ARCHIVÉ - La récipiendaire d'une bourse du CNRC participe à la lutte contre le cancer du sein
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Le 04 novembre 2004 — Ottawa (Ontario)
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Bourse H.L. Holmes pour recherches postdoctorales
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Le CNRC acceptera les propositions dans le cadre du prochain concours pour la bourse H.L. Holmes dès la mi-octobre 2004. |
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La date limite pour soumettre une demande sera le 31 janvier, 2005 et le financement devrait débuter au printemps 2005. |
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Pour plus de renseignements sur la bourse H.L. Holmes et sur la façon de soumettre une demande. |
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Depuis mai 2003, Alison Allan participe à la lutte contre le cancer du sein grâce à une bourse du Conseil national de recherches du Canada. Mme Allan est en effet la récipiendaire 2003-2004 de la bourse H.L. Holmes et elle recevra donc plus de 180 000 $ pour poursuivre ses études postdoctorales et réaliser un projet de recherche sur un important indicateur pronostique et une cible thérapeutique potentielle chez les personnes souffrant d'un cancer du sein.
Alison Allan possède un doctorat en sciences biomédicales de l'Université de Guelph, où elle a aussi fait ses études de premier cycle en biologie moléculaire et en génétique. Elle travaille dans le laboratoire d'Ann Chambers et d'Alan Tuck dans le cadre du Programme régional de recherche sur le cancer du London Health Research Centre, à London, en Ontario. Ce centre abrite l'unité de recherche sur le cancer du sein Pamela Greenaway-Kohlmeier et est aussi étroitement associé avec le département d'oncologie de l'Université de Western Ontario.
L'ostéopontine pourrait fournir un indicateur du cancer du sein et de la métastase
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| Alison Allan |
Mme Allan a entrepris d'examiner le rôle fonctionnel de la protéine ostéopontine (OPN) dans le cancer du sein et de sa métastase, c'est-à-dire la dissémination des cellules cancéreuses à partir de leur siège principal et l'apparition de tumeurs secondaires éloignées de la source. L'OPN est une phosphoprotéine qui a déjà été mise en cause dans certaines conditions médicales, dont le cancer.
Sur le plan scientifique, le projet de Mme Allan s'appuie sur des études présentement réalisées dans le cadre du Programme régional sur le cancer de London, études qui indiquent que la protéine OPN est fortement exprimée dans le sang et les tissus tumoraux des personnes atteintes du cancer du sein, et que les niveaux d'expression de l'OPN peuvent être corrélés avec l'apparition de métastases et avec un pronostic sombre et un taux de survie moindre pour les patientes.
Deux hypothèses ont été avancées pour expliquer l'expression excessive de l'OPN chez les personnes souffrant d'un cancer du sein :
- les niveaux accrus d'OPN pourraient être une conséquence du cancer, ce qui signifie qu'une certaine activité biologique causée par la maladie pourrait stimuler l'expression de l'OPN; ou
- les niveaux accrus d'OPN pourraient être une cause contribuant au cancer, ce qui signifie que l'expression plus forte de l'OPN dans des cellules mammaires normales pourrait amener celles-ci à évoluer vers des cellules malignes ou métastatiques.
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| « Mécanismes possible du fonctionnement de l'OPN » L'objectif général du projet est de comprendre les mécanismes moléculaires par lesquels l'OPN agit sur les cellules cancéreuses et, en particulier, son interaction avec d'autres familles de protéines appelées « intégrines », qui sont aussi impliquées dans l'évolution du cancer. Cela permettra de déterminer, lors d'études ultérieures, si l'OPN (et/ou l'interaction entre l'OPN et les intégrines) constitue une cible thérapeutique valable pour combattre le cancer du sein. |
Alison Allan et ses collègues penchent pour cette deuxième hypothèse et soupçonnent que l'OPN pourrait contribuer à rendre les cellules mammaires plus sujettes aux métastases. Toutefois, les mécanismes moléculaires permettant d'expliquer le rôle de l'OPN dans ces métastases demeurent encore mal compris.
L'objectif général du projet est de comprendre les mécanismes moléculaires par lesquels l'OPN agit sur les cellules cancéreuses et, en particulier, son interaction avec d'autres familles de protéines appelées « intégrines », qui sont aussi impliquées dans l'évolution du cancer. Cela permettra de déterminer, lors d'études ultérieures, si l'OPN (et/ou l'interaction entre l'OPN et les intégrines) constitue une cible thérapeutique valable pour combattre le cancer du sein.
Jalons importants
La première étape du projet a consisté à élaborer et à caractériser un modèle expérimental pour étudier l'OPN. Mme Allan et son équipe ont mis au point un tel modèle et l'utilisent pour déterminer si l'expression excessive de l'OPN peut accroître la malignité ou le comportement métastatique des cellules mammaires cancéreuses.
Les résultats préliminaires indiquent que l'expression excessive de l'OPN peut effectivement accroître, in vitro, la malignité des cellules et provoquer des comportements tels comme l'adhésion, la migration et l'invasion cellulaires, et qu'elle peut aussi promouvoir, in vivo, le développement de lésions métastatiques dans des organes voisins, comme les ganglions lymphatiques, et dans des organes éloignés, comme les poumons. Ces résultats sont très significatifs puisque la capacité de l'OPN de contribuer fonctionnellement aux métastases du cancer du sein chez l'humain n'avait pas été démontrée précédemment.
Un an après le début de son projet, qui sera financé pendant deux ans grâce à la bourse Holmes du CNRC, la recherche d'Alison Allan progresse bien. Elle tente actuellement de déterminer si la malignité et les métastases déclenchées par l'OPN dépendent de la capacité de cette protéine d'interagir avec les intégrines.
Publications et conférences
Tout en poursuivant ses travaux de recherche l'an dernier, Alison Allan a également rédigé et publié un mémoire de recherche, deux chapitres de livre et trois résumés sur le rôle de l'OPN dans la métastase.
En mars de cette année, elle a aussi présenté les résultats de ses travaux à la conférence internationale de l'American Association of Cancer Research à Orlando, en Floride. Et elle a récemment été invitée à prendre la parole lors de l'assemblée annuelle de l'Alberta Cancer Board, qui se tiendra à Banff en novembre 2004.
La bourse Holmes du CNRC
Lorsqu'on lui demande comment la bourse Holmes du CNRC va influencer sa carrière de chercheure, la Mme Allan déclare que « la possibilité de travailler avec Ann Chambers, une spécialiste mondialement reconnue dans le domaine de la recherche sur les métastases, représente en soi une expérience extrêmement enrichissante, tant sur le plan personnel que professionnel ».
L'un des objectifs de la bourse Holmes est de soutenir la recherche canadienne en finançant des travaux postdoctoraux effectués sous la supervision de chercheurs exceptionnels dans des établissements d'enseignement ou de recherche réputés. Comme l'explique Mme Allan : « Cette bourse me donne la chance de travailler pour le Programme régional de recherche sur le cancer dans un centre de classe mondiale comme le London Health Sciences Centre, et de poursuivre mon développement comme jeune chercheure au Canada. »
La bourse H.L. Holmes a été créée par le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) à la mémoire de R.H.L. Holmes, un chimiste qui a passé la plus grande partie de sa carrière en Alberta.
Chaque bourse finance une période d'une à deux années, selon les fonds disponibles et le projet de recherche, et peut atteindre 100 000 $ par année. La recherche doit se faire en chimie, en physique, en biologie ou en mathématiques, et s'appliquer aux processus médicaux et biologiques.
Les employés du CNRC sont aussi admissibles à la bourse H.L. Holmes, à la condition qu'ils satisfassent aux critères de sélection.
Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca
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