ARCHIVÉ - Un chercheur du CNRC louangé pour son travail sur la biodégradation des composés chimiques énergétiques (explosifs)
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Le 04 février 2004 — Ottawa (Ontario)
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| M. Jalal Hawari, de l'Institut de recherche en biotechnologie du CNRC |
Le personnel du CNRC jouit d'une véritable renommée mondiale et on fait souvent appel à lui pour les projets de coopération internationaux. Cette renommée a encore grandi récemment lorsque M. Jalal Hawari, de l'Institut de recherche en biotechnologie du CNRC (IRB-CNRC), s'est vu décerner un important prix américain (il est le premier citoyen d'un autre pays à le mériter) par ses recherches sur le nettoyage des sites militaires contaminés par des explosifs, composés à la fois toxiques et cancérigènes. Rien qu'au Canada, on estime que les explosifs polluent une centaine de sites, et cette contamination est étendue, car elle affecte à la fois le sol et la nappe phréatique.
Lors d'un colloque, tenu vers la fin de 2003, M. Hawari a obtenu le prix annuel du meilleur projet de nettoyage du Strategic Environmental Research and Development Program (SERDP) américain. Le SERDP est l'organe de R-D environnemental du Département de la Défense, du Département de l'Énergie et de l'Environmental Protection Agency des États-Unis.
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Photo de M. Jalal Hawari et des membres de son équipe à l'IRB-CNRC.
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Depuis 2001, le groupe de la chimie analytique et environnementale de l'IRB-CNRC piloté par M. Hawari coopère avec Sonia Thiboutot et Guy Ampleman, du laboratoire environnemental du ministère canadien de la Défense nationale, et avec le professeur Jim Spain, du Georgia Institute of Technology (qui travaillait auparavant au laboratoire de recherche de la division de l'environnement de l'armée de l'air américaine) dans l'espoir d'élucider la biodégradation du HMX et du RDX, deux puissants composés chimiques énergétiques abondamment utilisés. L'équipe internationale a découvert qu'une fois attaquées par les bactéries, ces substances se décomposent d'elles-mêmes en produits inoffensifs tels le dioxyde de carbone et l'oxyde nitreux. L'industrie de l'automobile se sert de ces composés, en particulier le RDX, pour les sacs de protection gonflables.
Les travaux de M. Hawari nous ont fourni les premiers indices véritables sur la façon dont s'opère cette biodégradation. « Nous avons identifié les principaux métabolites, ce qui nous a permis de voir comment les microorganismes dégradent ces deux puissants composés chimiques », a-t-il déclaré. Il s'agit d'une découverte capitale, car elle facilitera l'élaboration de moyens biologiques efficaces pour dépolluer le sol et l'eau contaminés par le RDX et le HMX.
Les résultats issus du projet ont donné lieu à la publication d'une vingtaine d'articles scientifiques et suscité deux autres projets de coopération avec l'Office of Naval Research des États-Unis ainsi que l'armée américaine et le SERDP, pour un budget global supérieur à deux millions de dollars canadiens. « Le projet de Jalal Hawari illustre parfaitement comment la coopération internationale aboutit à d'excellents résultats », affirme Michel Desrochers, directeur général de l'IRB-CNRC.
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