (ITI-CNRC), a suscité récemment beaucoup d'intérêt dans les médias. Un des premiers médias à s'y intéresser a été la revue scientifique populaire britannique New Scientist, qui a publié un article sur le système Nouse après le lancement récent d'une nouvelle revue internationale portant sur cette technologie.

Le système Nouse – contraction de l'anglais « nose as mouse » (le nez utilisé comme souris) – a capté l'attention du public jusqu'en Chine et en Russie, et même en Afrique du Sud. Cette technologie est la première à utiliser le nez comme mécanisme de poursuite faciale. Voici comment elle fonctionne : une webcam est reliée à un ordinateur équipé d'un logiciel de poursuite; l'ordinateur enregistre l'image du nez de l'utilisateur, puis la transpose sur le curseur à l'écran; l'utilisateur peut alors contrôler le mouvement du curseur à l'écran simplement en bougeant le nez. La forme convexe du nez permet à l'ordinateur de suivre les mouvements avec une précision beaucoup plus grande qu'avec les méthodes traditionnelles. La caméra peut suivre le nez de l'utilisateur même lorsque celui-ci tourne la tête, ce qui n'était pas possible avec les sourcils ou la bouche, deux autres éléments du visage qui sont aussi utilisés pour la poursuite faciale.

Homme utilisant la technologie « Nouse »
Homme utilisant la technologie « Nouse »

Quand on lui demande pourquoi le système Nouse et les technologies de vision perceptive qui s'y rattachent suscitent autant d'intérêt de la part des médias, M. Gorodnichy répond : « Les gens semblent reconnaître l'importance de la vision et ils ont hâte que soient créés des ordinateurs qui voient. Même si la vision artificielle existe déjà depuis quelque temps, elle n'est pas à la portée de tout le monde, explique-t-il. Grâce à la précision et à la robustesse offertes par le système Nouse, combinées au coût très abordable des webcaméras et à l'utilisation de plus en plus répandue de cette technologie, il est maintenant possible pour les gens de profiter pleinement de cette technologie. Nouse, et des outils comme Blink Detection et Facial Memorization and Recognition, répondent à un besoin des utilisateurs en offrant un nouveau mécanisme mains libres qui permet d'interagir avec l'ordinateur en faisant intervenir la perception visuelle. »

Le nom original de l'invention et sa nouveauté ont sûrement aidé à capter l'attention des médias, mais ce sont ses applications potentielles qui ont alimenté cet intérêt chez le public. Les lecteurs curieux se sont précipités sur le site Web de Nouse pour jouer une partie de NousePong ou de Bubble Frenzy, deux jeux vidéo faisant appel aux techniques de vision perceptive. Mais au-delà du jeu, la technologie Nouse et ses dérivés, comme Blink Detection et Facial Memorization and Recognition, se prêtent à des applications beaucoup plus pratiques, par exemple dans le domaine de la sécurité, de la biométrie et des environnements immersifs et collaboratifs. L'une des applications les plus évidentes de cette technologie est sans doute le développement de dispositifs mains libres pour les personnes ayant un handicap physique.

EyeBlink Detection et Facial Memorization and Recognition, deux technologies dérivées de Nouse, ont été intégrées au système Nouse. Grâce à EyeBlink Dectection, il suffit de cligner des yeux deux fois pour activer Nouse. Il est également possible, en programmant la technologie, d'utiliser le clignement d'oeil pour activer certaines commandes ou fonctions. Et avec l'ajout de la fonction Facial Recognition, l'ordinateur pourra bientôt reconnaître l'utilisateur et le saluer en l'appelant par son nom. Ces nouveaux outils ne remplaceront pas les technologies actuelles, mais ils visent plutôt à fournir aux utilisateurs d'autres façons d'interagir à distance avec l'ordinateur.


Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

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