ARCHIVÉ - Les projets du patrimoine : un éclairage différent

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Le 04 avril 2004 — Ottawa (Ontario)

Le savoir-faire des chercheurs de l'Institut de technologie de l'information du CNRC (ITI-CNRC) dans certains domaines comme les communications à large bande et la modélisation numérique en trois dimensions (3D) donnent une toute nouvelle perspective à plusieurs projets ambitieux sur notre patrimoine, ici et là au Canada. Malgré la variété des moyens utilisés, le résultat est le même : l'exploitation de technologies de pointe novatrices pour faire vivre une expérience culturelle inoubliable à des auditoires disséminés un peu partout dans le pays.

Le voyage sur large bande du capitaine Bernier

 

L'équipe de recherche en Communications visuelles à large bande de l'ITI-CNRC et ses partenaires, dont le Centre de recherche sur les communications du Canada, ont récemment mené à bien un projet pilote en vertu duquel des écoles des régions urbaines, rurales et éloignées ont vécu une expérience culturelle interactive très enrichissante. Grâce à CA*net 4, le réseau optique à large bande de la recherche et de l'éducation du Canada, et au réseau de satellites de Télésat, les étudiants se sont engagés dans un projet éducationnel intitulé « Le voyage du capitaine Bernier » en participant à une vidéoconférence sur large bande avec leurs mentors et divers spécialistes. Le titre du projet vient d'une exposition du Musée virtuel du Canada et du Musée maritime du Québec relatant l'expédition que le capitaine Joseph-Elzéar Bernier et ses hommes firent dans l'Arctique au début du XXe siècle et qui les amena à rencontrer les Inuits.

Le projet reliait des élèves du primaire et du secondaire de Buckingham et de Kangiqsualujjuaq (Québec), d'Ottawa (Ontario) ainsi que de Gander et de St. John's (Terre-Neuve) par le biais d'une série de quatre vidéoconférences en anglais et en français. Durant l'exercice, on a présenté l'exposition virtuelle du Musée aux étudiants, qui ont eu l'occasion de s'entretenir avec un conservateur. Celui-ci leur a montré des artefacts utilisés pour l'exposition, notamment les instruments de navigation originaux employés par le capitaine Bernier. Un autre volet du projet a fait intervenir deux Anciens de Kangiqsualujjuaq. Les Inuits ont décrit leur vie dans l'Arctique avant l'arrivée des Blancs et répondu aux questions des élèves. Dans le dernier volet, chaque classe devait décrire un voyage réalisé par un membre de leur communauté et soumettre les plans d'un voyage audacieux qu'ils aimeraient entreprendre.

L'expérience s'inscrit dans une vaste gamme d'activités entreprises par le groupe. À dire vrai, un coup d'oeil au calendrier de l'équipe suffit pour constater l'ampleur du programme. On y retrouve notamment des leçons régulières de violon pour les élèves de 5e année de Kangiqsualujjuaq. Il y a deux semaines, Pinchas Zuckerman, chef de l'orchestre du Centre national des arts, et Roch Carrier, directeur général de la Bibliothèque nationale du Canada, offraient une Matinée avec Mozart aux élèves de quatre écoles primaires et secondaires suivie, 30 minutes plus tard, d'une leçon de chant guttural (chant de gorge traditionnel Inuit).

« C'est l'Internet de la prochaine génération », a déclaré Martin Brooks, directeur du programme. « Pourquoi? À cause de la largeur de bande. » En réalité, pour la majorité d'entre nous, les connexions dites « à haute vitesse » laissent passer remarquablement peu d'information. Dans le monde des communications visuelles à large bande cependant, les portes sont grandes ouvertes et les données coulent à flot sans entraves, en temps réel. L'équipe s'intéresse à l'aspect que pourrait prendre l'Internet de la prochaine génération et à la façon dont les utilisateurs travailleront dans un environnement où l'échange de données et l'interactivité ne connaîtront plus de limites. L'équipe de M. Brooks s'efforce de préciser les paramètres d'un environnement et d'applications vraiment utiles, afin qu'on ait en main tous les outils nécessaires pour exploiter cette technologie au maximum dès que la largeur de bande sera devenue monnaie courante.

Le Commissariat – le plus ancien bâtiment en pierre d'Ottawa

Deux ou trois portes plus loin, Paul Amirault s'apprête à lancer un nouveau projet faisant appel à la modélisation numérique 3D. Depuis 1997, le chercheur poursuit un programme unique qui met les installations et l'expertise de l'ITI-CNRC en modélisation 3D au service des élèves des cours secondaire et collégial. Au « Laboratoire d'environnement virtuel », M. Amirault et ses partenaires du Musée Bytown, du Collège Algonquin d'Ottawa et du Collège communautaire de Miramichi, au Nouveau-Brunswick, sont sur le point d'entreprendre la reconstruction numérique en trois dimensions d'un des plus vieux édifices d'Ottawa : le Commissariat. Bâti en 1827 pour servir d'entrepôt lors de l'érection du canal Rideau, cet immeuble abrite maintenant le Musée Bytown. Le projet bénéficie d'une aide financière du Musée virtuel du Canada.

 

M. Amirault parle de « fouilles électroniques » pour décrire le processus qui consiste à reconstruire l'immeuble d'après ses spécifications d'origine, ce qui éclairera sous un nouvel angle son usage et son fonctionnement aux premiers jours d'Ottawa. Pour cela, l'équipe se servira des plans historiques, de devis, de gravures et de photographies de maintes sources. Au cours du projet, les chercheurs ne se borneront pas à recréer le Commissariat. Ils en reproduiront aussi l'environnement immédiat, à deux pas du Parlement. « Rien n'est pareil, affirme M. Amirault. Il y avait un autre édifice sur le site et les écluses étaient différentes. Nous voulons donner aux gens l'impression de remonter dans le temps. »

Détail d'un projet de reconstruction précédent.
Détail d'un projet de reconstruction précédent.

Au moyen d'outils de dessin assisté par ordinateur, des logiciels les plus récents d'animatique et de systèmes d'ordinateurs de pointe, l'équipe entend créer beaucoup plus qu'un modèle 3D statique du bâtiment et des lieux voisins. Elle envisage une séquence animée de 5 à 7 minutes montrant l'édifice et ce qui l'entourait. Grâce à l'animatique, on mêlera textures et effets spéciaux comme les rayons du soleil aux artefacts de l'époque et à des éléments mobiles afin de rendre l'expérience encore plus authentique.


Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
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