ARCHIVÉ - La coopération, gage de succès
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Le 04 mai 2004 — Ottawa (Ontario)
Le CNRC collabore fréquemment avec des partenaires de l'industrie afin de favoriser au maximum le transfert de la technologie. En 2002-2003, ses instituts de recherche et ses centres de technologie (on en dénombre plus d'une vingtaine un peu partout au Canada) ont conclu au-delà de 450 nouvelles ententes de coopération avec des membres du secteur privé, au pays et à l'étranger.
Et le CNRC maintient la cadence. Au cours des derniers mois, plusieurs accords ont été dévoilés. Parmi eux, plusieurs se rapportent à des collaborations d'un genre particulier avec ses instituts de biotechnologie. En voici quelques exemples.
De l'eau et des aliments plus salubres
Selon la Food and Drug Administration américaine, les toxi-infections alimentaires figurent parmi les problèmes de santé les plus répandus. Chaque année, dans les pays en développement, plus de deux millions de personnes meurent d'avoir ingéré des aliments contaminés par des microorganismes pathogènes comme la salmonelle, Campylobacter jejuni et la souche 0157:H7 de E. coli (le colibacille).
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| De gauche à droite : M. Arthur Carty, président du CNRC; Mme Gabrielle Adams, directrice générale de l'Institut des sciences biologiques du CNRC, et M. Rick Smith, président de Dow AgroSciences Canada. |
Une solution consisterait à empêcher ces dangereuses bactéries de pénétrer dans la chaîne alimentaire. Pour y parvenir, on commence par adopter une stratégie d'élimination à la source. Dans ce but, l'Institut des sciences biologiques du CNRC (ISB-CNRC), à Ottawa, a récemment reconduit un partenariat de longue date avec Dow AgroSciences sous la forme d'une alliance stratégique de recherche. Ce faisant, on espère pousser plus loin les excellents résultats d'une collaboration antérieure.
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« Avec cette alliance, nous avons pris des engagements financiers traduisant notre conviction que les scientifiques de l'Institut des sciences biologiques du CNRC comptent parmi les meilleurs chercheurs au monde. » |
Les chercheurs de l'ISB-CNRC ont déjà identifié plusieurs anticorps prometteurs contre E. coli. À présent, ils étudient comment amener les systèmes d'expression génétique des végétaux à produire les mêmes anticorps ou « planticorps ». S'ils y parviennent, on pourrait nourrir le bétail avec ces plantes, donc bloquer cette porte d'entrée vers la chaîne alimentaire pour l'agent pathogène, ce qui accroîtrait considérablement la salubrité de l'eau et des aliments. Le nouveau partenariat prévoit un conseil de gestion mixte et le financement de plusieurs autres projets de recherche stratégiques conjoints.
Nouvelles techniques d'hybridation
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| Canola |
Depuis quelques années, la modification génétique des aliments et des organismes suscite beaucoup d'intérêt. Pourtant, la pratique voulant qu'on incorpore des caractères désirables au génome des végétaux (la résistance aux insectes, par exemple) ne date pas d'hier. Une façon d'y parvenir, la transgénique, suppose l'identification du gène codant une fonction particulière et son insertion dans le génome de la plante.
Beaucoup de caractères souhaitables comme la synthèse de vitamines ou de substances médicinales sont régulés par plusieurs gènes et les introduire simultanément dans le génome de la plante est loin d'être une sinécure.
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« L'IBP-CNRC ne compte plus les succès dans ses partenariats et ses collaborations. Son association avec Chromatin multipliera ses capacités scientifiques et techniques en vue d'une amélioration et d'une diversification du canola. » |
Il n'y a pas si longtemps, l'Institut de biotechnologie des plantes du CNRC (IBP-CNRC), à Saskatoon, a conclu une entente avec la société de Chicago Chromatin inc. en vue de tester une nouvelle technique d'hybridation sur le canola. La technologie du « mini-chromosome » mise au point par cette dernière suppose l'introduction d'un chromosome artificiel dans la plante (les chromosomes sont les éléments de base du génome; chacun réunit un grand nombre de gènes). Les mini-chromosomes comprennent également un grand nombre de gènes. Cette technique raccourcit de beaucoup le cycle d'hybridation et on obtient des végétaux abritant bon nombre des caractères recherchés. Dans le cadre de ce partenariat, les scientifiques s'efforceront de régénérer les cellules renfermant les mini-chromosomes pour en faire des plantes entières.
L'IBP-CNRC est l'un des instituts à l'origine du canola, culture qui injecte actuellement plus de deux milliards de dollars dans l'économie canadienne. Avec sa vaste expertise de la modification génétique, de la culture cellulaire et des systèmes d'hybridation, l'Institut pourra améliorer les caractères du canola et diversifier la culture en vue d'en accroître encore plus la valeur pour notre pays.
Un vaccin contre la maladie d'Alzheimer
Un récent numéro du Time annonçait le retour en force des vaccins. Selon le magazine, les tâches les plus « simples » étant achevées, à présent, les chercheurs s'attaquent à des maladies contre lesquelles on croyait toute immunisation impossible. Une nouvelle alliance stratégique entre Neurochem et l'ISB-CNRC pourrait bien concourir à concrétiser cette prédiction.
La société montréalaise Neurochem s'efforce de créer divers produits médicaux pour soigner les troubles neurologiques, notamment un vaccin synthétique qui servirait à prévenir et à traiter la maladie d'Alzheimer. De son côté, l'ISB-CNRC a remporté un succès fantastique en mettant au point une nouvelle plateforme pour les vaccins conjugués et ses travaux ont débouché sur la production d'un vaccin révolutionnaire contre la méningite C. Le nouveau partenariat permettra à l'Institut de pousser davantage ses recherches sur les maladies liées au vieillissement et sur les vaccins tout en permettant à Neurochem d'accéder à des experts et à des installations uniques au monde.
Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
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