ARCHIVÉ - Alimentation et médecine se rejoignent par la coopération scientifique

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Le 04 juillet 2004 — Ottawa (Ontario)

Une collaboration entre l'Institut de biotechnologie des plantes du CNRC (IBP-CNRC) et l'Université de la Saskatchewan (US) a récemment attiré l'attention de la rédaction des Proceedings of the National Academy of Sciences, aux É.-U. En effet, un article publié dans le numéro du 4 mai de cette revue savante parle des travaux de Bernhard Juurlink, du Collège de médecine de l'US, indiquant que les pousses de brocoli (le jeune brocoli) pourraient bien accroître nos défenses contre les maladies du coeur.

Pousses de brocoliLes pousses de brocoli renferment une grande quantité d'inducteurs protéiques de la phase 2, composés chimiques qui, comme leur nom l'indique, favorisent la synthèse des protéines qui réduisent l'impact des radicaux libres que l'organisme produit normalement durant le métabolisme. Les radicaux libres endommagent les molécules indispensables aux cellules, un peu comme l'air oxyde le fer en causant sa rouille. L'équipe de recherche a constaté que consommer des aliments riches en inducteurs de la phase 2 améliore nos défenses naturelles contre ce processus d'oxydation. Il s'agit d'une importante découverte car, jusqu'à présent, on ne s'est surtout intéressé qu'aux effets des anti-oxydants sur le cancer.

Pour pousser leurs travaux plus loin, les chercheurs auront besoin de brocoli donnant une concentration élevée et uniforme d'inducteurs protéiques de la phase 2, notamment de glucoraphanine. À cette fin, on recourra à l'expertise de l'IBP-CNRC. Alison Ferrie du CNRC a passé les dix dernières années à perfectionner une technique d'hybridation baptisée « embryogenèse des microspores ». Avec cette nouvelle approche, on pourrait créer une lignée à caractères héréditaires en une seule génération et épargner des années de sélection.

Pour l'IBP-CNRC, pareille collaboration témoigne des efforts constants déployés pour mettre sur pied une nouvelle grappe technologique qui se spécialiserait dans la création de plantes aux plus grandes vertus médicinales à Saskatoon. Le projet illustre aussi les liens étroits qui existent entre la botanique et la médecine.

L'avenir de la collectivité des nutraceutiques en train de voir le jour à Saskatoon dépend énormément du genre d'uniformité que requiert l'étude de Juurlink au niveau des caractéristiques botaniques. À cause de la diversité génétique des plantes d'où viennent les nutraceutiques, la qualité et la puissance des composés bioactifs issus de bon nombre de ces dernières varient considérablement. Or, les agriculteurs aimeraient garantir la qualité de leurs produits. Mme Ferrie cherche donc comment atténuer la variabilité des plantes cultivées pour leur valeur thérapeutique. « La production de nutraceutiques présente un énorme potentiel économique, affirme-t-elle. Les scientifiques de l'IBP-CNRC cherchent de meilleures façons pour rehausser la qualité, la puissance et l'uniformité de tels produits. »

Les collaborations en recherche comme celle avec l'US aideront le CNRC à réaliser de tels objectifs.



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