ARCHIVÉ - Le CNRC et les IRSC s'allient pour promouvoir l'innovation en santé

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Le 04 mai 2004 — Ottawa (Ontario)

Le CNRC et les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont formé un partenariat stratégique visant à encourager l'émergence de nouvelles technologies qui pourraient offrir des bénéfices importants au niveau des soins de la santé.

Ce partenariat a été établi pour favoriser la collaboration entre le CNRC et les chercheurs universitaires afin d'encourager les développements technologiques dans les secteurs convergents des nanomatériaux et de la nanorobotique en relation avec le domaine de la santé et de la médecine régénérative, de la biophotonique appliquée à la santé, et de l'imagerie de diagnostique.

Dans le cadre de cette Convergence des sciences et de la technologie pour l'innovation en santé du CNRC et des IRSC, on a annoncé récemment trois nouveaux projets de recherche en santé qui recevront collectivement 3,1 millions de dollars.

Génie cellulaire et médecine régénérative pour des applications cliniques

Le génie tissulaire et la médecine régénérative sont des domaines qui évoluent rapidement et qui promettent d'offrir de nouvelles solutions pour la réparation des tissus et le remplacement d'organes. Ils exploitent la capacité des cellules vivantes, avec ou sans l'apport des biomatériaux, de s'assembler pour former des tissus tridimensionnels.

Installation de nanofabrication molle
Installation de nanofabrication molle

Le génie cellulaire et le génie tissulaire font appel à la chimie, à la nanotechnologie et à la science des matériaux pour comprendre et contrôler le comportement des cellules. Teodor Veres, chef du groupe Nanomatériaux fonctionnels de l'IMI-CNRC, et François Auger, de l'Université Laval, dirigent une équipe de chercheurs qui travaille à mettre au point une plate-forme pour la culture des cellules afin d'étudier les interactions cellule-cellule et cellule-matrice. Cette plate-forme sera utilisée pour déterminer l'influence de la topographie et de la chimie des surfaces sur les interactions surfaces/matériaux, de même qu'au sein de la matrice extracellulaire 3D et des cellules vivantes. Bien comprendre ces phénomènes est primordial pour réussir à concevoir des systèmes de culture cellulaire améliorés et pour fournir de l'information utile au domaine du génie cellulaire et tissulaire, résultant en applications cliniques.

Nouveaux matériaux pour les prothèses de la hanche

Près de 40 000 procédures de remplacement de la hanche sont réalisées chaque année au Canada et, de celles-ci, environ la moitié sont des arthroplasties totales de la hanche (Association canadienne d'orthopédie, 2002). On prévoit que le nombre total de cette procédure augmentera proportionnellement au vieillissement de la population canadienne.

Ben Luan, chef du groupe Procédés de transfert de forme de l'ITFI-CNRC, et Cecil Rorabeck, de l'Université de Western Ontario, collaborent pour mettre au point de nouveaux matériaux et de procédés de revêtements pour les prothèses de la hanche. Ces prothèses sont habituellement faites de titane ou d'un alliage de chrome-cobalt. La corrosion et le décollement de l'articulation, causé par l'usure de la prothèse, raccourcissent la vie utile de la prothèse et nécessitent des interventions chirurgicales fréquentes pour réparer les prothèses.

Ce projet propose de mettre au point une nouvelle technologie pour la conception et la fabrication des tiges fémorales qui intègre deux approches originales : la mise au point d'un nouveau nanocomposite pour améliorer la compatibilité biomécanique de la prothèse, et l'élaboration d'un nouveau procédé pour réaliser le revêtement d'hydroxyapatite pour accroître sa compatibilité biochimique. L'intégration de ces deux méthodes permettra de produire un nouvelle prothèse de la hanche qui offre une meilleure performance biomédicale et qui a une plus longue vie utile.

Méthodes d'imagerie non invasives pour détecter les maladies du coeur

Les maladies du coeur demeurent, avec le cancer, la principale cause de décès au Canada. Une réduction du débit sanguin due, par exemple, au blocage d'une des artères coronaires, entraîne une condition appelée ischémie, soit la diminution de la quantité d'oxygène livrée au muscle cardiaque. Cette pénurie en oxygène endommage le muscle cardiaque et provoque, à son tour, une condition connue comme le nom l'infarcissement, c. à d. le développement d'un infarctus ou d'une crise cardiaque. La mise au point de méthodes non invasives pour détecter l'ischémie ou l'infarcissement est cruciale pour le diagnostic et le traitement des maladies du coeur.

Chercheuse scientifiqueUne équipe de chercheurs du groupe Biosystèmes de l'IBD-CNRC (composée de Mike Jackson, Hong Tian et Jian Ye), sous la direction de Valery Kupriyanov et du Dr Xi Yang de l'Université du Manitoba, comparera l'efficacité de diverses méthodes d'imagerie non invasives, comme l'imagerie par résonance magnétique dans le proche infrarouge et l'imagerie par fluorescence/luminescence, pour la détection de l'ischémie et de l'infarcissement in vivo. Ces méthodes seront aussi évaluées pour déterminer leur capacité de prédire le degré de réduction du débit sanguin et les dommages qui en résultent pour le coeur.

Elles seront aussi utilisées pour évaluer la capacité des cellules souches de la moelle osseuse de réparer le muscle cardiaque endommagé.


Renseignements : Relations avec les médias
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